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Stéphane R
30 abonnés
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3,5
Publiée le 28 décembre 2025
Très belle fresque, au cours de laquelle nous pouvons constater notre éloignement de la culture japonaise, malgré notre engouement. Le kabuki donne de belles images. Cependant, c'est un art que l'on peut trouver désuet, conservateur, et assez pénible. C'est une faiblesse dans les films sur un art quel qu'il soit lorsqu'on est pas emporté par l'art en question. Mais on voyage, on est totalement ailleurs pendant 3 heures, et ce n'est pas si mal comme périple
Une initiation au Kabuki qui malgré stylisation et codification extrêment ritualisées, transmet des émotions bouleversantes d'une puissance rare, je n'imaginais pas une telle sensibilité. j'ai été happé par le film qui m'a transporté
À voir ! Ce film japonais est une œuvre cinématographique exceptionnelle qui captive dès les premières minutes. La narration est d'une profondeur remarquable, tissant une histoire touchante et introspective. Les performances des acteurs sont bouleversantes, apportant une authenticité rare à leurs personnages. Visuellement, le film est d'une beauté saisissante, chaque plan étant une œuvre d'art. C'est une expérience cinématographique inoubliable qui laisse une impression durable.
Époustouflant. Au départ j'étais un peu inquiète de m'asseoir pour 3h non stop. En fait je n'ai pas vu de longueurs dans ce film aussi étrange,pour un occidental, que captivant. Vous êtes emporté dans un monde magique et, comme il est murmuré à la fin, magnifique.
Le premier intérêt du film réside dans cette exploration et cette immersion dans un art ancestral et traditionnel qui peut paraître pour nous occidentaux plutôt exotique, mais surtout d'un folklorique kitsch accentué par cet art théâtral où les déclamations des acteurs, le jeu lui-même jusqu'au décors et costumes sont très élaborés, très colorés jusqu'au grotesque (dans le sens noble du terme !). Par contre, le film occulte un fait pourtant important, il existe bel et bien des femmes qui jouent des rôles d'onnagata. Une fresque magnifiquement tragique au cahier des charges inhérent au genre parfaitement suivi, dont certains aspects peut désarçonnés pourtant art nippon oblige mais aussi parce que malgré une durée de film de près de 3h il manque des parties, ou des éléments ne sont pas assez exploités ou traités comme la fin... SPOILERS voir site !... Des petits passages maladroits qui empêchent le film d'être dans les grands films du genre. Sang-Il Lee signe une fresque à la fois historique, dramatique et artistique qui s'impose comme un pendant nippon au classique chinois "Adieu ma Concubine" (1993) de Chen Kaige. Site : Selenie
Plus grand succès en salles au Japon en 2025, Le Maître du Kabuki est une fresque ample qui s’étend sur plus d’un demi-siècle, et qui plonge le spectateur au cœur du kabuki, cet art théâtral japonais traditionnel aussi codifié que spectaculaire, mêlant chants traditionnels, danses stylisées et jeu volontairement excessif.
Un film de près de trois heures sur une forme ancestrale du théâtre nippon a de quoi décourager. Et alors qu'avec un tel sujet, l'on pourrait s'attendre à une approche lente et contemplative dont les films asiatiques ont souvent le secret, la surprise vient justement d’une mise en scène d’une grande modernité : ultra-maîtrisée, rythmée, à la caméra presque virevoltante, et qui insuffle une énergie inattendue à un sujet plutôt figé.
Le film retrace le destin croisé de deux jeunes hommes entièrement dévoués au kabuki. Malgré de nombreuses ellipses et des séquences de représentations théâtrales qui pourront dérouter ou lasser une partie du public, le récit se révèle suffisamment riche en rebondissements pour maintenir l'attention et est porté en permanence par un véritable souffle romanesque.
Néanmoins, à force de maîtrise et de retenue, le film peine à faire surgir l’émotion et conserve une distance qui rend l’ensemble un peu froid, presque trop sage au regard des bouleversements dramatiques qui le traversent.
Œuvre fascinante, exigeante et dépaysante, Le Maître du Kabuki reste un impressionnant hommage à un art traditionnel, et une grande fresque cinématographique dont le pouvoir d’évocation marque durablement.
Fresque japonaise somptueuse. On ne voit pas le temps passer malgré la durée annoncée. C'est magnifique (les scènes théâtrales), c'est tragique, cette ambivalence est bouleversante.
Kikuo, quatorze ans, est un acteur né. Quand son père, le chef d'une bande de yakuzas, est brutalement tué sous ses yeux, il est confié à la garde d'un directeur de théâtre qui promet de le former mais qui le met aussitôt en compétition avec son propre fils du même âge. Entre Kikuo et Shinsuke s'installent immédiatement une complicité et une rivalité qui dureront tout au long de leurs vies.
Comme l'annonce fièrement son affiche, "Le Maître du kabuki" a battu les records du box office au Japon. Son succès s'explique largement. C'est une grande œuvre mélodramatique adapté d'un roman-fleuve d'un auteur à succès, Shuichi Yoshida. Son histoire traverse celle du Japon contemporain, de 1964 à nos jours. Mais, surtout, il a pour motif ce qui constitue au Japon un trésor national, le kabuki, cet art ultra-codifié, mélange de théâtre, de chant et de danse, dont les origines remontent au XVIIe siècle et dont le répertoire est parfaitement connu de tous les Japonais. Par souci de moralité, les femmes n'étaient pas autorisées à se produire sur scène. Les rôles féminins étaient donc interprétés par des hommes, fardés et costumés, appelés "onnagata".
Sans doute faut-il avoir une familiarité que je n'ai pas avec le kabuki et, a fortiori, une inclination pour lui que j'ai moins encore pour goûter pleinement ce long film dont la durée approche les trois heures. Certes, j'ai trouvé magnifique les scènes de théâtre filmé, les costumes luxueux des acteurs, leur maquillage, leur coiffe. Mais j'ai trouvé bien longue cette histoire d'ascension, de chute et, bien entendu, de rédemption qui constitue la structure archi-conventionnelle de tout bon biopic hollywoodien.
Une immersion fascinante dans le monde du Kabuki (cette forme de théâtre traditionnel japonais dont les rôles féminins sont tenus par des hommes, les Onnagata), à travers le destin de deux élèves doués dans le Japon de la deuxième moitié du 20ème siècle. Le film est d’une beauté formelle stupéfiante servie par une mise en scène virtuose et des acteurs éblouissants. Sa tension dramatique vient de la rivalité mais aussi de la fraternité entre les deux acteurs qui ont été formés ensemble mais avec des légitimités opposées : fils légitime et le fils spirituel du maître... Mais les deux sont prêts à tout donner pour leur art, quitte à pactiser avec le diable… Le film dure près de trois heures mais on ne voit pas le temps passer, éblouis que nous sommes par tant de beauté et d’intensité, comme on peut l’être par les spectacles de Bob Wilson. Pendant ces trois heures, nous sommes au Japon dans le monde du Kabuki avec des acteurs fous de leur art. C’est une expérience que je recommande vivement.
Un long film sur un art typiquement Japonais, le Kabuki. Un orphelin d’une famille de Yakuzas est recueilli chez un maître du Kabuki et va petit à petit prendre la place du fils prodige, quitte à devoir tout sacrifier. Les scènes de théâtre sont belles mais quelques ficelles sont trop grosses et le film s’etire sur quasiment 3h. Néanmoins cela reste un beau film sur un art méconnu en occident.
3 heures qui passent comme 30 minutes; de nombreux "morceaux" de Kabuki mais jamais longs. Ce film traite d'un sujet qui touche d'autres professions (médecins, avocats..): comment faire pour que votre descendance vous succède ? Comment transmettre votre savoir et maintenir votre fond de commerce ?