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Film moyen ainsi que le scénario, atmosphère ambiguë entre le frère et la sœur où les mots ne sont jamais dits
Après une déception amoureuse Rose est contrainte de squatter chez son grand frère. Un soir elle croise une femme qui sort de la chambre de celui-ci.
Quelques jours plus tard il est accusé de viol.
Rose va devoir trancher entre son amour fraternel inconditionnel et un impératif moral.
Un premier film clinique où tout n’est pas blanc ou noir.
Plutôt un dégradé de gris. Avec une caméra presque exclusivement tournée vers une jeune actrice allemande impeccable.
Quelques jours plus tard il est accusé de viol.
Rose va devoir trancher entre son amour fraternel inconditionnel et un impératif moral.
Un premier film clinique où tout n’est pas blanc ou noir.
Plutôt un dégradé de gris. Avec une caméra presque exclusivement tournée vers une jeune actrice allemande impeccable.
Premier Long-Métrage impeccable de Sarah Miro Fischer qui place le spectateur du point de vue trouble et troublé de la sœur , excellente Marie Bloching , laquelle doit composer avec l’amour inconditionnel pour son frère et l’impératif moral ... Dans sa conclusion , chacun sera juge selon sa propre conscience . Là où c'est , très , intéressant c'est que le film place dans une stricte Normalité Sociale l’agresseur, pour rompre avec l’idée du monstre détraqué et psychopathe .
Le dilemme
L’allemande Sarah Miro Fischer nous propose ici son 1er film. Un drame de 93 minutes entièrement focalisé sur le dilemme intérieur et cruel vécu par une jeune femme dont la vie est en train de basculer au moment où commence l’histoire. Rose est très proche de son frère aîné Sam, qu’elle adore. Lorsqu’une femme accuse Sam de viol, Rose est appelée à témoigner dans le cadre d’une enquête menée à son encontre. Pour raconter une histoire au cinéma, tout est permis : soit partager plusieurs perspectives ou explorer principalement un seul point de vue, sans souci d’objectivité. C’est ce parti qui a été pris par la jeune réalisatrice qui a, elle-même, été victime de violences sexuelles. Un film troublant à bien des égards.
La réalisatrice a décidé de mettre en scène la relation entre un frère et une sœur, soit deux individus qui partagent énormément de choses : les mêmes parents, la même classe sociale, la même éducation, et le fait de grandir au même endroit. Mais, quand le frère de l’héroïne est accusé d’un crime, c'est tout son univers qu’elle doit réévaluer, avec cette question lancinante : si on ne peut pas faire confiance à sa chair, son sang, à qui peut-on se fier ? La cinéaste explique : Lorsque des personnes que l’on aime sont accusées, on pensera qu'il s'agit d'un malentendu ou que quelque chose n’est pas clair au niveau de la victime. Le fait est que cela peut arriver à n'importe qui, une personne lambda, pas seulement un inconnu effrayant dans une ruelle. Certaines scènes s'imposent par leurs silences pesants, mais frustrent parfois par leur côté inabouti, comme s'il fallait absolument laisser la place à l'imagination, ce qui n'est pas en soi un défaut, mais peut le devenir quand le procédé est systématique. Ce qui est souvent le cas en l’occurrence. Même si la conclusion du film sonne comme une concession à la morale et pas forcément très crédible à ce stade de la progression psychologique de cette sœur désemparée. Mais ladite conclusion est de fait un commencement et est prête à la discussion et ne dépare pas dans une œuvre riche en questionnements de tous ordres.
La caméra, totalement rivée à une jeune actrice allemande remarquable, Marie Bloching, interroge la place des femmes autour du frère : sa mère, sa compagne, sa sœur, des figures d’autant plus intéressantes qu’elles déploient un don pour l’empathie et la protection. Tout ce petit monde est remarquablement incarné par Anton Weil, Prochat Madani, Laura Balzer etc. Mieux qu’intéressant, je le répète, voilà un film aussi modeste que malaisant et dérangeant. Osez, car une fois de plus le cinéma venu d’Allemagne est en pleine forme.
L’allemande Sarah Miro Fischer nous propose ici son 1er film. Un drame de 93 minutes entièrement focalisé sur le dilemme intérieur et cruel vécu par une jeune femme dont la vie est en train de basculer au moment où commence l’histoire. Rose est très proche de son frère aîné Sam, qu’elle adore. Lorsqu’une femme accuse Sam de viol, Rose est appelée à témoigner dans le cadre d’une enquête menée à son encontre. Pour raconter une histoire au cinéma, tout est permis : soit partager plusieurs perspectives ou explorer principalement un seul point de vue, sans souci d’objectivité. C’est ce parti qui a été pris par la jeune réalisatrice qui a, elle-même, été victime de violences sexuelles. Un film troublant à bien des égards.
La réalisatrice a décidé de mettre en scène la relation entre un frère et une sœur, soit deux individus qui partagent énormément de choses : les mêmes parents, la même classe sociale, la même éducation, et le fait de grandir au même endroit. Mais, quand le frère de l’héroïne est accusé d’un crime, c'est tout son univers qu’elle doit réévaluer, avec cette question lancinante : si on ne peut pas faire confiance à sa chair, son sang, à qui peut-on se fier ? La cinéaste explique : Lorsque des personnes que l’on aime sont accusées, on pensera qu'il s'agit d'un malentendu ou que quelque chose n’est pas clair au niveau de la victime. Le fait est que cela peut arriver à n'importe qui, une personne lambda, pas seulement un inconnu effrayant dans une ruelle. Certaines scènes s'imposent par leurs silences pesants, mais frustrent parfois par leur côté inabouti, comme s'il fallait absolument laisser la place à l'imagination, ce qui n'est pas en soi un défaut, mais peut le devenir quand le procédé est systématique. Ce qui est souvent le cas en l’occurrence. Même si la conclusion du film sonne comme une concession à la morale et pas forcément très crédible à ce stade de la progression psychologique de cette sœur désemparée. Mais ladite conclusion est de fait un commencement et est prête à la discussion et ne dépare pas dans une œuvre riche en questionnements de tous ordres.
La caméra, totalement rivée à une jeune actrice allemande remarquable, Marie Bloching, interroge la place des femmes autour du frère : sa mère, sa compagne, sa sœur, des figures d’autant plus intéressantes qu’elles déploient un don pour l’empathie et la protection. Tout ce petit monde est remarquablement incarné par Anton Weil, Prochat Madani, Laura Balzer etc. Mieux qu’intéressant, je le répète, voilà un film aussi modeste que malaisant et dérangeant. Osez, car une fois de plus le cinéma venu d’Allemagne est en pleine forme.
Bon film que cette histoire d'une sœur très proche de son frère et qui est soudainement confrontée à un terrible cas de conscience quand il est accusé d'un viol. C'est bien interprété et très bien mis en scène mais désolé, je ne crois absolument pas à la scène finale que je trouve complètement incohérente et pas crédible du tout.
Mais il mérite d'être vu et à vous de vous faire votre propre opinion !
Mais il mérite d'être vu et à vous de vous faire votre propre opinion !
Ce film est particulièrement important dans un contexte où les condamnations pour viols ou violences sexuelles se multiplient sans nuances ni intelligence (on peut être ‘‘catégorique’’ mais être intelligent, c’est ce que ce film démontre !
Rose aime Sam et ne se rend pas compte de ce qu’il a pu commettre. Sam lui-même ne se rend pas compte, mais ne comprend son acte, sa signification et sa portée que parce que Rose en témoigne…
PS On comprend que des vedettes ne comprennent rien de ce qui leur arrive, sans proche de confiance prés à leur expliquer comment les mœurs ont évolué et comment leurs actes passés sont nécessairement lus aujourd’hui
Tours Studios 14 sept 26
Rose aime Sam et ne se rend pas compte de ce qu’il a pu commettre. Sam lui-même ne se rend pas compte, mais ne comprend son acte, sa signification et sa portée que parce que Rose en témoigne…
PS On comprend que des vedettes ne comprennent rien de ce qui leur arrive, sans proche de confiance prés à leur expliquer comment les mœurs ont évolué et comment leurs actes passés sont nécessairement lus aujourd’hui
Tours Studios 14 sept 26
Un film (hyper) réaliste allemand sur une accusation de viol,... N'y allez surtout pas pour vous distraire.
C'est épuré, quasi-chirurgical mais très réussi d'autant que le sujet est plus que touchy.
La faute, le mensonge, la culpabilité, la peine, l'empathie, le pardon,... Tout y passe grâce à des acteurs et un scénario efficaces.
On en ressort assailli de pensées humaines et sociétales avec cependant une question qui titille et agace : la sexualité à géométrie variable de la "good sister" (sans spoiler) ne serait-elle pas là pour sous-entendre de manière sibylline que le viol reste l'apanage des relations hétérosexuelles ? I hope not.
C'est épuré, quasi-chirurgical mais très réussi d'autant que le sujet est plus que touchy.
La faute, le mensonge, la culpabilité, la peine, l'empathie, le pardon,... Tout y passe grâce à des acteurs et un scénario efficaces.
On en ressort assailli de pensées humaines et sociétales avec cependant une question qui titille et agace : la sexualité à géométrie variable de la "good sister" (sans spoiler) ne serait-elle pas là pour sous-entendre de manière sibylline que le viol reste l'apanage des relations hétérosexuelles ? I hope not.
d'un ennuie abyssale. terne et vide. des doutes silencieux amenant a une fin que l'on devine. avec un tel sujet c'est bien dommage.
Film efficace sur le conflit émotionnel entre des valeurs morales et une loyauté à un grand frère aimé et admiré où comment on découvre les vertus du droit et que le doute raisonnable doit aller à la victime
Bien joué.
Bien joué.
Scénario : très répétitif
Réalisation : moyen
Rythme : la cage du hamster
Acting : moyen
Ressenti : une idée à exploiter
L’exploitation du scénario telle qu’elle en est faite ne permet pas l’envol du film. Ce-dernier stagne du début à la fin sans autre enjeu que le choix d’une femme entre la vérité ou l’affect. Les plans se répètent et ne laissent pas assez de place aux personnages pour exister et devenir attachants, là où l’empathie est pourtant nécessaire. Le jeu des comédiens n’est pas dirigé au service de cette idée mais semble contenir le film dans de micro-séquences découpées les unes des autres. Le film tourne sur lui-même malgré un beau début ; dommage, il y avait tant à traiter : spoiler: le regard que l’on peut porter sur un proche que l’on sait agresseur.
Réalisation : moyen
Rythme : la cage du hamster
Acting : moyen
Ressenti : une idée à exploiter
L’exploitation du scénario telle qu’elle en est faite ne permet pas l’envol du film. Ce-dernier stagne du début à la fin sans autre enjeu que le choix d’une femme entre la vérité ou l’affect. Les plans se répètent et ne laissent pas assez de place aux personnages pour exister et devenir attachants, là où l’empathie est pourtant nécessaire. Le jeu des comédiens n’est pas dirigé au service de cette idée mais semble contenir le film dans de micro-séquences découpées les unes des autres. Le film tourne sur lui-même malgré un beau début ; dommage, il y avait tant à traiter : spoiler: le regard que l’on peut porter sur un proche que l’on sait agresseur.
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