Sorry, Baby
Note moyenne
3,7
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110 critiques spectateurs

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Simon Bernard
Simon Bernard

207 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2025
Agnès est professeure dans une université sur la côte des États-Unis, dans une petite bourgade loin du tumulte urbain. Sa meilleure amie Lydie vient lui rendre visite après plusieurs années passées à New-York. Le constat est sans appel, Lydie semble avoir avancé dans sa vie et changé au fil des ans, alors qu'Agnès semble statique, que s'est-il passé ? En salle le 23 juillet.

spoiler: "Sorry Baby" est intéressant sur plusieurs aspects. Le personnage d'Agnès est traité avec beaucoup de tendresse sans pour autant oublier de souligner sa personnalité renfermée et même parfois étrange. On ne nous dit pas tout de suite de quoi il retourne et pour ceux comme moi qui n'auront pas lu avant le synopsis, c'est un vrai choc de commencer à ressentir de l'empathie envers le violeur pour finalement comprendre. La scène de viol est tout sauf théâtrale, elle est presque cachée aux yeux de tous, nous mettant dans la gênante situation de se demander si elle a même eu lieu. Peut-être que certains personnages secondaires mériteraient d'être moins caricaturaux.
Laurentladoux
Laurentladoux

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2025
Film très sensible qui se déploie sur différents niveaux: temporel, spatial et narratif permettant à la réalisatrice d'aborder le temps d'après une agression.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 287 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 septembre 2025
Grosse surprise, après toutes ces critiques positives, de voir un film brouillon, peu écrit et finalement assez ennuyeux. Le type même du film indépendant US qui bâcle son scénario et laisse ses actrices ( très bonnes par ailleurs) combler le vide et faire naitrr un peu d’intérêt à cette chronique mollassonne
Archibald
Archibald

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2025
Film très subtil, étonnant, qui prend bien le temps de sonder les bouleversements des âmes et des êtres. L'actrice est parfaite
Marie VANDER POEST
Marie VANDER POEST

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 août 2025
Film assez lent pour public averti. L'histoire est intéressante mais j'ai trouvé que c'était assez difficile de rentrer dedans, de suivre le fil conducteur d'accrocher.
Pierreetjaneamourtoujours
Pierreetjaneamourtoujours

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2025
Film qui se regarde....Beaucoup de psychologie.
On comprend la souffrance de cette femme, son parcours, ses combats à la suite du viol qu'elle a subit.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

185 abonnés 2 644 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2025
Le personnage principal éthéré donne le rythme au film, un rythme lent mais une histoire bien écrite.
FlavienMasson
FlavienMasson

5 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2025
Extraire de la lumière à partir d’une noirceur abyssale, c’est le pari réussi de Sorry Baby, un premier film étonnement solaire sur le traumatisme et la résilience. Dans des décors pastels cotonneux, on sent néanmoins le malaise poindre, empêchant une douceur à laquelle on ne peut croire tout à fait. Puis le drame se révèle, le fil de l’histoire se tisse à l’envers et l’on comprend mieux autant que l’on apprend. Ici, rien n’est manichéen et l’absence préjudiciable de tact d’un médecin est compensée par la bonté un brin naïve d’un voisin enamouré. Mention spéciale pour la scène du tribunal qui implique le spectateur dans une réflexion aussi nécessaire qu’intelligente.
Robin Cecconi
Robin Cecconi

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2025
Sorry Baby est un très bon film qui retrace l’histoire d’Agnès et d’un événement marquant qui a bouleversé sa vie ( spoiler: il s’agit d’une agression sexuelle
, mais le synopsis reste volontairement vague pour préserver l’effet de surprise).
Je suis entré en salle sans avoir lu le synopsis, sans avoir vu la bande-annonce, rien d’autre que l’affiche — et j’ai été totalement convaincu.

Le film nous fait passer de la légèreté et du sourire à des émotions beaucoup plus profondes. Agnès est un personnage auquel on s’attache facilement, tandis que son entourage apporte une richesse de sujets qui nourrissent son parcours.

C’est une véritable surprise, d’autant plus que la réalisatrice, Eva Victor, incarne elle-même Agnès. On sent que son jeu est essentiel et parfaitement en accord avec l’intention du film.
Un film touchant et puissant que je recommande vivement.
Bryan L
Bryan L

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2025
Je suis rentré dans la salle en attendant rien de se film, seulement de passer quelques instants au frais. J’en suis ressorti boulversé. Un film incroyable, des actrices irréprochables. Merci pour se moment incroyable.
NardoBordo
NardoBordo

17 abonnés 201 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2025
Le rythme est volontairement lent et s'écoule, campagne et nature très présente. Cette amitié entre femmes est forte et elles sont pourtant tellement différentes. On ne peut que les aimer pour cette confiance totale et supposée "A la vie, à la mort". C'est mon sentiment. La vie sur la longueur...
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
Qui est le film ?
Sorry, Baby est le premier long métrage d’Eva Victor, comédienne et scénariste révélée par ses vidéos sur Twitter, ici passée derrière la caméra pour raconter l'histoire d'un traumatisme. Tourné dans les paysages de la Nouvelle-Angleterre, le film s’inscrit dans une tradition américaine du récit post-traumatique, mais refuse les codes attendus du drame ou de la reconstitution. En surface, il suit Agnes, professeure de littérature, majoritairement dans les années qui suivent un événement désigné seulement comme le Bad Thing.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet de Victor est clair : déplacer le regard du spectateur du moment traumatique vers son sillage, là où le temps se dilate et où les traces restent inscrites dans les moments les plus ordinaires. La tension principale du film réside dans ce paradoxe : comment dire sans montrer ? Comment faire sentir un poids sans l’alourdir par des images explicatives ? Sorry, Baby cherche à cartographier ce territoire invisible où se mêlent mémoire, humour et résilience, et où la vie "reprend" mais autrement.

Par quels moyens ?
Le récit se déploie en cinq chapitres couvrant plusieurs années. La linéarité est brisée : l’histoire se recompose par fragments, comme si nous entrions directement dans la mémoire d’Agnes. Ce montage invite le spectateur à être actif, à combler les ellipses, à sentir le vide laissé par l’événement plutôt qu’à le voir comblé.

La relation entre Agnes et Lydie est filmée dans sa banalité tendre : conversations absurdes, gestes complices, silences habités. Lydie ne sauve pas Agnes ; elle l’accompagne. Le film donne ainsi à l’amitié féminine un rôle central, loin de l’ornement narratif, en la montrant comme une forme de mémoire partagée et de résistance affective.

Victor, héritière d’un humour acéré, introduit des ruptures comiques qui ne minimisent pas la douleur mais l’illuminent. Ces instants drôles révèlent la persistance de la vie, et créent un espace émotionnel où le spectateur peut respirer.

Un chaton, un sandwich offert, une crise d’angoisse nocturne : ces détails prennent une charge symbolique au fil du film. Ils deviennent des balises émotionnelles, rappelant que la reconstruction ne se joue pas dans les grands gestes, mais dans la somme patiente de ces petits ancrages sensoriels.

Son agresseur, filmé sans excès de psychologie ni tentative d’explication réductrice, apparaît comme une figure à la fois banale et terrifiante. Banal, parce qu’il incarne cette normalité trompeuse qui se fond dans le quotidien, cette silhouette qui ne se distingue pas d’un voisin, d’un collègue, d’un ami. Terrifiant, parce qu’il agit sans remords, avec assurance, comme si la violence exercée n’était que le prolongement de sa place dans l’ordre du monde.

Le refus d’aller en justice s’inscrit dans cette logique : ce n’est pas un manque de courage, ni une absence de foi en sa parole, mais une conscience de ce qu'est le système judiciaire. En évitant le procès, elle ne fuit pas l’affrontement, elle le déplace : elle choisit de garder la maîtrise de son récit, plutôt que de le voir déformé, instrumentalisé ou réduit par les logiques binaires du tribunal. Ce silence n’est pas une résignation, mais une forme paradoxale de résistance : refuser de livrer son expérience intime à un cadre qui n’entend que ce qu’il sait déjà entendre.

Où me situer ?
J’admire la précision avec laquelle Eva Victor refuse la tentation de la sur-explication. Ce choix, rare dans les récits de trauma, place le spectateur dans une position d’écoute plutôt que de consommation.

J’adore profondément le propos du film. Il ose regarder là où tant d’œuvres détournent le regard, il s’attarde sur la complexité des blessures invisibles et sur la difficulté d’exister après avoir été brisée. J’aime cette façon d’articuler l’intime et le collectif, de montrer que derrière un cas individuel se cache une structure sociale et judiciaire qui façonne les trajectoires. Le film ne se contente pas de dénoncer, il creuse, il donne à ressentir, et c’est cette sincérité dans le propos qui me touche.

Quelle lecture en tirer ?
Sorry, Baby n’est pas un récit de traumatisme, mais un film sur l’après, sur cette zone grise où la vie continue sans redevenir exactement la même. Il préfère l’écoute à la reconstitution, le détail à la scène-choc, le rire à la gravité forcée. Il rappelle que ce qui nous tient, dans les moments de fracture, ce n’est pas un grand acte héroïque, mais la persistance têtue des gestes simples : un ami qui reste, un chat qui s’installe, une lumière qui filtre à travers une fenêtre. Le film regarde le fragile, et le tient à hauteur d’œil.
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2025
Film assez dérangeant sur la gestion post-traumatique d'un viol. La construction du film est atypique et lui donne son impulsion. Je sors mitigée de la salle concernant le personnage principal. et sur sa gestion de ce traumatisme. La fin est explicite: ce genre d'agression se reproduira et elle en informe la génération future. Elle est assez fataliste
Nika Kino
Nika Kino

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2025
Film intéressant pour celui qui veut connaître le milieu universitaire américain. Rythmé assez lent.
L’aspect féministe un peu trop présent et pas assez convaincant car trop lourd avec la séparation en méchants et gentils (typique pour le cinéma de ce pays, y compris donc en art et essai aussi !). Ce qui est dommage car les deux comédiennes principales jouent bien !
L’histoire un peu trop lourde également avec trop de souffrance là où cela semble être exagérée étant donné l’attirance montrée de l’héroïne envers ce même professeur (présenté ensuite comme un méchant). On aurait trop aimé de connaître la même histoire vue par ses yeux !!
Emy8282
Emy8282

3 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2025
Un des meilleurs film de cette année 2025.
Il y a beaucoup de choses à dire sur ce film, sur le travail de cette nouvelle réalisatrice, sur les actrices -teur. Juste…allez le voir, c’est beau, c’est grand!
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