Sur la route d'Omaha
Note moyenne
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88 critiques spectateurs

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velocio

1 571 abonnés 3 564 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2026
Il y a des films où on ne peut pas se permettre de donner un certain nombre de détails concernant le scénario car le faire conduirait à gommer la plus grande partie de l'intérêt du film et, par suite, à frustrer ses futurs spectateurs. C'est le cas de "Sur la route d'Omaha", le premier long métrage du réalisateur américain Cole Webley. Un film où l'on voit un père de famille quitter la maison familiale avec Ella, sa fille de 9 ans, Charlie, son fils de 6 ans, et Rex, le chien de la famille. Pourquoi ce départ ? Pourquoi cette destination dans le Nebraska ? C'est justement ce qu'il ne faut pas dire et il faut attendre la fin du film pour le savoir. Cela rend difficile la tâche du réalisateur car, jusqu'aux scènes finales, il doit se contenter de raconter ce voyage en voiture au cours duquel il ne se passe pas grand chose et qui semble effectué sans raison précise. En vérité, Cole Webley s'en sort pas mal du tout, montrant un père, interprété par John Magaro, qui s'occupe bien de ses enfants et semble avoir beaucoup d'affection pour eux, montrant 2 enfants qui ne comprennent pas très bien ce qui se passe. Doit on être surpris que, 5 mois après avoir vu ce film et malgré l'absence d'événements particulièrement marquants sauf à la toute fin, "Sur la route d'Omaha" fait partie de ces films qui restent bien installés dans la mémoire ? Sans doute pas ! Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes 2025.
traversay1

4 548 abonnés 5 497 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2026
En piste pour un nouveau voyage dans le cinéma américain indépendant, dans un carnet de route qui compte à son bord un père veuf, des deux enfants et un chien, expulsés d'emblée de leur logement. Où donc les conduit leur périple, dans une voiture sans âge ? A Omaha, puisque c'est le titre du film de Cole Webley, oui, mais pourquoi ? La réponse viendra au bout du chemin, alors que le père semble se renfermer de plus en plus et que son fils et sa fille suivent en se posant des questions, mais avec en même temps un sentiment de liberté dans des paysages nouveaux pour eux. Soucieux de sobriété, le film est assez souvent placé à hauteur d'enfants, ce qui ne fera que jaillir plus profondément l'émotion, à l'instant du dénouement, que l'on pressent ne pas être particulièrement joyeux. Sans qu'il ne se passe rien de vraiment marquant dans les 3/4 de son cheminement, Omaha emprunte assez clairement des sentiers relativement balisés, ceux qui décrivent l'envers du rêve américain, sans pathos, certes, mais ici avec un goût pour les non-dits qui crée un suspense qui pourrait être considéré comme malaisant, eu égard à ce qui arrivera, tout au bout de la déroute. Pour une conclusion abrupte qui s'inscrit dans une réalité sociale assez terrible.
Coric Bernard

463 abonnés 881 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2026
Ce premier long métrage de ce réalisateur américain, inspiré de faits réels, est bien maîtrisé. L’histoire de ce père veuf en situation précaire qui élève seul ses deux enfants est dramatique et émouvante sans toutefois tomber dans le pathos. On suit le road-movie de ce père qui réveille brusquement ses enfants un matin pour les emmener en voyage sans leur indiquer les raisons ni au spectateur qui devra attendre la fin du film pour le savoir. Le film est bien réalisé avec de belles prises des états traversés du Middle West jusqu’au Nebraska. Le scénario est simple et l’interprétation du père et deux enfants tout en finesse traduit très bien les intentions du réalisateur qui montre aussi dans ce film la réalité sociale aux Etats Unis.

Bernard CORIC
(Film visionné le 23/03/2026 au Club Marbeuf à PARIS )
takeshi29
takeshi29

41 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2026
On comprend très vite où on est, c'est-à-dire dans une certaine tradition de ce cinéma indé américain situé quelque part entre Kelly Reichardt à ses débuts et Debra Granik, mais passé cet aspect pas forcément très original, cet "Omaha" possède de sacrées qualités : celle de tenir sa ligne de road movie qui n'hésite pas à confiner la majorité de son action à l'intérieur d'une voiture, de ne pas refuser le mélo pour mieux démontrer la monstruosité de la situation. Et c'est là que le film est probablement le plus malin et le plus pertinent : en repartant au lendemain de la crise des subprimes il montre la violence finalement endogène d'un système, d'un pays qui ne protège pas ses faibles mais au contraire les élimine. Une sorte de pas de côté finalement passionnant tant il permet de mesurer ce qui se passe aujourd'hui dans ce pays qui menace d'exploser à tout moment. Comme le reste du monde...

Ce remarquable premier film de Cole Webley, avec le non moins excellent John Magaro, devrait être sur les écrans français le 17 juin.

Vu en avant-première (Festival)
Daxie
Daxie

5 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2026
Film très contemplatif. On y suit un père et ses enfants accompagnés de leurs chien Rex dans un voyages sur les routes américaines.
Le film nous explique rien et nous laisse partir avec eux sans trop savoir où on va et pourquoi. Je dirais que c’est à la fois le point fort et le point faible du film. Point fort car il nous met à la place des enfants qui ne comprennent pas se qui leurs arrivent et point faible car le film ne raconte pas grand chose.
Cependant la fin du film nous explique pourquoi elle nous a fait attendre et à quel point cela a bien servi le récit.

Vu au festival Quiff de Quimper en Bretagne le 4 février 2026
Audrey L

830 abonnés 2 880 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2025
Surtout, ne lisez rien et ne vous renseignez pas sur le film, car on a la chance en dehors des États-Unis de ne pas associer systématiquement la ville de "Omaha" avec une particularité sociale qui est déchirante... L'âme de ce road-trip réside dans son trio John Magaro, Molly Wright et Wyatt Solis, une petite famille qui fait contre mauvaise fortune, bon cœur, et parcourent les États-Unis en quête d'une vie meilleure. Si vous n'êtes pas contre vous émouvoir un peu (beaucoup), Omaha s'offre bien simplement à vous, parvenant à ravager les paquets mouchoirs d'une salle bondée (craquements plastiques et reniflements en fond sonore) lors d'une scène spoiler: d'abandon de chien et plus tard d'enfants tout en pleurs et cris désespérés
... Mais parvenant aussi, d'un autre côté, à vous plaquer un sourire niais et bienheureux sur le visage dès que les enfants font voler un cerf-volant dans un désert de sel, ou s'émerveillent devant les enclos des animaux au zoo... Omaha est une épopée, une traversée des pays et des émotions, dont on ne sait pas (si l'on n'est pas au courant) où elle terminera, et si tout finira bien pour les adorables héros de ce film. C'est aussi un très puissant coup de gueule contre le système social américain, qui ne protège pas assez les familles, réduites à utiliser la spoiler: "loi Nebraska" (dont la capitale est Omaha) : vous pouvez librement abandonner vos enfants. Problème : aucune limite d'âge n'étant indiquée, pour une loi qui voulait concerner les nourrissons (un peu comme les "boîtes à bébés" des autres pays), 35 personnes désespérées sont venues abandonner des enfants âgés (dont un parent qui laissé ses 9 enfants sur le pallier d'un hospice...),
témoignant de la très grande détresse et précarité d'un pays malade, mourant, sur le plan social. Révisée depuis, cette loi précise maintenant qu'il faut que l'enfant soit un bébé, mais trop tard : le fait divers a fait du mal, en étant le bruyant témoin de ceux qui ne peuvent plus vivre correctement. Un drame, sans aucun besoin de fiction, alors Omaha se contente de nous faire gentiment suivre une famille, sans artifice ou appui émotionnel, l'intrigue étant déjà assez forte pour nous émouvoir. Il suffit de repenser au regard inquiet, préoccupé de cette gamine pas dupe une seule seconde sur les sourires vides de son père, au cadet qui lui ne capte que le premier degré de la situation, ce qui empêche la sœur de s'exprimer vraiment (pour ne pas déprimer le frangin), pour qu'on sente encore notre cœur se serrer. Et il suffit de repenser aux deux scènes monstrueusement attristantes (car réalistes) de Omaha, pour que le paquet de mouchoirs se refroisse. Omaha, oh my god.
Thomas P
Thomas P

48 abonnés 537 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
A travers le point de vue des enfants, la cruelle réalité est atténuée par l'amour de leur père. Un film riche en émotions sur fond de crise sociale et économique. Vu au festival de Deauville.
ed_loisel
ed_loisel

25 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2025
Le road trip est un genre qui est très lié à la culture américaine. Ce film en est un bon exemple et même si son récit semble simple et peu intéressant au départ, sa complexité et ses enjeux se dévoilent petit à petit jusqu'à un très beau final à la fois tragique et émouvant.
Cadreum
Cadreum

90 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2025
Après une tragédie familiale, Ella et Charlie sont réveillés à l'aube par leur père. Il les entraîne, avec leur chien, sur les routes du pays. Ce voyage forcé devient la découverte d’un monde qu’ils n’avaient jamais vu. Derrière ce geste se cache pourtant un drame : la maison a été saisie, et le père veut offrir à ses enfants les “meilleurs moments” avant que l’inéluctable ne les rattrape. Mais ses silences trahissent une vérité qu’il n’ose prononcer.

Très vite, on devine l’intention du film. Là où j'espérais une plongée dans la psyché paternelle, dans les contradictions d’un homme pris entre culpabilité et désir de protéger, le récit reste en surface. De même, j'aurai aimé que le texte s'attardent davantage sur l'après. Ce sont les enfants qui emportent tout : d’une justesse lumineuse, ils donnent aux scènes une vitalité et une vérité qui valent de l’or.

On sort frappé par cet élan et le carton final achève de révolter : en un texte sec, il rappelle la réalité sociale qui sous-tend cette fiction, et transforme mes pleurs en colère.
Dorian D.
Dorian D.

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2025
Découverte au festival de Deauville.
Une histoire sur la base d'une faille de loi américaine. Touchante, avec des personnages vibrants et une inexorable chute
Pascale Demenais
Pascale Demenais

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2025
Superbe film sur la difficulté à être père lorsque l'on se retrouve seul et des choix fous qui se présentent...
antoinedu76
antoinedu76

77 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2025
Omaha est un road trip réalisé par Cole Webley. Le film suit un père qui part en road trip avec ses deux enfants et leur chien après une expulsion de leur foyer.
Si il ne précise pas pendant un long moment leur destination c’est qu à la fin du film que nous comprenons vraiment pourquoi cette endroit.
Le film est très bien maîtrisé, son ambiance mélancolique et familial ou les non dit sont persistants.
John Magaro s’en sort très bien en père complètement perdu et qui ne sait comment faire pour faire plaisir à ses enfants tout en économisant le moindre centimes. Mais c’est surtout la prestation de la petite Molly Belle Wright qui est tout simplement extraordinaire. Malgré son jeune elle cache une palette de jeu d’une très grande justesse entre le rôle de la grande sœur qui prend soin de son petit frère et de l’inquiétude qu’elle a envers son père qui est perdu.
Le film passe très bien par sa durée qui reste courte mais particulièrement aussi par sa conclusion qui est tiré l’arme au possible.
Pas un grand film mais qui marquera plusieurs spectateurs à coup sûr !
Cber
Cber

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2025
Un bon trio d’acteurs et de beaux plans. Je n’ai pas été assez pris par l’histoire surtout parce que 80% des plans se ressemblent.
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