Vu en avant-première à Hérouville-Saint-Clair au Café Des Images le 15/06/25 dans le cadre du Festival de Cannes 2025 (Quinzaine des cinéastes). Bon film américain en VO, même si j'ai mis du temps à accrocher avec les personnages principaux qui paraissent assez superficiels au départ jusqu'au traumatisme inadmissible subi en toute impunité et qui ne favorise pas l'émancipation...
"Sorry, baby" porte bien son nom : c'est bien une grâce bienveillante émanant de l'écriture, de la mise en scène et du jeu de chacun des actrices et acteurs qui éblouit dans ce film au ciel ombragé. Il n'y a aucune misère dans ce parcours de rémission de viol de l'agneau Agnès qui s'accroche vaillamment et pas toujours convaincue à chaque soutien qu'elle trouve : son amitié salvatrice, le cou de son voisin, un chaton qui n'a pas besoin de faire plus que d'être, sa vocation d'enseignante. Dans un style qui rappelle Girls ou "Obvious child" (également A24), Eva Victor rassure sur la présence et la puissance douce-amère des films indé US. Un grand film.
Sans aucun doute, l'un des meilleurs films de juillet. En observant Agnès, jeune professeur d'université retranchée dans une maison isolée qui s'entretient avec son amie Lydie, on devine qu'elle est sur ses gardes et "qu'un truc" s'est produit dans sa vie antérieure...Peu à peu on apprend par des suggestions et des images qu'elle a été agressée dans son intimité et que la peur s'est emparée d'elle. Pourtant, elle se bat et parvient à retrouver de l'air grâce à sa meilleure amie et un voisin bienveillant. Ici encore, la masculinité est interrogée ainsi que les rapports de domination entre hommes et femmes. Eva Victor signe là un film pudique tout en émotion et en messages.
Déçu je m'attendais pas à ça j'ai trouvé le scénario très ennuyant limite je voulais quitter la salle mais je le fais pas pour regarder le film jusqu'au bout les actrices jouent bien mais c'est les scènes exemple la scène où l'actrice principale se fait agresser on voit rien il nous montre la porte pendant plusieurs minutes déçu.
Subtil dans le message, orignal dans sa construction, puissant dans sa dénonciation, superbement interprété, un film qui touche au cœur. Et ça fait du bien.
Un premier film d'une grande finesse de la part d'Eva Victor. On y parle d'Agnès, une vingtenaire profondément déboussolée à la suite d'un évènement traumatique. La réalisatrice fait le choix d'une narration non linéaire et d'un cadre fixe pour donner la perspective d'un personnage "bloqué". Ce qui n'empêche nullement de laisser entrer un humour pince-sans-rire. Et bien sûr l'humanité qui se dégage naturellement d'Agnès, dont le tempérament rappelle un peu Fleabag. Cela passe également par la présence de Lydie, amie et soutien indéboulonnable. Du voisin, un peu gauche mais doux comme agneau. Ou d'une rencontre plus inattendue avec un gérant de sandwicherie (John Carroll Lynch, parfait). Ou de l'irruption d'un petit matou. Il faut bien ça pour contrebalancer certaines épreuves plus délicates avec un médecin trop clinique et des responsables d'administration inactives. À travers l'histoire de notre héroïne, on devine que la cinéaste parle beaucoup d'elle. Et de l'importance de partager son expérience (le monologue final est à ce titre très touchant). C'est ainsi que la vie peut repartir.
il y a une vraie sensibilité dans ce film, une pudeur derrière un humour tendre, une copine sympathique pour notre héroïne dans la panade, un voisin tout aussi sympathique, bien qu'un peu maladroit ("ta maison, c'est a côté"). il y a de jolie plans aussi, de bons dialogues, un questionnement sur comment trouver sa voie. En fait il ne manque qu'une histoire qui soit plus forte, beaucoup plus forte.....on a été touché mais pas emporté
Eva Victor ausculte avec sensibilité les méandres de la reconstruction post-traumatique : entre ce que l’on veut être et ce que l’on est désormais, entre la justice que l’on mérite et la réalité d’un monde qui ne sait pas la rendre, ou tout simplement comprendre l’état psychologique des victimes. Agnès – qui ne prononcera jamais le mot viol – trouve peu à peu auprès de son amie Lydie et de Gavin son voisin bienveillant, la force de revivre, et de désirer à nouveau un corps d’homme. Sorry, Baby serait une délicate et bouleversante chronique de la résilience si Eva Victor avait su éviter quelques longueurs et excès de style
Tout est dans le titre « désolé, bébé ou mon enfant »
Je trouvais la synopsis très flou et je comprends pourquoi sinon elle serait un spoil. Les images et la colorimétrie est très belle. On passe du rire au drame. Un très bon film, dur selon ses traumas.