281 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
51 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
13 critiques
3
20 critiques
2
10 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pôpô passion ciné
41 abonnés
394 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 9 août 2025
Un huit-clos qui déroule en Turquie dans une entreprise de hotline. Un thème intéressant qui met en avant le contraste de ce pays dans lequel les croyances religieuses sont très fortes et le nombre d'hommes qui appellent ces plateformes téléphoniques et traitent les employées sans aucun respect. Un paradoxe !
Même si le fil est court (1h16, ce qui est appréciable), j'ai trouvé la première partie un peu longue car je ne savais pas où le récit voulait en venir...
Mais la seconde partie avec l'actualité des séismes en Turquie fait basculer le film dans le thriller ! J'ai été prise en même temps que l'héroïne dans le piège qui se resserre sur elle !
Ce qui est fort c'est qu'on ne change pas de pièce : tout se passe hors-champ et on suspendu aux voix qu'on entend à travers le téléphone !
On vit toute l'action grâce au regard de cette femme qui reste impuissante et qui ne peut rien faire à part rester au bout du fil ! Cette actrice porte le film à bout de bras et tout passe par ses expressions elle est incroyable !
Le final est surprenant avec un virage impactant et marquant qui fait basculer le récit du côté féministe et ça fait plaisir !
Au bout du fil (un peu comme sur les réseaux sociaux) on peut se faire passer pour qui on veut, alors méfiez-vous des apparences !
Très intéressant film que ce Huis-Clos oppressant et engagé puisque ce film implacable convie hors-champ toutes les violences Sociales (la condition des femmes) et Politiques (la corruption de l’Etat) qui gangrènent la Turquie ! L'actrice Saadet Işıl Aksoy , de tous les Plans , crève l'écran de part la puissance de son jeu !
Un film vu en VOST au Katorza de Nantes aujourd'hui, une actrice principale et quasi unique qui porte merveilleusement le film sur ses épaules. Tout se passe via des appels téléphoniques, et ce huis clos nous tient en haleine d'un bout à l'autre. Original et très bien joué.
Je suis allée voir Confidente en avant-première, en présence de l’équipe du film (merci UGC !). Quel plaisir de voir une équipe aussi investie présenter son projet avec autant d’enthousiasme ! En y allant, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre… et je me suis laissée surprendre.
Quelle tension ! On ressort du film tendu, et c’est en grande partie grâce au jeu d’actrice de Saadet Isil Aksoy. Tout se joue dans son regard, incroyablement expressif. Le film prend son temps pour installer la tension, mais une fois qu’elle s’installe, elle ne nous quitte plus jusqu’à la fin.
J’ai particulièrement apprécié le film pour sa manière d’aborder deux sujets très actuels : l’inaction des personnes au pouvoir et l’image des femmes. L’histoire se déroule en 1999, après un séisme. Le procureur ne fait rien. Et Arzu, notre personnage principal, opératrice pour une sorte de téléphone rose, est constamment rabaissée, humiliée, déshumanisée par des hommes. Ce qu’elle vit, ce qu’elle dit… tout résonne avec notre époque.
J’ai été très émue par son monologue sur la condition féminine. Certaines de ses paroles m’ont profondément touchée, je m’y suis reconnue.
Je pense que ce film doit être vu. Il porte des messages puissants et actuels. Il fait du bien, même s’il dérange.
Je l’ai noté 4,5/5 sur Letterboxd. Peut-être ai-je été trop généreuse… mais je vous assure que vous n’en ressortirez pas indemnes.
Vu en avant-première, ce film est magnifique et intense ! L'actrice porte le récit à merveille et le travail sur le hors champ laisse toute sa place à notre imagination.
Un thriller haletant au dénouement inattendu ! Après nous avoir fait trembler pendant une heure, ce huis-clos se révèle être un pamphlet qui fait mouche.
Dans Confidente, Saadet Işıl Aksoy incarne une opératrice de hotline confrontée à une situation d’urgence au lendemain d’un séisme. Un huis clos vocal haletant, signé Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti, qui interroge la parole, le désir et la liberté d’agir dans une société corsetée.
Une tension diffuse, mais concentrée hors champ, qui pousse le personnage à s’engager dans un jeu d’échanges stratégiques. Un peu comme dans Guilty. On a une performance de l’actrice ici, Saadet Işıl Aksoy, à travers son personnage devient la personnification de nos peurs profondes et l'expression de nos propres insécurités liées à nos fantasmes et désirs. Comme The Guilty, Confidente construit sa tension sur ce qui ne se voit pas : la voix, le silence, l’inconnu à l’autre bout du fil. Mais là où le film danois misait sur une mécanique policière, Confidente s’en distingue par un ancrage plus intime, presque charnel. Arzu évolue dans un huis clos vocal, mais c’est son monde intérieur qui se fissure. Le lien avec Le Choix de Vincent Lindon surgit alors : face à l’urgence, ce n’est pas l’action qui importe, mais le poids du dilemme.
A l’instar de "The guilty", le film du danois Gustav Möller sorti il y a 7 ans, "Confidente" prouve qu’on peut tenir en haleine les spectateurs pendant plus d’une heure en ne quittant pratiquement jamais un personnage accroché à son téléphone. Au départ, le tremblement de terre qui a touché la Turquie en 2023, une fois de plus mal géré par les autorités, a incité Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti à traiter ce sujet. Par contre, par respect pour les victimes, leurs familles et les survivants, il leur est apparu éthiquement impossible d’utiliser des images d’archive ou de recréer de façon fictionnelle les conséquences de la catastrophe. D’où, finalement, l’idée du huis clos : « Le huis clos permet le hors-champ visuel, et le concept des appels téléphoniques le hors-champ sonore ». En outre, les différentes conversations impliquant Arzu permettent au film de passer d’un registre à l’autre, du rire à l’angoisse en passant par l’émotion, sans oublier la dénonciation de la corruption et de l’hypocrisie qui règnent dans les hautes sphères du pays. L’interprète de Arzu, la comédienne turque Saadet Işıl Aksoy, qu’on avait découverte dans "Milk" de Semih Kaplanoğlu et retrouvée dans "Eastern Plays", du bulgare Kamen Kalev, est présente dans pratiquement tous les plans du film. Dégageant un extraordinaire magnétisme, elle s’y montre absolument exceptionnelle, et, cerise sur le gâteau, elle est très bien mise en valeur par la magnifique lumière de Eric Devin, le Directeur de la photographie, déjà présent sur "Sibel". Critique complète disponible sur le site dont le nom réunit critique et film avec le tiret du 6 entre les deux.
Vu en avant-première à Dinan, Ce huis clos est intriguant & cru dès le début. Toutefois, j'ai réellement été accroché à la moitié de l'histoire, lorsque le thriller s'enclenche. L'actrice livre une belle performance qui peut sembler parfois surjouée. Le thème est puissant, les personnages bien construits, la caméra intimiste et précise, l'atmosphère sonore maîtrisée. C'est une belle expérience de cinéma !
Je salue l'ambition de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti, s'attaquer à chaque film à un genre différent, mais là où "Sibel" m'avait touché ce "Confidente" m'a glissé dessus malgré tous les moyens et rebondissements mis en œuvre pour maintenir le spectateur en éveil. Ce "The Guilty" turc est trop confus, et l'efficacité souhaitée se voit contrariée par la volonté de mettre beaucoup de politique dans ce qui aurait pu être un pur thriller en apnée.
Le duo turco-français composé de Çagla Zencirci et de Guillaume Giovanetti aime à changer de registre dans chacun de ses longs métrages. Ainsi, Confidente n'a rien à voir avec le magnifique Sibel et nous fait entrer de plain pied dans un centre d'appels érotique, situé à Ankara, précisément en l'an 1999. Le film est un huis-clos et l'intrigue ne progresse qu'à travers des appels téléphoniques, qui vont varier de tonalité et quitter une certaine crudité pour aller vers l'angoisse et le tragique, à cause d'un tremblement de terre survenu à Istanbul. Confidente est plutôt meilleur que la plupart des films "au bout du fil", qui ont fleuri ces dernières années, mais il reste malgré tout, et en dépit de son rythme soutenu, un exercice de style, qui connaît parfois des rebondissements "téléphonés", désolé pour l'horrible jeu de mots. D'autre part, si on a le malheur de quitter l'écoute un court moment, le risque est grand de perdre une peu de compréhension, dans un ensemble qui fustige le machisme ambiant et la corruption généralisée. Si le film ne perd pas de son intensité, il le doit avant tout à son interprète principale, constamment à l'image, et remarquable de bout en bout, à savoir la géniale Saadet Işıl Aksoy qui, à elle seule, parvient à personnifier le courage et l'honnêteté des femmes, dans une société qui ne cesse de les rabaisser et de les traiter avec mépris, condescendance et hypocrisie.
Un film très militant, au format très original et audacieux! Le fait qu’on ne voit pas les personnages à l’autre bout du fil stimule notre imagination et rajoute beaucoup au thriller. De plus, le jeu de l’actrice principale est d'une grande justesse et très émouvant. Je recommande très vivement d’aller voir ce film!