Indomptables
Note moyenne
3,4
1305 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

166 critiques spectateurs

5
30 critiques
4
51 critiques
3
69 critiques
2
12 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jackpopopote
Jackpopopote

30 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2025
Salue moi
Quelle réussite! On respire le Cameroun, les valeurs africaines, les coutumes.
NGijol a pris énormément de risques avec ce film et c’est clairement payant. Il s’offre son plus beau rôle. Il est habité par son personnage.
Ce n’est pas une simple enquête, le film interpelle aussi sur les questions profondes comme la condition et les valeurs humaines, la loi et la morale, la paternité.
C’est exactement pour ce genre de film que je vais au cinéma. Enthousiasmant !
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2025
On a assez vanté les atmosphères poisseuses de Séoul, Los Angeles ou de Paris, telles qu'elles ont été recrées dans des polars de cinéma, noirs comme des nuits sans lune, qu'il serait malvenu de ne pas reconnaître la puissance d'évocation des rues et des maisons de Yaoundé dans Indomptables. Le flic, personnage central joué par le réalisateur, Thomas Ngijol, est un homme droit dans ses bottes qui ne s'est pas aperçu que ses principes rigides, que ce soit au travail ou dans sa propre famille, le menaient à une impasse. Le cinéaste et l'acteur, à travers une intrigue prétexte, montrent une ville mais aussi un pays, le Cameroun, voire un continent, l'Afrique, où les valeurs traditionnelles et patriarcales perdent de leur pouvoir et surtout de leur justesse, face à une nouvelle génération qui émerge. En à peine une heure vingt, très dense et souvent intense, Bgijol fait le tour de son sujet, avec une maîtrise de tous les instants, fendant la carapace du comique que l'on connaissait. Nuitamment, au son de Marvin Gaye, le policier d'Indomptables traverse une ville en pleine mutation, pour le meilleur et pour le pire. Davantage que son intrigue, c'est ce portrait d'un homme bousculé dans ses certitudes qui séduit, dans un style âpre et tendu mais qui laisse échapper de belles trouées lumineuses. Une réussite !
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2025
Au regard de ce qu’on connait de lui au travers de ses prestations dans le stand-up, on pourrait craindre que Thomas Ngijol ne se montre pas apte à sortir du domaine de la comédie lorsqu’il se dirige vers la réalisation cinématographique. Indomptables, son 4ème film en tant que réalisateur, le 2ème réalisé seul, montre que ces craintes sont injustifiées. Indomptables, film qui faisait partie de la sélection de la Quinzaine des Cinéastes lors du récent Festival de Cannes, est présenté comme étant un film policier mais il est en fait beaucoup plus que cela. Inspiré par le documentaire Un crime à Abidjan, réalisé en 1999 par Mosco Boucault, Indomptables profite de l’enquête policière menée à Yaoundé par le commissaire Zachary Billong et son équipe à la suite du meurtre à bout portant d’un policier pour dresser deux portraits : celui du Cameroun, un pays que Thomas Ngijol connait très bien puisqu’il s’agit du pays d’origine de ses parents, et celui d’un homme, ce commissaire, aussi bien dans le cadre de son travail que dans celui de sa famille. C’est peu dire que le portrait que fait Thomas Ngijol du Cameroun est sans concession : quartiers insalubres, infrastructures publiques très souvent défaillantes, système hospitalier sans pitié pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens de payer, corruption, vols, détournements de fonds (un policier à qui on a remis une somme d’argent destinée à payer les soins d’un suspect gravement blessé et qui s’en est servi pour s’acheter une box TV !), et méthodes policières faisant beaucoup trop souvent appel à des passages à tabac et à la torture. Il n’empêche, Thomas Ngijol aime le Cameroun et il sait aussi en montrer les nombreux côtés positifs, en particulier la vitalité et la joie de vivre de ses habitants qui sont tout à fait conscients de tout ce qui ne va pas dans leur pays, qui aimeraient que les choses s’améliorent, mais qui, en attendant, font avec la situation du moment. Vous aimeriez bien lire l'intégralité de cette critique. C'est facile, il suffit d'aller sur un site dans lequel il y a critique et film dans son appelation.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2025
"Salue-moi."

Thomas Ngijol change de registre pour sa nouvelle réalisation.

À mi-chemin entre le film policier et la chronique familiale, l'histoire d'un commissaire voulant faire régner l'ordre et la morale dans son travail comme dans sa famille.
Un homme qui, au fil de son enquête, va devoir faire preuve de discernement et par la même occasion se reconnecter avec ses enfants, en essayant de leur parler comme un père, non pas comme un flic.

Un film court, bien mené et interprété, et surtout qui met en lumière une société camerounaise qu'on a rarement l'occasion de voir sur grand écran. Une bonne surprise à découvrir.
axmaxi
axmaxi

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2025
Un bon film qui permet à Thomas ngijol d’incarner son meilleur rôle. Les personnages sont passionnants
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2025
Très bon 4ème film de Thomas Ngijol en tant que réalisateur qui s'attribue là un rôle totalement à contre-emploi lui qui est beaucoup plus habitué à un registre comique et c'est là pour moi réussi !
C'est une chronique Africaine à Yaoundé, sur les traces d'un flic tourmenté, sombre, violente et désespérée mais paradoxalement pas sans tendresse !
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2025
Une vraie bonne surprise. Thomas Ndigol nous livre un polar très réaliste et immersif. C'est le Cameroun dans toute sa splendeur et ses difficultés qui est le terrain d'enquête de ce commissaire taciturne, dur avec ses enfants et ses agents. Il s'offre également au passage le meilleur rôle de sa carrière. Et la recherche du coupable s'avère passionnante.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juin 2025
Film policier écrit et réalisé par Thomas Ngijol, Indomptables est un film hélas à peine moyen. L'histoire nous fait suivre le commissaire Billong, qui enquête à Yaoundé, au Cameroun, sur le meurtre d'un officier de police. Cette investigation va alors mettre en danger sa famille et mettre le feu aux poudres dans la capitale du pays. Ce scénario, adapté du documentaire Un Crime À Abidjan, de Mosco Boucault, paru en 1999, s'avère malheureusement peu intéressant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et vingt minutes. Une durée relative qui se fait tout de même ressentir la faute à une intrigue au goût de déjà-vu et peu palpitante. En effet, l'enquête policière est vraiment très basique et redondante, n'offrant ainsi aucune tension ni suspens. C'est assez mou et plat, le tout manquant d'action et de scènes impactantes malgré des méthodes locales singulières. L'autre aspect, celui plus familial, est lui également aucunement novateur et pas assez poussé. Résultat, on s'ennuie ferme tant tout cela manque d'évolution. D'autant plus que le ton dramatique plombe pas mal l'ambiance. Les quelques petites touches d'humour sont elles appréciables mais parfois malvenues. On ne sait vraiment pas si l'on doit rire ou non à certains moments. L'ensemble est porté par des personnages pas assez attachants car manquant de développement hormis le principal intéressé. Un rôle joué par Thomas Ngijol en personne qui est plutôt convaincant dans ce registre plus dramatique qu'à l'accoutumé. Il est entouré par une distribution honnête comprenant entre autre Danilo Melande, Bienvenu Roland Mvoe, Thérèse Ngono, Junior Bessala, Dimitri Amougou, Christol Djomo, Terrence Samba ou encore Olivier Fomedjo. Tous ces individus entretiennent des rapports compliqués provoquant quelques émotions tristes. Des échanges soutenus par des dialogues moraux correctement écrits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère basique. Sa mise en scène se contente du minimum et s'efface au détriment de son propos. Elle a tout de même le mérite d'évoluer au sein d'une ville peu mise en avant au cinéma, permettant ainsi de nous montrer les rues de cette ville écrasée par la chaleur. Mais on aurait aimé voir davantage de paysages et de variété en terme d'environnements à l'écran. Ce visuel immersif est accompagné par une . franchement anecdotique, n'ayant absolument aucun impact sur les images. Elle est en partie responsable du manque d'atmosphère alors que la culture musicale du pays aurait pu être mise en avant et au profit du propos. Reste une résolution bâclée donnant une impression d'inachevée, venant mettre un terme à Indomptables qui, en conclusion, est un long-métrage clairement dispensable tant il possède peu de qualité, même si l'on sent qu'il a été fait avec passion et cœur par l'humoriste afin d'exposer ses origines.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2025
Présenté à la Quinzaine des Cinéastes à Cannes en 2025, Indomptables marque une étape décisive dans le parcours artistique de Thomas Ngijol. À la fois réalisateur, scénariste et acteur principal, il y campe Billong, un commissaire de police de Yaoundé entraîné malgré lui dans une enquête aux implications politiques majeures, menaçant jusqu’à la sécurité de sa propre famille. Sous ses allures de polar nerveux, le film est aussi une proposition esthétique forte, portée par une conscience aiguë de ses choix formels, notamment linguistiques.

Ce qui frappe d’emblée, c’est le traitement inédit de l’accent camerounais. Loin d’être un simple effet de réalisme ou une concession folklorique, l’accent devient ici un élément de mise en scène à part entière. Il est travaillé, modulé, stylisé avec une grande finesse — jamais caricatural, toujours porteur de tension ou d’émotion. Il participe d’une théâtralisation discrète mais résolue, qui donne au film une identité sonore singulière. Dans un espace francophone où les accents africains sont souvent neutralisés ou relégués à la marge, Indomptables fait le choix inverse : il érige la variation linguistique en valeur esthétique.

Cette posture est renforcée par la qualité remarquable des dialogues. Ngijol et ses partenaires livrent une parole incarnée, précise, souvent tendue, où se mêlent les registres populaires et une certaine hauteur de ton. Le verbe devient un lieu de pouvoir autant qu’un révélateur d’humanité. Chaque échange, chaque silence pèse dans l’économie du récit. On y sent un soin d’écriture rare, où le rythme, la musicalité et la tension dramatique sont étroitement liés.

La mise en scène, quant à elle, est sobre mais efficace. Elle laisse place au jeu des corps, aux regards, à la lente montée de la menace. Les lieux sont filmés avec rigueur : commissariats, salons, rues ou arrière-cours deviennent des espaces clos, chargés de tensions sociales, politiques et psychologiques. Le visage de Ngijol, souvent filmé en gros plan, devient un paysage en soi — lieu d’usure, de résistance et de colère rentrée.

Mais c’est surtout dans sa dimension sonore que Indomptables ouvre une brèche. En assumant pleinement une musicalité camerounaise de la langue française, en s’autorisant des modulations vocales, des inflexions identifiables, le film construit une autre manière de faire du cinéma francophone : une manière qui n’a plus à s’excuser de sa spécificité. Il s’agit d’un geste politique discret mais décisif.

En cela, Indomptables n’est pas simplement un film de genre réussi. C’est une œuvre qui, par le truchement de la parole et du rythme, recompose les rapports de force entre centre et périphérie, entre norme et variation, entre langue imposée et langue réinventée. Un film indocile, habité, qui porte bien son nom.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 juin 2025
À Yaoundé, au Cameroun, le commissaire Billong enquête sur le meurtre d’un officier de police…

Pour la première fois, Thomas Ngijol délaisse la comédie, après Case départ (2011) & Black Snake, la légende du serpent noir (2019) pour un registre bien plus sérieux et plus sombre, à savoir le polar. En adaptant librement le documentaire Un crime à Abidjan (1995), l’humoriste nous plonge en plein coeur de la société camerounaise.

Indomptables (2025) m’a laissé dubitatif, j’ai trouvé le film trop fourre-tout, préférant dresser une cartographie d’un Cameroun contemporain plutôt que de réellement mettre en lumière une enquête policière. On devine aisément que le réalisateur aime son pays d’origine, il en dresse un portrait sincère tout en n’hésitant pas à mettre un coup de projecteur sur ses travers (la corruption, les coupures de courant régulières, les violences policières, la précarité, les inégalités, …).

Mais pour le reste, on a cette désagréable sensation que le réalisateur a voulu y mettre toutes ses idées, sans trop se demander si elles allaient correctement s’imbriquer spoiler: (l’enquête policière, les tensions familiales, les dysfonctionnements de la société camerounaise, …),
faisant passer l’enquête policière au second plan, face au patriarche conservateur qui n’a pas su évoluer avec son temps et qui se met à dos l’ensemble de sa famille.

● http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter[POINT]com/B_Renger ●
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2025
Polar assez étrange. L'intrigue très secondaire ne sert qu'a dépeindre le chaos de la société camerounaise (pauvreté, désordre, violence...). Le fort accent africain fait qu'on ne comprend pas tout, mais ce n'est pas si grave. Un film original, étonnant et oppressant.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2025
Dans un style très réaliste, dans des décors naturels, avec un casting à presque 100% non professionnel et local, où seule finalement la présence de Thomas Ngijol nous rappelle qu'il s'agit un polar fictionnel. Malgré quelques passages souffrent d'interprètes mauvais ou pas à l'aise devant la caméra, le scénario est construit avec le parallèle très galvaudé entre un flic partagé entre son boulot et sa vie de famille. Mais cette fois l'intelligence du traitement repose sur deux paramètres essentiels, le premier est que le commissaire Billong/Ngijol évoque une caste social supérieure qu'il a bien l'intention d'assumer dans une société où l'habit fait le moine, littéralement, puis le fait qu'il n'est pas un super flic mais un être humain qui fait de son mieux au point où son autorité est difficile à imposer, dans le travail (la poignée de main) comme dans sa famille où la fracture est finalement moins générationnelle que technologique. On notera une importance non négligeable des femmes, ou plutôt de leur émancipation mais sur ce point on ne saura jamais si c'est une réalité au Cameroun où si c'est un choix militant. Thomas Ngijol signe un polar social merveilleusement bien écrit, à l'exotisme loin des cartes postales et tout simplement très intéressant. Une très bonne surprise.
Site :
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2025
Thomas Ngijol, scénariste (d’après un documentaire ici), acteur, réalisateur de la scène française plutôt d’ordinaire porté sur la comédie, nous transporte dans le pays de ses parents, le Cameroun. Dans les bas-fonds de la ville (la capitale) au contact d’une délinquance endémique alimentée par la désespérance économique et sociale. Le commissaire de police iinterprété qui nous entraine dans son enquête sur un tir mortel contre un collègue lors d’une intervention surfe lui-même sur la crainte du décrochage éducatif dans son propre foyer au sein duquel ses enfants peuvent se trouver contaminés, entrainés par l’extérieur peu reluisant. Ce n’est pas une image de carte postale du Cameroun. Misère, oisiveté, drogue, délits, violence policière à l’occasion vu l’ampleur des problèmes à contenir, corruption. Le personnage principal est vertueux et se veut au-dessus ou en dehors de tout ça. Mais autour de lui se dessine un environnement qui fournira matière à réflexions pour le spectateur. Un film différent.
norman06

425 abonnés 1 822 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2025
Le polar africain est une denrée suffisamment rare pour susciter notre curiosité, d'autant plus que le film est doté de réelles qualités, malgré une critique sociopolitique un brin convenue.
Guy Chassigneux
Guy Chassigneux

11 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juin 2025
Si ce film policier ne se déroulait pas au Cameroun si rarement filmé, l’intérêt serait maigre.

Un commissaire, père autoritaire et pontifiant, pathétique, en arrive enfin à se faire clouer le bec face à sa femme et à ses enfants qui ne cessent de lui échapper, comme lui s’en détache.
La recherche des coupables d’un assassinat d’un collègue n’est qu’un prétexte à une débauche de coups de pieds dans les portes, suivis de tortures.
A la misère indomptable des hôpitaux, de la police, au bout de rues défoncées, s’ajoute la corruption qui ruine les rapports humains. Les relations sociales, familiales sont tellement catastrophiques, que les discours moralisateurs n’en paraissent que plus obscènes.
Les meilleurs films de tous les temps