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jean loup zamboni
24 critiques
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4,5
Publiée le 1 février 2026
Un bonheur de tous les instants. Tout est soigné : le scénario, la photo, le jeu des acteurs, la mise en scène. La grande tradition de cette forme de théâtre propre au Japon est passionnante.
Fabuleux film si on aime ou admire le kabuki, dont on voit de très beaux tableaux. L'histoire est très japonaise, elle montre toutes les rigidités et traditions sociales et la difficulté de passer d'un monde à un autre, avec subtilité et force en meme temps. Magnifique moment d'art.
La grande force du film réside dans sa reconstitution spectaculaire. Les décors somptueux, les costumes raffinés et les scènes de représentation plongent le spectateur dans un monde théâtral fascinant, où la beauté de l’art se mêle à la rigueur d’une tradition exigeante. Cependant, la narration, ponctuée d’ellipses importantes, peut donner une impression de fragmentation, et la mise en scène, trop académique, manque par moments de souffle.
La longueur du film n'enlève rien à la beauté du récit et de l'image . Il est des films qui vous émeuvent en vous transportant ne serait-ce qu'un bref instant dans une autre culture, une autre époque, vous permettant de vivre une autre vie. « Le maître du Kabuki » en est un, c'est un véritable trésor national, comme son titre en japonais (Koku hô 国宝) l'indique bien.
C'est vrai que film est très beau, qu'il nous pour emmène vraiment dans un bel univers. C'est très intéressant de découvrir cet art japonais. Par contre en termes d'écriture et de montage... Il n'y a pas de scénario, juste deux amis qui parfois s'aiment et parfois de bastonnent. Le rythme est atrocement lent. Aucune émotion n'est soulevée. Au bout de 2h de film, on commence à se dire "c'était bien on a compris le principe, on peut s'arrêter là". Une scène un peu épique est placée à 2h, où tout le monde se dit "ça y est c'est la scène finale", et non ! Après cette scène on passe encore 1h à guetter la scène finale en se disant "ça y est c' est maintenant"! Des gens sont partis avant la fin, et il fallait entendre le nombre de soupirs d'agacements qu'il y avait dans la salle dès 2h de film. A ajouter à cela que le Kabuki est du théâtre où les rôles féminins sont tenus par des hommes. Et les imitations de voix de femmes par les hommes sont certes typiques, mais commencent à taper sur les nerfs au bout de 2h. Elles s'accompagnent de musique jouées à la flûte très stridente : à plusieurs reprises j'ai dû me boucher les oreilles et je n'étais pas le seul. Un film à recommander uniquement aux gens déjà passionnés par cet univers, mais moi j'ai passé un mauvais moment et ça m'a dégouté de cet art japonnais. Dommage.
Une grande fresque romanesque qui cultive l'exotisme autour de cet art si particulier qu'est le kabuki. C'est un peu long, au risque de perdre un peu le spectateur, et les transitions manquent de fluidité. Mais c'est du grand cinéma, ambitieux et intense.
L’ambition de composer une (double!) histoire s’étalant sur plusieurs décennies comporte certains écueils contre lesquels ce drame s’échoue: ellipses parfois peu pertinentes, conférant un rythme saccadé, davantage proche d’une série; évolutions psychologiques d’autant plus abruptes que les protagonistes, d’abord clairement définis, finissent par être décrits à travers leurs actes; arrière-fond historique fort peu exploité; personnages secondaires réduits à des fonctions narratives. En revanche, le kabuki, au coeur de l’intrigue, est représenté dans toute sa magnificence, son exigence, ses spécificités, servi par d’élégantes séquences théâtrales. En outre, le népotisme de ce monde singulier est dénoncé avec force, le talent s’effaçant devant la naissance pour rassurer de puissants privilégiés alors que les enfants ne peuvent choisir leur voie. Quant au récit initiatique symétrique, il insiste sur la vanité humaine puisque les succès peuvent devenir de simples souvenirs tout en soulignant que la roue de la fortune tourne dans les deux sens. Néanmoins, en raison du manque d’attachement pour les héros, l’émotion reste en sourdine, rendant le développement quelque peu lancinant. Un très bel hommage à un art séculaire.
Exotique, esthétique et romanesque La grande fresque populaire nippone, forte de ses 11 millions d’entrée, arrivaient sur nos écrans pour les vacances de Noël 2025. 3h de film autour de cet art ancestral japonais qu’est le Kabuki avait de quoi faire peur aux occidentaux ; malgré sa sélection à Cannes au printemps 2025. Pour mon compte, l’aspect succès au box office dans son pays d’origine pouvait me faire avoir des doutes sur la qualité du film. Mais que nenni ! Quel bon moment que de plonger dans cette histoire au long cours, sur près de 50 ans, mettant en scène deux amis puis rivaux puis amis autour de leur passion commune qu’est le Kabuki. Mais kezako le kabuki ? C’est du théâtre vieux de 5 siècles très codifié alliant pour nos occidentaux opéra et ballet dans lequel les personnages féminins sont joués par des hommes ; ce qui rappelle l’époque européenne des castras. Qui sont ces deux jeunes que l’on va suivre sur 50 ans ? Le premier, talentueux à souhait, est le fils d’un yakuza, orphelin et accueilli par un maitre kabuki pour son potentiel. Mais son propre fils, destiné à lui succéder, tradition oblige, est aussi un jeune acteur en devenir du kabuki. Comment le premier va parvenir à se faire une place dans un monde où la filiation est primordiale, à force de travail. Comme dans de nombreux domaines pour toucher l’excellence, il faut se donner à 100% à son objectif quitte à causer des dégâts autour de soi. Entre les deux garçons puis les deux hommes, le respect supplantera toujours la rivalité pourtant toujours bien présente ; ils ne seront jamais immoraux. Cela fait le sel aussi de cette histoire qui sous ses accents mélodramatique au rythme effréné faisant penser aux grands film de Scorcese s’en démarque aussi sur ce point-là. C’est bien un « rise and fall…and rise », le scénario regorge de petites trahisons, d’arrangements et de rebondissements, on ne s’ennuie donc pas sur les près de 3 heures du film tant il est fascinant de suivre le destin croisé de ces deux garçons. Une vraie tragédie entre filiation, loyauté et rivalité avec des personnages bien écrits qui se démarque du lot des films semblables par l’honnêteté dont font preuve les deux hommes. Et puis dans ce film, on retrouve ce qui fait bien souvent la qualité du cinéma nippon ou coréen, la précision et l’exigence esthétique apporté sur chaque plan. Si on y ajoute la beauté des costumes, des maquillages, les chorégraphies au cordeau ; c’est bien souvent un émerveillement pour nos rétines. Au-delà de l’art du kabuki, ce film montre bien comment la société nippone est cloisonnée, hiérarchisée, où les hommes sont sur le devant de la scène et les femmes, en apparence sans pouvoir, tiennent les rênes en coulisses. Le seul bémol du film vient de l’usage des ellipses laissant parfois des trous béants dans la narration et des personnages sur le bas-côté du récit. Le récit perd donc bien souvent en fluidité et c’est bien dommage. Ne pas se laisser rebuter par un thème de niche bien loin de l’occident, l’histoire humaine est quant à elle bien universelle.
C’est sans grand enthousiasme que j’ai essayé de regarder un film de 3 heures sur un genre de théâtre japonais ou les rôles féminins sont joués par des hommes. Etant donné les excellentes critiques j’ai tenté le coup, mais sans surprise j’ai trouvé cela assez ennuyeux, beaucoup trop long et j’ai abandonné avant la fin. Sans doute faut il être d’avantage passionné que je ne le suis par le sujet, pour apprécier ce genre de film d’une telle durée…
Le Kabuki, théâtre épique traditionnel japonais est au cœur de ce long-métrage narrant l’amitié et la rivalité de deux comédiens. La réalisation est un modèle d’orfèvrerie aussi délicate que raffinée. Le récit fleuve est ponctué régulièrement de soubresauts narratifs rendant le récit aussi mouvant qu’émouvant. Enfin, l’interprétation est à la hauteur captant avec justesse et émotion cette recherche vers la perfection artistique.
Peu de choses à ajouter. Tout à déjà été dit : la mise en scène est époustouflante, le jeu des deux acteurs principaux admirables. L'immersion est totale et l'on ne voit pas le temps passer et pourtant, c'est tellement loin de notre culture occidentale. L'art du kabuki est magnifiquement filmé. Magique.