Holding Liat
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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2026
Ce documentaire qui revient sur les évènements tragiques du 07/10/2023 et sur le traitement des otages israéliens et palestiniens est très intéressant à découvrir. Le réalisateur a choisi de suivre une famille d’otages israéliennes en relatant ce qu’elle a pu éprouver mais également la manière dont elle a réagi. A travers ce film, on découvre que les avis sont partagés et aussi critiques sur la façon dont le gouvernement israélien a traité les otages. Cela nous donne un éclairage intéressant sur la réalité de cette tragédie. Le film est bien réalisé sans parti pris délibéré.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 20/03/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
Lior Pardo
Lior Pardo

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mars 2026
Ce documentaire sur les événements du 7 octobre est très orienté en faveur des Palestiniens et donne une vision très partiale de l’histoire. Il manque de contexte, de nuance et ne reflète pas la complexité de la situation. Il existe d’autres documentaires beaucoup plus équilibrés et informatifs qui permettent de mieux comprendre les enjeux et les faits réels. Je ne recommande pas celui-ci.
Christian VALADE
Christian VALADE

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2026
Le documentaire suit la famille de Liat Beinin Atzili, citoyenne israélo-américaine enlevée le 7 octobre 2023 lors de l’attaque du kibboutz Nir Oz par le Hamas. Liat a été libérée le 29 novembre 2023 après 54 jours de captivité. Son mari, Aviv Atzili, a été tué lors de l'attaque et son corps retenu à Gaza. Le film a été tourné pendant sa captivité, puis poursuivi après sa libération, à travers les témoignages de ses proches, de ses enfants, de sa belle-mère Telma, et de la communauté du kibboutz.

Images et réalisation
Le film ouvre sur les images brutales de l’attaque du 7 octobre, prises sur le vif ou reprises d’archives. Loin de l’esthétisation de la violence, ces images ont une puissance documentaire, nécessaire, mais difficile : elles posent une limite émotionnelle forte pour le spectateur.

La réalisation de Brandon Kramer alterne images de télévision, captations d’interviews intimes, scènes de la vie quotidienne, et portraits poignants. Il en résulte un équilibre entre témoignage personnel et propos politique. Le visage devient un territoire de vérité : les regards, les silences, les expressions en disent autant que les mots.

Narration et discours
Le film refuse les simplifications manichéennes. Il laisse émerger une double critique :
celle des idéologies religieuses radicales, aussi bien du côté israélien que palestinien,
celle de dirigeants sourds à la paix, qu'ils soient du Hamas ou du gouvernement Netanyahou.

Le message central, porté par les proches de Liat, est une exhortation à désarmer les idéologies, à rompre avec la vengeance et à chercher des voies de coexistence. La phrase sur la population entre "le Jourdain et la mer" (environ 15 millions d'habitants, à moitié juifs, à moitié palestiniens) devient un mantra pour un vivre ensemble urgent, vital.

Musique et ambiance sonore
La musique, très discrète, laisse toute la place aux voix, aux silences, aux bruits du réel. Cette retenue donne plus de force au propos et à l'émotion brute qui se dégage du récit.

Pertinence et portée du film
Holding Liat ne se contente pas d’un témoignage tragique. Il agit comme un document politique et humaniste, en exposant sans fard la souffrance, la peur, mais aussi la volonté de paix. C’est un film d’engagement sans militantisme, d’une rare intelligence émotionnelle.

Il interroge à la fois :
le prix payé par les civils dans les conflits,
les échecs diplomatiques,
la responsabilité morale de chaque camp à sortir de la logique du pire.

Ce film mérite pleinement a été présenté au Festival International du Film de Muret (novembre 2025). Non seulement pour sa qualité artistique et documentaire, mais aussi pour sa force politique et morale. Il permettrait de faire dialoguer les publics sur une question d'actualité brûlante, rarement traitée avec autant de justesse : comment vivre ensemble dans un contexte de haine, de guerre et de mémoire fracturée

Conclusion
Holding Liat est un documentaire essentiel, émouvant, douloureux mais porteur d’espoir. Il est à la fois une mémoire d’une tragédie et une invitation à penser au-delà de la vengeance. Il s’inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale du Festival de Muret, où l’altérité et le vivre ensemble sont des valeurs fortes.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2025
Holding Liat, c'est avant tout un père, une mère, des enfants, qui ont tous perdu de vue leur fille/mère et son époux, retenus en otages dans le conflit Israélo-palestinien. Pas de nouvelles, une famille américano-israélienne rivée à son poste de télévision pour savoir si le nom de leurs proches fera irruption dans les listes d'otages relâchés, ou de ceux abattus... Évidemment, les négociations internationales entre les gouvernements américains et palestiniens/isaréliens pataugent, laissant ces famille dans une attente insoutenable. Holding Liat offre quelques scènes touchantes par moments, comme cet ambassadeur palestinien qui dit à mi-mots (les caméras l'embêtent) au père de famille qu'au-delà de ses convictions personnelles, il souhaite de tout cœur que sa fille s'en sorte, et que la guerre est insensée (une bien belle image de deux personnes intelligentes, ouvertes d'esprits malgré leurs oppositions religieuses, qui se soutiennent mutuellement), mais offre aussi quelques petites sorties de route de la frangine de Liat qui aurait mieux fait de ne pas être filmée. Elle représente tout ce que ce documentaire voudrait combattre : le désir de vengeance aveugle et idiot, voulant buter tout le monde en représailles, avec une magnifique pincée d'homophobie bien placée (elle aime bien insulter les homos, dans le docu... Ça ne nous a pas échappé). Les documentaires ont vocation à s'effacer devant la réalité, à laisser la vérité parler, mais on ne pense pas se mouiller trop en disant qu'on n'aurait pas perdu grand-chose à "oublier" de montrer cette personne... Heureusement, la fameuse scène finale "climax bouleversant" qui joue sur le sens du titre du docu, est assez touchante : contrairement à ce que laisse penser le titre, ce n'est pas spoiler: Liat qu'on retient, qu'on enlace, mais bien Liat qui serre de toutes ses forces son père ravagé par ses émotions, c'est plutôt "Liat Holding (his father)".
Et la scène nous va très bien comme ça, pour ce vieux monsieur qui en a déjà bien bavé, et qui mérite bien son gros câlin. A la production du docu, on retrouve Darren Aronofsky (ce qui explique un certain point de vue du côté des israéliens, mais plus léger qu'on ne l'imaginait), et dans l'ensemble on se dit que la durée idéale du docu aurait pu être aux alentours d'une heure (il y a bien trente minutes de redondances). Il n'en reste pas moins que voir un ambassadeur palestinien et un père de famille israélien se serrer la main sincèrement, aujourd'hui, c'est une image qui n'a pas de prix.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2026
Le 7 octobre 2023, Liat et Aviv Atzvili, résidents du kibboutz de Nir Oz, proche de la bande de Gaza, sont enlevés avec quelques 250 autres otages par le Hamas et disparaissent. Le documentariste américain Brandon Kramer, apparenté au père de Liat, un binational israélo-américain, prend des nouvelles de son lointain cousin qui s'apprête à venir à Washington sensibiliser les milieux dirigeants à la libération de sa fille. La caméra au poing, il ne le quittera plus.

Le 7-octobre est (aussi) un sujet éminemment cinématographique. L'assaut meurtrier du Hamas, la traque et la mise à mort de plus d'un millier de citoyens israéliens, les prises d'otages et la longue attente de leur libération constituent un matériau exceptionnel dont le cinéma aurait pu s'emparer. Plus de deux ans après les faits, il est étonnant qu'il ne l'ait pas fait plus souvent. "Holding Liat" est, à ma connaissance, le premier film sorti en France qui traite le sujet.

Il le fait sous la forme d'un documentaire. Sa seule existence est incroyable. Comment imaginer que la famille d'un otage ait accepté un tel tournage ? qu'elle ait accepté la présence d'une caméra dans son intimité et dans des moments aussi dramatiques ? Souci de documenter un pan de l'histoire familiale ? narcissisme ? inconscience ?

Le sujet du film pouvait laisser craindre un traitement lacrymal et univoque : une famille attend anxieusement la libération de l'otage, traverse des montagnes russes émotionnels au fur et à mesure des informations qu'elle reçoit et des espoirs de libération qu'ils nourrissent. Et le tout se termine soit par l'explosion de joie des retrouvailles, soit par l'explosion de tristesse de l'annonce du décès. Mais Holding Liat se révèle autrement plus riche.

Cette richesse, il le doit à la famille de Liat. Ses parents sont des Juifs sionistes ashkénazes du New Jersey, animé par l'idéal sioniste, venus travailler dans un kibboutz au début des années 70 et installés en Israël depuis lors. Le propre oncle de Liat faisait partie de l'équipée sioniste mais a fait demi-tour au bout de deux ans, dégoûté de découvrir que l'Etat sioniste se construisait sur la base de la négation de l'identité palestinienne, et est retourné en Oregon enseigner l'histoire du Moyen-Orient. Le père de Liat, lui, est resté en Israël ; mais il nourrit une hostilité atavique à l'égard de la droite religieuse et de Benjamin Netanyahou auquel il reproche d'avoir pris prétexte du 7-octobre pour lancer une opération de nettoyage de Gaza et de se désintéresser du sort des otages.

On le voit arpenter les couloirs des lieux de pouvoirs de Washington, y être reçu par des sénateurs et des représentants, participer même à une levée de fonds organisée par les Loubavitch et à la marche du 14 novembre sur le Mall organisée par les Jewish Federations of North America. Il ne partage pas leurs opinions politiques et ne se retient pas de temps en temps de leur apporter la contradiction ; mais il sait que la libération de Liat lui fait devoir de taire ses critiques.

Je recommande chaleureusement ce documentaire à tous, sioniste ou anti-sioniste, pro- ou anti-palestinien. La dignité et la grandeur d'âme de ses protagonistes forcent l'admiration, notamment celles de la mère, taiseuse, mais qui n'en pense pas moins, de Liat, qui tente, sans toujours y parvenir, d'endiguer la colère de son mari. "Holding Liat" est tout sauf un film de propagande ; mais l'image qu'il donne d'Israël est positive. Il montre que dans ce pays, riche de tant de vagues d'immigration, de tant de sensibilités politiques différentes, le dissensus et l'esprit de nuance ont droit de cité. Il montre qu'on peut être horrifié par les attaques du 7-octobre, qu'on peut même, comme c'est le cas de la famille de Liat, en être la victime, mais qu'on peut pour autant critiquer les représailles massives ordonnées par Netanyahou à Gaza.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2026
Prix du meilleur documentaire ( Berlin 2026 ), " holding Liat " suit l'attente de la libération d'une mère de famille, de la gauche Israëlienne, prise en otage lors des évènements du 7 octobre.

C'est la dernière demi-heure qui donne tout son intérêt ( selon moi ) à ce documentaire qui parvient à capter une palette étendue de sentiments humains.

Le noyau de ce " holding Liat " est sans doute la puissance de l'empathie inaltérable et la pulsion de vie, qui s'expriment à l'état brut dans le témoignage final de Liat.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2026
Douleur et déchirement politique d'une famille israélienne d'otages du 7 octobre .

Ce n'est pas dans une dizaine de salles qu'aurait du être diffusé ce documentaire formidable mais en prime time sur le petit écran d'un vrai service public audiovisuel (nostalgie des dossiers de l'écran) pour nous changer du flot d'actualités manichéennes déversé quotidiennement.
Rob C.
Rob C.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2026
Film très émouvant. C’est intéressant de voir un point vue différent et tout assez fort. Le père et la sœur de Liat sont incroyables de force et de courage
Christophe C.
Christophe C.

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 avril 2026
Un film très émouvant et profond qu’il faut voir absolument.
Il permet de ressentir de l’intérieur l’horreur de la guerre et des otages. Sans polémique, pour changer de posture et plonger dans la vie d’une famille israelienne à ces moments dramatiques,
zefox75
zefox75

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2026
Exceptionnel Enfin un traitement honnête de cette catastrophe avec différents avis À ne pas manquer
Marie-Pierre Pancrazi
Marie-Pierre Pancrazi

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2025
Ce film rend compte de la complexité de la situation et de la complexité du ressenti des otages et de leur famille qui malgré leur souffrance demeurent lucides sur les motivations des gouvernants de part et d’autre
Ils ne s’éloignent jamais de leur idéal de paix et de fraternité
le témoignage de l’otage est puissant d’humanité
Bernard R
Bernard R

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2026
Je ne l'avais pas mis dans les films à cause des notes moyennes. Je me suis laissé entraîner et je ne regrette pas. Émouvant et fin. Les deux ne vont pas toujours ensemble. Là, si.
Joshin
Joshin

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2026
J'ai vu ce film au festival de Auch en octobre 2025 et c'était bien. Je trouve pas que le documentaire n'a pas trop dramatisé l'histoire et on arrive à sentir la tension et les émotions de la famille tout au long du film.
Emmanuelle Bernard-Vigne
Emmanuelle Bernard-Vigne

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2026
Bouleversant, humain, nuancé… un documentaire nécessaire qui prend aux tripes et reste un playdoyer pour la paix . Je ne comprends pas la frilosité des distributeurs ! 17 salles seulement . Pourtant récompenser au festival de Berlin 25
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2026
Intéressant Documentaire qui mêle sans cesse l'intime à l'universel, passant des conflits individuels à des tensions Internationales ! C'est un récit Humaniste passionnant et nuancé puisque tout n'est pas N&B , c'est plus complexe que cela !
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