Tous les films "Resident Evil" sont jusqu'à présent éclatés, même j'ai une certaine sympathie envers la saga de Paul W. S. Anderson pour son côté fun et bordélique, donc je n'avais pas vraiment d'attentes pour cet épisode. Mais c'est sans compter sur le savoir-faire de Zach Cregger, réalisateur de "Barbare" et "Évanouis", qui décide de repartir de zéro avec cet anti-héros débonnaire et sarcastique. Alors, il est important de préciser que je n'ai jamais joué aux jeux et que je n'ai donc pas de point de comparaison. Ainsi, je ne traitait pas ce film en tant qu'adaptation (même j'ai conscience que c'est un point très important pour les joueurs et fans de la licence) mais en tant que film indépendant. Le réalisateur choisit alors ici une approche minimaliste en limitant au maximum les personnages, tout en rentrant très vite dans le vif du sujet. Nous suivons un coursier qui doit emmener un colis important à Racoon City. Voilà, c'est simple mais particulièrement efficace. Encore une fois car le réalisateur sait construire une ambiance en évitant de tomber dans la surenchère ou le racolage, complètement opposé donc aux films d'Anderson (et certainement de "Bienvenue à Raccoon City" mais je ne m'en souviens plus bien pour être honnête). On pourra par exemple relever toute la première partie du film qui prend son temps pour construire son univers avec ses magnifiques plans dans la neige, toute une scène dans une ferme qui prend le spectateur aux tripes, tout en ayant conscience que ce dernier est probablement déjà familiarisé avec l'univers. Là, le réalisateur utilise une grosse franchise pour presque faire de l'elevated horror, sans pour autant faire du cinéma intello qui ne s’adresserait qu'à une élite de cinéphile. En réalité, avec "Resident Evil", le réalisateur parvient à réunir le meilleur de ces deux mondes pour nous présenter une adaptation particulièrement soignée et sanglante quand il le faut avec des petites touches d'humour qui sont les bienvenues.
Après l’excellent « Évanouis », Zach Cregger s’attaque à une nouvelle adaptation reboot de « Résident Evil » et ça marche plutôt bien !
Le jeu des acteurs est très réussi, Austin Abrams interprète son personnage comme on l’attend ! La réalisation est probablement le meilleur point de ce film, les images sont très belles, surtout les scènes dans la neige ! Les effets spéciaux, décors et maquillages sont impeccable !
Au niveau du scénario, déjà le film tient un rythme assez lent, ce qui n’est absolument pas handicapant c’est voir une des forces du film. On ressent une pression constante, surtout le film prend son temps, on nous dévoile tout petit à petit. Évidemment ce n’est pas un chef-d’œuvre de l’horreur mais cette adaptation vaut le coup ! On s’identifie bien au personnage principal qui arrive à être réussite et non héroïque. On a une première partie assez captivante et une deuxième qui clôture assez bien le film avec des légères longueurs. La fin est un peu étrange mais originale, ce qui rend une vraie identité au film !
En conclusion, « Résident Evil » est une adaptation qui vaut bien le coup avec une intrigue plutôt captivante et un personnage principal captivante entouré d’une belle réalisation !
Que c'est mauvais... Entre deux blagues pas drôles, des choix d'action des personnages plus que discutables et du fan service beaucoup trop présent, il n'y a décidément pas grand-chose de bon.
Ce Resident Evil est à des années-lumière des précédentes adaptations. Ici, pas de look stylé impeccable à la Leon Kennedy ni de veste en cuir immaculée à la Claire Redfield. Place à Bryan, coursier médical dont le quotidien consiste à acheminer des organes d’un hôpital à l’autre pour honorer son loyer. Le jeune homme coche toutes les cases du parfait loser : paumé, incapable d’aligner trois mots pour désamorcer ses crises de couple, et dépourvu du moindre instinct de conservation lorsqu’il accepte une ultime livraison payée au lance-pierre. La destination ? Raccoon City, évidemment!!! Visuellement, l’œuvre est impressionnante. La photographie(d’une grande maîtrise) nous sort un bestiaire qui ne doit rien aux textures génériques du numérique . Si certaines créatures évoquent les bestiolasses du jeu original, d’autres lorgnent avec malice sur quelques pépites du jeu vidéo indépendant et c'est là toute la force du film de ne pas ressortir en permanence du zombie vu et revu ad nauséum!! Mais on reste trop loin du jeu vidéo originel ; parce que le film n'arrive pas à se prendre au sérieux là où le jeu, tout ridicule qu'il puisse être , reste foncièrement premier degré. Ici, on tourne parfois au burlesque à la Evil Dead(que pour autant j'adore!) mais désolé dans RE on ne rigole pas!!. C'est d'autant plus dommage que Zach Cregger montre, dans le même temps, qu'il sait adapter du survival horror. C'est le meilleur Résident Evil que j'ai vu depuis bien longtemps mais je ne comprends toujours pas pourquoi quelqu'un d'aussi doué que Zach Cregger ne prend pas une bonne fois pour toutes" Code Véronica" ou "Resident Evil zéro" pour le suivre à la virgule prés et enfin nous pondre le film RE que ce jeu titanesque mérite.
Il existe une difficulté particulière dans l’adaptation d’un jeu vidéo au cinéma : le spectateur a perdu la manette.
Dans un jeu, traverser un espace, chercher une ressource ou atteindre un point situé à l’autre extrémité d’une carte constituent déjà des événements. Le joueur agit. Au cinéma, cette activité disparaît : nous regardons quelqu’un d’autre avancer.
C’était déjà une question qui m’avait intéressé devant Silent Hill : comment transporter vers le cinéma une dramaturgie conçue pour un joueur ? Avec Resident Evil, Zach Cregger apporte une réponse particulièrement convaincante : faire de la traversée elle-même le film.
Bryan, coursier médical, accepte une dernière livraison qui doit le conduire jusqu’à Raccoon City. La structure tient presque tout entière dans cette ligne : partir d’un point A pour atteindre un point B. Entre les deux, l’espace produit le récit.
On retrouve quelque chose que Greenland: Migration exploitait dans un autre registre : le film catastrophe comme traversée. Mais cette structure appartient également au langage du jeu vidéo : avancer, rencontrer un obstacle, chercher comment le franchir, survivre, avancer encore.
L’intelligence de Cregger consiste à ne pas considérer qu’adapter Resident Evil revient simplement à reproduire des créatures, des armes et les signes reconnaissables de la franchise. La véritable question devient : qu’est-ce que jouer à Resident Evil fait au joueur ?
Nous restons ainsi presque constamment arrimés à Bryan. L’environnement
devient une sorte d’adversaire général dont les monstres ne sont que les manifestations particulières. Nous n’avons plus la manette, mais nous continuons à observer l’espace, anticiper le danger et chercher mentalement des solutions.
Le spectateur ne joue plus matériellement. Il recommence pourtant à jouer mentalement.
On reconnaît également immédiatement Zach Cregger, alors même que Resident Evil travaille dans un registre presque inverse de celui d’Évanouis. Cette continuité passe notamment par Austin Abrams, plus périphérique dans le précédent film et désormais placé au centre du dispositif. Cregger exploite chez lui cette capacité à faire cohabiter vulnérabilité, nervosité et présence physique.
Bryan n’est jamais construit comme le survivant souverain dont les aptitudes semblaient attendre précisément cette catastrophe. Il reste un homme ordinaire auquel les circonstances imposent progressivement des comportements extraordinaires. Cregger ne le transforme pas en héros de jeu vidéo ; il transforme un homme ordinaire en personnage que les circonstances obligent à jouer.
La comparaison avec Évanouis devient alors presque un miroir inversé. Dans ce dernier, le mal était omniscient, pernicieux et largement invisible. Ici, il possède un corps : biologique, infectieux, monstrueux. Cregger passe de l’horreur de ce qui refuse de se montrer à celle de ce qu’il devient impossible de ne pas voir, sans perdre sa signature visuelle. Même continuité musicale avec Hays et Ryan Holladay, dans une partition logiquement plus démonstrative.
Mais ce qui m’a peut-être le plus intéressé est la manière dont le film travaille la panique.
Bryan se retrouve devant des problèmes dont la solution peut nous sembler évidente depuis notre fauteuil. Sous l’effet de la peur, cette évidence disparaît. L’urgence réduit son champ de perception et lui fait parfois privilégier une solution compliquée alors qu’une autre se trouvait presque sous ses yeux.
C’est une vieille question du cinéma d’horreur : pourquoi le personnage fait-il une chose aussi absurde ?
Cregger semble répondre : et vous, que feriez-vous si quelque chose essayait réellement de vous tuer ?
Bryan ne devient pas idiot. Il devient momentanément moins intelligent que sa peur.
Et c’est peut-être là que le film retrouve le plus subtilement l’expérience du survival horror. Le joueur connaît lui aussi ces instants où la pression lui fait gaspiller une ressource, prendre une mauvaise direction ou accomplir une action qu’il regrette aussitôt.
Cregger trouve ainsi un équivalent cinématographique de l’état mental du joueur. Il nous retire la possibilité d’agir, mais conserve le désir d’agir.
La construction peut dès lors rester extrêmement simple : un homme, une destination, un monde qui lui résiste. Chaque obstacle provoque un choix, chaque choix une conséquence. La ligne droite devient progressivement transformation.
C’est ce qui fait de ce Resident Evil une réussite. Zach Cregger a compris qu’un jeu vidéo n’était pas seulement une mythologie à reproduire, mais une expérience à traduire.
Et lorsque Bryan prend une décision que nous aurions juré ne jamais prendre à sa place, il reste une différence essentielle entre lui et nous : confortablement assis dans l’obscurité, nous sommes les seuls à savoir que le monstre ne viendra pas jusqu’à nous.
Personnellement, je déteste ce genre de film mais j’ai voulu sortir de ma zone de confort. Et pour une fois j’ai eu raison.. ce que j’adore dans ce genre de film, c’est stressé avec le personnage et me dire qu’à tout moment il peut tout simplement disparaître. Et c’est ce que j’ai ressenti sur pratiquement chacune des scènes.. heureusement qu’il y a certains temps mort qui permet de souffler. 
Une très bonne surprise ! Ce nouveau Resident Evil propose une ambiance angoissante et une tension qui donnent toute sa force à l’horreur. Le sentiment de danger et la lutte pour survivre rendent l’ensemble prenant, avec des scènes qui nous maintiennent sur le qui-vive. J’ai particulièrement apprécié cette approche sombre et immersive, qui rappelle le plaisir de progresser dans les jeux sans savoir ce qui nous attend au prochain détour. Un retour convaincant pour la franchise au cinéma !
Ce film a le mérite d'avoir de bons effets spéciaux, des monstres effrayants et cohérents avec les jeux vidéos, ainsi qu'une ambiance d'horreur parfois bien installée et des scènes avec de superbes lumières, renforcées par une colorimétrie sombre. Cependant, l'ambiance horreur est trop souvent désamorcée par une blague ou une mimique comique du personnage principal, auquel je n'ai même pas réussi à m'attacher. La fin est sincèrement grotesque et la scène des laborantins me laisse la sensation que le réalisateur a voulu nous faire rire, ce qui selon moi n'a rien à faire dans l'univers Resident Evil. Je ne me rappelle pas m'être marré devant l'un dans les jeux vidéos, alors pourquoi tenter d'integrer de l'humour dans le film ? C'est le gros point noir pour moi. J'oublierai rapidement ce film.
Je suis venu voir une adaptation du jeu, pas de son histoire, et c’est ce que j’ai vu. Un peu de peur, un peu d’humour, un peu de gore, parfait ! Et maintenant, un second volet reprenant les personnages du lore ce serait top.
Film d'horreur moyen, gore Ça reste accessible (rien de choquant), scénario assez simpliste !! Fidèle au jeu, bien réalisé. L'acteur principal est bien choisi, Le mec vraiment gentil, cool!! Les décors sont vraiment bien.
Le film est un mélange d'horreur et fantaisie, Après la première heure, ça devient cartoonesque. La première heure est pourtant bien, après c'est du horreur cartoon, c'est loufoque !!
Malgré la renommée du jeu, Le film n'est pas une référence des films d'horreur,ça divertie au plus. Sympa sans plus
Aussitôt sortie du cinéma, aussitôt oublié !! Du horreur fantaisie Vu à Bercy Village!!
Franchement pour moi c’est une note mériter, le film a de très bon scrimeurs ou jumpscare il est gore il fait peur il y a des moment de stresse de suspens le seul point négatif que j’ai à apporter sur ce film c’est le faite qui reprenne pas trop l’histoire du jeu de base mais je vois pas en quoi ce petit point négatif peut impacter la note finale.
Ce film est une mauvaise blague et le réalisateur a du prendre la moitié du budget dans ses poches. Le film est une énorme parodie pour le prochain scary movie . Le personnage parle toute les 3 min pour nous pondre des blagues sans queue ni tête qui casse toute dramaturgie,et l'ambiance, le personnage est irréaliste dans ses propos pour nous énervé. Aucun monstre de la saga n'ai présent ( leakers etc ... ) une réalisation basique et une fin digne d'un sketche pour les nuls . Vous allez certainement réhaussé les films de paul Anderson