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UNE AUBE NOUVELLE
12 août 2026 |
De Yoshitoshi Shinomiya
Avec Riku Hagiwara, Kotone Furukawa, Miyu Irino
Titre original Hana rokushō ga akeru hi ni
L’usine de la famille Obinata, spécialisée dans les feux d’artifice, est sur le point d’être fermée administrativement. Autrefois nichée au cœur d’une forêt verdoyante, le site est désormais recouvert de panneaux solaires, et une route départementale doit bientôt traverser l’emplacement de l’usine. Depuis quatre ans, Keitaro s’est enfermé dans cette usine désaffectée, où il fabrique seul des feux d’artifice. Il est obsédé par le mystère du shuhari, un feu d’artifice fantôme censé représenter l’univers, que son père avait créé juste avant de disparaître. Avant la confiscation de l’usine, Keitaro est déterminé à lancer le shuhari de son père. Hanté par ses souvenirs, il fait appel à son frère Chicchi et à son amie d’enfance Kaoru pour faire éclater Une Aube Nouvelle.
Il y a des films pour lesquels il faut distinguer la forme et le fond. Dans mon cas, c’est souvent le cas pour les films d’animation, cela s’impose naturellement. De plus, selon le film, j’ai tendance à privilégier l’un ou l’autre. Cela dépend essentiellement de la force des images et de leur pouvoir magique de m’embarquer ou pas dans l’univers du réalisateur.
Yoshitoshi Shinomiya a parfaitement réussi son coup en me subjuguant dès les premières images. Son feu d’artifices, je parle du film en entier et pas seulement l’apothéose, offre une palette de couleurs extraordinaire dont les peintres impressionnistes seraient fiers. J’avais souvent envie d’appuyer sur la touche pause pour m’immerger dans les tableaux, l’influence des estampes japonaises est prégnante. Ici j’évoque le côté subjectif du film mais une autre regard plus objectif est nécessaire.
Il s’agit d’admirer la maîtrise technique des images animées avec des prises de vue d’ombres et de reflets extraordinaires. J’avis parfois l’impression que l’on imitait des effets d’une caméra, notamment avec des jeux sur la profondeur du champ. C’est le travail d’un maestro.
Après ces louanges j’ai néanmoins un bémol en ce qui concerne le scénario que j’ai trouvé un peu brouillon. On évoque le choc du monde ancien et la modernité, le besoin pour la jeunesse de s’exprimer, les problèmes écologiques. Cependant le tout reste flou pour un public français, il est fort probable que le spectateur japonais y voie plus clair.
12 août 2026 |
De Yoshitoshi Shinomiya
Avec Riku Hagiwara, Kotone Furukawa, Miyu Irino
Titre original Hana rokushō ga akeru hi ni
L’usine de la famille Obinata, spécialisée dans les feux d’artifice, est sur le point d’être fermée administrativement. Autrefois nichée au cœur d’une forêt verdoyante, le site est désormais recouvert de panneaux solaires, et une route départementale doit bientôt traverser l’emplacement de l’usine. Depuis quatre ans, Keitaro s’est enfermé dans cette usine désaffectée, où il fabrique seul des feux d’artifice. Il est obsédé par le mystère du shuhari, un feu d’artifice fantôme censé représenter l’univers, que son père avait créé juste avant de disparaître. Avant la confiscation de l’usine, Keitaro est déterminé à lancer le shuhari de son père. Hanté par ses souvenirs, il fait appel à son frère Chicchi et à son amie d’enfance Kaoru pour faire éclater Une Aube Nouvelle.
Il y a des films pour lesquels il faut distinguer la forme et le fond. Dans mon cas, c’est souvent le cas pour les films d’animation, cela s’impose naturellement. De plus, selon le film, j’ai tendance à privilégier l’un ou l’autre. Cela dépend essentiellement de la force des images et de leur pouvoir magique de m’embarquer ou pas dans l’univers du réalisateur.
Yoshitoshi Shinomiya a parfaitement réussi son coup en me subjuguant dès les premières images. Son feu d’artifices, je parle du film en entier et pas seulement l’apothéose, offre une palette de couleurs extraordinaire dont les peintres impressionnistes seraient fiers. J’avais souvent envie d’appuyer sur la touche pause pour m’immerger dans les tableaux, l’influence des estampes japonaises est prégnante. Ici j’évoque le côté subjectif du film mais une autre regard plus objectif est nécessaire.
Il s’agit d’admirer la maîtrise technique des images animées avec des prises de vue d’ombres et de reflets extraordinaires. J’avis parfois l’impression que l’on imitait des effets d’une caméra, notamment avec des jeux sur la profondeur du champ. C’est le travail d’un maestro.
Après ces louanges j’ai néanmoins un bémol en ce qui concerne le scénario que j’ai trouvé un peu brouillon. On évoque le choc du monde ancien et la modernité, le besoin pour la jeunesse de s’exprimer, les problèmes écologiques. Cependant le tout reste flou pour un public français, il est fort probable que le spectateur japonais y voie plus clair.
"Une aube nouvelle" séduit par sa poésie et par cette idée assez belle de vouloir préserver une mémoire à travers un geste artistique. La mise en scène sait créer de véritables instants de grâce, notamment lorsque les feux d’artifice viennent illuminer ce décor voué à disparaître. Mais le film reste parfois trop contemplatif et énigmatique. Le mystère du shuhari peine à justifier toute l’importance que lui accorde le récit, tandis que certains personnages restent à distance.
Plutôt bien fait sur la forme, le film pèche malheureusement par un scénario qui présente des enjeux assez confus, des ressorts psychologiques assez mal amenés et surtout un manque d’essence et de poésie (beaucoup trop de choses sont traitées en si peu de temps) qui nous empêche de nous attacher aux personnages et situations. On voudrait s’impliquer plus, mais la narration nous laisse assez froid et distants. C’est étonnant à ce point, même de la part d’une animation japonaise et de son réalisateur qui a travaillé sur des œuvres bien plus impactantes.
Une belle réalisation graphique qui éblouit par la minutie du détail, créant une véritable identité visuelle, et qui donne l'impression de peindre chacune des images.
Entre le récit initiatique, mais aussi la fable écologique et politique, l'on suit trois personnages qui représentent toute l'ambiguïté des enjeux qui animent chacun d'entre nous, trois étapes d'un apprentissage, dont l'un d'eux parviendra à cristalliser toute une palette de notions : à la fois du passé, le rêve et l'enfance, la nature et ses paysages, la diversité et la variété des plantes et des animaux. Un monde piétiné volontairement par l'industrialisation et la mondialisation qui s'étend et vide les étangs et les océans, dans lequel gît pourtant le lien qui nous rattache à la terre, à la mère, à nos origines, ce qui nous manque et que l'on cherche, que l'on pourchasse dans nos élans de nostalgie et de mélancolie, cette beauté inachevée qui tend à s'estomper.
La force du récit vient de la lucidité de son auteur, qui ne délivre pas ici le message d'espoir habituel, mais celui de la résilience et de la conscience de tout ce qui est voué à disparaitre, ne s'agissant pas d'une quête pour sauver ou changer les choses, mais pour les accepter, et s'y adapter.
Pour une toute première œuvre, Yoshitoshi Shinomiya nous offre un souffle de résistance, une dernière révérence, comme une ode à l'art et à l'artisanal, retrouvant pendant un bref instant cette connexion collective, ce frisson perdu et suspendu hors du temps, dans la résonance éphémère d'une bulle de lumière.
C'est dans le puits de nos vestiges que se trouve le prestige, l'alchimie de l'accomplissement du Shuhari, signant aussi la fin de la magie.
D'un autre côté, c'est un tourbillon à grande vitesse, très rythmé, ne laissant que peu de temps pour respirer, cherchant à placer un maximum de thématiques un peu trop diluées et condensées, dont il peut être difficile de vraiment se positionner, ou d'apprivoiser chaque personnage, leur situation et leur background.
Alors que le spectateur commence tout juste à ressentir ses personnages, ou est emporté dans une explication, une révélation mystique, mais qui est expliquée, racontée, plutôt que de favoriser cette lente et intense montée vers l'explosion de l'émotion, d'être submergé par cette évocation et cette émanation à la fois poétique et cosmique.
Ainsi, la fin et l'épilogue pourront laisser un peu perplexes, ne parvenant pas à atteindre leur point culminant et impactant, percevant l'idée, mais sans être attachés, ni touchés.
Si on parvient à considérer le tout comme une toile de maître, le film serait presque comme un folioscope, l'assemblage de différentes représentations fixes, dont le cheminement et le mouvement nous laisseront entrevoir et percevoir une forme de beauté contemplative, comme une étoile filante et persistante sur la rétine, pour y imprimer, et nous imprégner d'une sensation visible, mais inaccessible.
Entre le récit initiatique, mais aussi la fable écologique et politique, l'on suit trois personnages qui représentent toute l'ambiguïté des enjeux qui animent chacun d'entre nous, trois étapes d'un apprentissage, dont l'un d'eux parviendra à cristalliser toute une palette de notions : à la fois du passé, le rêve et l'enfance, la nature et ses paysages, la diversité et la variété des plantes et des animaux. Un monde piétiné volontairement par l'industrialisation et la mondialisation qui s'étend et vide les étangs et les océans, dans lequel gît pourtant le lien qui nous rattache à la terre, à la mère, à nos origines, ce qui nous manque et que l'on cherche, que l'on pourchasse dans nos élans de nostalgie et de mélancolie, cette beauté inachevée qui tend à s'estomper.
La force du récit vient de la lucidité de son auteur, qui ne délivre pas ici le message d'espoir habituel, mais celui de la résilience et de la conscience de tout ce qui est voué à disparaitre, ne s'agissant pas d'une quête pour sauver ou changer les choses, mais pour les accepter, et s'y adapter.
Pour une toute première œuvre, Yoshitoshi Shinomiya nous offre un souffle de résistance, une dernière révérence, comme une ode à l'art et à l'artisanal, retrouvant pendant un bref instant cette connexion collective, ce frisson perdu et suspendu hors du temps, dans la résonance éphémère d'une bulle de lumière.
C'est dans le puits de nos vestiges que se trouve le prestige, l'alchimie de l'accomplissement du Shuhari, signant aussi la fin de la magie.
D'un autre côté, c'est un tourbillon à grande vitesse, très rythmé, ne laissant que peu de temps pour respirer, cherchant à placer un maximum de thématiques un peu trop diluées et condensées, dont il peut être difficile de vraiment se positionner, ou d'apprivoiser chaque personnage, leur situation et leur background.
Alors que le spectateur commence tout juste à ressentir ses personnages, ou est emporté dans une explication, une révélation mystique, mais qui est expliquée, racontée, plutôt que de favoriser cette lente et intense montée vers l'explosion de l'émotion, d'être submergé par cette évocation et cette émanation à la fois poétique et cosmique.
Ainsi, la fin et l'épilogue pourront laisser un peu perplexes, ne parvenant pas à atteindre leur point culminant et impactant, percevant l'idée, mais sans être attachés, ni touchés.
Si on parvient à considérer le tout comme une toile de maître, le film serait presque comme un folioscope, l'assemblage de différentes représentations fixes, dont le cheminement et le mouvement nous laisseront entrevoir et percevoir une forme de beauté contemplative, comme une étoile filante et persistante sur la rétine, pour y imprimer, et nous imprégner d'une sensation visible, mais inaccessible.
Une aube nouvelle traite d'un sujet intéressant et fait écho à des questionnements sociétales sur le monde du travail mais aussi sur l'écologie. On ne peut pas nier la cohérence du propos ni son traitement d'une grande sobriété qui évite soigneusement l'utopie mais aussi le mélodrame désespéré. Néanmoins il est difficile de s'attacher à ces personnages assez creux qui peinent à incarner certains idéaux. On regarde le film de manière assez détaché et on finit aussi un un peu par s'ennuyer même si le film n'est pas dénué d'une certaine beauté plastique. Le fait que l'ensemble repose quasiment sur une seule action vient créer une sorte de déficit de la représentation amplifiée par la platitude des personnages. On gardera en tête une très belle scène-
spoiler:
le feu d'artifice-
ainsi que la qualité des musiques souvent très belles mais l'ensemble manque vraiment d'incarnation, ce qui est bien dommage.
ainsi que la qualité des musiques souvent très belles mais l'ensemble manque vraiment d'incarnation, ce qui est bien dommage.
l'animation est de qualité, mais le scénario est, je trouve, un peu mince. quant à la fin, elle m'a laissé un peu perplexe
Sensible, tendre, dessin magnifique, couleurs et animation dynamique avec beaucoup de sensibilité, d'émotions. L'histoire , j'ai beaucoup aimé, sur la transmission, la fraternité. Un moment de plaisir et grâce avec. Ce dessin et ces voix douces, pleines de charmes.
Malgré l'excellente réalisation graphique, on reste sur sa faim. L'épilogue est par trop prévisible, annoncé de manière répétée. Au fond, c'est une déception quand on connaît les qualités intrinsèques du cinéma d'animation japonais.
Comme toujours quand il s'agit d'animation japonaise le graphisme est resplendissant et l'animation soignée.
Mais hélas l'histoire est peu intéressante et demeure paradoxalement difficile à suivre pour qui n'est pas assez concentré.
Une réussite en demi-teinte dira-t-on.
Mais hélas l'histoire est peu intéressante et demeure paradoxalement difficile à suivre pour qui n'est pas assez concentré.
Une réussite en demi-teinte dira-t-on.
nous passons un bon moment avec des images qui oscillent entre impressionnisme et nostalgie. Puis, nous sommes cueillis par des plans d'une redoutable précision. les portraits sont touchants et drôles. c'est prometteur !
La bande-annonce du film, signé par Yoshitoshi Shinomiya, directeur artistique des films de Makoto Shinkai donnait inévitablement envie.
Et oui, le film est beau, les images sont sublimes, les couleurs sont incroyables, avec une palettes de couleurs qui change en permanence. Donnant une atmosphère tantôt océanique, tantôt Ghibliesque.
Le spectateur reste bouche-bée devant cette étalage de maîtrise technique, ressemblant plus à un rêve coloré qu’à un long métrage d’animation.
Les reproches à faire au film tiennent plus à son scénario réduit à une peau de chagrin, à l’absence de développement des personnages :
Impossible de comprendre les raisons qui poussent les 3 protagonistes à tantôt souhaiter conserver coûte que coût la fabrique artisanale de feux d’artifice et tantôt l’abandonner et aller de l’avant.
On sent que le film a été construit d’après des séquences grandioses, et qu’il fallait combler les « trous » entre chacune de ses séquences par des scènes de dialogues et d’exposition souvent maladroites et inintelligibles.
Difficile également de comprendre la fin de l’histoire, tant les protagonistes eux-mêmes ne l’expliquent pas clairement.
On sent que le scénario n’a pas été relu par une tierce personne avant la mise en production du film, sinon, l’histoire aurait été raconté de manière à ce que le spectateur comprenne l’histoire et adhère aux thématiques du film.
Au final, le légendaire feu d’artifice n’est qu’un prétexte pour le héros Keitaro de ressasser le passé, alors qu’il ne semble pas vraiment être attaché à l’héritage familial de la fabrique des feux d’artifice (c’est Kaoru pour le coup), ni de l’atelier lui servant de maison, il sert d’objectif inatteignable comme raison pour rester là.
Les thématiques du film sont trop légères et pas assez centrales pour réellement intéresser le spectateur et donner de la profondeur au film.
Il y a une critique assez bizarre des énergies renouvelables qui s’opposeraient aux traditions japonaises, ce qui n’a aucun sens.
Au final, un film brillant sur sa partie esthétique, qui rappelle que les Japonais sont les seuls à maîtriser cet art, mais dénué de sens profond et d’une histoire solide.
Et oui, le film est beau, les images sont sublimes, les couleurs sont incroyables, avec une palettes de couleurs qui change en permanence. Donnant une atmosphère tantôt océanique, tantôt Ghibliesque.
Le spectateur reste bouche-bée devant cette étalage de maîtrise technique, ressemblant plus à un rêve coloré qu’à un long métrage d’animation.
Les reproches à faire au film tiennent plus à son scénario réduit à une peau de chagrin, à l’absence de développement des personnages :
Impossible de comprendre les raisons qui poussent les 3 protagonistes à tantôt souhaiter conserver coûte que coût la fabrique artisanale de feux d’artifice et tantôt l’abandonner et aller de l’avant.
On sent que le film a été construit d’après des séquences grandioses, et qu’il fallait combler les « trous » entre chacune de ses séquences par des scènes de dialogues et d’exposition souvent maladroites et inintelligibles.
Difficile également de comprendre la fin de l’histoire, tant les protagonistes eux-mêmes ne l’expliquent pas clairement.
On sent que le scénario n’a pas été relu par une tierce personne avant la mise en production du film, sinon, l’histoire aurait été raconté de manière à ce que le spectateur comprenne l’histoire et adhère aux thématiques du film.
Au final, le légendaire feu d’artifice n’est qu’un prétexte pour le héros Keitaro de ressasser le passé, alors qu’il ne semble pas vraiment être attaché à l’héritage familial de la fabrique des feux d’artifice (c’est Kaoru pour le coup), ni de l’atelier lui servant de maison, il sert d’objectif inatteignable comme raison pour rester là.
Les thématiques du film sont trop légères et pas assez centrales pour réellement intéresser le spectateur et donner de la profondeur au film.
Il y a une critique assez bizarre des énergies renouvelables qui s’opposeraient aux traditions japonaises, ce qui n’a aucun sens.
Au final, un film brillant sur sa partie esthétique, qui rappelle que les Japonais sont les seuls à maîtriser cet art, mais dénué de sens profond et d’une histoire solide.
Petite déception; belles images, point fort de l’œuvre, l’idée est bien comprise, mais le scénario très très brouillon, et le sentiment de grosses longueurs alors que le film est paradoxalement assez court.
Les couleurs sont incroyables, parcontre un peu déçu du feu d’artifice qui me semblait moins spectaculaire que ce qui était annoncé. L’histoire est simple mais j’ai eu du mal a accrocher. Les scènes droles ? Faisais un peu trop a mon avis
Un film d animation entre un manga (la représentation des personnages, certaines phases d'animation) et les studios Ghibli (pour l'ambiance). Les décors sont une vraie réussite malheureusement gâché par une histoire confuse (malgré la ressemblance avec les thématiques de Miyazaki) avec des flashbacks peu clairs. Et la musique reste un peu mièvre, notamment la chanson du générique de fin.
Une Aube Nouvelle est une véritable réussite visuelle. Yoshitoshi Shinomiya livre une animation d'une grande finesse, portée par des décors somptueux et une direction artistique moderne aux palettes de couleurs audacieuses. La bande originale, mêlant habilement sonorités lo-fi et électroniques, renforce cette volonté de modernité. Derrière son récit intimiste, le film interroge l'industrialisation qui efface peu à peu les espaces naturels, tout en explorant les liens d'amitié confrontés au temps qui passe et aux choix de la vie adulte. Son rythme contemplatif pourra toutefois dérouter certains spectateurs en quête d'un récit plus dynamique. Touchant, lumineux et délicat, le film séduit davantage par son atmosphère et sa sensibilité que par un scénario finalement assez classique. Une belle proposition pour les amateurs de slice of life.
Au cœur du récit se trouve une ancienne fabrique de feux d'artifice vouée à disparaître, dernier vestige d'un monde en train de s'effacer. À travers la quête du légendaire « shuhari », création mystérieuse laissée en héritage par un père disparu, Keitaro tente autant de préserver une mémoire familiale que de retenir un passé qui lui échappe. Le film s'intéresse ainsi à la transmission, aux racines et à la transformation des territoires, lorsque routes et nouveaux aménagements menacent l'équilibre d'habitants attachés à leur environnement. Malgré des enjeux importants, le ton demeure constamment léger et accessible, soutenu par un humour tendre et souvent mignon. Certains spectateurs pourront regretter le manque de drame ou de rebondissements plus marqués, mais ce choix semble pleinement assumé par la mise en scène. Une Aube Nouvelle cultive avant tout une atmosphère good vibe, douce et réconfortante. Si son scénario reste agréable à suivre, il n'apporte toutefois rien de particulièrement novateur au genre.
Le film trouve ainsi son équilibre dans cette simplicité assumée, laissant derrière lui une impression de douceur persistante.
Au cœur du récit se trouve une ancienne fabrique de feux d'artifice vouée à disparaître, dernier vestige d'un monde en train de s'effacer. À travers la quête du légendaire « shuhari », création mystérieuse laissée en héritage par un père disparu, Keitaro tente autant de préserver une mémoire familiale que de retenir un passé qui lui échappe. Le film s'intéresse ainsi à la transmission, aux racines et à la transformation des territoires, lorsque routes et nouveaux aménagements menacent l'équilibre d'habitants attachés à leur environnement. Malgré des enjeux importants, le ton demeure constamment léger et accessible, soutenu par un humour tendre et souvent mignon. Certains spectateurs pourront regretter le manque de drame ou de rebondissements plus marqués, mais ce choix semble pleinement assumé par la mise en scène. Une Aube Nouvelle cultive avant tout une atmosphère good vibe, douce et réconfortante. Si son scénario reste agréable à suivre, il n'apporte toutefois rien de particulièrement novateur au genre.
Le film trouve ainsi son équilibre dans cette simplicité assumée, laissant derrière lui une impression de douceur persistante.
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