Good Boy
Note moyenne
2,5
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97 critiques spectateurs

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Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Good Boy — quand le meilleur ami de l’homme devient le pire cauchemar du démon

Bon, imagine Marley et moi, mais version cauchemar sous kétamine. Good Boy te raconte l’histoire d’un clebs loyal qui protège son maître d’esprits malfaisants dans une baraque hantée. Dit comme ça, t’as l’impression de mater un spin-off animalier de Conjuring produit par Pedigree. Sauf que non : c’est bien plus perché. Le film adopte le point de vue du chien. Caméra à hauteur de truffe, bruits amplifiés, regards flippants… On vit l’horreur à quatre pattes. Et bordel, ça marche. C’est original, c’est dérangeant, et surtout, ça te file envie de caresser ton propre clébard en murmurant “merci de ne pas voir les fantômes, toi�.

Ben Leonberg, le réalisateur, s’est dit : “Et si je foutais Kubrick dans un chenil ?� Résultat : le film est propre, cadré, millimétré, avec des plans qui sentent la sueur et la croquette. L’ambiance est poisseuse, oppressante, pleine de bruits de couloir et de portes qui grincent comme un vieux porno VHS. Le chien, lui, joue mieux que 80 d des acteurs de Netflix. Ses mimiques, ses hésitations, sa peur, tout est crédible. On dirait un croisement entre Scooby-Doo en dépression et John Wick en version canine.

L’idée de suivre le film du point de vue du chien, c’est pas juste un gadget : c’est un vrai parti pris. On redécouvre la maison hantée autrement, avec des sons étouffés, des angles bizarres et des ombres qu’on devine plus qu’on ne voit. C’est malin, parce que ça joue sur un instinct animal : la peur du mouvement, du souffle, de la présence. Là où la plupart des films d’horreur te foutent un jumpscare toutes les 30 secondes, Good Boy te dresse les poils rien qu’en te montrant une gamelle vide.

Faut pas croire, y’a de la symbolique là-dedans. Le chien représente la fidélité absolue, l’amour inconditionnel — tout ce que les humains ont perdu. Pendant que son maître crache ses poumons et que des spectres squattent le salon, le toutou, lui, reste droit dans ses pattes. C’est pas un film de maison hantée, c’est une parabole sur la loyauté, la douleur et la peur. Oui, ça sonne pompeux dit comme ça, mais quand t’as les larmes aux yeux parce que Médor grogne dans le noir, tu comprends que t’as mordu à l’hameçon.

1h13, pas une minute de trop. C’est nerveux, sec, tendu. Pas de blabla, pas de sous-intrigue à la con avec des prêtres débiles ou des ados en chaleur. Juste un chien, une maison, et le Mal. Et franchement, ça suffit. Le film ne révolutionne pas le genre, mais il apporte une petite bouffée d’air (et de poils) dans un cinéma d’horreur souvent stérile. Et surtout, il prouve qu’on peut te foutre la trouille sans un budget Marvel, juste avec un bon toutou et une mise en scène intelligente.

Good Boy, c’est Cujo qui aurait lu Nietzsche. Un film modeste mais couillu, qui préfère la tension au gore et la suggestion à la surenchère. Tu ressors du cinéma avec le cœur serré, le poil hérissé, et une seule envie : adopter un chien et foutre une médaille “Exorciste du mois� sur son collier. Un film canin, viscéral et sincère, qui prouve qu’on n’a pas besoin d’un démon qui crie en latin pour flipper. Parfois, il suffit d’un aboiement dans le noir.

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Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2025
Présenté au festival SXSW 2025, Good Boy de Ben Leonberg s’impose comme une expérience singulière dans le paysage de l’horreur contemporaine. Le film repose sur un dispositif narratif minimaliste : raconter une histoire de hantise à travers la perception d’un chien. Ce déplacement du regard humain vers l’animal modifie profondément la nature de la peur, qui devient une expérience perceptive plutôt qu’un simple effet dramatique.

La linéarité du scénario, souvent relevée par la critique comme un défaut apparent, apparaît ici comme une construction volontaire. En renonçant à la progression dramatique classique, Leonberg adopte le rythme attentif et répétitif du chien. Le film se déploie dans une temporalité de guet, d’attente, de micro-variations. Ce choix formel transforme le spectateur en animal de compagnie du récit : il doit apprendre à voir, non à comprendre. La peur se diffuse non par l’action, mais par la continuité du regard.

L’espace domestique agit comme le prolongement sensoriel de cette conscience en alerte. Les murs respirent, les sols craquent, les sons se chargent d’une vie propre. À mesure que le film avance, les bruitages acquièrent une dimension ambiguë : ils ne décrivent plus le réel, ils le transforment. Cette intensité sonore provoque un glissement de la perception — le spectateur entre en osmose avec le protagoniste canin, comme doté d’une ouïe et d’un odorat décuplés. Froissements, halètements et souffles prennent une épaisseur presque tactile. L’horreur s’ancre dans la matière du son plutôt que dans l’image.

La photographie, d’une sobriété remarquable, prolonge cette économie sensorielle. Les plans fixes, les cadrages bas, les contrastes de lumière composent un espace à la fois concret et spectral. Leonberg refuse la surenchère visuelle pour privilégier la sensation d’un monde perçu depuis un seuil, entre la veille et l’instinct. L’image n’explique rien : elle écoute.
Indy, au centre du dispositif, ne joue pas : il incarne. Chaque mouvement, chaque tension du corps, chaque regard suspendu inscrit la peur dans la durée. Son jeu, d’une précision instinctive, confère au film une force d’incarnation que la mise en scène capte sans l’exploiter. Le chien devient pure présence, surface sensible où se projette la peur du monde.

Good Boy est moins un film d’horreur qu’une méditation sur la perception. En plaçant la caméra à hauteur de museau, Leonberg décentre le regard humain et révèle un cinéma de l’écoute, du souffle et du tremblement. La peur, ici, n’est plus un spectacle, mais un mode d’existence.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2025
Film concept par excellence, avec un joli buzz en ligne rappelant les campagnes marketing du lointain Projet Blair Witch, le film de Leonberg a tout pour séduire. Pourtant, quelque chose cloche. Le manque de moyens, en partie. Le genre de difficulté qu'on peut contourner, en misant sur la suggestion et les astuces du cinéma en système D (cf. The Vast of Night). Ce qui manque ici, c'est tout simplement la fraicheur. On pardonnerait à Leonberg certains tics du cinéma d'horreur s'il ne les répétait inlassablement pendant cette heure et quart : ombres qui apparait/disparait, menace à l'arrière-plan et un usage peu subtil de la musique. Une durée minimale mais qui semble néanmoins interminable quand on doit se taper les mêmes procédés une grosse portion du film. Et la modestie des moyens se remarque beaucoup trop dans son dernier acte qui use de quelques effets visuels approximatifs. C'est regrettable, d'autant que l'ambiance de mort est palpable et c'est évidemment difficile de résister à ce brave Indy. Au moins, Good Boy évite le piège de l’anthropomorphisme et on croit à ce chien dont la fidélité saisit le cœur. J'aurais préféré qu'il soit la vedette d'un long-métrage plus convaincant.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2025
"Vue à hauteur de chien, la peur change d’odeur. Avec Good Boy, Ben Leonberg signe un huis clos organique où la maladie, la solitude et l’attachement s’entrelacent dans la chair d’une maison qui respire encore. Un film de possession autant viscéral que tendre, où la fidélité peut devenir une malédiction."

"Souvent premiers témoins – et premières victimes – des menaces surnaturelles, les chiens n’ont dans l’histoire du cinéma d’horreur que trop rarement échappé à un rôle sacrificiel, quand ils ne sont pas eux-mêmes métamorphosés en créatures monstrueuses (Cujo). Pour Ben Leonberg, c’est une tout autre histoire. Son premier long-métrage épouse littéralement le regard de son propre chien, Indy, qu’il dirige avec patience et affection."

"Là où Good Boy se démarque profondément, c’est dans sa représentation du deuil anticipé. En observant la mort imminente de son maître, Indy devient témoin d’une séparation inéluctable – une perspective rarement explorée à l’écran. La douleur du film ne vient pas de la peur, mais de la tendresse qui persiste malgré elle. Cette lecture bouleversante parlera sans doute à tous ceux qui ont partagé leur vie avec un animal, et qui savent à quel point le lien peut dépasser les mots, et parfois même la mort. Certes, Good Boy souffre de ses redondances et de quelques lenteurs, mais ses moments de grâce suffisent à l’ancrer durablement dans la mémoire et à offrir une expérience inédite. Le film repose presque entièrement sur le capital d’empathie qu’inspire Indy, un chien aussi photogénique que courageux, et sur la sincérité de son dispositif."

"En filmant la fin d’une vie à travers les yeux d’un chien, Leonberg signe une œuvre à la fois spectrale et charnelle, où la peur devient un prolongement de l’amour. Good Boy n’est pas seulement un film de maison hantée : c’est un murmure sur la fidélité, sur ce lien invisible qui nous relie à ceux qui partent avant nous – ou qui restent pour veiller encore un peu. Magnifique et bouleversant !"

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2025
Une proposition assez originale que ce film de genre où le protagoniste est un chien (et où les visages humains sont dissimulés un maximum).

À l'écran, j'ai vraiment eu l'impression de voir un vrai personnage avec lequel je suis assez rapidement entré en empathie que juste un simple animal dressé.

Quant à l'aspect fantastico-horrifique, il reste très classique mais plutôt bien traité, avec notamment ses angles de caméra ou encore son travail sur le son, et nous offrant 2,3 scènes de tension assez bien fichues pour un film dénué de gros moyens. 6,5/10.
2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2025
Cinéma expérimental, à la manière d'un Paranormal activity, le réal filme surtout du vide. L'idée dont s'inspire le scénario est trop faible. Malgré sa courte durée, l'ont s'ennuie, c'est confus, et surtout ça ne raconte rien au final.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2025
Reprenant les codes du thriller horrifique, le réalisateur parvient à nous intriguer à travers une focalisation interne canine inédite, dans un quasi huis clos (étouffant). S'appuyant sur des effets de mise en scène très efficaces ainsi que sur le "jeu" particulièrement expressif du héros, l'histoire spoiler: oscille entre deux explications aux cauchemars et apparitions vécus par les personnages mais se refuse à trancher, rendant les deux incohérentes...
Original et visuellement maîtrisé!
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 372 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
Film d'épouvante réalisé par Ben Leonberg, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Good Boy est une œuvre à l'emballage parfait mais au contenu décevant, pour un résultat de bonne facture, cependant frustrant tant cela aurait pu être mieux. L'histoire nous fait suivre Todd, un homme souffrant d'une maladie respiratoire qui quitte New York pour la campagne. Il s'installe ainsi dans la maison rurale de son défunt grand-père, accompagné de son chien Indy, un Retriever de la Nouvelle-Écosse. Vera, la sœur de Todd, s'inquiète de son isolement, croyant la demeure hantée et responsable de la mort de leur aïeul, ainsi que de l'évolution de sa maladie. À peine arrivés dans le lieu, Indy perçoit une présence dans la maison. Ce scénario s'avère hélas en dents de scie à visionner tout du long de sa durée d'à peine une heure et quart. Une courte durée qui se fait pourtant ressentir, ce qui n'est vraiment pas bon signe. Pourtant, l'intrigue débute de façon prometteuse en nous plongeant dès ses premiers instants dans son ambiance inquiétante et grâce à son concept atypique nous faisant vivre le récit via le point de vu du chien. Malheureusement, au fil des minutes, on se rend rapidement compte des limites. La structure est toujours la même, à savoir une montée en tension faisant planer une menace pour qu'au final il ne se passe absolument rien. Ce schéma artificiel est ainsi répété tout du long, devenant rapidement redondant et caduque. Résultat, on sait pertinemment que toutes ces scènes ne mèneront à rien. De plus, la narration n'a rien à raconter. Sa métaphore liant son sujet à la maladie est maladroit et manque cruellement de profondeur. Cependant, l'atmosphère horrifique lui confère tout de même un intérêt car elle est globalement réussie et parvient à nous happer. L'ensemble est porté par très peu de rôles à l'écran. La distribution resserrée comprend Shane Jensen, qui campe un maître franchement désagréable, qui nuit en partie à l'appréciation du métrage. Sa personne n'est aucunement sympathique et l'on ne ressent donc aucune empathie pour lui malgré son état de santé dégradé. Les autres humains sont Arielle Friedman, Larry Fessenden et Stuart Rudin. Mais la véritable vedette, qu'on voit tout le temps à l'image, c'est cet adorable chien, qui n'est autre que celui du réalisateur. En plus d'être mignon et très bien dressé, il nous fait parfaitement ressentir ce qu'il observe via son langage corporel et son visage. Malheureusement, la relation entretenue par l'acteur à quatre pattes et son maître bipède ne procure aucune émotion. La faute au comportement incompréhensible de l'homme et à des dialogues creux à sens unique. Si le fond n'est clairement pas abouti, le film se rattrape tout de même énormément à la faveur de sa forme. En effet, la réalisation du cinéaste américain en herbe est tout bonnement impeccable. Sa mise en scène est totalement maîtrisée et soignée, en plus d'offrir quelques belles transitions. Surtout, son concept de filmer une bonne partie à hauteur de chien est original et bien mené. Les humains sont eux dépersonnalisés car on ne voit jamais véritablement leurs visages, ce qui est encore une idée faisant son effet. De plus, la photographie est graphique, aussi bien lors des séquences nocturnes que lors des séquences diurnes. L'environnement naturel isolé est lui appréciable et bien exploité. Il en va de même concernant les effets spéciaux qui sont réussis. Ce visuel remarquable est accompagné par une bande originale signée Sam Boase-Miller, dont les compositions angoissantes s'accordent idéalement avec l'action et les images, renforçant ainsi grandement l'atmosphère. Reste une fin malheureusement peu convaincante, venant ainsi mettre un terme à Good Boy qui, en conclusion, est un long-métrage méritant le coup d’œil avant tout pour son aspect formel et pour la bouille poilue de son protagoniste principal, à défaut de son scénario et de ses tics répétitifs de mise en scène frôlant l'overdose.
sunshine1
sunshine1

120 abonnés 471 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2025
4 étoiles rien que pour la crédibilité du chien attachant et bien joué et son côté concept qui divisera les spectateurs...
Cuzion
Cuzion

33 abonnés 215 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2025
Un homme, son chien, une maison en bois, une retraite au fond des bois et des évènements étranges; en voilà une recette extrêmement connue des films de genres, sauf que cette aventure nous est montrée du point de vue du chien.
Voilà ce qui a valu à Good Boy de sortir de l’anonymat des festivals indés et de s’extraire le temps d’un week-end de la plateforme Shadowz pour venir sur quelques écrans de cinéma pour de rares séances. Le truc que je n’ai pas compris est, pourquoi mon cinéma l’a diffusé en VF alors que pour une sortie exceptionnelle, une VO aurait été la bienvenue, enfin bon, au moins il est passé dans le coin.
Par contre, malgré l’affiche et son pitch, ne vous attendez pas à de l’horreur pure. Good Boy s’oriente vers un thriller fantastique de bonne facture mais qui souffre d’être un premier film à petits moyens. Il est appréciable d’avoir cette excellente idée de n’être que spectateur de ce que peut voir le chien. Sur le coup, ça m’a fait penser aux dessins animés Tom & Jerry, les humains ne sont que des paires de jambes ou des visages flous et franchement, c’est vrai qu’on s’en fiche de ce à quoi ressemblent ces humains, le héros est définitivement le chien.
Et là aussi, petits moyens obligent, le chien n’est pas plus dressé que ça, il est tout simplement le chien du réalisateur et ses réactions sont donc des plus naturelles quand il se préoccupe de ce qu’il peut se passer.
Même si j’ai apprécié l’heure et quart à regarder ce film, il n'empêche pas qu'il lui manque beaucoup de choses. Soit une meilleure image ou une volonté de faire plus sombre. La musique est trop en retrait et si elle avait été plus incisive, certaines scènes auraient gagné en intensité. Il faut aussi dire que pour un premier film, les bases sont là. Certaines images de l’humain devant une silhouette inquiétante peuvent amorcer une inquiétude pour ce pauvre canidé qui n’est qu’une boule d’amour.
Je serai moins tolérant quant à l’intrigue. Alors oui, c’est facile pour moi de critiquer, je n’ai jamais réalisé de film et je pense sincèrement que je n’en serai pas capable. Mais dès la première apparition de “l’être”, il est évident du lien entre cette créature et ce qui arrive au héros. L’histoire parallèle du papi solitaire n’apporte aucune angoisse en plus.
Comme je l’ai écrit, j’en suis ressorti avec une sensation positive même si j’ai eu le sentiment que ça méritait d’être poussé plus loin, plus sombre, plus inquiétant quant à l’avenir de ce bon chien.
Netsah
Netsah

29 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Au delà de l’originalité du film horrifique en POV chien (trop mignon), ça m'a fait penser à It follows parce que derrière les codes de l'épouvante on comprend que le film parle d'autre chose que de fantôme.
Chrystelle Mennessier
Chrystelle Mennessier

23 abonnés 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
Je met quatre étoiles pour l'adorable Indy qui a merveilleusement bien joué son rôle, sinon j'en aurais mismoins. Tout le long du film j'ai hyper stressé pour lui. Il y a des passages caffouilleux entre les visions et la réalité. C'est très habile de la part du réalisateur d'avoir mis en retrait les personnages pour nous focaliser sur le meilleur ami de l'homme.
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
Comme pour Presence, sorti en début d’année, le genre du film d’esprits se doit d’être renouvelé, et Good Boy s’inscrit clairement dans cette lignée en prenant le parti audacieux de faire d’un chien le personnage principal.
Intéressant et ambitieux, Good Boy réussit son pari en rendant crédible un film dont le protagoniste est l’un de nos amis à quatre pattes, même s’il se révèle peut-être un peu trop expérimental pour être à 100% effrayant.
Dans tous les cas, une récompense devrait être décernée à ce chien pour sa performance !
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2025
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Un chien.

Un silence.

Et cette campagne, si calme qu’elle en devient hostile.

Good Boy commence comme une fable tranquille, presque naïve : un homme, Todd, s’installe dans une vieille maison avec son chien, Indy. Mais très vite, la caméra de Ben Leonberg se met à respirer autrement. Elle suit le museau de l’animal, sa respiration courte, ses regards vers des coins vides. Le spectateur, lui, comprend avant Todd que quelque chose rôde. Pas dehors. Dedans.

La photographie, signée par Leonberg lui-même, est d’un gris humide, presque collant. Les murs semblent suinter. Chaque plan fixe dure une seconde de trop. Une seconde qui fissure la confiance. Le montage, discret mais volontairement bancal, crée une impression de décalage : les sons arrivent un peu après les gestes, les bruits de pas résonnent sans corps visible. Tout le film repose sur cette étrangeté du décalé, de l’attente, de l’ombre qui ne correspond pas à celui qui la projette.

Larry Fessenden, dans le rôle de Todd, trouve une fragilité que peu d’acteurs osent montrer. Son visage fatigué, cette manière d’appeler son chien comme on appellerait un souvenir, donne au récit une tonalité presque mélancolique. Arielle Friedman, plus en retrait, compose une présence fantomatique, comme si elle appartenait déjà à la maison. Et puis il y a Indy, le vrai héros du film. Pas une mascotte, pas un accessoire : une conscience. Chaque regard du chien devient narration. On ne voit plus ce qu’il voit, mais ce qu’il sent. L’horreur, ici, ne passe pas par le monstre, mais par la fidélité.

Le son est remarquable. Leonberg travaille le silence comme d’autres travaillent la lumière : il le sculpte. Les couinements du bois, les aboiements lointains, les rafales de vent deviennent des dialogues. Il n’y a presque pas de musique ; juste des nappes électroniques très basses, parfois inaudibles, qui glissent sous la peau. Le film dure à peine une heure douze, mais il en paraît quatre-vingt-dix tant le rythme est tendu, élastique.

Il y a pourtant quelque chose de fragile, presque bancal, dans la mise en scène : un excès de symbolisme — la maison comme métaphore de la loyauté, le chien comme double de l’homme — qui parfois appuie trop fort. Certaines séquences se veulent profondes, mais tombent dans une théâtralité un peu scolaire. Et malgré la beauté du concept, Good Boy ne parvient pas toujours à dépasser sa note d’intention.


Mais l’émotion, elle, est bien là. Quand Indy s’avance, seul, dans le couloir sombre, on comprend que ce film parle moins de fantômes que de solitude. De ce lien absolu, presque désespéré, entre l’humain et l’animal. Leonberg filme la peur comme un attachement qui ne veut pas mourir. Et dans ce dernier plan — le chien couché à côté du corps qu’il protège encore — tout le sens revient. Lentement. Silencieusement.

Ma note : 13 / 20.

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Delphine SION
Delphine SION

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 octobre 2025
Pire film d’horreur de l’année. J’ai du mal à comprendre la notation de ce film. Aucun intérêt aucun scénario compréhensible, il ne fait pas peur. À Lille, on a senti que les spectateurs étaient déçus. Bref passez votre chemin et éviter de perdre 13 euros et 1h30
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