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remyll
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4,5
Publiée le 28 décembre 2025
Pour véritablement apprécier le théâtre classique japonais « kabuki », il faut quelque peu connaître la civilisation japonaise tout à fait unique au monde et idéalement maîtriser un minimum la langue japonaise qui est toute aussi unique: cela limite donc la propension au plaisir ! Mais pour celles et ceux qui ont ces quelques connaissances : ce film sera indiscutablement un grand moment de cinéma et de plaisir. À noter la présence d’acteurs tous absolument exceptionnels et magnifiques. On retrouve également avec un réel plaisir Ken Watanabe qui interprétait le mémorable President dans le célèbre film « Geisha » de Rob Marshall sorti en 2006.
Très belle fresque, au cours de laquelle nous pouvons constater notre éloignement de la culture japonaise, malgré notre engouement. Le kabuki donne de belles images. Cependant, c'est un art que l'on peut trouver désuet, conservateur, et assez pénible. C'est une faiblesse dans les films sur un art quel qu'il soit lorsqu'on est pas emporté par l'art en question. Mais on voyage, on est totalement ailleurs pendant 3 heures, et ce n'est pas si mal comme périple
Une initiation au Kabuki qui malgré stylisation et codification extrêment ritualisées, transmet des émotions bouleversantes d'une puissance rare, je n'imaginais pas une telle sensibilité. j'ai été happé par le film qui m'a transporté
Ai vu « Le Maitre du Kabuki » de Sang-il Lee. Fresque qui s’étale sur plusieurs décennies, nous suivons la destinée de Kikuo (hallucinant Ryô Yoshizawa) tout juste orphelin à 14 ans alors qu’il est confié à un acteur de Kabuki pour lui apprendre cette discipline qui allie le chant, la danse, le théâtre. L’adolescent a un talent certain pour l’onnagata, soit l’interprétation de rôle féminin. Kikuo suit l’enseignement sévère du Maitre avec le fils de ce dernier, Shunsuke (intense Ryusei Yokohama). Les deux apprentis vont former un duo reconnu mais imprégné de jalousie et de trahison. La première partie du film consacrée à l’apprentissage et la transmission est passionnante, d’autant plus qu’ils se rapprochent assez des didacts de l’opéra occidental. La deuxième partie qui laisse place à de larges extraits du répertoire du Kabuki est époustouflante. La réalisateur est bien plus à l’aise et inventif pour transmettre la magie, la puissance de cet art complet que pour filmer le quotidien, où sa mise en scène est plus académique. La photographie de Sofian El Fani qui favorise les couleurs vives et contrastées est remarquable. Evidemment l’on pense à « Adieu ma concubine » (1993) de Chen Kaige, mais l’intrigue est tout autre puisqu’il n’y a aucune ambiguïté sexuelle ni contexte politique dans « Le Maitre du Kabuki ». Regarder Ryô Yoshizawa passer du rôle de Kikuo aux nombreux personnages féminins du répertoire Kabuki est un spectacle époustouflant en soi. Nous sommes hypnotisés par sa grâce, sa précision dans les gestes, son émotion dans les chants déclamés en voix de tête. Le film intense et fascinant, grandiose, flamboyant donne envie d’assister à une réelle représentation de cet art japonais.
Littéralement, le film nous emmène dans un monde où nous ne sommes jamais allé, un monde onirique et assez rugueux, où l’exigence formelle très codifiée semble justifier tous les sacrifices 
Splendide et envoûtant, ce film nous immerge dans un univers très réaliste, avec un rythme soutenu, pour autant poétique et symbolique. Une très belle réussite, les personnages sont attachants, certaines scènes de kabuki sont poignante, les acteurs danseurs sont excellents.
On n'est pas loin du chef-d'œuvre, presque parfait, ce film est un cadeau, du cinéma à l'état pur et une immersion dans les mœurs japonais. L'histoire d'une amitié entre deux hommes à la personnalité diamétralement opposée laisse place à une évolution chronologique au fil du film qui touchera le spectateur profondément. Ce film est d'une beauté rarement vue
Film magnifique, la beauté des images, le jeu brillant des 2 acteurs principaux, l’impression de rentrer dans un univers mystérieux, codifié mais tellement empreint de poésie, de subtilité que je me suis complètement plongé dans cet univers. Un vrai chef d’œuvre.
Il semble que le Kabuki soit un art japonais de la danse et du théâtre où des hommes se transforment en femmes ? L’art date du 17ème siècle et perdure jusqu’à Nos Jours….C’est donc un art du quiproquo….Le film relate la vie d’un de ses artistes….De 1964 jusqu’en 2015….quelques décennies donc, interprétées par des acteurs plus ou moins grimés…..Autant le dire le film a des costumes magnifiques, et des moments de grâce ( deux ou trois) notamment dans les représentations théâtrales….On est dans une réelle immersion, à la fois dans une époque et dans une culture que je juge exemplaire..La salle était captivée. Je n’ai pas senti le temps passer….il me semble que le film a fait plus de dix millions d’entrées au Japon….Ce n’est guère étonnant, car l’émotion est permanente, la mise en scène classique mais irréprochable et les acteurs exemplaires….Un film rare et un produit culturel à découvrir absolument… N’hésitez pas, le cinéma se vit au présent…..
J'aurais adoré adorer. Dépaysement total avec un Japon pas si lointain, le Kabuki, art ancestral dont les codes de jeu et d'esthétique m'échappent totalement, grande fresque historique sur 50 ans, une rivalité frère/demi-frère, bref tout ce que je'aime (entre autres...) Mais le film reste trop classique, boursouflé, Lee Sang il ne parvient pas à nous attacher à ce personnage. On comprend les intentions de mise en scène (les femmes de la vie du héros apparaissent aussi subitement qu'elles disparaissent parce qu'il s'en fout et que seule compte l'accession au plus haut niveau de reconnaissance). Finalement on ne note aucune différence entre le Japon de 64 et celui de 2014 parce que le film ne nous montre pas le pays et son histoire, son évolution. Tout est au niveau de cette maladive quête de perfection du Kabuki. Entre l'ascension, la chute, la loose et la renaissance, le chemin devient assez vite balisé et on s'ennuie quand même pas mal lors de multiples et incessants rebondissements (les frères s'aiment, se jalousent, se haïssent, se rabibochent, s'adorent, on n'en peut plus). Pour créer l'émotion lors de la scène finale, une musique hollywoodienne recouvre la musique japonaise traditionnelle pour faire sortir une larmette. C'est dire. Manque de souffle.
Un mélodrame flamboyant, qui raconte la destinée d'un orphelin d'un chef yakuza, qui deviendra le meilleur maître du Kabuki, dépassant le fils de son mentor. Une réalisation raffinée et esthétique, de superbes décors et maquillage, avec une performance magistrale des deux acteurs Ryo Yoshizawa et Ryusei Yokohama ; pour les amateurs du Kabuki, ou pour ceux qui veulent s'initier à cet art Japonais, les autres seront rebutés par la durée du film.
Sublime. Vu hier et les images sont encore là. Le kabuki si envoûtant avec ses maquillages costumes musiques. Ce "je t'aime moi non plus" entre ces deux hommes est surprenant. Oui la mise en scène est sûrement "classique" mais ici c'est assumé pour une esthétique XXL. A voir et à revoir.