Moulin
Note moyenne
3,6
563 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

162 critiques spectateurs

5
21 critiques
4
52 critiques
3
41 critiques
2
25 critiques
1
16 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Direct-actu.fr

409 abonnés 583 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2026
Moulin de László Nemes retrace les derniers jours de Jean Moulin, confronté à Klaus Barbie. Un huis clos sur la résistance humaine face à la barbarie. Juin 1943, Jean Moulin (Gilles Lellouche) tente d'unifier les forces de la Résistance lorsqu'il est arrêté à Caluire. Conduit devant Klaus Barbie (Lars Eidinger), chef de la Gestapo de Lyon, il devient l'objet d'une confrontation psychologique où chaque parole peut compromettre des réseaux entiers. Les interrogatoires se succèdent, entre manipulation, intimidation et violence.

Gilles Lellouche joue un rôle historique autant dans une prestation physique que psychologique. Gilles Lellouche ne ressemble pas physiquement, il ne cherche pas à le faire, sa diction si particulière finit par se fondre dans le texte. Un rôle physique, où des silences, un regard dans le vide expriment plus qu'on ne peut en écrire. Le courage prend une dimension psychologique particulièrement intéressante, puisqu'il ne repose pas sur l'absence de peur, mais sur la capacité à continuer malgré elle. Face à lui, Lars Eidinger incarne un Klaus Barbie particulièrement inquiétant dans sa manière de conserver une apparente courtoisie. Sa violence passe d'abord par le langage, les regards et cette capacité à transformer une conversation en rapport de domination.

Les interrogatoires installent une temporalité particulière, où l'attente devient presque aussi éprouvante que la violence. Klaus Barbie multiplie les stratégies psychologiques, alternant courtoisie, intimidation et fausses perspectives de liberté. Ils apprennent une histoire, une identité nouvelle, des scénarii de vie... Et ne peuvent avoir confiance en personne. Les résistants vivent plusieurs existences simultanément, celle qu'ils présentent aux autres et celle qu'ils doivent protéger.

Moulin propose un ensemble de choix et d'angles d'analyses. Tout cela pose une question propre au cinéma historique : jusqu'où peut-on représenter la souffrance sans transformer le supplice en spectacle ?
margauxdb
margauxdb

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2026
Découvert à Cannes, un grand film sur un moment précis de la vie de Moulin, la rencontre tragique avec la logique d’extermination et d’écrasement nazie, en la personne de Klaus Barbie. Ce film est christique, remarquablement écrit et interprété … la mise en scène élégante de Nemes permet la traversée de l’enfer ….
suzanne_jarry
suzanne_jarry

4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2026
Avant première: bon film mais je ne suis pas convaincu par le jeu d’acteur de tous le monde sauf de Barbie
Justine Critique
Justine Critique

5 abonnés 84 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2026
Un portrait psychologique des dernières heures qui ont façonné la légende de Jean Moulin…
Plutôt que de retracer le parcours de Jean Moulin, ses missions et son rôle dans la Résistance, le film fait le pari de raconter l’homme derrière la figure historique. Un homme ordinaire devenu Max, chef de la Résistance mais aussi un homme faillible, terrifié à l’idée de ne pas tenir face à une torture physique et psychologique destinée à briser les résistants et à leur arracher leurs secrets.

La réalisation sombre et immersive retranscrit avec intelligence le climat anxiogène de l’Occupation où la violence et la peur s’immiscent dans le quotidien.

L’interprétation laisse plus mitigé. Si Gilles Lellouche parvient à retranscrire les doutes, la peur et cette force insoupçonnée qui finit par se révéler, il semble parfois éloigné de la figure historique que l’on imagine malgré une arrogance et un sarcasme qui rappellent certains traits du personnage. À ses côtés, Klaus Barbie, brillamment interprété, incarne une cruauté glaçante qui rend leur confrontation particulièrement saisissante.

Un film qui rappelle avec force que derrière les héros se cachent parfois des hommes ordinaires avec leurs failles et leurs doutes capables de se dépasser dans les heures les plus sombres. Car le courage ne réside pas dans l’absence de peur mais dans la force de tenir malgré elle et c’est peut-être là que réside toute la grandeur de Jean Moulin : avoir trouvé en lui une force qu’il doutait lui-même de posséder jusqu’à entrer dans la légende.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2026
10 jours, 10 nuits

J’ai toujours tenu le hongrois László Nemes pour un grand cinéaste. Ces 134 minutes ne me feront certainement pas changer d’avis. Juin 1943, Jean Moulin, chef de la Résistance, est arrêté alors qu'il tente de réunifier les forces de l’Armée Secrète. Interrogé par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, Moulin est entraîné dans une confrontation implacable. Son ultime combat face à la manipulation et la brutalité commence.  Le destin de la France libre en dépend. Un film qui parle non pas de la Résistance, mais de résistance tout court, celle d’un homme face à la barbarie, la cruauté, le sadisme et l’inhumanité. Bouleversant, même si en grande partie fictionnée.
Car le problème principal pour le scénario était de mettre en scène un homme qui ne parle pas durant ces terribles 10 jours et 10 nuits de mon sous-titre dont on ne sait pratiquement rien. Autant la vie de Jean Moulin, alias Max, avant son arrestation est documentée avec une grande précision, autant on ne sait rien des détails de son calvaire face à Klaus Barbie et ses sbires. Alors, Olivier Demangel, le scénariste, a fait le choix d’une sorte de « catalogue » - excusez ce terme -, des horreurs pratiquées par les nazis pour faire parler leurs victimes. De la torture psychologique aux différentes formes d’acharnements physiques, - tout cela nourri par les très nombreux témoignages des survivants -, tout y passe, mais avec le souci pour Nemes de ne jamais montrer frontalement ces exactions. La photographie, le rythme du montage, la musique rare mais sublime, autant de marqueurs caractéristiques du réalisateur hongrois de l’inoubliable Fils de Saul, nous plonge dans une sorte d’enfer que l’on avait rarement aussi bien montré sur un écran. Le tournage s’est entièrement déroulé à Budapest. Le réalisateur sait éviter le morbide et évite de transformer la souffrance en spectacle. Beaucoup de respect pour son héros et pour le spectateur. Un grand film.
Personnellement, si le nom du cinéaste hongrois était l’argument principal pour me pousser à voir ce film historique, celui de Gilles Lellouche dans le rôle titre m’interpelait. Il n’a ni le physique ni, à mon avis, la profondeur de jeu requise pour ce personnage. Je dois reconnaître qu’il s’en sort à son avantage, grâce à une prestation très intériorisée, très sombre… mais bon sang, quand se décidera-t-il à articuler un peu plus ses dialogues… c’est vraiment pénible. L’acteur allemand Lars Eidinger est époustouflant surtout quand on sait qu’il ne parle pas un mot de frnçais et qu’ila donc appris ses dialogues phonétiquement… Et pourtant, il est juste et parfaitement crédible. Ajoutons les noms de Louise Bourgoin, seule personnage féminin qui relève totalement de la fiction et Félix Lefebvre, méconnaissable et bouleversant dans la peau du compagnon de cellule de Moulin. Pour résumer, Moulin se glisse parfaitement dans la lignée des films consacrés à la Seconde guerre mondiale en France que le cinéma nous a proposés cette année. Après De Gaulle, des Rayons et des Ombres, ou Notre salut, voici un autre pan de notre Histoire, qui arrive pour que jamais on oublie.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

105 abonnés 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2026
Dès les premières images, "Moulin" enferme le spectateur dans une matière sombre où la beauté du 35 mm n’adoucit jamais la violence. Quand Jean Moulin tombe aux mains de Klaus Barbie, la musique et le travail sonore deviennent presque physiques, jusqu’à rendre leur face-à-face suffocant. László Nemes pousse alors le film historique vers le cinéma de genre, avec des plans d’une beauté glacée qui donnent corps à l’horreur. Cette puissance formelle finit pourtant par tenir les acteurs à distance. Lars Eidinger comme Gilles Lellouche jouent avec intensité, parfois trop. Lellouche surtout reste visible derrière Jean Moulin : la star ne s’efface jamais complètement, là où le personnage (dont on n'en sait pas beaucoup plus après le film) aurait gagné à davantage de simplicité.
magregre
magregre

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2026
Film vu dans le cadre d'une avant-première. Gilles Lellouche incarne à merveille Jean Moulin.
On se croirait vraiment à l'époque, notamment avec les images et citations lyonnaises.
Benoit AUBERT
Benoit AUBERT

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2026
Vu en avant-première le 18 octobre. J’avoue ne pas avoir du tout aimé ce film que je résume par une série de tortures mentales et physique des resistants et par l’affrontement déséquilibré entre Moulin et Barbie. Cette focalisation ne permet pas réellement de comprendre le rôle de Moulin dans la resistance.
Christophe Goffinet
Christophe Goffinet

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2026
Découvert en avant-première, Gilles Lellouche en Jean Moulin est bluffant.
Historique des faits , les personnages, les lieux de tournage.
La réalisation au plus près de qu’a vécu Jean Moulin. Une résistance forte.
Film à découvrir absolument
Merci pour ce rappel de histoire.
Sonia I.
Sonia I.

13 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2026
j'ai été très déçue. Je ne sais pas si c'est l'interprétation plate de Gilles Lelouche ou si c'est la manière dont le sujet a été traité. spoiler: On ne voit rien d'autre que la torture dee toute personne ayant pu approcher Moulin. Je ne doute pas que ce soit la réalité mais on aura pu voir un peu plus de ce qu'il a accompli.
En plus, le son était mauvais donc je n'ai pas forcément bien entendu le peu de dialogue avant son arrestation.
Xiley Wilox
Xiley Wilox

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 octobre 2026
Linéaire, sans saveur... Voilà comment on pourrait résumer Moulin, comme on pourrait résumer Les Misérables.

Il n'y a qu'un pas entre les deux films. Bien que sur l'aspect visuel, Moulin l'emporte. Esthétiquement, c'est plus joli, y a plus d'idées de mise en scène. Cette colorimétrie à la fois sombre avec des lumières d'espoir dans la prison rend le tout réussi. Les quelques décors en extérieur sont aussi réussis, contrairement aux Misérables.

Maintenant, pour le reste, c'est moyen. J'aimerai aborder un point. Les acteurs n'articulent pas. Résultat : il y a 1 dialogue sur 4 où j'ai rien compris à ce qui se disait, juste parce que les acteurs mangent les mots (en particulier Lars Eidinger). C'est inaudible.

Il n'y a pas autre chose à adapter ? J'ai l'impression de voir constamment la même chose. C'est triste, ce cinéma français. Pathé a encore une longueur d'avance sur UGC et TF1 dans le production de blockbusters français.
caroceintrey
caroceintrey

36 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2026
Moulin est un drame historique de László Nemes avec Gilles Lellouche dans le rôle titre.

En 1943, Jean Moulin, chef de la résistance, de retour de Londres, se rend à Lyon sous l'identité de Jacques Martel. Il est arrêté puis interrogé par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo. Un duel de plusieurs jours s'amorce...

Après les deux volets de La bataille de Gaulle qui abordait de façon spectaculaire la seconde guerre mondiale, Gilles Lellouche joue ici de façon épurée, dans la simplicité. Il est de presque de tous les plans, le film repose sur ses épaules. Il a vu beaucoup de documentaires en amont, s'est plongé dans le destin de cet homme ordinaire à la destinée extraordinaire. C'était à ses yeux une joie de découvrir le scénario, mais également une souffrance en terme de responsabilités, c'était vertigineux. En effet, Alain Goldman produit ici le premier film de cinéma centré sur Jean Moulin qui rend hommage à son combat.
J'apprécie de voir Gilles Lellouche en tant qu'acteur (après La vénus électrique et Le crime du 3e étage en 2026, Chien 51 en 2025), tout autant qu'avec sa casquette de réalisateur (L'amour ouf en 2024, Le grand bain, Narco).

L'acteur allemand Lars Eidinger incarne de façon magistrale Klaus Barbie. Il n'y aurait pas de grande performance de Gilles Lellouche sans lui en face pour donner du relief à ce duel. Il veut faire parler à tout prix celui qu'il soupçonne d'être Max, le chef de la résistance française. Le film montre des violences psychologique et physique. La torture est parfois suggérée. "Il mourra quand je l'autoriserai" dixit Klaus Barbie. Lars Eidinger ne parlait pas français au moment du tournage : il a appris ses répliques en phonétique. C'est impressionnant au vu de l'intensité de son jeu !

László Nemes, pour sa cinquième réalisation, filme de manière immersive les dix derniers jours à Lyon de Jean Moulin. Il ne voulait surtout pas en faire un biopic. Ces jours sont les moins bien documentés, cela laisse de la place pour la fiction, mais donne aussi le sens des responsabilités.
Pour Olivier Demangel, le scénariste, l'enjeu était de trouver comment raconter l'histoire d'un homme qui ne parle pas, qui tient parce qu'il est faillible.

Félix Lefebvre, toujours excellent, joue le rôle du prisonnier Martin, tandis que Louise Bourgoin incarne la comtesse de Forez, un personnage fictionnel.

Ce film a été présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes.

Un film très réussi, sombre et tout en sobriété, à voir au cinéma dès le 28 octobre.
Lelepepe
Lelepepe

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2026
Si des personnes hésitaient encore sur l’héroïsme de Jean Moulin et l’horreur du nazisme : ce film nous le rappel très bien !
Très bonne réalisation et le jeu des acteurs est bon.
Yahya Achou
Yahya Achou

8 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2026
Je crois de nouveau au cinéma français. Quel plaisir ce film. La réalisation est folle avec des plans et des séquences magiques. Les dialogues sont précis. Les images sont belles.
Très beau film vraiment !
Eric Dugelay
Eric Dugelay

9 abonnés 185 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 octobre 2026
Après Les Rayons et les Ombres de Xavier Gianolli et Notre Salut d’Emmanuel Marre, le troisième film de l’année sur la collaboration m’a laissé sur ma faim : Moulin de Lásló Nemes se plonge avec peu d’inventivité sur le destin tragique de Jean Moulin, arrêté et torturé par la Gestapo, avec pour second personnage principal le sadique Klaus Barbie brillamment interprété par Lars Eidinger. Gilles Lellouche, lui, ne m’a pas convaincu en Jean Moulin. Pourquoi ses vêtements et sa coiffure demeurent-ils impeccables alors qu’il sommeille dans son cachot lyonnais (avant d’être, pour le coup, défiguré et méconnaissable après son passage à tabac) ?
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse