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Javier G
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5,0
Publiée le 19 avril 2025
Sur fond de confinement et d’histoire intime ce film unique, inclassable, parle des liens qui nous unissent. C’est aussi un film drôle, presque burlesque et c’est assez rare dans un documentaire pour qu’on le signale. Courez le voir !
Les thèmes abordés, délicatement abordés, sont éminemment douloureux. Et pourtant, on ressort de là étrangement ragaillardi ! Après avoir été ballotté ! Délicieusement ballotté. Quant au personnage qui déambule tel un fantôme inquiet, il est insaisissable et inénarrable ! Quel étrange et poignant binôme ! On se prend à imaginer que la réalisatrice a dû batailler sévèrement pour « dompter »cet énergumène si attachant !
On rentre chez soi avec un balluchon de questions aussi… Et, c’est pour ça qu’on aime les documentaires.
Ce doc est un bel exercice de profondeur légère. Vive la poésie qui pousse sur le bourbier.
En 2020, dès le début de la période de confinement, Magali Roucaut et Eric-John Bretmel ont décidé de la filmer dans les rues de Paris, une activité qui permettait, via une autorisation de tournage en bonne et due forme, de contourner les interdictions subies par le commun des mortels. Le commun des mortels, il était très rarement dans la rue à l’époque et ce qu’on voit, ce sont des rues ou des boulevards quasiment désert(e)s, situation particulièrement étrange dans une ville comme Paris, avec un Eric-John, filmé par Magali, qui déambule. « Quel intérêt ? », doit se dire le ronchon de service. Et si on lui dit, à ce ronchon, qu’Eric-John a une dégaine qui le situe entre Pierre Etaix et Pierre Richard, et qu’il est particulièrement hypocondriaque, ce qui tombe particulièrement mal en période de pandémie, son a-priori sur le film va-t-il commencer à changer ? Si on rajoute que, de la rue, on voit les fenêtres des immeubles et que les personnes confinées dans leur appartement ne rechignent pas à venir apparaître à ces fenêtres, ne serait-ce que pour les fameux applaudissements de 20 heures destinés aux personnels soignants, et que, par ailleurs, Eric-John aime « se faire des fenêtres », c’est-à-dire venir discuter avec des ami(e)s, lui dans la rue, les ami(e)s à leur fenêtre, l’intérêt grossit à vue d’œil, même pour le plus ronchon des ronchons. Surtout qu’il peut arriver qu’un ami descende, par exemple pour donner une leçon de pratique sportive à Eric-John, en prenant bien soin de se tenir à distance à la demande de ce personnage proche de la nosophobie. Film témoignage d’une grande originalité et d’une grande sincérité, film permettant au public de revoir avec plaisir, amusement et étonnement cette période qui parait déjà très lointaine, film offrant des images dans un format de cinéma normal alternant avec des images au format smartphone, "Ceci n’est pas une guerre", sorti le 16 avril dans une certaine indifférence médiatique, a, depuis, rencontré une grande adhésion de la part des spectateurs qui ont eu la chance de pouvoir le voir.
J'ai adoré. Un buddie movie à l'heure du confinement. Le duo de réalisateur ont réussi à me faire rire de mes propores névroses... étrange programme ! J'y allais sans plus de motivation et je suis sortie enchantée. heureuse de pouvoir célébrer l'amitié.
Ceci est un film de recherche, de recherche de ses origines, de recherche de sens, qui nous est donné par nos semblables, de recherche d’une esthétique pure, non polluée par le trop plein permanent, un moment suspendu a permis cela.
“Ceci n’est pas une guerre“ (titre on ne peut plus idoine) est une merveilleuse dramédie documentaire, dont le montage habile chemine délicatement d‘une situation ubuesque (le confinement) vers une exploration de l‘histoire familiale du protagoniste. Un road-trip dans un Paris désert avec un personnage hypocondriaque, angoissé, obsessionnel et ô combien attachant qui cherche désespérément à revoir ses amis… Réalisé avec beaucoup de pudeur et de tendresse, le film est drôle, émouvant et singulier. Il m‘a surprise par son inventivité et sa liberté de ton, et m’a bouleversée. Je recommande chaudement.
"Ceci n'est pas une guerre" nous replonge dans l'ambiance complètement irréelle du premier confinement, avec ce Paris vide, en dehors du temps. Le film nous fais rire aussi bien qu'il nous touche entre gestes frénétiques de l'hypocondriaque Eric-John et introspection sur un deuil impossible. Je vous conseil grandement ce film !
Film totalement magnifique, qui vous cueille dès les premiers plans par sa singularité, par le personnage hors norme d'Eric-John, par l'histoire incroyable et émouvante qui se dégage petit à petit au travers des pérégrinations des réalisateurs dans un Paris vide, un Paris de Trans-Science-Fiction. Un film à voir absolument !!
Un film plein de fraîcheur sur une période de l'histoire pourtant assez sombre. C'est un bon retour sur l'époque du confinement et sur ces différents aspects. La sincérité du projet vous plonge dans le film. Je recommande vivement cette expérience.
Un documentaire qui nous replonge dans l'atmosphère si particulière du premier confinement, entre angoisse, urgence, violence et humour absurde. Porté par la personnalité du réalisateur, qui ne s'épargne pas (on le voit hypocondriaque, ultra zélé dans le respect des gestes barrières), le long métrage sans se départir de ses pointes humoristiques va basculer vers une exploration intime du poids d'une Histoire qui continue travailler la France.
Vraiment formidable. Documentaire à la forme singulière mais à la narration cohérente qui retranscrit pleinement l’ambiance parisienne du confinement, entre la torpeur, les angoisses, la solitude et l’étrange douceur qui ont pu y coexister. Il s’y trouve aussi des témoignages bouleversants qui actent ce qui a été, avec toute la violence que l’histoire du monde a su déployer, comme des piqûres de rappel. En ce sens c’est une œuvre très utile. Et puis c’est aussi un film sur l’amitié où l’on sourit souvent, léger et drôle. J’ai vraiment aimé et espère que le bouche à oreille lui permettra de rester longtemps en salles