Sorry, Baby
Note moyenne
3,7
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110 critiques spectateurs

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Faustine_rchd
Faustine_rchd

132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2026
Un film très touchant qui retrace dans un sens non chronologique le drame qu’a vécu une étudiante durant sa fin d’étude. Ce film traite avec une grande finesse des conséquences bouleversantes d’une agression dans les actes simples et banaux du quotidien, engendrant alors pour les victimes une crainte et une angoisse permanente. Ce film parle ainsi de la difficulté de surmonter de tels événements, surtout quand la parole des victimes est souvent invisibilisée ou ne suffit pas. L’amitié entre les deux personnages souligne l’importance d’être accompagné et soutenu. 

Très beau film également techniquement avec des plans particuliers, prouvant qu’il n’est pas nécessaire de tout montrer pour tout comprendre.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 026 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Le genre de film underground qui ne peut pas laisser de marbre, un film qui laisse beaucoup suggérer et à interprétation des émotions de Eva Victor derrièere et devant la caméra, prestation en pudeur et en classe ultime. Un premier film qui laisse beaucoup d'espoir.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 998 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2026
Si je ne m’étais pas endormi, peut être aurais je aussi trouvé le film super comme mentionné dans toutes ces critiques si positives…
Encore une fois malheureusement un sujet fort ne suffit pas a garantir un bon résultat, et il est difficile d’apprécier un film ou l’on s’ennuie autant…
Michel Arcens
Michel Arcens

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2026
Une merveille technique (cadrage, lumières, décors, montage) et d'interprétation.
Tout autant de sensibilité et d'authenticité
Mjoly
Mjoly

3 abonnés 217 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 février 2026
Bien sûr qu'elle est attachante, cette jeune femme victime d'une agression sexuelle. Bien sûr qu'elle suscite de la compassion et un énorme élan de sympathie. Et on est très heureux pour elle d'avoir pu réaliser un film pour raconter son histoire, et en faire une sorte de thérapie. Mais au bout d'un film, il y a un spectateur, qui a envie qu'on lui raconte une histoire et de ressentir de vraies émotions. Or, de mon côté, je n'ai pas du tout réussi à accrocher au mode de narration, et à une réalisation trop appliquée à nous montrer des états d'âme et de petites scènes du quotidien sans relief.
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 900 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2026
Très maladroit, ce drame n'avive nulle émotion ni empathie en dépit de son sujet révoltant, et plus encore par sa banalité. En voulant effleurer tous les aspects du viol, l'intrigue n'en traite pleinement aucun. De fait, l'histoire évoque une reconstruction nécessairement lente et douloureuse mais par petites touches qui peinent à s'assembler harmonieusement, d'autant que la narration est construite en segments annuels résumés par un titre de chapitre plus ou moins inspiré. L'héroïne va donc être aidée par sa meilleure amie, un chat, son voisin, un inconnu (on coche toutes les possibilités) même si le trauma ressurgit par à-coups et reste prégnant vu le comportement erratique d'une déstabilisante Eva Victor, peu sympathique ou compréhensible. En outre, un procès offre de mettre en doute la pertinence des sentences judiciaires tandis qu'une réunion à l'université veut démontrer que l'administration se déclare volontiers démunie devant des abus de pouvoir (malgré l'excellente réplique "we are women"). Un constat au final amer, désabusé, lucide sur l'inconséquence de la maternité et sur une souffrance ordinaire. Trop d'ambitions diégétiques altèrent la force d'un propos régulièrement juste.
Elodie Bruinsma
Elodie Bruinsma

6 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2026
« Sorry, Baby » adopte une structure en cinq chapitres. Le récit s’ouvre et se referme dans le présent, à quelques mois d’écart (le temps que Lydie, l'amie d'Agnès accouche de son enfant). Puis, le film se poursuit sur un flashback et remonte vers l'événement fondateur : le traumatisme, puis la reconstruction qui s'ensuit.

Film d'une grande douceur et très délicat, qui avance avec pudeur et sensibilité. Le personnage principal, Agnes, est une grande femme perchée sur son mètre quatre-vingts, sans fard ni parure, et s’impose par sa singularité. J'ai beaucoup aimé les derniers moments qu'elle passe dans la petite cabane près de la mer, c'est un film apaisant, qui permet de se reconnecter aux choses essentielles.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2026
La séquence de l'agression sexuelle est superbement mise en scène (le soir qui tombe sur la façade de la maison, puis le long retour chez soi)... ce qui doit être, je pense, la pire chose qu'on puisse dire sur ce film, non ? Désolé.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Agnès, joué par la réalisatrice elle-même, est une jeune enseignante-chercheuse en lettres qui tente après une agression sexuelle et grâce à sa meilleure amie de surpasser ses difficultés pour renouer avec sa propre identité. C’est un film solaire et doux malgré la dureté du sujet, car il s’agit un film de guérison dans lequel l’amitié et la sororité jouent des rôles majeurs. Eva Victor, devant et derrière la caméra, décrit la réalité d’une agression sexuelle et ses conséquences avec justesse, réalisme et sensibilité. A l’image de l’esprit embrumée de son personnage principal, la mise en scène et le montage évite la linéarité ; elle se veut aussi chaotique que la psyché d’Agnès. Le sujet peut sembler lourd, mais c’est un savant mélange d’humour corrosif et de compassion qui sied temps à Agnès. Tout est donc toujours traité à juste distance. Et au cœur du film ; il y a aussi cette belle histoire d’amitié qui témoigne que dans la vie il existe toujours de solides piliers sur lesquels s’appuyer. L’amitié fusionnelle avec son amie étudiante ne s’étiole pas malgré les années et les parcours de vie différents ; belle parenthèse enchantée dans la vie du personnage principal.
Eva Victor a obtenu le prix du meilleur scénario au festival de Sundance en 2025 et a été sélectionnée pour son premier long métrage à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Barry Jenkins, producteur du film et surtout réalisateur du magnifique « Moonlight », avait été happé par son scénario qui, il est vrai, est un petit bijou de narration déstructuré ; tout en finesse à l’image de sa bande son d’une douceur enveloppante. On y retrouve tous les codes du cinéma indé US qui est aujourd’hui la crème du cinéma outre atlantique surtout quand il évite comme ici les écueils d’une forme arty ou des ressorts narratifs trop attendus. On peut juste déplorer un personnage féminin secondaire un poil caricatural ; la rivale blonde perfide comme par hasard.
Un très bon film issu des studios devenus majeurs dans le ciné indé US : A24
A voir absolument
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

115 abonnés 363 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2026
Avec Sorry, Baby, Eva Victor signe un premier film d’une délicatesse rare, à la fois intime, pudique et profondément humain. Le récit s’ouvre sur un événement qui ne sera jamais frontalement nommé : « quelque chose est arrivé à Agnès ». Ce choix narratif, loin de l’esquive, installe d’emblée une émotion sourde et durable, laissant au spectateur la place de ressentir plutôt que de comprendre.

Agnès avance difficilement dans un monde qui, lui, continue sans elle. Le temps semble disloqué, les gestes quotidiens chargés d’un poids invisible. Dans ce flottement, une seule chose tient bon : son amitié avec Lydie. Interprétée avec une justesse remarquable par Naomi Ackie, Lydie n’est jamais un soutien démonstratif ou héroïque, mais une présence constante, chaleureuse, essentielle. Leur relation devient le véritable cœur du film, un espace de respiration fait de silences, de rires maladroits et d’une tendresse jamais appuyée.

La mise en scène d’Eva Victor se distingue par sa sobriété : plans fixes, cadres épurés, attention portée aux corps et aux regards plutôt qu’aux dialogues explicatifs. Le film avance à pas feutrés, refusant tout pathos, préférant capter les micro-variations de l’âme, les moments où l’on croit aller un peu mieux avant de retomber. Cette retenue donne à Sorry, Baby une puissance émotionnelle d’autant plus forte qu’elle est contenue.

Le film parle de traumatisme sans jamais l’exploiter, de reconstruction sans promesse artificielle de guérison. Il s’intéresse à « l’après », à ce qui reste quand les mots manquent, quand le monde paraît légèrement décalé. Et surtout, il célèbre l’amitié comme un refuge vital, une force discrète capable de maintenir un lien avec la vie quand tout vacille.

Œuvre sensible et profondément sincère, Sorry, Baby s’impose comme un film de douceur et de résistance intérieure. Un regard juste sur la fragilité, porté par deux interprètes remarquables et une réalisatrice qui filme l’intime avec une maturité impressionnante.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2026
Ce portrait d’une jeune femme en pleine reconstruction touche tant il est criant de vérité dans son écriture et fait preuve grâce à une réalisation épurée et au talent de l’actrice principale Eva Victor dont la singularité du personnage la fait résonner encore davantage à l’écran. C’est une œuvre parfois déstabilisante, avec un récit elliptique dont le chaos narratif est un reflet de l’état psychologique de son héroïne. Ce premier long-métrage de la réalisatrice Eva Victor qui est également derrière la caméra est annonciateur de promesses pour la suite de sa carrière.
Sophie P
Sophie P

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 décembre 2025
Vraiment très ennuyeux. On attend en vain que quelque chose se passe. Ce film est une succession de moments de vie. Plus ou moins drôles, agréables ou gênants. En revanche woke comme il se doit. Y en a marre des films de ce type. Pas de scénario mais une idéologie à chaque phrase.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2025
Voici un film indépendant US qui ne manque pas de caractère. Agnes et Lydie sont inséparables depuis l'école, et lorque la première se fait violer par son directeur de thèse, leur amitié va s'avérer être encore plus précieuse. Ce premier long-métrage de et avec Eva Victor montre avec un humour corrosif le cheminement qui conduit à l'acceptation des faits. Si le sujet est parfois traité avec une certaine légèreté malaisante, ce n'est pas pour autant que cette distance excuse, mais contribue à voir les choses sous un angle différent. L'ensemble reste avant tout une formidable ode à l'amitié et Eva Victor, derière ou devant la caméra, semble promise à un bel avenir.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
SORRY BABY de Eva Victor

Un film qui porte en lui l’empreinte du Festival Sundance des films indépendants américains.
Le scénario et la réalisation y sont très singuliers.

Une jeune femme Agnes a vécu un traumatisme quelques années auparavant. Depuis sa vie semble stagnée. Trentenaire elle est toujours célibataire dans la maison qu’elle occupait avec sa meilleure amie pendant leurs vies d’étudiantes. Lydie elle est tombée amoureuse et revient voir son amie le temps d’un week-end pour lui annoncer sa grossesse.

Agnès, grande et belle jeune femme, a un physique dégingandé qui fait écho à son parcours psychique chaotique. Sa fantaisie et sa vivacité à analyser les situations viennent continuellement désamorcer le drame pour aller sur le terrain de la cocasserie. C’est là la grande force de toute l’écriture de ce joli film original, qui a remporté le prix du scénario à Sundance. Eva Victor traite son sujet avec délicatesse et une pudeur extrême.
Nous ne verrons jamais le drame, juste en flash-back un plan fixe de la maison où il se déroule et le passage du temps avec la luminosité changeante, avant qu’Agnès ne sorte de la maison pour reprendre sa voiture. Mais cette scène arrive au milieu du film.
Une fois chez elle, elle tente de raconter « la chose » à Lydie.

Eva Victor l’actrice et réalisatrice a vécu un drame comparable. Le ton qu’elle utilise pour l’écrire et le mettre en lumière est dans son film complètement décalé. La jeune femme qui incarne son propre rôle devant sa caméra semble s’être fait connaître dans un premier temps pour ses vidéos humoristiques sur twitter. Certainement est-ce dans ce talent qu’il faut rechercher la genèse de l’écriture de Sorry Baby et toute son originalité. Le film a lui seul a certainement contribué au processus de reconstruction d’Eva Victor tout autant qu’à celui d’Agnes. Et la résilience qui découle du personnage force l’admiration.

Sorry Baby (. 1h43) de Eva Victor avec Eva Victor, Naomi Ackie, Lucas Hedges
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 385 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2025
Sorry, Baby est une comédie dramatique aussi drôle que profondément maîtrisée, et j’ai tout simplement adoré. Le film surprend par sa construction narrative solide, mêlant humour, douceur et une vraie intelligence dans la manière d’aborder un sujet difficile. L’histoire, bien que dramatique, est traitée avec tact et une sensibilité remarquable, donnant à chaque scène un poids émotionnel juste. L’atmosphère des lieux et des décors, souvent lumineuse ou feutrée, crée un contraste frappant avec les moments les plus sombres du récit, renforçant l’impact du propos.

La scène du v*ol, filmée de façon audacieuse en nous laissant derrière la porte, devient d’autant plus pesante : le hors-champ, étiré sur de longues minutes, installe une tension insoutenable qui laisse le spectateur bouleversé. Eva Victor est saisissante devant la caméra, mais elle impressionne tout autant en tant que réalisatrice, révélant une vraie promesse de cinéma. Le casting secondaire apporte une authenticité essentielle à l’ensemble.

Un film puissant, intelligent et délicatement orchestré, qui laisse une trace durable.
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