Indomptables
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selenie

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3,0
Publiée le 12 juin 2025
Dans un style très réaliste, dans des décors naturels, avec un casting à presque 100% non professionnel et local, où seule finalement la présence de Thomas Ngijol nous rappelle qu'il s'agit un polar fictionnel. Malgré quelques passages souffrent d'interprètes mauvais ou pas à l'aise devant la caméra, le scénario est construit avec le parallèle très galvaudé entre un flic partagé entre son boulot et sa vie de famille. Mais cette fois l'intelligence du traitement repose sur deux paramètres essentiels, le premier est que le commissaire Billong/Ngijol évoque une caste social supérieure qu'il a bien l'intention d'assumer dans une société où l'habit fait le moine, littéralement, puis le fait qu'il n'est pas un super flic mais un être humain qui fait de son mieux au point où son autorité est difficile à imposer, dans le travail (la poignée de main) comme dans sa famille où la fracture est finalement moins générationnelle que technologique. On notera une importance non négligeable des femmes, ou plutôt de leur émancipation mais sur ce point on ne saura jamais si c'est une réalité au Cameroun où si c'est un choix militant. Thomas Ngijol signe un polar social merveilleusement bien écrit, à l'exotisme loin des cartes postales et tout simplement très intéressant. Une très bonne surprise.
Site :
Sledgeannea
Sledgeannea

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5,0
Publiée le 12 juin 2025
Le film Indomptable brille par son réalisme !
Toute personne ayant vécu en Afrique, et plus particulièrement au Cameroun, recevra une véritable claque en regardant ce film qui nous plonge sans détour dans la dure réalité d’un père de famille tentant tant bien que mal d’éduquer ses enfants, et d’un fonctionnaire de l’État: ici un commissaire, qui essaie de faire son travail avec honnêteté, malgré les limites du système et la corruption qui l’entoure.

Le portrait du commissaire reflète fidèlement la situation de nombreux Camerounais pris entre devoir moral et pression sociale.

Les intrigues et les allusions risquent toutefois d’échapper à celles et ceux qui ne connaissent pas un minimum le contexte camerounais.

Il faut également saluer l’excellent jeu d’acteur de Thomas N’Gijol et de l’ensemble du casting.
Bravo!!!
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2025
Très bon 4ème film de Thomas Ngijol en tant que réalisateur qui s'attribue là un rôle totalement à contre-emploi lui qui est beaucoup plus habitué à un registre comique et c'est là pour moi réussi !
C'est une chronique Africaine à Yaoundé, sur les traces d'un flic tourmenté, sombre, violente et désespérée mais paradoxalement pas sans tendresse !
Caloo
Caloo

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2025
On a rarement des films qui traitent de l'Afrique, ici en l'occurrence du Cameroon, pays d'origine de Thomas Njigol. Njigol réussit parfaitement à se rendre crédible dans son rôle de commissaire pris dans les états d'âme de sa fonction , au sein d'une société corrompue et à l'organisation chaotique, et celui de père de famille en difficulté dans l'éducation de ses propres enfants. On sent la sincérité qui transpire dans ce ce drame policier qui mêle polar et comédie sociale africaine avec un égal bonheur. Pari réussi pour Njigol réalisateur.
bbnut
bbnut

12 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2025
Voilà un film parmi les plus singuliers et réussis depuis le début de l'année. Ambiance, intrigue et surtout Yaoundé (filmé comme une ville tentaculaire et à la dérive) : le film vous prend et ne vous lâche pas, à l'image du commissaire Billong qui s'accroche contre vents et marées pour mener à bout son enquête.
Il y a quelque chose de tragique et émouvant à voir ce personnage essayer coûte que coûte de garder son exigence et sa dignité, au risque de finir incompris et seul. L'interprétation de Thomas NGijol est prodigieuse.
Un excellent film.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 434 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2025
A la fois un saisissant drame intime et une magnifique introduction au bruit de Yaoundé. On pourrait penser que l’humoriste camerounais Thomas Ngijol sort de son rôle avec cette sorte de polar réaliste où il se met en scène en commissaire de la section criminelle qui tape sur les malfrats comme il gueule sur ses enfants. En fait, c’est tout le contraire. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures : /
Jacknappier
Jacknappier

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2025
Thomas Ngijol nous livre une très belle radiographie de la société camerounaise contemporaine. Sans jamais céder à la condescendance ni au misérabilisme, il nous fait suivre le parcours d’un homme confronté aux mutations de son époque, aux bouleversements de la cellule familiale et aux limites d’un État souvent défaillant face aux enjeux régaliens. Le regard est à la fois sincère, juste et profondément humain, ponctué de touches d’humour qui n’enlèvent rien à l’émotion du récit. Des deux côtés de la caméra, Thomas Ngijol signe une prestation remarquable, confirmant la force de son regard d’auteur et son talent d’acteur.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2025
Ai vu « Indomptables » mis en scène par l’acteur et réalisateur Thomas Ngijol. Ce film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors du Festival de Cannes 2025. Cette chronique de l’Afrique contemporaine sans idéalisme et avec une certaine amertume mélange avec un excellent dosage le polar et la chronique d’une familiale. Le Commissaire Bilong mène une enquête sur le meurtre d’un de ses collègues tout en essayant de maintenir à flot sa famille qui réagit mal à ses principes éducatifs d’un autre temps fait d’autorité et de respect. On est captivé de suite par ce personnage et par son interprète au charisme certain (Thomas Ngijol). Bilong croit avoir des principes dans son métier, un rôle à jouer dans sa ville, des valeurs qu’il veut transmettre à ses enfants spoiler:
et tout lui échappe à chaque fois spoiler:
. Tout comme la population de Yaoundé qui subit des coupures de courant à répétition, spoiler:
Bilong ne maitrise rien et disjoncte spoiler:
. Les dialogues sont régulièrement drôles et percutants. Mais c’est aussi par la photographie magnifique de Patrick Blossier que ce film se distingue par des contrastes puissants et des couleurs saturées superbes. L’enquête policière n’a d’intérêt que de permettre une immersion sociologique dans une ville où la misère est quotidienne et où la corruption met encore plus à terre ceux qui n’ont rien. Thomas Ngijol aime le Cameroun d’où sa famille est d’origine, mais il est également très critique et réaliste sur sa situation politique et économique et cela se lit grâce à sa mise en scène sobre et efficace. Le scénario est adapté d’un documentaire ce qui donne à ce film original un ton particulier et attachant. Un film inattendu et une bonne surprise
Ands San
Ands San

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5,0
Publiée le 11 juin 2025
Super film, il nous montre qu'il excelle dans les films de comédie et dans les films sous un ton sérieux. On s'en qu'il a prit du plaisir à jouer son rôle.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2025
Indomptables (2025) : Ngijol excelle-t-il en auteur-réalisateur ?
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :

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Il y a des enquêtes qui ne mènent nulle part, des figures d’autorité usées, un souffle coupé par la chaleur de Yaoundé. Indomptables en est une. Le film — mais aussi ce mot bancal. Un policier où le héros, sans flingue ni assurance trop forte, tangue. On suit Billong — principe, tradition, poids d’un nom et d’un uniforme. Genre policier, réalisateur, intrigue, fêlure, les mots glissent.

Attentes ? Oui. On espérait une intrigue nerveuse, un face-à-face policier. On a un rythme en apnée, une montée sourde. Comparaison : ces polars africains trop propres, on est ailleurs — ici, c’est poussière, brouillard familial, et malaise latent.

Le scénario : meurtres, tension, un officier tué, les rues brûlent, la famille vacille. Structure minimaliste : scène après scène, silence, regard, puis secousse — intrigue, suspense, rebondissements, originalité. Aucun twist flamboyant, mais des coupures nettes, presque invisibles, qui font saigner.

Original ? Il s’arrache parfois — plongée intime dans un monde policier peu montré. Mais clichés ? Sur la famille, sur les liens traditionnels. Il navigue entre authenticité et archetype usé. Un pas sur l’originalité, un autre dans la répétition.

Mise en scène : caméra à hauteur d’épaule, plans fixes, lumière crue, cadre qui serre comme un étau — mise en scène, photographie, ambiance, éclairage. L’éclairage : chaleur écrasante, ombres qui brûlent, contraste lourd — outil narratif : il installe l’urgence, l’épuisement.

Jeu d’acteurs : Thomas Ngijol porte Billong sans excès — acteurs, jeu d’acteur, performance. Il s’efface derrière son badge, respire mal, regarde trop. La tension entre Billong et sa famille : non-dits, gestes interrompus, silences qui pèsent — dynamique entre les personnages.

Bande-son : musique discrète, sons bruts — klaxon, vent, pluie. bande originale, effets sonores, musique. Les sons vibrent, déséquilibrent — font-ils vibrer ? Oui, comme un tambour tribal dans la rue.

Impact émotionnel : émotions, message, réflexion. On ressent chaleur, épuisement, pression. Le message ? Une police étouffée par son propre trop gros sens du devoir. L’illusion d’un message ? Sans chichi, mais pointé.

Conclusion : note de 12 sur 20. Public cible : amateurs de polars sensibles, d’immersion géographique, mais pas de fans de twist efficaces.

Pourquoi ça fonctionne ? Parce qu’il ne promet rien, n’essaie rien : il montre. L’effet ? Bruit sourd, pas d’explosion.
ejou
ejou

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2025
Un film policier émouvant et Thomas Ngijol humaniste et attachant en commissaire mobilisé tant sur le front de son enquête que sur celui de la transmission parents-enfants
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2025
Excellente surprise, superbe jeu d'acteur de Thomas. Film vrai transpirant le Cameroun sans aucun cliché. Mettant en avant les difficultés de ce pays tout en développant l'histoire d'un père dépassé par sa vie.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2025
Une comédie noire qui aborde avec audace de nombreuses thématiques sociales et sociétales au sein de la société camerounaise, telles que la famille, la corruption et la violence. Son principal mérite réside dans le regard qu’elle porte, loin du prisme occidental, offrant ainsi une perspective post-coloniale dérangeante et nécessaire.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2025
Au regard de ce qu’on connait de lui au travers de ses prestations dans le stand-up, on pourrait craindre que Thomas Ngijol ne se montre pas apte à sortir du domaine de la comédie lorsqu’il se dirige vers la réalisation cinématographique. Indomptables, son 4ème film en tant que réalisateur, le 2ème réalisé seul, montre que ces craintes sont injustifiées. Indomptables, film qui faisait partie de la sélection de la Quinzaine des Cinéastes lors du récent Festival de Cannes, est présenté comme étant un film policier mais il est en fait beaucoup plus que cela. Inspiré par le documentaire Un crime à Abidjan, réalisé en 1999 par Mosco Boucault, Indomptables profite de l’enquête policière menée à Yaoundé par le commissaire Zachary Billong et son équipe à la suite du meurtre à bout portant d’un policier pour dresser deux portraits : celui du Cameroun, un pays que Thomas Ngijol connait très bien puisqu’il s’agit du pays d’origine de ses parents, et celui d’un homme, ce commissaire, aussi bien dans le cadre de son travail que dans celui de sa famille. C’est peu dire que le portrait que fait Thomas Ngijol du Cameroun est sans concession : quartiers insalubres, infrastructures publiques très souvent défaillantes, système hospitalier sans pitié pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens de payer, corruption, vols, détournements de fonds (un policier à qui on a remis une somme d’argent destinée à payer les soins d’un suspect gravement blessé et qui s’en est servi pour s’acheter une box TV !), et méthodes policières faisant beaucoup trop souvent appel à des passages à tabac et à la torture. Il n’empêche, Thomas Ngijol aime le Cameroun et il sait aussi en montrer les nombreux côtés positifs, en particulier la vitalité et la joie de vivre de ses habitants qui sont tout à fait conscients de tout ce qui ne va pas dans leur pays, qui aimeraient que les choses s’améliorent, mais qui, en attendant, font avec la situation du moment. Vous aimeriez bien lire l'intégralité de cette critique. C'est facile, il suffit d'aller sur un site dans lequel il y a critique et film dans son appelation.
Zimboume
Zimboume

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2025
Vu en avant premiere. Petite pépite !
Pour son quatrième film, thomas Ngijol signe son film le plus personnel, et film l'Afrique et le Cameroun au plus près comme on les a rarement vus. Belle lumière, et joli portrait de personnage perdu avec ses certitudes à la dérive.
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