Ovni à ne pas manquer pour sa teneur en humanité, folle, décalée tragique et résiliente. On y revit des temps absurdes traversés par des rires ou des larmes.
L’histoire de « ceci n’est pas une guerre » se passe à Paris en 2020 pendant le confinement lié à la pandémie du covid 19. La vie semble s’être arrêtée, les gens sont confinés chez eux, Paris est désert. Et pourtant… Disons le tout de go, la tristesse n’est pas de mise ici. On ri même beaucoup. Certains vont se retrouver dans ce film car c’est un peu de notre histoire qui est projetée sur grand écran. Écrit et réalisé à 4 mains, Eric John et Magali nous font voyager dans un Paris presque irréel où les fantômes se promènent dans les rues. Vous auriez tord de vous en priver. Le voyage d’un film est la plus belle récompense que ses auteurs puissent recevoir. Soyons nombreux à le faire voyager. Moi, j’y retourne !
J’ai eu l’occasion de voir ce film en avant-première. C’est un documentaire étonnant et très original. Les réalisateurs ont trouvé un merveilleux équilibre pour raconter l’intime et l’histoire commune, entre humour et délicatesse pour aborder des sujets graves (et d’autres moins). À voir !
Je ne m'attendais pas à ce qu'un documentaire me fasse cet effet là. Probablement parce qu'il s'agit d'une comédie documentaire, genre dont j'ignorais l'existence. Il est vrai qu'on rit franchement tout au long du film mais pas que, et c'est ça son tour de force, nous emmener là où on ne s'attend pas, aussi bien dans l'émotion que dans le récit, subtil et fin, d'une vraie délicatesse, de la dentelle. Merci, à ce film ça va me pousser à aller voir d'autres films documentaires en salles !
Très bon documentaire qui saisit ce moment suspendu du COVID comme une forme de poésie mélancolique, emportée par son acteur principal Eric John. L'humour est au rendez-vous autant que la délicate mise en perspective historique de la période. Bref, je recommande, unique en son genre.
Un film à l'étrangeté assumée qui réveille à la fois les souvenirs du confinement, mais aussi ceux d'une autre mémoire collective par le biais de l'histoire familiale du protagoniste. Une galerie de personnages d'autant plus fantaisistes qu'ils sont réels. Tout cela dans une forme cinématographique originale. Ce docu-fiction vaut le détour!
Très bon film. À la fois comique et parlant de thèmes sérieux. Les deux protagonistes sont attachants et Ça parle d'un événement vécu par un grand nombre de personnes.
Un film qui revient sur une des périodes les plus étranges de la France contemporaine : le confinement. Tandis que tout Paris est claquemuré chez soi, un duo d'amis part dans les rues en tentant de retrouver leurs amis confinés, croisant des personnalités atypiques vivant chacun la situation du mieux qu'iel le peut.
En parralèle de ce périple amical, un récit familial poignant vient rythmer les séquences, rentrant dans l'histoire familial de l'un des deux reporters. Son père raconte le passé de sa famille juive durant l'occupation.
Les deux intimités se croisent et résonnent l'une dans l'autre. La caméra à la main alterne avec celle du portable, les rues désertes avec les intérieurs oppressant, les dialogues de fenêtre à rue avec les échanges téléphoniques entre les confinés.
Un exercice périlleux et réussi qui tient aussi à la personnalité attachante de son personnage principal, qui tel un clown triste et facétieux vient animer la scène d'un cirque dont tous les gradins ont été vidés par crainte d'une maladie invisible.
Un vrai bonheur de suivre le personnage principal (il m'a fait penser à Peter Sellers dans Mr Chance !) déambuler dans Paris comme on ne l'a jamais vue (plus jamais si possible). Si vous aimez les chasses aux fantômes, je recommande vivement.
Ceci n'est pas une guerre et je suis bien d'accord avec eux ! La guerre, c'est autre chose qu'une pandémie. Le film nous fait (re)vivre avec beaucoup de tendresse et de finesse ce moment qui nous a tous et toutes pris par surprise, un jour de mars 2020, juste avant que le printemps n'arrive. Eux, les deux cinéastes, nous entrainent dans leur quotidien (qui fut forcément un peu le nôtre) avec malice et réactivité, afin de nous dire quoi au final ? Ce qui compte bien sûr. Le lien qui fait de nous des personnes et qui fait une société. Pas moins que ça. Pas plus non plus. Ce qui est déjà beaucoup. Je reste très heureux de l'avoir vu une seconde fois, pour enfin arriver à me dire, grâce à ces deux cinéastes du (dé)confinement, que ce qui nous est arrivé a bel et bien existé ! On reparlera de ce film précurseur, d'ici peu de temps, j'en suis sûr.
Pour dire les choses franchement j'ai eu l'impression de me faire escroquer avec ce documentaire ( je ne peux pas lui donner le qualificatif de "film"). C est dit assez franchement. Il fallait trouver une raison de sortir dehors pendant le confinement et ce prétexte c'est cette oeuvre que je trouve assez pauvre cinématographiquement parlant. Dès le début on voit même un insecte qui est sur la lentille de la caméra donc si même un réalisateur ne nettoie pas son matèriel pour filmer je vous laisse imaginer le reste du film dont les plus belles images tiennent dans la bande annonce.