Vivaldi et moi a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du festival de Toronto. En outre, il a également été sélectionné dans d’autres festivals internationaux comme ceux d’Arras, le Red Sea Film Festival en Arabie Saoudite ou encore le Palm Springs International Film Festival aux États-Unis.
Il s’agit du premier long-métrage du metteur en scène italien Damiano Michieletto, spécialisé dans l’opéra.
Vivaldi et moi est librement inspiré du roman Stabat Mater de Tizano Scarpa, publié en 2008 et qui a reçu l’année suivante le célèbre Prix Strega en Italie.
La musique du film a été interprétée par l’Orchestre et le Chœur du Teatro La Fenice, le célèbre opéra de Venise construit au XVIIIème siècle et connu dans le monde entier.
Si quelques scènes ont bien été filmées à Venise, l’essentiel du film a été tourné en studio, à Rome.
Pour donner le grain si spécifique à la photographie de son film, le réalisateur n’avait pas particulièrement d’artistes du XVIIIème siècle en tête. En revanche, en compagnie de sa cheffe opératrice Daria D’Antonio, il s’est efforcé de donner un certain style aux images, en prenant soin d’éviter toute rhétorique et tout vernis superficiel, de manière à bien rendre compte de la pauvreté et du dénuement de l’orphelinat. Ainsi, le tournage du film s’est fait à la lumière naturelle et l’image n’a pas été trop retouchée lors de l’étape de la post-production. Seul le minimum a été nécessaire pour les scènes tournées à la bougie ou dans des lieux obscurs, en essayant toujours de projeter sur les visages des lumières obliques, de faire ressortir les contrastes mais aussi les contre-jours et les clairs-obscurs.
Si Damiano Michieletto et sa scénariste, Ludovica Rampoldi, ont conservé l’atmosphère de souffrance et de drame qui se trouvait dans Stabat Mater de Tiziano Scarpa, ils ont néanmoins procédé à quelques ajustements dans l’adaptation du récit. Ainsi, ils ont ajouté des personnages, des scènes ainsi qu’une intrigue qui était totalement absente du roman. En outre, le réalisateur et ses collaborateurs ont mené de nombreuses recherches sur les orphelinats de l’époque, pour savoir comment les enfants mangeaient, où ils dormaient et à quoi ressemblait leur vie.