Avis sur L'Entente - La face cachée d'Alexandrie (The Settlement)
L'Entente - La face cachée d'Alexandrie (The Settlement)
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Olivier Barlet
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4,5
Publiée le 5 mai 2026
L’Entente frappe par sa manière de nous jeter au cœur d’un monde ouvrier rarement montré, et de le regarder droit dans les yeux, sans misérabilisme ni complaisance. La mise en scène dépouillée, le jeu brut des non-professionnels et la présence d’Alexandrie, rugueuse et vivante, donnent au film une puissance de réel saisissante. Rashad ausculte les liens familiaux, les humiliations sociales et les dérives possibles sans jamais plaquer un discours ou souligner les effets. On sent la pression de la corruption, des préjugés et du déterminisme de classe, mais le film refuse la facilité du désespoir absolu. Ce qui reste, après le choc, c’est une obstination farouche à préserver la dignité, à chercher un chemin même quand tout semble verrouillé. Lire la critique sur le site d'Africultures.
Dans sa description de la vie dans une usine, Mohamed Rashad a su exploiter avec talent son expérience de documentariste et il montre par ailleurs de très bonnes aptitudes pour la fiction, aussi bien dans le volet social du film que dans ce qui rapproche le film d’un polar. Il montre en particulier que si il y a des dealers de drogue, le plus souvent dans les couches défavorisées de la société, c’est bien parce qu’il y a des utilisateurs, en particulier dans les couches favorisées. Malgré le caractère très dur des situations vécues par Hossam et Maro, Mohamed Rashad arrive à instiller ce qu’il faut de tendresse dans les relations entre les 2 frères. Quant à la relation qui se noue entre Hossan et Abeer, une jeune femme dont la mère est morte à l’usine alors qu’elle avait 2 ans, certains trouveront peut-être qu’elle est superfétatoire mais on peut aussi y voir un rayon de soleil dans un paysage bien sombre. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.