Film sur les conséquences psychiques du viol. Si la cinéaste voulait qu' on ressente ce malaise intérieur et confus, cette irrationalité don't est soudain victime l'héroïne du film, le film est très très réussi. On ressort mal à l'aise, voire très sorry, surtout quand elle écrase un souriceau qu' elle a pris soin de mettre dans un sac en papier kraft (détail qui semble important) en disant ",sorry baby".. Franchement j'ai pas aimé.
il y a une vraie sensibilité dans ce film, une pudeur derrière un humour tendre, une copine sympathique pour notre héroïne dans la panade, un voisin tout aussi sympathique, bien qu'un peu maladroit ("ta maison, c'est a côté"). il y a de jolie plans aussi, de bons dialogues, un questionnement sur comment trouver sa voie. En fait il ne manque qu'une histoire qui soit plus forte, beaucoup plus forte.....on a été touché mais pas emporté
Un premier film d'une grande finesse de la part d'Eva Victor. On y parle d'Agnès, une vingtenaire profondément déboussolée à la suite d'un évènement traumatique. La réalisatrice fait le choix d'une narration non linéaire et d'un cadre fixe pour donner la perspective d'un personnage "bloqué". Ce qui n'empêche nullement de laisser entrer un humour pince-sans-rire. Et bien sûr l'humanité qui se dégage naturellement d'Agnès, dont le tempérament rappelle un peu Fleabag. Cela passe également par la présence de Lydie, amie et soutien indéboulonnable. Du voisin, un peu gauche mais doux comme agneau. Ou d'une rencontre plus inattendue avec un gérant de sandwicherie (John Carroll Lynch, parfait). Ou de l'irruption d'un petit matou. Il faut bien ça pour contrebalancer certaines épreuves plus délicates avec un médecin trop clinique et des responsables d'administration inactives. À travers l'histoire de notre héroïne, on devine que la cinéaste parle beaucoup d'elle. Et de l'importance de partager son expérience (le monologue final est à ce titre très touchant). C'est ainsi que la vie peut repartir.
Tout est dans le titre « désolé, bébé ou mon enfant »
Je trouvais la synopsis très flou et je comprends pourquoi sinon elle serait un spoil. Les images et la colorimétrie est très belle. On passe du rire au drame. Un très bon film, dur selon ses traumas.
Je me suis beaucoup beaucoup ennuyée. Film trop long, sans le moindre romantisme, un nombre astronomique de "Fuck" (me, you...), "Sorry, Baby" s'adresse à l'adorable bébé de la fin du film, sorry pour toi d'être née dans un monde si cruel... Ouh lala, pessimisme glauque, quand tu nous tiens !... Événement traumatisant oblige, stress post-traumatique, on adhère, on comprend, mais pas la moindre résilience à espérer...
Une beauté de douceur et de silence, des regards et des attitudes qui veulent en dire long sans les mots qui sortent de la bouche...
Un film découpé en plusieurs fragments pour comprendre ce qui est arrivé à l'héroïne... On part de la fin et tel un puzzle emmêlé les morceaux sont petit à petit reconstitués pour remonter jusqu'à l'origine de l'horreur qui a détruit l'héroïne.
Un film sur la reconstruction abordée de manière très pudique et poétique.
Cette héroïne est attachante et à aucun moment elle se victimise Elle a une force de vivre incroyable, c'est une exemple à suivre !
Eva Victor, qui est aussi devant que derrière la caméra, nous offre une prestation bouleversante, sans pour autant tomber dans le pathos. Le travail sur la douleur et le choc est traité avec justesse et il m'a touché en plein coeur. Pour un premier film, c'est une belle réussite et je vais la suivre de près !
J'ai également beaucoup aimé que l'amitié soit mise en avant car c'est un lien essentiel dans la vie et je m'y suis beaucoup reconnue...
Si je peux trouver un seul bémol c'est qu'on ne voit pas assez le chat ! La ronronthérapie existe et mériterait un peu plus de considération. L'amour inconditionnel des animaux n'est que rarement abordé au cinéma et il a ici une place primordiale !
C'est une belle surprise que ce petit bijou nous offre et je vous conseille de le voir les yeux fermés !
C'est rare de voir un film beau dans sa simplicité : ne passez pas à côté !
Film singulier et personnel qui laisse très souvent perplexe. Reactions du personnage principal atypique et pas toujours réaliste , un peu bavard mais quelques moments intéressant quand meme.
Rares sont les films qui ont abordés, de façon réaliste, l'après agression sexuelle ou viol. Ici, on suit bien la protagoniste principale durant différentes phases de sa vie, après ce traumatisme, avec par moment des scènes bouleversantes, pas seulement parce qu'on partage les doutes, les hésitations ou les angoisses, mais surtout grâce à une approche simple et pleine d'humanité
Mes en avrant les forces de l’amitié et de soutien en l’occurence lors d’un viol. il met également en évidence les difficulté et l’impuissante rencontrer par les instituion pour les victimes Force du soutien des chats
Le personnage principal a une personnalité bien étrange, un mélange de passif-agressif et de pince-sans-rire. Ses répliques et expressions du visage mettent assez mal à l'aise. Le rythme du récit est lent, pour planter le décor avec une chronologie après/avant. Drôle de relation également avec sa meilleure amie lesbienne avec qui elle dort. Je n'ai pas trop accroché.
Je n’avais pas spécialement prévu d’aller voir Sorry, Baby. Mais l’ennui d’une pluvieuse après midi d’été m’a poussé à y aller. Et je ne regrette pas mon choix. Une jolie surprise pour un joli premier film de la réalisatrice Eva Victor. Un portrait touchant. Aucune longueur à noter selon mon humble ressenti. Plutôt bien amené donc, pour un film très bavard.
Un film qui a le mérite de traiter efficacement d'un thème difficile. Ce qui est surprenant c'est que beaucoup de choses sont suggérés dans le film et non pas montrées. Eva Victor porte le film par son interprétation et on suit son traumatisme. Je m'attendais à un film porté sur l'amitié, ce n'est pas vraiment cela. Par contre je n'ai pas accroché à l'humour des perso censé dédramatiser les situations et les nombreux moments de creux qui casse le rythme.