Dans la maison mexicaine de Vanilla, cohabitent sept femmes de la même famille, sur trois générations. La réalisatrice, Mayra Hermosillo, ne cache pas le caractère autobiographique de son premier long métrage, qui évolue le plus souvent sous le regard d'une fille de moins de 10 ans, pas si candide que cela, grandissant sans père, mais aussi sans figure masculine au sein de son foyer. Il y a de la tendresse, de la sororité, des conflits aussi, et une menace qui plane sur l'occupation de cette maison. À hauteur d'enfant, Vanilla est le plus souvent réjouissant et enjoué, mais l'intérêt se dilue quand la cinéaste braque sa caméra sur les adultes, sans pour autant privilégier une femme plutôt qu'une autre. On manque un peu de repères sur ce que chacune fait en dehors du domicile commun, car le récit ne s'éloigne guère de son gynécée dans lequel il se passe toujours quelque chose. Ce flou gêne l'empathie que l'on pourrait avoir pour chacune des protagonistes, hormis la fillette pour qui les hommes sont une espèce particulière et inconnue. Comment croître et acquérir des valeurs pour la vie dans cet environnement qui sort des schémas classiques, c'est bien entendu le thème sous-jacent, au-delà de l'excentricité de ses personnages, d'un film attachant, mais aussi assurément fragile.
Ce premier long métrage de cette réalisatrice mexicaine m’a laissé une impression mitigée. Cette chronique familiale de femmes qui luttent pour sauver leur maison ne parvient pas à susciter un intérêt suffisant. Le scénario manque un peu de consistance et de rythme et le film ronronne quelque peu malgré une honnête réalisation.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 28§04/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
Sur la vie d’une famille composée uniquement de femmes, travers le regard d’une petite fille qui n’a pas de père et cherche une figure paternelle parmi les hommes qui l’entourent. Joli film, quelques longueurs mais touchant.
Le synopsis de ce film venu du Mexique et qui sortira chez nous en mai rappelle beaucoup celui du récent "Mystérieux regard du flamant rose" chilien. Le traitement n'est d'ailleurs pas si éloigné, entre gravité de la situation et moments de légèreté, et le contexte en dehors du cocon féminin y est hostile et inquiétant, même si le "danger" n'y revêt pas les mêmes habits. Ces deux contes initiatiques ne sont pas loin d'avoir les mêmes qualités et défauts, un certain charme mais aussi quelque chose qui les empêche de dépasser le stade de film dont on ne se souviendra pas forcément durant très longtemps.
tres beau film où on aime suivre le quotidien d'une famille composée uniquement de femme. beaucoup de sentiments, c'est très bien joué. j'ai parfois eu le sentiment que le film n'avançait pas mais le film reste très bien