On peut parler de conte à propos de "La Maison dorée", un conte magnifié par la photographie de Mohamed Maghraoui, un conte sur la sororité dont certains détails politiques ne seront pas forcément tous compris par le public hexagonal sans que, en aucune manière, cela nuise à une réception très positive du film. D'autant plus que l'interprétation est de très grande qualité avec Riam Riahi (qui fait beaucoup penser à Françoise Fabian) dans le rôle de Jalila, Amira Derouiche dans celui de Salwa et Ranim Aliani qui interprète Marwa. Témoin des évènements de l'été 2013, Selma Baccar a fait appel à des compagnons de lutte pour interpréter les manifestants rencontrés par Jalila lors des reconstitutions de sit-ins. On ne peut terminer ce texte sans parler de la magnifique chanson qu'on entend à la fin du film : il s'agit de l'interprétation par Lobana Noomen du poème "Nisaa biladi nisaa wa nosf" (Les femmes de mon pays sont des femmes et plus) du poète tunisien Sghaier Ouled Ahmed, mis en musique par Rabii Zammouri, le compositeur de la musique du film. Critique complète à lire sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.