Ce film est présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025 et a reçu une mention spéciale pour la Caméra d’or.
Outre Cannes, Un jour avec mon père a été présenté dans de nombreux festivals à travers le monde, à l’image de ceux de Sydney, Karlovy Vary, Busan, Athènes ou encore Bangkok.
Il s’agit du premier long-métrage réalisé par Akinola Davies. Auparavant, ce dernier avait notamment réalisé le court-métrage Lizard (2020) ainsi qu’un épisode de la mini-série Foresight (2021).
Outre la réalisation du film, Akinola Davies Jr. en a également signé le scénario, écrit à quatre mains avec son frère, Wale. Les deux hommes ont développé l’idée d’Un jour avec mon père pendant plus de dix ans, en s’inspirant de la perte de leur propre père alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. C’est en 2012 que Wale Davies a écrit une première version du scénario qui a ensuite évolué au cours des années suivantes. Au départ, il ne devait d’ailleurs pas s’agir d’un long-métrage mais d’un court-métrage.
Avec Un jour avec mon père, Akinola et Wale Davies retrouvent la productrice Rachel Dargavel qui avait notamment produit le court-métrage Lizard (2020).
Le film a été tourné à plusieurs endroits du Nigéria, notamment dans sa plus grande ville, Lagos, ainsi qu’à Ibadan, qui est la troisième ville du pays.
Trouver le style visuel du film a été un vrai défi pour l’équipe technique, notamment pour la cheffe costumière PC Williams. En effet, cette dernière a eu du mal à se replonger dans le Nigéria des années 1990 car il existe finalement peu d’archives de cette époque, contrairement aux années 1960 et 1970. Elle a ainsi demandé à Akinola et Wale Davies de consulter leurs photos d’enfance où leur mère est présente et sur lesquelles il est également question de l’enterrement de leur père. Grâce à cette approche intime et atypique, PC Williams s’est sentie davantage libre sur un plan artistique, pour réfléchir à ce qu’elle voulait raconter à travers les couleurs et les matières ainsi qu’à travers le mélange des tenues occidentales et traditionnelles.
Les personnages des deux jeunes frères du film sont interprétés par Chibuike Marvellous Egbo et Godwin Egbo, qui le sont également dans la vraie vie.
Le film a été tourné sur pellicule 35 mm et non pas en numérique pour faire ressortir davantage les souvenirs et le chagrin des enfants.
La nature, les insectes sont très présents dans le film, parce que d'une part, il y en a beaucoup à Lagos. Par ailleurs, symboliquement, leur présence signifie le grouillement de la ville. Comme le long-métrage est filmé du point de vue des enfants, les petits détails sont exacerbés parce qu'ils voient des choses que les adultes ne voient pas.