The Shadow’s Edge est un thriller à l'ancienne, haletant et palpitant, qui alterne à plusieurs reprise différents genres, et différents rythmes, dans une intrigue qui mêle le conflit générationnel, à la fois dans les rapports humains, les méthodes d'enquête technologique moderne, mais également par son casting, partager entre la jeunesse et l'expérience.
Un vrai plaisir de retrouver Jackie Chan dans cette nouvelle aventure policière, qui rend hommage à ses rôles de prédilection, et dont on appréciera les chorégraphies de combat, mais il faut dire que son comparse, Tony Leung Ka Fai, incarne ce loup solitaire qui nous rappelle qu'il existe encore des antagonistes dignes de ce nom dans l'univers cinématographique.
D'un autre côté, il y a certains passages qui peuvent sembler confus et embrouillés, dû à un montage accéléré, coupé, comme dans une scène de combat contre deux adversaires, dans laquelle on ne se sentira pas entièrement satisfait, bien qu'elle recèle un instant d'humour, mais également dû à cette grande galerie de personnage secondaire, qui manque un peu de développement, de matière à laquelle se raccrocher.
Et même si le final déploie l'ampleur de son titre, cela peut aussi atténuer l'impact, et la gravité de tout ce que l'on vient de voir, à l'image de ces scènes d'actions qui s'enchaînent, et dans lesquelles nos héros se relèvent sans conséquence, interrogeant le coté un peu forcée, ou la crédibilité générale de cette dramaturgie.