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Le film aborde un sujet délicat, celui de la loyauté familiale face aux accusations de violences sexuelles. Le film s’intéresse moins aux faits eux-mêmes qu’aux répercussions de l’affaire sur l’entourage de l’accusé, et notamment sur cette sœur tiraillée entre son affection et ses doutes. Une approche qui permet d’interroger les mécanismes du déni et la difficulté de remettre en question l’image idéalisée d’un proche. Malgré la pertinence de son questionnement, "The Good Sister" peine à véritablement dépasser son point de départ. Le récit manque parfois d’ampleur et peine à donner toute sa force aux conflits qu’il met en scène.
Je n’ai pas été attiré plus que ça par l’histoire et la réalisation. C’est dommage. L’histoire semblait prometteuse.
Ce film est particulièrement important dans un contexte où les condamnations pour viols ou violences sexuelles se multiplient sans nuances ni intelligence (on peut être ‘‘catégorique’’ mais être intelligent, c’est ce que ce film démontre !
Rose aime Sam et ne se rend pas compte de ce qu’il a pu commettre. Sam lui-même ne se rend pas compte, mais ne comprend son acte, sa signification et sa portée que parce que Rose en témoigne…
PS On comprend que des vedettes ne comprennent rien de ce qui leur arrive, sans proche de confiance prés à leur expliquer comment les mœurs ont évolué et comment leurs actes passés sont nécessairement lus aujourd’hui
Tours Studios 14 sept 26
Rose aime Sam et ne se rend pas compte de ce qu’il a pu commettre. Sam lui-même ne se rend pas compte, mais ne comprend son acte, sa signification et sa portée que parce que Rose en témoigne…
PS On comprend que des vedettes ne comprennent rien de ce qui leur arrive, sans proche de confiance prés à leur expliquer comment les mœurs ont évolué et comment leurs actes passés sont nécessairement lus aujourd’hui
Tours Studios 14 sept 26
Le scénario tente de rendre compte d'un mécanisme de résistance largement documenté en psychologie et aujourd'hui bien connu du grand public ( du moins dans sa définition ) qu'est le déni.
Le déni est connu pour être à son comble du brouillard mental qu'il provoque, lorsqu'il s'adresse à nos figures familiales.
Parents ( surtout ), enfants, fratrie et belle famille aussi. C'est l'illustration de ce mécanisme de défense psychologique que la cinéaste allemande auteur de ce " the good sister" va tenter de s'atteler.
Malheureusement, sans scénario, sans dialogues à la hauteur de ce sujet très sérieux, très intéressant, il faut pas s'étonner que le résultat soit catastrophique à l'arrivée.
Ennui garanti pendant toute la durée du film ( seules deux ou trois scènes et encore... tiennent éventuellement la route ).
Ce que n'a pas compris la cinéaste, c'est que le sujet de son film commençait là où se termine le sien.
Moi qui aime particulièrement ce genre de script qui traite des problématiques familiales et psychologiques, j'en ai été, mais alors vraiment, pour mes frais.
A part le sujet puissant de départ, je ne vois à l'écran absolument rien à sauver.
Vu au MK2 Parnasse
Le déni est connu pour être à son comble du brouillard mental qu'il provoque, lorsqu'il s'adresse à nos figures familiales.
Parents ( surtout ), enfants, fratrie et belle famille aussi. C'est l'illustration de ce mécanisme de défense psychologique que la cinéaste allemande auteur de ce " the good sister" va tenter de s'atteler.
Malheureusement, sans scénario, sans dialogues à la hauteur de ce sujet très sérieux, très intéressant, il faut pas s'étonner que le résultat soit catastrophique à l'arrivée.
Ennui garanti pendant toute la durée du film ( seules deux ou trois scènes et encore... tiennent éventuellement la route ).
Ce que n'a pas compris la cinéaste, c'est que le sujet de son film commençait là où se termine le sien.
Moi qui aime particulièrement ce genre de script qui traite des problématiques familiales et psychologiques, j'en ai été, mais alors vraiment, pour mes frais.
A part le sujet puissant de départ, je ne vois à l'écran absolument rien à sauver.
Vu au MK2 Parnasse
Film efficace sur le conflit émotionnel entre des valeurs morales et une loyauté à un grand frère aimé et admiré où comment on découvre les vertus du droit et que le doute raisonnable doit aller à la victime
Bien joué.
Bien joué.
Film moyen ainsi que le scénario, atmosphère ambiguë entre le frère et la sœur où les mots ne sont jamais dits
d'un ennuie abyssale. terne et vide. des doutes silencieux amenant a une fin que l'on devine. avec un tel sujet c'est bien dommage.
Un film d’un ennui redoutable sur un sujet qui ne l’’est pas moins, servi par une réalisation bien tristounette !
Premier Long-Métrage impeccable de Sarah Miro Fischer qui place le spectateur du point de vue trouble et troublé de la sœur , excellente Marie Bloching , laquelle doit composer avec l’amour inconditionnel pour son frère et l’impératif moral ... Dans sa conclusion , chacun sera juge selon sa propre conscience . Là où c'est , très , intéressant c'est que le film place dans une stricte Normalité Sociale l’agresseur, pour rompre avec l’idée du monstre détraqué et psychopathe .
Scénario : très répétitif
Réalisation : moyen
Rythme : la cage du hamster
Acting : moyen
Ressenti : une idée à exploiter
L’exploitation du scénario telle qu’elle en est faite ne permet pas l’envol du film. Ce-dernier stagne du début à la fin sans autre enjeu que le choix d’une femme entre la vérité ou l’affect. Les plans se répètent et ne laissent pas assez de place aux personnages pour exister et devenir attachants, là où l’empathie est pourtant nécessaire. Le jeu des comédiens n’est pas dirigé au service de cette idée mais semble contenir le film dans de micro-séquences découpées les unes des autres. Le film tourne sur lui-même malgré un beau début ; dommage, il y avait tant à traiter : spoiler: le regard que l’on peut porter sur un proche que l’on sait agresseur.
Réalisation : moyen
Rythme : la cage du hamster
Acting : moyen
Ressenti : une idée à exploiter
L’exploitation du scénario telle qu’elle en est faite ne permet pas l’envol du film. Ce-dernier stagne du début à la fin sans autre enjeu que le choix d’une femme entre la vérité ou l’affect. Les plans se répètent et ne laissent pas assez de place aux personnages pour exister et devenir attachants, là où l’empathie est pourtant nécessaire. Le jeu des comédiens n’est pas dirigé au service de cette idée mais semble contenir le film dans de micro-séquences découpées les unes des autres. Le film tourne sur lui-même malgré un beau début ; dommage, il y avait tant à traiter : spoiler: le regard que l’on peut porter sur un proche que l’on sait agresseur.
Après une déception amoureuse Rose est contrainte de squatter chez son grand frère. Un soir elle croise une femme qui sort de la chambre de celui-ci.
Quelques jours plus tard il est accusé de viol.
Rose va devoir trancher entre son amour fraternel inconditionnel et un impératif moral.
Un premier film clinique où tout n’est pas blanc ou noir.
Plutôt un dégradé de gris. Avec une caméra presque exclusivement tournée vers une jeune actrice allemande impeccable.
Quelques jours plus tard il est accusé de viol.
Rose va devoir trancher entre son amour fraternel inconditionnel et un impératif moral.
Un premier film clinique où tout n’est pas blanc ou noir.
Plutôt un dégradé de gris. Avec une caméra presque exclusivement tournée vers une jeune actrice allemande impeccable.
Un film (hyper) réaliste allemand sur une accusation de viol,... N'y allez surtout pas pour vous distraire.
C'est épuré, quasi-chirurgical mais très réussi d'autant que le sujet est plus que touchy.
La faute, le mensonge, la culpabilité, la peine, l'empathie, le pardon,... Tout y passe grâce à des acteurs et un scénario efficaces.
On en ressort assailli de pensées humaines et sociétales avec cependant une question qui titille et agace : la sexualité à géométrie variable de la "good sister" (sans spoiler) ne serait-elle pas là pour sous-entendre de manière sibylline que le viol reste l'apanage des relations hétérosexuelles ? I hope not.
C'est épuré, quasi-chirurgical mais très réussi d'autant que le sujet est plus que touchy.
La faute, le mensonge, la culpabilité, la peine, l'empathie, le pardon,... Tout y passe grâce à des acteurs et un scénario efficaces.
On en ressort assailli de pensées humaines et sociétales avec cependant une question qui titille et agace : la sexualité à géométrie variable de la "good sister" (sans spoiler) ne serait-elle pas là pour sous-entendre de manière sibylline que le viol reste l'apanage des relations hétérosexuelles ? I hope not.
Rose (Marie Bloching) a toujours été très proche de son frère aîné Sami. C’est chez lui qu’elle débarque et qu’elle s’installe après une rupture amoureuse. Mais sa confiance est mise à rude épreuve lorsque Sami est accusé de viol et que Rose est convoquée à la police pour témoigner.
Voici, sur le papier, un sujet passionnant, d’une actualité brûlante à l’ère #MeToo. Comment réagirions-nous si un membre de notre famille, un ami très proche était accusé de viol ? Notre confiance en lui serait-elle ébranlée ? Nous sentirions-nous trahis ? Le défendrions-nous devant la justice au nom des liens anciens et forts qui nous relient à lui ? Jusqu’où irions-nous dans le travestissement de la vérité ? Ou bien au contraire, au nom de la vérité, renierions-nous froidement ces liens ?
"The Good Sister" (titre international de "Schwesterherz" que les distributeurs français auraient pu joliment et fidèlement traduire « sœur de cœur » plutôt que d’utiliser un titre anglais pour un film allemand) pose des questions douloureuses. Il se désintéresse de Sami, du crime qui lui est reproché et de l’enquête à charge et à décharge menée pour établir les faits pour se focaliser exclusivement sur Rose.
Le parti pris est cohérent ; mais il conduit le film dans une direction déconcertante qui nous éloigne du violeur et du viol. Ainsi "The Good Sister" traverse-t-il un ventre mou lorsqu’on voit Rose prendre des cours de dessin, poser nue devant ses camarades et enfin ébaucher une liaison amoureuse dont on ne comprend pas s’il s’agit pour elle d’une diversion aux tourments qu’elle traverse ou au contraire si elle entend y reproduire, pour en tester la vraisemblance, le comportement prédateur de son frère.
Enfin "The Good Sister" est un premier film qui pèche par un excès d’austérité. Certes, le sujet n’est pas léger. Mais la réalisatrice n’était pas tenue pour autant à ce parti pris auteuriste et minimaliste qui n’avait pas besoin de ça pour qu’on le prenne au sérieux.
Voici, sur le papier, un sujet passionnant, d’une actualité brûlante à l’ère #MeToo. Comment réagirions-nous si un membre de notre famille, un ami très proche était accusé de viol ? Notre confiance en lui serait-elle ébranlée ? Nous sentirions-nous trahis ? Le défendrions-nous devant la justice au nom des liens anciens et forts qui nous relient à lui ? Jusqu’où irions-nous dans le travestissement de la vérité ? Ou bien au contraire, au nom de la vérité, renierions-nous froidement ces liens ?
"The Good Sister" (titre international de "Schwesterherz" que les distributeurs français auraient pu joliment et fidèlement traduire « sœur de cœur » plutôt que d’utiliser un titre anglais pour un film allemand) pose des questions douloureuses. Il se désintéresse de Sami, du crime qui lui est reproché et de l’enquête à charge et à décharge menée pour établir les faits pour se focaliser exclusivement sur Rose.
Le parti pris est cohérent ; mais il conduit le film dans une direction déconcertante qui nous éloigne du violeur et du viol. Ainsi "The Good Sister" traverse-t-il un ventre mou lorsqu’on voit Rose prendre des cours de dessin, poser nue devant ses camarades et enfin ébaucher une liaison amoureuse dont on ne comprend pas s’il s’agit pour elle d’une diversion aux tourments qu’elle traverse ou au contraire si elle entend y reproduire, pour en tester la vraisemblance, le comportement prédateur de son frère.
Enfin "The Good Sister" est un premier film qui pèche par un excès d’austérité. Certes, le sujet n’est pas léger. Mais la réalisatrice n’était pas tenue pour autant à ce parti pris auteuriste et minimaliste qui n’avait pas besoin de ça pour qu’on le prenne au sérieux.
Rose vit sous la protection rassurante de son frère aîné Sam, jusqu'à ce qu'une accusation de viol vienne fissurer ce lien qu'elle croyait indestructible. Sarah Miro Fischer évite soigneusement les clichés du genre et livre un film solide sur la libération, sur la difficulté de trancher des liens du sang même quand ils nous rongent. Le fil fragile qui unit le frère et la sœur donne l'impression d'esquiver l'obstacle central. Témoigner contre Sam ou se taire, c'est autour de ce choix que se referme tout le récit, sans jamais aller vers un vrai affrontement, une remise en cause frontale de leur relation. Il en ressort un film intelligent et sensible sur le déchirement entre loyauté familiale et vérité.
C'est en s'inspirant de la Nouvelle Vague française dans la forme que l'allemande Sarah Miro Fischer a réalisé "The good sister", un film traitant maladroitement du viol et de la façon dont la proximité avec une personne peut obscurcir la vision de la réalité. Un film qui vaut surtout par la prestation de la comédienne Marie Bloching, absolument remarquable dans le rôle de cette "bonne sœur" très attachée à son frère, lequel est accusé de viol.
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