Avant de signer son tout premier long-métrage, le réalisateur Yoshitoshi Shinomiya était avant tout connu comme un artiste peintre et illustrateur de renom. C'est son style pictural unique, caractérisé par des touches de couleur vibrantes et une sensibilité poétique, qui insuffle à Une aube nouvelle cette identité visuelle si singulière, très proche d'une toile en mouvement.
Bien que l’histoire soit profondément ancrée dans la culture et les paysages nippons, le film est le fruit d’une collaboration internationale majeure. Le long-métrage a en effet été coproduit par la célèbre société japonaise Asmik Ace Entertainment et la maison de production française Miyu Productions, spécialisée dans l'animation d'auteur.
Avant d’arriver sur les écrans français en août 2026, Une aube nouvelle a connu un très beau parcours en festival. Le film a d’abord été dévoilé en première mondiale lors de la prestigieuse Berlinale en février 2026, avant de s'envoler pour le Festival d'Annecy où il a remporté le très convoité Prix du jury Contrechamp.
Au cœur du scénario se trouve le concept du "Shuhari", un feu d'artifice mythique censé représenter l'univers tout entier, que le jeune Keitaro tente de recréer. Ce terme est en réalité emprunté aux arts martiaux traditionnels japonais et décrit les trois étapes de l'apprentissage : d'abord suivre les règles (shu), s'en détacher (ha), pour enfin transcender la technique et créer sa propre voie (ri).
Pour accompagner la mélancolie et la poésie visuelle de son film, Yoshitoshi Shinomiya a fait appel au musicien et compositeur Shuta Hasunuma. Connu pour ses créations d'art sonore et sa pop électronique orchestrale, Hasunuma a conçu une bande originale texturée, mêlant subtilement sonorités acoustiques et motifs électroniques pour souligner le contraste entre nature disparue et modernité industrielle.