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Avec Karma, Guillaume Canet retrouve le thriller vingt ans après Ne le dis à personne, et s'en donne les moyens : vingt-quatre millions d'euros, Netflix au tour de table, une montée des marches cannoise, un rôle taillé pour Marion Cotillard, tourné peu avant leur rupture. L'équilibre entre film d'auteur et vrai potentiel commercial est trouvé : Karma s'apparente à un Sorogoyen de Netflix, jusqu'à lui emprunter deux acteurs d'As Bestas, Denis Ménochet et Luis Zahera. Le moment s'y prête. Les plateformes ont banalisé le documentaire sur les sectes et la France a découvert, du rapport Sauvé à l'affaire Bétharram, que ce qu'elle imputait aux gourous se pratiquait aussi dans ses internats catholiques.
Jeanne, Française réfugiée dans un port catalan auprès de Daniel, menuisier argentin qui ignore tout de son passé, boit, travaille à la conserverie et couve son filleul Mateo plus que les parents du garçon ne le souhaitent. À l'heure où le soleil se couche, la caméra avance depuis l’extérieur de la maison et entre lentement, jusqu’à trouver Jeanne et Daniel qui dansent un slow à la lueur des bougies, sur une ballade pop qui chante le salut trouvé dans l’autre. Le cadre se resserre sur les visages, la lumière est d’ambre, et tout l’équipement du foyer heureux est en place.
Les jours suivants défont l'idylle par petites touches. Jeanne boit, manque le travail, emmène Mateo partout, si bien que les parents du garçon s'en inquiètent et que Daniel demande, mi-plaisant, s'il est normal qu'une marraine aime à ce point. Le village vit sa foi à ciel ouvert : une procession passe, une voisine lance une saeta depuis son balcon, chant andalou greffé sur un bourg catalan. Cette religion de carte postale n'enferme personne et installe d'avance le partage entre la foi qui s'expose et celle qui cloître. Le même village exerce pourtant sa police des attachements, et l’excès de Jeanne passe pour un symptôme bien avant que la police ne s’en mêle.
Puis au bord du terrain où joue Mateo, Jeanne, une bouteille à la main, prend l'entraîneur à partie pour une décision qu'elle juge injuste ; un panoramique quitte alors son visage et révèle qu'elle est la seule adulte venue regarder le match. Le mouvement suffit au constat : de tous ceux qui ont des droits sur cet enfant, elle seule est là. Pendant quelques secondes, Karma tient une idée matérialiste de la famille, qui se reconnaîtrait à ses gestes plutôt qu'à ses papiers ou à son sang. Vient la disparition qui se loge dans un trou noir. Jeanne, ivre, perd connaissance pendant qu’elle garde l’enfant et se réveille seule. C’est l’interrogatoire qui remplit le vide. Face à un commissaire qui l’a condamnée d’un regard, les pièces s’accumulent jusqu’au secret qui va tout ordonner : Mateo est son fils, confié à un autre couple et présenté à tous comme son filleul. Ce que le panoramique attribuait à la présence, le scénario le restitue au sang : l’attachement de Jeanne cesse d’être excessif dès qu’il devient maternel, et la biologie l’absout. La suspicion du village, le film se dispense de l’interroger. Il la déclare mal informée.
Puis vient la cavale de Jeanne. La frontière nationale, Jeanne la passe facilement. La vraie l’attend : une lourde porte de bois devant laquelle elle supplie qu’on la laisse rentrer, et qui ne s’ouvre qu’au prix d’une pénitence. La scène fixe la géographie politique du film mieux que n’importe quel dialogue. Derrière la porte, la communauté s'avère étonnamment scolaire, et c'est là que le film s'anime. Des sonneries stridentes découpent la journée, les corvées s'affichent sur des tableaux punaisés, et Marc reçoit dans un bureau de directeur d'école, un trousseau de clés cliquetant à la ceinture. Ménochet en fait une menace physique réellement effrayante : démarche lente et pesante, regard pâle et vide. Les enfants voient leurs parents un quart d'heure par jour, sous son contrôle. Tout relève de l'administration d'un pensionnat, posée telle quelle dans l'ancien couvent devenu école de garçons où l'équipe a tourné. En Espagne, on reprochait à Jeanne d'être trop présente auprès d'un enfant ; ici, on rationne la présence des parents. Les deux mondes pratiquent la même opération à des doses différentes, fixer la quantité d'amour qu'un adulte peut donner à un enfant, et la secte apparaît comme la famille passée à l'administration. C'est l'idée la plus dérangeante du film. Dommage, le scénario lui préférera bientôt un monstre.
C'est alors que Karma cesse de faire confiance à ce qu'il vient de montrer. Il troque son mystère contre une histoire d'évasion plus standard et livre trop tôt ses secrets au profit du prêche : sermons sous des chœurs oppressants, orgue joué sur un clavier moderne, qui surgit comme un sursaut programmé. Une réplique a beau assurer que la doctrine du lieu emprunte à plusieurs confessions, et l'auteur nier toute dénomination, le film habille sa secte de signes catholiques, jusqu'à montrer Marc coupant les cheveux de Jeanne en habit de prêtre. Les murs avaient rapproché la secte de nos institutions ; l'iconographie la renvoie dans un Moyen Âge de fer et de soufre, et les scènes de communauté versent dans des clichés provocants sur le trauma et l'abus.
Pendant ce long sur-place pour décrire la secte, Daniel enquête, et le montage alterné le ramène à intervalles réguliers sans que rien ne progresse : lui, Jeanne et la police exhument chacun ce que le spectateur sait déjà. Seules les interprétations intenses de Cotillard et Ménochet maintiennent à flot un récit rembourré, répétitif et monocorde, où bien des personnages ne servent à rien. Les parents adoptifs disparaissent vite ; le mari resté dans la communauté demeure une promesse non tenue. La fonction de Daniel est ailleurs : acheminer jusqu'aux portes le bon père dont l'épilogue aura besoin.
Au cœur du séjour, la flagellation complaisante de Jeanne se prolonge bien après avoir produit son effet. Les abus sexuels sur les enfants, sujet qui, selon Canet, l'a toujours révolté, demeurent au stade de l'allusion, et c'est la moindre des décences ; mais la hiérarchie des plans contredit alors celle des souffrances. Les victimes réelles restent hors champ, le supplice de la star occupe la durée, et Cotillard, dont le jeu est fait d'épuisement et de douleur rentrée, devient le corps où le film dépense son budget de cruauté. Lorsque les intentions de Jeanne s'éclairent enfin (elle est revenue chercher son fils, qu'elle croit enlevé par les siens) sa pénitence change de sens : la soumission était une ruse.
Le dernier acte règle l'affaire par le feu. Les deux lignes du montage alterné se rejoignent enfin, et Jeanne incendie le bâtiment pour arracher son fils à la communauté, dans une séquence saturée d'images numériques. L'intrigue a viré au combat du bien contre l'abject : pour que l'incendie passe pour une délivrance plutôt que pour un crime, il fallait que le lieu fût l'enfer et son maître un monstre. Le scénario a donc tout chargé sur Marc, perversion, pédocriminalité, consanguinité, violence, et Ménochet, si effrayant tant qu'il se contentait de marcher, en vient à grimacer pour justifier le bûcher. L'ensemble est surconstruit, la fin spectaculaire mais peu maligne.
L'épilogue achève le travail. Baigné d'un soleil scintillant, il réunit sa définition de famille et n'accorde qu'une apparition aux parents qui ont élevé Mateo, comme si l'histoire de gens qui ont aimé un enfant sans l'avoir mis au monde ne regardait plus personne. La lumière de Benoît Debie, qui accompagnait jusque-là les états de Jeanne sans les surligner, se range alors à la thèse : du slow aux bougies au soleil final, la chaleur n'aura éclairé que le couple et la filiation, et la dichotomie lumineuse revendiquée par l'auteur désigne la légitimité du sang. Le film condamne une communauté de trois familles mariées entre cousins, choisit ses jeunes interprètes pour leur air de famille, et baigne de sa lumière finale la mère de sang, éprouvée, lavée par le feu.
Karma a finalement peu à dire. Il parle surtout par ce qu'il doit taire pour maintenir qu'une famille et une secte se séparent. C'est en quoi Karma est, malgré lui, un document exact sur le moment qui l'a produit. Une société qui vient d'apprendre ce que cachaient ses pensionnats et ses presbytères a deux manières de regarder ses sectes : y reconnaître, grossies, ses propres formes, ou les reléguer dans un ailleurs consanguin, costumé, sonorisé à l'orgue, qu'on peut brûler en fin de séance. Reste, malgré son ventre mou, un thriller d'une redoutable efficacité.
Jeanne, Française réfugiée dans un port catalan auprès de Daniel, menuisier argentin qui ignore tout de son passé, boit, travaille à la conserverie et couve son filleul Mateo plus que les parents du garçon ne le souhaitent. À l'heure où le soleil se couche, la caméra avance depuis l’extérieur de la maison et entre lentement, jusqu’à trouver Jeanne et Daniel qui dansent un slow à la lueur des bougies, sur une ballade pop qui chante le salut trouvé dans l’autre. Le cadre se resserre sur les visages, la lumière est d’ambre, et tout l’équipement du foyer heureux est en place.
Les jours suivants défont l'idylle par petites touches. Jeanne boit, manque le travail, emmène Mateo partout, si bien que les parents du garçon s'en inquiètent et que Daniel demande, mi-plaisant, s'il est normal qu'une marraine aime à ce point. Le village vit sa foi à ciel ouvert : une procession passe, une voisine lance une saeta depuis son balcon, chant andalou greffé sur un bourg catalan. Cette religion de carte postale n'enferme personne et installe d'avance le partage entre la foi qui s'expose et celle qui cloître. Le même village exerce pourtant sa police des attachements, et l’excès de Jeanne passe pour un symptôme bien avant que la police ne s’en mêle.
Puis au bord du terrain où joue Mateo, Jeanne, une bouteille à la main, prend l'entraîneur à partie pour une décision qu'elle juge injuste ; un panoramique quitte alors son visage et révèle qu'elle est la seule adulte venue regarder le match. Le mouvement suffit au constat : de tous ceux qui ont des droits sur cet enfant, elle seule est là. Pendant quelques secondes, Karma tient une idée matérialiste de la famille, qui se reconnaîtrait à ses gestes plutôt qu'à ses papiers ou à son sang. Vient la disparition qui se loge dans un trou noir. Jeanne, ivre, perd connaissance pendant qu’elle garde l’enfant et se réveille seule. C’est l’interrogatoire qui remplit le vide. Face à un commissaire qui l’a condamnée d’un regard, les pièces s’accumulent jusqu’au secret qui va tout ordonner : Mateo est son fils, confié à un autre couple et présenté à tous comme son filleul. Ce que le panoramique attribuait à la présence, le scénario le restitue au sang : l’attachement de Jeanne cesse d’être excessif dès qu’il devient maternel, et la biologie l’absout. La suspicion du village, le film se dispense de l’interroger. Il la déclare mal informée.
Puis vient la cavale de Jeanne. La frontière nationale, Jeanne la passe facilement. La vraie l’attend : une lourde porte de bois devant laquelle elle supplie qu’on la laisse rentrer, et qui ne s’ouvre qu’au prix d’une pénitence. La scène fixe la géographie politique du film mieux que n’importe quel dialogue. Derrière la porte, la communauté s'avère étonnamment scolaire, et c'est là que le film s'anime. Des sonneries stridentes découpent la journée, les corvées s'affichent sur des tableaux punaisés, et Marc reçoit dans un bureau de directeur d'école, un trousseau de clés cliquetant à la ceinture. Ménochet en fait une menace physique réellement effrayante : démarche lente et pesante, regard pâle et vide. Les enfants voient leurs parents un quart d'heure par jour, sous son contrôle. Tout relève de l'administration d'un pensionnat, posée telle quelle dans l'ancien couvent devenu école de garçons où l'équipe a tourné. En Espagne, on reprochait à Jeanne d'être trop présente auprès d'un enfant ; ici, on rationne la présence des parents. Les deux mondes pratiquent la même opération à des doses différentes, fixer la quantité d'amour qu'un adulte peut donner à un enfant, et la secte apparaît comme la famille passée à l'administration. C'est l'idée la plus dérangeante du film. Dommage, le scénario lui préférera bientôt un monstre.
C'est alors que Karma cesse de faire confiance à ce qu'il vient de montrer. Il troque son mystère contre une histoire d'évasion plus standard et livre trop tôt ses secrets au profit du prêche : sermons sous des chœurs oppressants, orgue joué sur un clavier moderne, qui surgit comme un sursaut programmé. Une réplique a beau assurer que la doctrine du lieu emprunte à plusieurs confessions, et l'auteur nier toute dénomination, le film habille sa secte de signes catholiques, jusqu'à montrer Marc coupant les cheveux de Jeanne en habit de prêtre. Les murs avaient rapproché la secte de nos institutions ; l'iconographie la renvoie dans un Moyen Âge de fer et de soufre, et les scènes de communauté versent dans des clichés provocants sur le trauma et l'abus.
Pendant ce long sur-place pour décrire la secte, Daniel enquête, et le montage alterné le ramène à intervalles réguliers sans que rien ne progresse : lui, Jeanne et la police exhument chacun ce que le spectateur sait déjà. Seules les interprétations intenses de Cotillard et Ménochet maintiennent à flot un récit rembourré, répétitif et monocorde, où bien des personnages ne servent à rien. Les parents adoptifs disparaissent vite ; le mari resté dans la communauté demeure une promesse non tenue. La fonction de Daniel est ailleurs : acheminer jusqu'aux portes le bon père dont l'épilogue aura besoin.
Au cœur du séjour, la flagellation complaisante de Jeanne se prolonge bien après avoir produit son effet. Les abus sexuels sur les enfants, sujet qui, selon Canet, l'a toujours révolté, demeurent au stade de l'allusion, et c'est la moindre des décences ; mais la hiérarchie des plans contredit alors celle des souffrances. Les victimes réelles restent hors champ, le supplice de la star occupe la durée, et Cotillard, dont le jeu est fait d'épuisement et de douleur rentrée, devient le corps où le film dépense son budget de cruauté. Lorsque les intentions de Jeanne s'éclairent enfin (elle est revenue chercher son fils, qu'elle croit enlevé par les siens) sa pénitence change de sens : la soumission était une ruse.
Le dernier acte règle l'affaire par le feu. Les deux lignes du montage alterné se rejoignent enfin, et Jeanne incendie le bâtiment pour arracher son fils à la communauté, dans une séquence saturée d'images numériques. L'intrigue a viré au combat du bien contre l'abject : pour que l'incendie passe pour une délivrance plutôt que pour un crime, il fallait que le lieu fût l'enfer et son maître un monstre. Le scénario a donc tout chargé sur Marc, perversion, pédocriminalité, consanguinité, violence, et Ménochet, si effrayant tant qu'il se contentait de marcher, en vient à grimacer pour justifier le bûcher. L'ensemble est surconstruit, la fin spectaculaire mais peu maligne.
L'épilogue achève le travail. Baigné d'un soleil scintillant, il réunit sa définition de famille et n'accorde qu'une apparition aux parents qui ont élevé Mateo, comme si l'histoire de gens qui ont aimé un enfant sans l'avoir mis au monde ne regardait plus personne. La lumière de Benoît Debie, qui accompagnait jusque-là les états de Jeanne sans les surligner, se range alors à la thèse : du slow aux bougies au soleil final, la chaleur n'aura éclairé que le couple et la filiation, et la dichotomie lumineuse revendiquée par l'auteur désigne la légitimité du sang. Le film condamne une communauté de trois familles mariées entre cousins, choisit ses jeunes interprètes pour leur air de famille, et baigne de sa lumière finale la mère de sang, éprouvée, lavée par le feu.
Karma a finalement peu à dire. Il parle surtout par ce qu'il doit taire pour maintenir qu'une famille et une secte se séparent. C'est en quoi Karma est, malgré lui, un document exact sur le moment qui l'a produit. Une société qui vient d'apprendre ce que cachaient ses pensionnats et ses presbytères a deux manières de regarder ses sectes : y reconnaître, grossies, ses propres formes, ou les reléguer dans un ailleurs consanguin, costumé, sonorisé à l'orgue, qu'on peut brûler en fin de séance. Reste, malgré son ventre mou, un thriller d'une redoutable efficacité.
Exceptionnel ! Je ne suis absolument pas déçue du film, la bande annonce m’avait déjà marqué mais alors là, quel thriller haletant ! Marion Cotillard est excellente dans son rôle et l’histoire est très intense et lourde mais ça vaut la peine d’aller le voir !
Je ne m'attendais pas à ça, le film a largement dépassé mes attentes! J'avoue qu'au début, j'ai eu un peu peur car j'ai trouvé le démarrage un peu long... Mais ensuite, quelle claque ! Le film devient poignant et nous prend aux tripes.
Marion Cotillard et Denis Ménochet sont tout simplement exceptionnels dans leurs rôles. Leurs interprétations sont bouleversantes et donnent une véritable force à l'histoire. On en apprend davantage sur les victimes de ces sectes, sur leur réalité et sur les mécanismes qui peuvent conduire à de telles situations. C'est un film qui a du sens, qui est nécessaire et à mon avis est d'utilité publique.
Et cette fin... Je ne m'y attendais pas, j'en suis ressorti avec une vraie claque émotionnelle.
Un grand bravo à Guillaume Canet pour cette réalisation et pour avoir porté un sujet aussi fort à l'écran. Un film qui marque et qui ne laisse clairement pas indifférent!
Marion Cotillard et Denis Ménochet sont tout simplement exceptionnels dans leurs rôles. Leurs interprétations sont bouleversantes et donnent une véritable force à l'histoire. On en apprend davantage sur les victimes de ces sectes, sur leur réalité et sur les mécanismes qui peuvent conduire à de telles situations. C'est un film qui a du sens, qui est nécessaire et à mon avis est d'utilité publique.
Et cette fin... Je ne m'y attendais pas, j'en suis ressorti avec une vraie claque émotionnelle.
Un grand bravo à Guillaume Canet pour cette réalisation et pour avoir porté un sujet aussi fort à l'écran. Un film qui marque et qui ne laisse clairement pas indifférent!
Dans un village au nord de l’Espagne, Jeanne tente de reconstruire sa vie avec Daniel, qui ne connaît rien de son passé trouble. Un jour, Mateo, le filleul de Jeanne âgé de six ans, disparaît mystérieusement… Afin d’échapper à la police qui la soupçonne rapidement, Jeanne se réfugie en France dans la communauté où elle est née et qu’elle a fuie quelques années auparavant. Daniel ne croit pas à la culpabilité de la femme qu’il aime et va tout faire pour la retrouver avant la police.
Super scénario, suspense, film puissant un jeu d'acteurs grandiose.
Beaucoup d'émotion.
J'ai beaucoup pleuré
L'histoire est bien écrite et magnifique
Bravo à Guillamu canet
Un immense bravo à Marion qu'elle grande actrice intesse et touchante.
Beaucoup d'émotion.
J'ai beaucoup pleuré
L'histoire est bien écrite et magnifique
Bravo à Guillamu canet
Un immense bravo à Marion qu'elle grande actrice intesse et touchante.
Ça fait longtemps que je n’avais pas été autant boulversé par un film. Marion Cotillard est certes excellente, mais Denis Ménochet porte son rôle à la perfection. Guillaume Canet maîtrise le style du thriller, en mélangeant violence physique et psychologique.
Un suspense permanent un climat psychologique prenant
J'ai adoré cette avant première
Merci spoiler:
J'ai adoré cette avant première
Merci spoiler:
Guillaume Canet plonge Marion Cotillard dans un thriller psychologique où la disparition d'un enfant fait ressurgir les traumatismes d'une femme ayant grandi dans une communauté religieuse. Un récit sombre sur l'emprise et la difficulté de se reconstruire.
Karma crée autant de divergences que de questions. Le style de Guillaume Canet est bien présent, on a des similitudes avec Ne le dis à personne. Quant à Marion Cotillard, on tremble pour son personnage qu'elle incarne avec tension et dévouement. Le film arrive à transposer la tension invisible des communautés religieuses réunies autour d'un même homme. On sent les drames, les dérives et la violence physique et psychique. La caméra arrive à alterner plusieurs niveaux, celui des victimes, celui du gourou. C'est sombre et déstabilisant.
La communauté fonctionne sur une mécanique d'emprise où la croyance devient un instrument de domination. Marc, incarné par Denis Ménochet, impose une autorité fondée sur la peur du monde extérieur. La religion devient un système de contrôle social où la violence trouve sa justification dans une prétendue mission spirituelle. Le parcours de Jeanne interroge les conséquences psychotraumatiques d'une enfance sous emprise. Quitter une communauté ne suffit pas à effacer les conditionnements psychiques, la culpabilité et les mécanismes de dépendance affective.
La photographie de Benoît Debie oppose la chaleur espagnole à la froideur de la communauté française. Cette rupture chromatique accompagne le basculement du récit vers un univers oppressant où chaque relation semble soumise à une forme de surveillance.
Ce cinéma très démonstratif peut aussi diviser. Le cinéaste aime souligner les émotions, prolonger les tensions et pousser ses personnages dans leurs derniers retranchements. Certaines séquences gagnent en intensité, d'autres risquent de paraître appuyées, particulièrement lorsque la mise en scène insiste sur une violence déjà perceptible. Le film dure 2h20, un format qui exige une véritable adhésion à son rythme. C'est précisément dans cet équilibre entre thriller populaire et drame psychologique que son style trouve sa force, mais également ses limites.
Karma crée autant de divergences que de questions. Le style de Guillaume Canet est bien présent, on a des similitudes avec Ne le dis à personne. Quant à Marion Cotillard, on tremble pour son personnage qu'elle incarne avec tension et dévouement. Le film arrive à transposer la tension invisible des communautés religieuses réunies autour d'un même homme. On sent les drames, les dérives et la violence physique et psychique. La caméra arrive à alterner plusieurs niveaux, celui des victimes, celui du gourou. C'est sombre et déstabilisant.
La communauté fonctionne sur une mécanique d'emprise où la croyance devient un instrument de domination. Marc, incarné par Denis Ménochet, impose une autorité fondée sur la peur du monde extérieur. La religion devient un système de contrôle social où la violence trouve sa justification dans une prétendue mission spirituelle. Le parcours de Jeanne interroge les conséquences psychotraumatiques d'une enfance sous emprise. Quitter une communauté ne suffit pas à effacer les conditionnements psychiques, la culpabilité et les mécanismes de dépendance affective.
La photographie de Benoît Debie oppose la chaleur espagnole à la froideur de la communauté française. Cette rupture chromatique accompagne le basculement du récit vers un univers oppressant où chaque relation semble soumise à une forme de surveillance.
Ce cinéma très démonstratif peut aussi diviser. Le cinéaste aime souligner les émotions, prolonger les tensions et pousser ses personnages dans leurs derniers retranchements. Certaines séquences gagnent en intensité, d'autres risquent de paraître appuyées, particulièrement lorsque la mise en scène insiste sur une violence déjà perceptible. Le film dure 2h20, un format qui exige une véritable adhésion à son rythme. C'est précisément dans cet équilibre entre thriller populaire et drame psychologique que son style trouve sa force, mais également ses limites.
Vu en AP avec l'équipe du film à Toulouse.
Très bon film. Guillaume Canet continue son parcours de cinéaste et montre qu'il est à l'aise avec les histoires sombres et les personnages complexes.
Une histoire intéressante, sombre et émouvante servie par un casting solide et impliqué (Cotillard et Ménochet en tête!).
Je suis content d'avoir découvert ce film en ayant évité les BA ; juste un pitch rapide.
Très bon film. Guillaume Canet continue son parcours de cinéaste et montre qu'il est à l'aise avec les histoires sombres et les personnages complexes.
Une histoire intéressante, sombre et émouvante servie par un casting solide et impliqué (Cotillard et Ménochet en tête!).
Je suis content d'avoir découvert ce film en ayant évité les BA ; juste un pitch rapide.
Très bon film sur un sujet plutôt bien traité et avec un scénario intéressant. joue son rôle à merveille et nous fait bien ressentir les émotions du personnage principal.
Ouah, sacré film qui secoue bien le spectateur. Très bon thriller. Les acteurs font excellemment bien passer les émotions.
Marion et Denis ! ! Bientôt les césars !!
Mais j'avoue que j'aime bien le personnage qui s'appelle Luc.
Marion et Denis ! ! Bientôt les césars !!
Mais j'avoue que j'aime bien le personnage qui s'appelle Luc.
Une disparition inquiétante, une femme rattrapée par son passé et une communauté entourée de mystères. Guillaume Canet retrouve Marion Cotillard dans Karma, un thriller psychologique où les secrets de famille et les mensonges menacent de faire basculer plusieurs existences.
Dans un village du nord de l'Espagne, Jeanne tente de reconstruire sa vie auprès de Daniel, qui ignore tout de son passé. Mais lorsque Mateo, son filleul de six ans, disparaît mystérieusement, son fragile équilibre s'effondre. Rapidement soupçonnée par la police, Jeanne prend la fuite et retourne en France, dans la communauté où elle a grandi et qu'elle avait pourtant tout fait pour quitter. Convaincu de son innocence, Daniel se lance à sa recherche.
Le récit repose sur une question simple, mais efficace : peut-on réellement échapper à ce que l'on a été ? La disparition de l'enfant agit comme un révélateur, faisant ressurgir les secrets que Jeanne croyait définitivement enterrés.
Guillaume Canet s'aventure sur le terrain du thriller intime, où la tension ne dépend pas uniquement de l'enquête, mais aussi des relations entre les personnages. Le retour de Jeanne dans sa communauté d'origine apporte une dimension particulièrement intrigante, laissant entrevoir un environnement marqué par des règles, des silences et des liens difficiles à rompre.
Le film joue également sur la confiance au sein du couple. Daniel aime une femme dont il ne connaît finalement qu'une partie de l'histoire. Sa volonté de la retrouver soulève une interrogation intéressante : jusqu'où peut-on croire en quelqu'un lorsque tout semble l'accuser ?
Marion Cotillard, Denis Ménochet et Leonardo Sbaraglia composent une distribution solide pour porter cette intrigue où chaque personnage pourrait dissimuler une part de vérité.
Le scénario emprunte néanmoins plusieurs ressorts classiques du thriller : une disparition d'enfant, une suspecte en fuite et un passé mystérieux. L'enjeu sera donc d'éviter les révélations trop prévisibles et de donner une véritable profondeur à cette communauté dont Jeanne cherche à s'affranchir.
Avec Karma, Guillaume Canet s'intéresse aux conséquences de nos choix et aux blessures que le temps ne suffit pas toujours à effacer. Un thriller au point de départ classique, mais dont la dimension psychologique et familiale pourrait faire toute la différence. Car derrière la recherche d'un enfant disparu se cache une autre quête : celle d'une vérité que certains auraient préféré ne jamais voir ressurgir.
Dans un village du nord de l'Espagne, Jeanne tente de reconstruire sa vie auprès de Daniel, qui ignore tout de son passé. Mais lorsque Mateo, son filleul de six ans, disparaît mystérieusement, son fragile équilibre s'effondre. Rapidement soupçonnée par la police, Jeanne prend la fuite et retourne en France, dans la communauté où elle a grandi et qu'elle avait pourtant tout fait pour quitter. Convaincu de son innocence, Daniel se lance à sa recherche.
Le récit repose sur une question simple, mais efficace : peut-on réellement échapper à ce que l'on a été ? La disparition de l'enfant agit comme un révélateur, faisant ressurgir les secrets que Jeanne croyait définitivement enterrés.
Guillaume Canet s'aventure sur le terrain du thriller intime, où la tension ne dépend pas uniquement de l'enquête, mais aussi des relations entre les personnages. Le retour de Jeanne dans sa communauté d'origine apporte une dimension particulièrement intrigante, laissant entrevoir un environnement marqué par des règles, des silences et des liens difficiles à rompre.
Le film joue également sur la confiance au sein du couple. Daniel aime une femme dont il ne connaît finalement qu'une partie de l'histoire. Sa volonté de la retrouver soulève une interrogation intéressante : jusqu'où peut-on croire en quelqu'un lorsque tout semble l'accuser ?
Marion Cotillard, Denis Ménochet et Leonardo Sbaraglia composent une distribution solide pour porter cette intrigue où chaque personnage pourrait dissimuler une part de vérité.
Le scénario emprunte néanmoins plusieurs ressorts classiques du thriller : une disparition d'enfant, une suspecte en fuite et un passé mystérieux. L'enjeu sera donc d'éviter les révélations trop prévisibles et de donner une véritable profondeur à cette communauté dont Jeanne cherche à s'affranchir.
Avec Karma, Guillaume Canet s'intéresse aux conséquences de nos choix et aux blessures que le temps ne suffit pas toujours à effacer. Un thriller au point de départ classique, mais dont la dimension psychologique et familiale pourrait faire toute la différence. Car derrière la recherche d'un enfant disparu se cache une autre quête : celle d'une vérité que certains auraient préféré ne jamais voir ressurgir.
Vu en avant première.
Thriller très prenant, le nombre de fois où j’ai sursauté est impressionnant 藍
Ambiance très noire, même oppressante (c’est recherché), sur le thème des sectes (je ne vous en dit pas plus, il faut vivre cette histoire palpitante).
Magistralement interprété.
Présentation du film par Guillaume Canet, Marion Cotillard et Denis Ménochet avant la projection du film.
Thriller très prenant, le nombre de fois où j’ai sursauté est impressionnant 藍
Ambiance très noire, même oppressante (c’est recherché), sur le thème des sectes (je ne vous en dit pas plus, il faut vivre cette histoire palpitante).
Magistralement interprété.
Présentation du film par Guillaume Canet, Marion Cotillard et Denis Ménochet avant la projection du film.
Film dur à regarder tellement il prend aux tripes mais tellement bien réalisé. Les acteurs sont incroyables. Je recommande mais âme sensible s’abstenir.
Nous venons de voir en avant première Karma.
Excellente distribution, Denis Menochet au sommet , dans un rôle glaçant ; Marion Cotillard excellente , très juste dans son interprétation. Un grand Guillaume canet . Foncez, ça vaut le coup.
Excellente distribution, Denis Menochet au sommet , dans un rôle glaçant ; Marion Cotillard excellente , très juste dans son interprétation. Un grand Guillaume canet . Foncez, ça vaut le coup.
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