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Sophie P
1 abonné
10 critiques
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1,0
Publiée le 28 décembre 2025
Vraiment très ennuyeux. On attend en vain que quelque chose se passe. Ce film est une succession de moments de vie. Plus ou moins drôles, agréables ou gênants. En revanche woke comme il se doit. Y en a marre des films de ce type. Pas de scénario mais une idéologie à chaque phrase.
Je suis mitigée. J’ai eu du mal à aller jusqu’à la fin de ce film qui n’a pas de rythme (mais peut-être est-ce voulu?) et pourtant décomposé en plusieurs chapitres pour nous raconter l’histoire d’une femme qui a dû faire face à un drame dans sa vie. Ce que je retiens de principal? La fin qui laisse présager qu’elle va s’en sortir et qu’on peut se remettre de tout. Pour le reste…à chacun de se faire son idée mais je regrette un peu d’avoir payé une place pour ça.
Extraire de la lumière à partir d’une noirceur abyssale, c’est le pari réussi de Sorry Baby, un premier film étonnement solaire sur le traumatisme et la résilience. Dans des décors pastels cotonneux, on sent néanmoins le malaise poindre, empêchant une douceur à laquelle on ne peut croire tout à fait. Puis le drame se révèle, le fil de l’histoire se tisse à l’envers et l’on comprend mieux autant que l’on apprend. Ici, rien n’est manichéen et l’absence préjudiciable de tact d’un médecin est compensée par la bonté un brin naïve d’un voisin enamouré. Mention spéciale pour la scène du tribunal qui implique le spectateur dans une réflexion aussi nécessaire qu’intelligente.
Sorry Baby est un très bon film qui retrace l’histoire d’Agnès et d’un événement marquant qui a bouleversé sa vie (spoiler: il s’agit d’une agression sexuelle , mais le synopsis reste volontairement vague pour préserver l’effet de surprise). Je suis entré en salle sans avoir lu le synopsis, sans avoir vu la bande-annonce, rien d’autre que l’affiche — et j’ai été totalement convaincu.
Le film nous fait passer de la légèreté et du sourire à des émotions beaucoup plus profondes. Agnès est un personnage auquel on s’attache facilement, tandis que son entourage apporte une richesse de sujets qui nourrissent son parcours.
C’est une véritable surprise, d’autant plus que la réalisatrice, Eva Victor, incarne elle-même Agnès. On sent que son jeu est essentiel et parfaitement en accord avec l’intention du film. Un film touchant et puissant que je recommande vivement.
Un film qui porte en lui l’empreinte du Festival Sundance des films indépendants américains. Le scénario et la réalisation y sont très singuliers.
Une jeune femme Agnes a vécu un traumatisme quelques années auparavant. Depuis sa vie semble stagnée. Trentenaire elle est toujours célibataire dans la maison qu’elle occupait avec sa meilleure amie pendant leurs vies d’étudiantes. Lydie elle est tombée amoureuse et revient voir son amie le temps d’un week-end pour lui annoncer sa grossesse.
Agnès, grande et belle jeune femme, a un physique dégingandé qui fait écho à son parcours psychique chaotique. Sa fantaisie et sa vivacité à analyser les situations viennent continuellement désamorcer le drame pour aller sur le terrain de la cocasserie. C’est là la grande force de toute l’écriture de ce joli film original, qui a remporté le prix du scénario à Sundance. Eva Victor traite son sujet avec délicatesse et une pudeur extrême. Nous ne verrons jamais le drame, juste en flash-back un plan fixe de la maison où il se déroule et le passage du temps avec la luminosité changeante, avant qu’Agnès ne sorte de la maison pour reprendre sa voiture. Mais cette scène arrive au milieu du film. Une fois chez elle, elle tente de raconter « la chose » à Lydie.
Eva Victor l’actrice et réalisatrice a vécu un drame comparable. Le ton qu’elle utilise pour l’écrire et le mettre en lumière est dans son film complètement décalé. La jeune femme qui incarne son propre rôle devant sa caméra semble s’être fait connaître dans un premier temps pour ses vidéos humoristiques sur twitter. Certainement est-ce dans ce talent qu’il faut rechercher la genèse de l’écriture de Sorry Baby et toute son originalité. Le film a lui seul a certainement contribué au processus de reconstruction d’Eva Victor tout autant qu’à celui d’Agnes. Et la résilience qui découle du personnage force l’admiration.
Sorry Baby (. 1h43) de Eva Victor avec Eva Victor, Naomi Ackie, Lucas Hedges
Formidable. Ecriture originale très tenue, le film oscille entre ombre et lumière avec aisance. Hâte de voir les prochains films de cette autrice-réalisatrice-comédienne.
Film intéressant pour celui qui veut connaître le milieu universitaire américain. Rythmé assez lent. L’aspect féministe un peu trop présent et pas assez convaincant car trop lourd avec la séparation en méchants et gentils (typique pour le cinéma de ce pays, y compris donc en art et essai aussi !). Ce qui est dommage car les deux comédiennes principales jouent bien ! L’histoire un peu trop lourde également avec trop de souffrance là où cela semble être exagérée étant donné l’attirance montrée de l’héroïne envers ce même professeur (présenté ensuite comme un méchant). On aurait trop aimé de connaître la même histoire vue par ses yeux !!
Une douceur dans les intérieurs, les voix, les costumes, les paysages d'automne, qui touche. Des séquences vraiment émouvantes qui restent en tête (le sandwich, la baignoire). Mais selon moi l'ensemble est trop poseur, trop sûr de son charme, et surtout est trop complaisant avec son personnage, que tout le monde décrit comme géniale sans qu'on le voit vraiment.
Film très sensible qui se déploie sur différents niveaux: temporel, spatial et narratif permettant à la réalisatrice d'aborder le temps d'après une agression.
Je suis rentré dans la salle en attendant rien de se film, seulement de passer quelques instants au frais. J’en suis ressorti boulversé. Un film incroyable, des actrices irréprochables. Merci pour se moment incroyable.
Film qui se regarde....Beaucoup de psychologie. On comprend la souffrance de cette femme, son parcours, ses combats à la suite du viol qu'elle a subit.
En voilà une belle œuvre cinématographique. La douceur et la justesse qu’apporte la réalisatrice - et actrice principale - illumine le film de la première à la dernière seconde. La délicatesse avec laquelle Eva Victor aborde ce sujet si difficile et inadmissible, offre une vision sensible et imperméable face à l’oublie. Une œuvre nécessaire, tantôt drôle tantôt triste, …et surtout inoubliable
Je l’ai vu, et malgré le sujet hyper sensible – qui pourrait me toucher justement en tant qu’homme – il ne m’a rien fait ressentir. Les personnages sont ternes, les différentes parties du récit sont mal intégrées. Je m’attendais à un beau film d’humanité, qui réchauffe le cœur, mais finalement c’est juste un film qui aurait sa place sur Arte pour s’endormir.
Il y a beaucoup de films en ce moment sur la thématique de la relation toxique professeur / étudiant. Sorry, baby ne casse pas trois pattes à un canard. Aller voir "Rêve" de la Trilogie d'Oslo à la place
spoiler: Il s'agit d'une étudiante qui est violée par son professeur. Ce qui m'a profondément agacé dans le film c'est que tout est extrêmement lisse, convenu et bien pensant. Je ne me souviens plus du prénom de l'héroine. Après le viol, elle rentre chez elle, tombe sur sa super coloc/amie, et lui raconte immédiatement ce qu'il s'est passé. Son amie à une réaction super de suite, l'encourage et va porter plainte avec elle etc. Elle ne veut pas aller porter plainte parce qu'elle ne veut pas qu'il aille en prison, elle veut juste qu'il arrête de violer des étudiantes. Et qu'elle ne croit pas à l'efficacité de l'emprisonnement.
Je ne trouve pas ca crédible. Je m'explique : lorsqu'on subit un viol, c'est compliqué d'en parler, on met du temps avant de réaliser ce qui nous est arrivé. On n'a pas forcément immédiatement le soutien dans notre entourage, on a le droit d'éprouver de la colère aussi etc.
Sur la même thématique, qui est sortie récemment et que j'ai beaucoup plus appréciée : Rêves de la trilogie d'Oslo. Même sujet (grosso modo), mais le traitement est beaucoup moins lisse. Et donc de mon point de vue, plus intéressant et m'a posé plus de questions.