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Pierre E
33 abonnés
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3,5
Publiée le 10 janvier 2026
Cette plongée dans une des formes du théâtre traditionnel japonais, avec le nõ et le bunraku, ne manque pas ni de charme ni d'attraits si on fait fi des 2h50 (!) et qu'on se concentre sur les nombreux extraits de pièces, magnifiquement interprétés, et sur l'histoire de deux interprètes, l'un du sérail et l'autre non. Car c'est avant tout l'histoire d'une longue et complexe amitié, pétrie de traditions, de non-dits propres à ce pays. Magnifique et fascinant.
Excellent par le rythme qu'il parvient à insuffler et les rebondissements entre les personnages, ce film nous présente le kabuki, nous parle de transmission, de respect des traditions, de passion pour son art, de parrainage, de rivalité et d'amitié au fil des décennies. L'ensemble est servi par une interprétation de grande qualité et les récits des pièces qui reflètent les états d'âme de certains personnages au moment de l'interprétation. C'est émouvant, ambiguë, subtil et esthétiquement irréprochable
Tres bon film quoi un peu long , une belle approche de la mentalité et de la culture japonaise . Cette civilisation asiatique reste un peu mystérieuse aux occidentaux que nous sommes .
Avant de visionner ce film, je ne connaissais pas du tout cet art japonais qui s'avère être une discipline de fer qui demande de la rigueur et une hygiène de vie irréprochable !
C'est une fresque sur deux frères de coeur : le premier est destiné à reprendre la voie de son père par le droit de sang, le second a un don naturel pour cet art et il doit lutter contre les traditions pour vivre de son art.
J'ai trouvé que le film partait sur une histoire originale qu'on a pas l'habitude de voir sur grand écran.
Cette fresque balaye des décennies de querelles, de rabibochage et n'épargnent pas les deux hommes dont les destins n'arrêtent pas se de croiser.
J'ai été prise par le récit durant la première moitié ! Le film débutait à 20h et j'ai regardé l'heure quand je commençais à me lasser et il était seulement.... 21h33 pécisément !
Et c'est à partir de ce moment-là que j'ai trouvé que le temps était long, voir très long. Le film aurait mérité une coupe d'une bonne heure. Les scènes se suivent et se ressemblent et le récit commence à tourner en rond.
J'ai surtout subi la scène du même spectacle qui repasse au moins 3 fois avec les mêmes jérémiades et mimiques. Je pense que je n'ai pas été sensible à cet art qui ne m'a pas du tout touché.
En plus, les deux personnages principaux se ressemblent beaucoup et en plus avec les mêmes maquillages de scène cela ne m'a pas aidé à les différencier sur certaine scène.
Vous l'aurez compris, c'est la longueur interminable de ce film qui m'a perdu et j'aurai été d'avantage enthousiaste s'il avait fait 1/3 de moins.... Dommage !
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3,0
Publiée le 29 janvier 2026
« Combien de personnes as-tu sacrifiées pour en arriver là ? » S'étalant sur plusieurs décennies, "Kokuhô" suit le destin croisé de Kikuo et Shunsuke, deux passionnés de kabuki qui veulent devenir le meilleur acteur du pays de ce théâtre japonais traditionnel. Un très long voyage pour Kikuo, qui reste malgré tout le personnage principal, un enfant de yakuza qui est recueilli par un maître kabuki. On découvre tous les codes de cet art très particulier qui peut clairement rebuter. Je n'ai pas totalement été réfractaire à cet art, mais ce n'est clairement pas mon truc. Je n'ai pas aimé la façon de jouer, les intonations ou même les histoires racontées même si on a droit qu'à un aperçu. Heureusement, même s'il s'agit d'un film sur le kabuki et son évolution dans la société au fil des années, tout ce qu'il y a autour est universel. C'est une histoire autour de l'héritage, de la transmission, de la rivalité, de la jalousie, de la fraternité et de la glorification des artistes qui peuvent tout perdre lorsque leur image est écornée. Tout cela m'a suffi même si on en revient toujours à cet objectif de vie et tous les sacrifices pour l'atteindre. Proposition du Japon pour la 98e cérémonie des Oscars, "Kokuhô" ne m'a pas forcément procuré énormément de plaisir, mais je l'ai trouvé pas mal et pas ennuyeux malgré sa durée de trois heures.
fresque élégante bien qu un peu longue, le parcours de ces deux artistes de kabuki aurait mérité une mise en scène plus flamboyante. mais, tel qu il est, le film ne manque ni de charme ni de qualité. les scènes de Kabuki restent les plus moments de ce film fleuve
Ce film fleuve est un hommage puissant au théâtre traditionnel japonais. On y suit la vie de Kikuo, qui va devenir une star du théâtre en parallèle d’une vie mouvementée. Si le film est beaucoup trop long, certaines scènes, surtout sur la fin sont bouleversantes et juste sublimes.
Incroyable de beauté, de force, de sacré, de traditions, où la trahison, la fidélité, l'amitié, m'ont subjugués pour enfin voir la solitude d'un acteur orphelin et seul jusqu'au bout...
D’un ennui mortel ! Tout commence bien et on entre rapidement dans l’histoire de cet orphelin. Mais,assez vite, tout devient d’une lenteur extrême avec des scènes répétitives et sans grand intérêt au plan parcours du personnage s’étale comme quand on a peu de confiture pour sa tartine et qu’on veut toutefois la couvrir en entier. J’étais parti plein d’allant, enthousiaste car j’aime cette culture japonaise extrêmement codifiée et en fait il en est ressorti une heure d’attention et deux heures de vaine attente.
Envoutant, magnifique, très intéressant aussi cette plongée dans la société japonaise très policée et ce théâtre que pour ma part je ne connaissais pas. Même si je n'ai pas tout compris des "représentations", les costumes, les acteurs sont magiques, que j'ai été subjuguée. Un très beau moment de cinéma.