Minotaure
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Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 665 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2026
Ça n’en finit pas de commencer

Et c’est au tour du Grand Prix de Cannes – la médaille d’argent si vous préférez -, d’arriver sur nos écrans. Ce drame signé Andreï Zviaguintsev – Faute d’amour, Leviathan, Elena -, dresse le portrait des impitoyables mécaniques de pouvoir qui régissent le corps social et le corps familial, en entremêlant étroitement deux réalités, intime - le couple, l'adultère - et politique - la guerre, la corruption - dans la Russie d’aujourd’hui. Russie, 2022. Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il se retrouve confronté à des problèmes professionnels croissants, dans un monde de plus en plus instable. L’effondrement d’une vie soigneusement construite bascule rapidement dans la violence. 140 minutes glaçantes d’une extrême lenteur qui en dérouteront plus d’un – à commencer par votre serviteur – au point de faire regretter le Chabrol de La femme infidèle – 1969 -, dont ce film n’est rien d’autre qu’un remake. Du grand cinéma mais, encore une fois, beaucoup trop long. Dommage.
L’intérêt principal, outre la photo magnifique et le talent des acteurs, c’est que l’histoire a été déplacée dans la Russie de 2022, en guerre, mais, et c’est ici la suprême subtilité de ce film, c’est que le cinéaste parvient à nous montrer la guerre sans jamais la filmer. A ce titre, on pouvait espérer que le film montrerait les émotions des personnages dans ce contexte et pschitt, il n’y a rien ! Les personnages sont inexpressifs, les dialogues d’une pauvreté inouïe. Les acteurs évoluent tels des spectres dans une maison moderne immense aussi vide que leurs personnages. Le tout est filmé avec une lenteur extrême sans modification du rythme et à ce prix là, 2 heures et 20 minutes frisent l’ennui. Le titre nous promettait un labyrinthe, un monstre et des victimes… Eh non ! Zviaguintsev, avec tout le talent qu’on lui connaît, se contente du minimum, En vérité, Gleb, le mari, n’est pas un monstre. Il se considère comme un homme raisonnable qui fait ce qu’il faut pour préserver ce qui lui appartient. Pour ma part, je regrette tous ses manques et ressent une déception voire une frustration en sortant de la salle.
Le casting dominé par Dmitri Mazourov et la très belle Iris Lebedeva est impeccable ? Citons encore Boris Koudrine et Youryi Zavalnjuk. Tous ne sont pour rien dans ma déception, tout comme les qualités artistiques, photo, décor, lumières… non, c’est le choix scénaristique qu’a fait le réalisateur de retarder au maximum le véritable débit de l’intrigue, qui est particulièrement agaçant, malgré la volonté de démontrer comment l’intime devient une manière d'interroger les dérives d'une société. C’était sans doute là qu’il fallait creuser comme savait si bien le faire notre Claude Chabrol.
Cadreum
Cadreum

82 abonnés 841 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2026
Le Minotaure n'apparaît jamais dans Minotaure. Par contre, il y a un patron de province sommé, en septembre 2022, de livrer quatorze hommes à l'armée et une épouse qui le trompe avec un photographe. Quatorze, c'est le tribut qu'Athènes devait à la bête. Andreï Zviaguintsev a greffé ce chiffre sur La Femme infidèle de Chabrol (un mari découvrait la liaison de sa femme, tuait l'amant, et la police l'attendait) pour signer, neuf ans après Faute d'amour, son premier film d'exilé, payé par la France. Le titre promet un monstre, l'auteur le désigne — son héros, enfermé dans ses murs de verre — et jure que la guerre est entrée dans son scénario par le destin. Une bête et une fatalité, c'est exactement ce que l'Europe attend de ses dissidents russes.

Tôt dans le film, Gleb (Dmitri Mazourov) ordonne à un employé d'éteindre ses vidéos de guerre, et le film obéit aussi : le conflit ne lui parviendra plus que de biais. Restent les images autorisées, journaux télévisés et panneaux de recrutement promettant des primes, parfois visiblement incrustés en postproduction. C'est bien ce qu'elle est pour Gleb et ses amis, qui en rient entre deux blagues graveleuses : un décor. Le hors-champ trie les images de la guerre en deux tas, celles que le patron interdit et celles que l'État placarde, et prive le spectateur des premières au nom d'une consigne qu'il a vue naître. Ce hors-champ a le goût de la censure.

Dans le premier tiers, le maire transmet la commande de l'armée sous un portrait de Poutine : le souverain reste au mur, l'ordre descend. Gleb la règle en gestionnaire, en embauchant quatorze chauffeurs au double du salaire pour les inscrire aussitôt sur la liste. Puis il les réunit et leur ment sur leurs futurs camions, pendant que la caméra fait le tour complet de la salle, visage après visage. Le panoramique les encercle avant le départ. Le labyrinthe du titre tient dans une salle de réunion. La séance a tout d'une journée d'intégration, et c'en est une, puisqu'on les intègre à l'armée. Le seul homme que Gleb cherche, sans hâte, à faire exempter est le chef de la sécurité chargé de suivre sa femme : il livre ceux qu'il ne voit pas et garde celui qui voit pour lui. Le titre promettait une bête, la séance fournit un Égée de province qui paie le tribut avec les enfants des autres.

On connaît Galina (Iris Lebedeva) comme la connaît son mari. Un rendez-vous au salon de beauté démenti par un simple coup de fil, le chef de la sécurité confirme la liaison, et c'est en posant pour l'appareil de son amant qu'on la voit désirer. Le spectateur, logé dans l'œil du mari, surveille avec lui, et le film, qui dénonce une société de surveillance, en adopte la structure pour son principal personnage féminin. Galina y gagne une fonction d'allégorie, celle d'un pays qui revient au maître après le crime : commode pour le propos, ruineux pour le personnage. La guerre, à l'arrière-plan, captive davantage que le drame conjugal du premier plan, et adultère et mobilisation se disputent l'attention plus qu'ils ne se répondent, au risque de diluer le propos antiguerre. Seule la forme les fait vraiment rimer.

Le tour de caméra de la salle des recrues revient dans l'appartement d'Anton, dans une appartement soviétique, pendant que les amants font l'amour. La Même mouvement, même sort : le film enferme l'amant dans le cercle des quatorze et le désigne comme le prochain sacrifié. Le panoramique mesure aussi une condition, puisqu'une vie entière tient ici dans une rotation, tasses sales et draps défaits, quand la maison de Gleb aligne des volumes vides ; l'adultère est une descente de classe. Anton sera le quinzième tribut, et le crime privé entre dans la comptabilité de la guerre avant même d'être commis.

À la bascule, Gleb vient trouver Anton chez lui, et la confrontation se joue assise. L'un prend le canapé, l'autre une chaise : les deux hommes ne sont pas à la même hauteur, et les places bougent au fil de l'échange. La disposition est celle d'un entretien, l'exercice que Gleb maîtrise au bureau, sauf qu'ici rien ne dit qui reçoit qui. Face à un rival qui ne lui doit rien, aucune assise ne fixe le rang, et c'est cette égalité flottante que Gleb ne supporte pas. Le coup tranche ce que les sièges laissaient en suspens : il frappe Anton avec l'objectif qui photographiait Galina. La liste et le meurtre relèvent du même réflexe, remettre chacun à sa place.

Le corps, encore agonisant, passe ensuite par-dessus le balcon en plein jour, sous des centaines de fenêtres. Un plan pris de l'extérieur de l'immeuble laisse planer la possibilité qu'un passant entre dans le champ. Hitchcock affleure, celui de Fenêtre sur cour, à l'envers : la façade a cent yeux. Suit la séquence centrale : plus de vingt minutes de nettoyage, sans un mot, au rythme réel des gestes, pendant lesquelles Gleb efface le sang tache par tache dans l'immeuble, cache le corps et se débarrasse des preuves. Hitchcock fournit la mécanique, la durée rend la peur physique. Ce suspense repose sur la loi si quelqu'un finira par voir, et tout le plaisir du spectateur tient à cette menace. L'angoisse vire au comique : ce notable rompu aux listes et aux contrats se révèle un nettoyeur pitoyable, aussi mal préparé qu'une armée partie prendre Kiev en trois jours. Chabrol faisait arrêter son mari ; ici, le thriller tourne à vide, faute d'un État décidé à punir un homme utile. Gleb efface ses traces avec zèle sans savoir que personne n'aura le droit de les lire.

Pendant cette évacuation, le film commet un excès de symbolisme. Gleb, sa cargaison compromettante à bord, s'arrête à un passage à niveau ; passe un convoi chargé de chars, et l'image les imprime sur son visage. Ce que le film laissait jusque-là au spectateur le soin de rapprocher, l'allégorie force ici (et d'autres) le trait. Les slogans s'accumulent jusque dans le décor, des graffitis contre la guerre s'affichent au premier plan, et le film s'assure par moments qu'on a compris. On l'a compris tôt, et ces rappels n'ont plus rien à jouer. La tentation de l'emblème est ancienne chez Zviaguintsev, dont Faute d'amour finissait sur un survêtement floqué RUSSIA. River la guerre à un visage, c'est individualiser une culpabilité que tout le reste du film répartit le long d'une chaîne, du portrait au maire, du maire à la liste, de la liste au chauffeur. C'est la logique du discours que l'auteur tiendra à Cannes en suppliant le président russe, seul capable selon lui d'arrêter le hachoir. Un coupable unique soulage tous les autres maillons.

L'enquête se clôt à l'heure du déjeuner. Quand deux policiers viennent l'interroger, Gleb leur explique que les gens disparaissent beaucoup ces temps-ci et qu'il ne retrouve plus la moitié de ses employés : la mobilisation lui fournit l'alibi qu'il n'avait pas su fabriquer. Dans le dernier acte, la police a son visage à l'écran, sur une vidéo de surveillance, et l'ordre de ne pas le voir. L'un des enquêteurs demande à quoi bon, l'autre propose d'aller déjeuner. Leur cynisme est de l'obéissance. Chez Zviaguintsev, la police russe sert le pouvoir avant les gens. Dans Léviathan, elle envoyait un innocent en prison pour arranger le maire ; dans Faute d'amour, elle renvoyait des parents vers des bénévoles pour retrouver leur enfant ; ici, elle tient un coupable et le laisse filer, sans doute parce qu'il a livré ses quatorze. Elle classe la vérité selon le rang du suspect. Vingt minutes d'angoisse se soldent par l'indifférence d'avoir trouver le suspect.

Le dernier acte jette le masque, et ses décisions cherchent querelle au récit corseté et au faux naturalisme de tout le film : le mythe se déclare, l'image passe au monochrome. Les quatorze reparaissent parmi des centaines de prétendus volontaires, à qui un porte-parole explique qu'ils se battent pour rester humains. Le titre les range parmi les innocents du tribut d'Athènes ; victimes de leur État, ils le sont, mais ils partent aussi envahir un pays, et cette moitié-là n'a pas d'image. L'auteur parle de destin et s'adressera, à Cannes, aux millions de gens des deux côtés de la ligne de contact. La chaîne casse au dernier maillon : ceux qui tiendront le fusil n'y figurent qu'en victimes. Puis le couple réconcilié s'envole pour la Crète : le payeur du tribut part en vacances sur l'île du monstre. Le fils photographie le ciel et l'embellit d'un filtre noir et blanc ; le régime supprime celui qui faisait les images et garde l'image, filtrée. Le film adopte ce monochrome pour son dernier plan et le tient jusqu'à changer les nuages en panaches de bombes : là où le fils filtrait, il insiste, et l'insistance corrompt le joli. Le spectateur se retrouve au hublot, à la place exacte d'où l'Europe regarde cette guerre : en altitude, en noir et blanc, sans risque.
Kikuchiyo-san
Kikuchiyo-san

45 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2026
Du cinéma politique en très grande forme : l'intimité familiale devient reflet / chambre d'écho d'un état du monde.

Zviaguintsev avait toujours évoqué l'état de la Russie à travers la plus petite cellule individuelle. Il passe à la vitesse supérieure ici : depuis qu'il représente la France aux Oscars, il a été "agent étranger" par le Kremlin. Il met tout simplement les pieds dans le plat : l'agression de l'Ukraine ronge la société russe de l'intérieur, mettant chaque citoyen dos au mur, pervertissant les consciences et faisant imploser les foyers.

Cette actualisation russe contemporaine donne d'autant plus d'ampleur au récit adapté de "La Femme infidèle" de Chabrol. Le tout dans une mise en scène juste magistrale, qui hisse l'ensemble vers l'universel. Grand film.
Guillaume LR
Guillaume LR

46 abonnés 168 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2026
Vu au festival de Cannes 2026.
Le film est une adaptation d'une réalisation de Claude Chabrol que je n'ai pas vu. Pas besoin ici de le comparer donc avec l'original.
Le réalisateur fait preuve d'une mise en scène impeccable avec une photographie très belle et un casting irréprochable.
Mais encore une fois, pour cette sélection cannoise 2026, on se retrouve avec un scénario qui tire trop en longueurs ses arcs narratifs, celui de l'adultère en l'occurrence. Vues et revues, certaines scènes ne brillent pas par leur originalité et poussent parfois l'ennui à poindre. Dommage car l'inclusion de cette histoire dans le contexte actuel du conflit russo-ukrainien est la force majeure émotionnelle du scénario. Présents par touches subtiles puis de plus en plus prégnants, la guerre et les avantages des puissants confèrent la résonnance politique au film pour l'élever au rang de cinéma engagé.
À voir.
Chris G
Chris G

43 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2026
Zviaguintzev offre une œuvre magistrale, suivant comme à son habitude une intrigue intime et familiale en y greffant un thriller et une satyre politique intelligente, le tout porté par une mise en scène élégante
takeshi29
takeshi29

38 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2026
On m'avait vendu un petit Zviaguintsev. Et c'est probablement vrai. Sauf qu'il faut s'entendre sur ce qu'est un petit Zviaguintsev, l'un des cinéastes contemporains les plus impressionnants et influents. En résumé un petit film d'un artiste de cette envergure serait un film majeur pour beaucoup d'autres. Je reste convaincu que vouloir à tout prix faire un remake du formidable film de Chabrol "La Femme infidèle" était une drôle d'idée, d'autant qu'en tant que cinéaste russe il n'avait d'autre choix que de lier le premier film à un second, forcément actuel. Et là il faut reconnaitre qu'il se heurte à un mur dans le sens où on voit bien qu'il galère à plaquer l'état de la Russie actuelle sur cette histoire d'adultère et de mari assassin somme toute assez basique. Oui mais voilà le gars est un metteur en scène de génie, il pourrait filmer une table basse pendant 2h20 qu'il en tirerait quelque chose. Et donc là une fois de plus on ne peut qu'admirer la maitrise, ces cadrages, ces plans certes moins recherchés qu'à l'habitude mais d'une efficacité et d'une beauté diaboliques. On oublie souvent ce détail mais quand il y a du CINÉMA dans un film c'est tout de suite plus sympa.

Vu en festival
Melvin RICHER
Melvin RICHER

36 abonnés 204 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2026
Bon… y a deux idée majeures qui ensemble forme une bonne base dramaturgie MAIS les deux sont pas assez développé… je sens vraiment un manque de chaque côté on nous développe l’aspect de l’homme qui découvre que sa femme le trompe mais en 30min l’affaire est réglé ??? Surtout vu l’intrigue qui durée longtemps nan mais franchement s’est pas du tout équilibré… Puis le cadre spatio-temporel de la guerre Russie-Ukraine qui disparaît enfaite au bon d’un moment… c’est vraiment dommage le film veut nous en dire beaucoup mais finalement ne dit quasiment rien.
zwaryszczuk felix
zwaryszczuk felix

12 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2026
Ce film très inspiré de la femme infidèle de Claude Chabrol est superbement interprété. Les plans séquence sont parfois lents.
Le grand mérite du film est de mettre en lumière la misère morale et la corruption dans ce pays.
Le film montre les horreurs de la conscription forcée des hommes pour aller mourir sur le front ukrainien
Emilie
Emilie

12 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2026
Une vraie claque, autant pour ce que le film raconte que pour la manière dont il le fait.

J’ai été happée au fur et à mesure par ce malaise qui s’installe progressivement. Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la façon dont le film mêle le drame intime à une réalité politique et à la guerre, sans jamais chercher à le montrer, la guerre est vraiment en toile de fond. Il laisse une vraie place à l’interprétation et nous pousse à réfléchir.

La mise en scène est superbe, avec une photographie particulièrement soignée. Je pense notamment à ces plans larges, à cette maison et à ces espaces vitrés qui participent tellement à l’atmosphère du film et les personnages qui ne peuvent pas vraiment se cacher.

Quelques longueurs, certes, mais elles n’enlèvent rien à la force du propos. C’est un film important, qui m’a confrontée à des réalités auxquelles je ne réfléchis peut-être pas suffisamment. Et c’est aussi pour ça que j’aime autant le cinéma.
Prad Bitt
Prad Bitt

10 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2026
Dans une Russie en guerre une famille instable s'enfonce dans ses tourments. Un chef d'entreprise prêt à tout pour tenir son poste, une femme infidèle et des longueurs, beaucoup de longueurs pour un film qui malgré une dernière heure intéressante se noie dans quelque chose d'artificiel.
Hugo C.
Hugo C.

10 abonnés 97 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2026
Comment faire un film plus froid que celui-ci. En prévoyant au millimètre près ses plans et ses séquences, le réalisateur a perdu toute âme de vie. Cependant il y a de très beaux liens entre certaines séquences qui se font écho, heureusement que cet effet là était réussi. Beaucoup de mal avec sa direction d’acteurs, qui semblent être plus des statues énonçant des répliques et appliquant des gestes, que des êtres contraints, frustrés ou lassés, comme laisse à penser le film.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 130 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2026
Un crime pationnnel glaçant , dans le contexte de la vie en Russie de petits apparatchiks de province avec l opération spéciale en arrière plan. !!
Tibo C.
Tibo C.

10 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2026
Vu en AVP, le film est très élégant, bon portrait de la bourgeoisie russe. Le propos politique aurait mérité plus de développement pour emballer totalement.
Moca
Moca

9 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2026
Saisissant. Andreï Zviaguintsev signe son retour avec un très grand film. Une mise en scène parfaitement maîtrisée. Ma palme d’or !
Eric Dugelay
Eric Dugelay

9 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
Grand prix du Festival De Cannes 2026, Minotaure est une réussite. Andreï Zviaguintsev a, semble-t-il, repris de manière très fidèle le déroulé d’un film de Claude Chabrol sorti en 1969, La Femme infidèle. Le Russe a transféré le film du Paris des années soixante à la Russie profonde de 2022 au moment du lancement de l’« Opération Spéciale » de Vladimir Vladimirovitch. En bon chef d’entreprise couillu et sans vergogne, Gleb n’entend pas que la réussite de la famille fondée avec sa femme Galina (dont l’activité principale semble être de se pomponner) succombe à l’infidélité de Madame. S’est-il convaincu qu’il pourra compter sur la docilité de son épouse et des autorités corrompues ?, il prend le destin familial en mains.
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