Ceci n'est pas une guerre
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Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
Un film qui m'a surpris et étonné tout du long, j'ai été cueilli alors que je n'avais pas trop d'infos sur le film. Drôle, décalé, plein d'autodérision tout en restant sincère, humain et sensible. Les mots inclassable, ovni, oui, on peut les employer pour ce film, en même temps, je le trouve bien plus direct et touchant que les films qu'on classe ainsi, on le reçoit avec une fraîcheur et spontanéité qui font du bien.
Un duo de cinéastes à suivre !
Lucie
Lucie

12 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2025
Un film à la fois drôle et émouvant dans lequel un duo de cinéastes improbable et comique nous plonge dans une ville dystopique et nous entraîne dans un voyage sensoriel et mémoriel qui nous bouleverse.
Deckkard97
Deckkard97

117 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2025
Une déambulation féerique à Paris qui fait voyager dans le temps récent, le premier confinement, avec de belles personnes et beaucoup d’humanité. Un film qui fait du bien.
Kovnen
Kovnen

10 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2025
Ça fait quelque chose de revoir ces rues vides et silencieuses et ces immeubles parisiens dont les fenêtres allumées cachent des êtres vivants enfermés dans la peur - de la maladie, de la mort et de la police. La peur des déportations que raconte le vieux père résonne avec cet enfermement ou ce même peuple français a majoritairement accepté la privation de libertés. Parce que l’Etat a décidé et parce que l’Etat sait ce qui est bon et parce que l’obéissance s’apprend à l’école.
Cette pépite de cinéma est un ovni - on y rit et on pleure et le regard s’attarde sur cette abeille qui vaque à ses pollens dans une friche. Il y a le peuple de Paris et les rôles ne sont pas jouées parce que la caméra filme au hasard des rencontres. Ce n’est pas un documentaire non plus. C’est une sorte de témoignage poétique et pince sans rire des gens et d’une époque, filmé avec attention et tendresse pour les humains et pour Paris. Un bijou !
Martin P
Martin P

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2025
Parmi les nombreux documentaires que je vois, étant friand de ce genre, j'ai trouvé Ceci n'est pas une guerre assez unique et dingue. Dingue au sens surprenant, inventif, touchant autant dans la forme que le fond. Le tout porté par un ton de comédie qui mélange absurdité des situations, sens de la répartie de tous les protagonistes, burlesque du protagoniste principal qui forme un duo aussi tendre que drôle avec la coréalisatrice, et c'est ça qui est beau, puisque le film parle finalement avant tout d'amitié, de lien. J'ai beaucoup aimé une séquence qui élabore une théorie de la queue au cinéma, à pleurer de rire, séquence qui l'air de rien met justement en exergue cette idée du lien, d'aller vers l'autre pour se sentir vivant. Oui, un film profondément vivant, humain.
MGL
MGL

8 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2025
A la fois pleine d’humour et touchante, cette comédie documentaire nous fait passer d'une émotion à l'autre et
Aborde des sujets variés et humains avec une subtilité impressionnante.
Un film surprenant à ne surtout pas manquer!
Sarah Feuillette
Sarah Feuillette

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2025
C'est un film émouvant qui garde des traces fortes d'une expérience commune étrange et remuante, avec humour, poésie, en incarnant ces traces dans une expérience personnelle, et qui tisse cette expérience récente (mais déjà presque oubliée) avec une histoire familiale et collective beaucoup plus tragique, racontée simplement, sans pathos, ultra-touchante. On oscille entre rires et larmes, on en ressort chamboulé, avec l'impression forte que ça parlait de nous aussi, et de nos fantômes. En riant des "gestes barrières" on se moque de nous-mêmes, de nos peurs, de nos excès.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2025
C’est dans un Paris de science-fiction que deux amis, Magali & Eric-John sillonnent les rues désertes de la capitale afin de réinventer le lien aux autres…

Le titre du film est un clin d’oeil à la phrase choc d’Emmanuel Macron, la veille de la mise en place du premier confinement. En effet, dans son allocution présidentielle du 16 mars 2020, le Président de la République avait eu des mots forts pour évoquer ce que nous étions tous en train de vivre : « Nous sommes en guerre ». Dès lors, notre monde et surtout, notre quotidien, ne serait plus comme avant.

Filmé entre mars et mai 2020, la France (et une grande partie du monde) était alors confrontée à quelque chose d’inédit, nous venions de basculer dans un autre monde. En effet, c’est la première fois que nous étions tous confinés pour faire front commun face à une pandémie mondiale, celle du Covid-19. Le confinement dans la France entière venait tout juste de démarrer (le 17 mars 2020) lorsque les deux amis décident de se retrouver à l’extérieur de chez eux pour filmer le monde qui les entoure et qui ne ressemble en rien à ce qu’ils connaissaient jusqu’à maintenant.

Tourner ce film était aussi une façon pour eux de contourner cette obligation de rester confiné chez eux. Munies de leurs autorisations de tournage, ils pouvaient ainsi aller et venir à leurs guises dans les rues de la capitale pour réaliser ce film et ainsi, maintenir un lien physique avec leurs amis. C’est ainsi que l’on suit Eric-John dans son périple à travers les rues de Paris, allant à la rencontre de ses amis (depuis la fenêtre de chez eux). Puis, au fil des rencontres, certains amis prennent des libertés en allant jusqu’à les rejoindre dans la rue.

En ayant pu filmer la capitale pendant ces 3 mois de confinement, Magali Roucaut & Eric-John Bretmel nous offrent l’occasion de redécouvrir Paris comme rarement nous l’avions vu et viennent nous rappeler des souvenirs de cette triste et cocasse époque. Pêle-mêle, on se retrouve dans le quartier de St Lazare, à Bastille, aux abords de la BNF où sur la place de la Madeleine. On redécouvre à quel point cette ville (comme tant d’autres) était devenue une ville fantôme, comme une ville morte. spoiler: Pas un chat à l’horizon, les rues désertes, les transports arrêtés, les parisiens ayant l’obligation de rester cloîtrés chez eux. Il n’y a plus un bruit, ce calme ambiant nous permet d’ailleurs d’entendre (chose rare dans une métropole) les oiseaux ou à la nuit tombée, des chouettes. Au détour d’une rue, on a la surprise de se retrouver plongé en plein dans les années 40, avec les décors abandonnés du film Adieu Monsieur Haffmann (2022) dont le tournage avait dû être arrêté précipitamment à cause du confinement.


spoiler: Ce bond dans le temps vient nous remémorer aussi quelques souvenirs inénarrables, comme cette fichue attestation qu’il fallait consciencieusement remplir lorsque l’on devait quitter notre domicile, lorsque les gens se retrouvaient sur leur balcon avec la musique à fond pour danser ou chanter, le rdv hebdomadaire à 20h à sa fenêtre pour applaudir le personnel médical ou encore ces impressionnantes files d’attente à l’extérieur des commerces où les clients patientaient les uns derrière les autres à 1m de distance.


« Quand on sort avec nos attestations, ça me rappelle 1944. »

Le film est aussi l’occasion de mettre en lumière un personnage à part entière, en la personne d’Eric-John, un hypocondriaque (ça tombe mal en pleine période de Covid-19) et accessoirement grand amateur de chaises (il les dessine et photographie toutes celles qui lui tombent sous la main). Le film lève aussi le voile sur son intimité, sa solitude, son hypocondrie et ses angoisses qui surgissent au détour de plusieurs conversations téléphoniques avec son père (et son histoire personnelle et familiale, en lien avec la Shoah).

Ceci n'est pas une guerre (2025) nous offre un regard très personnel et cocasse sur cette période très anxiogène. Comme une sorte de road-trip introspectif, fait de rencontres impromptues. Dans le même registre et sortie au début de l’année, je recommande aussi de voir La Cour (2025) d'Antarès Bassis, qui se complète parfaitement.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Vonkalov
Vonkalov

5 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2025
Ce film est une pépite. J’ai été capté du début à la fin. On suit ces deux potes qui se baladent dans un Paris vide, et c’est fascinant. Ça parle du confinement, mais pas comme on s’y attend. C’est plein de créativité et d’émotion.
Les images sont superbes, on dirait presque un rêve éveillé. Ce qui m’a marqué, c’est comment ils arrivent à trouver de la beauté et de l’humour dans une situation hors norme. Ça fait réfléchir sur ce qui compte vraiment dans la vie.
J’ai aimé comment le film mélange le présent bizarre du confinement avec des souvenirs plus anciens. Ça donne une profondeur inattendue à l’histoire.
Même si on n’est pas fan de documentaires, celui-là vaut le détour. Il est touchant sans être larmoyant, intelligent sans être prétentieux. C’est le genre de film qui te reste en tête longtemps après l’avoir vu. À voir, vraiment.
Serge Anton
Serge Anton

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2025
Original, touchant, drôle. Je n'avais encore jamais vu un film pareil. une sorte d'ovni cinématographique.
A voir absolument !
Archibald
Archibald

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2025
A voir sans tarder !!
Un film absolument magnifique à plein d'égards, tendre et marrant, beau et touchant, terriblement vivant, émouvant et drôle.
Le duo que forme Eric-John et Magali, devant et derrière la caméra est parfait et fonctionne à merveille.
Il y a des films qu'on a l'impression d'avoir déjà mille fois, celui là on ne l'a encore jamais vu.
Il traverse avec beaucoup de poésie les événements de la vie, en se raccrochant à l'essentiel, le lien aux autres, l'Histoire, la mémoire des gens, des lieux et des choses.
Un condensé d'humanité particulièrement bienvenu en ce moment.
Thierry F.
Thierry F.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2025
Dans l'univers cinématographique il apparaît de temps à autre des OVNI. Des films à nul autre pareil qui sont une véritable bouffée de fraîcheur et nous laisse sans voix de part la force de leur originalité. Ce sont des œuvres sensibles et émouvantes qui ont le pouvoir de nous toucher là où d'autres films nous ont peut-être déjà touchés, mais en empruntant un tout nouveau chemin, que l'on découvre au fil des minutes avec le plus grand plaisir.
Ce film fait assurément parti de cette catégorie de films. C'est un devoir pour tout cinéphile qui se respecte (et pas seulement) que de le voir, car, si ce n'est une guerre, c'est en tout cas une petite bombe capable de créer sa propre révolution.
Pluriel&Singulier
Pluriel&Singulier

7 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2025
Un film qui parle à tout le monde, avec joie et émotions mêlées pendant 1h13. On s'attache au personnage et on évolue à ses côtés. Humour burlesque et absurde, un vrai bon moment ! Allez-y!
Lilo Lilette
Lilo Lilette

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2025
Un film plein de poésie, l'humour et de tendresse.
Un ovni inclassable et si proche de nous.

Il est impossible de passer à côté!
Foncez!
Marie_de_Paris
Marie_de_Paris

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2025
Je vous recommande vivement ce film que j’ai eu la chance de voir en avant-première, et dont j’ai attendu la sortie avec impatience.

Attention, pépite ! Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un film comme ça.

Film documentaire, comédie sur fond de crise planétaire, objet cinématographique non identifié, ce film est le témoignage singulier, émouvant, foutraque et plein d’auto-dérision, d’un confinement parisien au printemps 2020 : celui d’Eric-John, cinéaste, qui capture en temps réel des images d’un quotidien névrosé réduit à la surface d’un petit appartement parisien où il vit seul, aux premiers jours du Covid-19. Eric-John est anxieux et enregistre tout avec son smartphone: lavages de mains, actualités, courbes des contaminations, recherche de masques, conversations téléphoniques inquiètes avec ses parents… jusqu’à ce que Magali, cinéaste et amie d’Eric-John, le pousse à briser son isolement et qu’ils partent ensemble, avec une vraie caméra cette fois-ci, filmer un Paris désertique, toquer aux fenêtres de gens, retisser des liens, décloisonner, capturer sur le vif les témoignages des personnes croisées sur leur chemin, vivant le confinement à leur manière.

En parallèle, lors de conversations téléphoniques qui font suite au décès de sa tante, Eric-John recueille le récit d’enfance de son père, rescapé d’une vraie guerre, la Seconde Guerre Mondiale.

Je ne veux pas trop en dévoiler mais sachez qu'il y a de vraies pépites dans les témoignages recueillis et les images capturées.

Cinq ans après cette période historique, au moment où la guerre n’a jamais été aussi proche de nous, ce film trouvera un écho propre à chacun et à chacune :
-   Une expérience réflexive sur la manière dont nous avons traversé la pandémie : nous, nos proches, et les autres. Quel temps avons-nous accordé pour intégrer cette partie de notre histoire collective et ses conséquences sur toutes nos vies ? Qu’est-ce que cela a changé ?
-   L’importance du lien social, du lien entre les générations, du lien à nos morts, de comment nous les avons accompagnés, ou pas.
-   La prise de recul sur notre lecture de l’actualité : Qu’est-elle maintenant qu’on sait ? Qu’était-elle au moment des faits ? Comment réagit-on face à un danger inconnu ?
-   L’impact de l’Histoire dans la construction de ces liens entre les humains, et de la vie qui continue.
-   Et aussi : une pizza, des canards, du rouge-à-lèvres orange, un croque-mort intérimaire, des files d'attente,...
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