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Dominique Desplan
2 critiques
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5,0
Publiée le 26 juin 2025
Dès les premières minutes, l’essai est transformé, la suite n’est qu’un pur plaisir. Bah, maintenant, il va falloir en faire encore un autre. Je ressors de ce film avec un sentiment de fierté. J’ai eu l’impression de voir une chronique universelle avec des peintures contextuelles précises et qui nous laissent pensifs. Le jeu de Thomas Ngijol est intense, léger, profond : un père, un homme, un contexte, un pays. Je ne vais pas raconter, il faut voir ce film. Il faut passer ce bon moment. J’ai été forcé d’applaudir après l’atterrissage. Parce que, je le répète, c’est un film que l’on peut voir, revoir et moi, je veux voir la suite du travail de ce réalisateur qui signe là une œuvre qui en appelle d’autres. Merci à lui et à tous les acteurs du film.
Une vraie découverte, une vraie merveille, beaucoup de sensibilité, d'humour et de réalités dans ce film ! Merci Mr Ngijol pour sa réalisation et votre performance !
Un film pas vraiment policier. Pas une comédie du tout : ça n'est pas amusant de voir le monde du point de vue de cette petite partie du Monde, de cette petite partie de l'Afrique, du Cameroun, de Yaoundé. J'ai été terriblement ému de cette histoire-témoignage adapté d'un documentaire. C'est ce qu'il faut voir, je pense, dans ce film : un témoignage et un point de vue, celui de Thomas Ngijol assumant un point de vue tout personnel. C'est une fenêtre sur le Cameroun de Yaoundé dans certains quartiers autour d'une famille privilégiée. Regardons-le d'un point de vue sociologique, d'un point de vue historique, politique et humain. C'est terrible, c'est violent, c'est sombre et la quasi absence d'optimisme règne. Les ordures sont dans les rues, comme il y a 30 ou 40 ans, l'électricité est coupée, manquant de fiabilité comme il y a 30 ou 40 ans. Le portrait conçu dans ce film, en suivant le commissaire, est saisissant. Ce sont des images de la cellule familiale, des espérances des jeunes, du désespoir dans parents, de l'état de survie du service public, de l'état de décrépitude de l'hôpital, de la corruption nécessaire pour survivre, de la drogue qui submerge et anéantie une génération. Si vous voulez voir un scénario à rebondissement, des explosions et des effets spéciaux, des phénomènes "actor studio", des bagarres épiques, allez voir ailleurs du côté du Spiderman, ou du re-re-nouveau Superman. Ici, lorsque les coups sont filmés, parce qu'il y en a du chicotage, ils prennent les tripes et arrachent les larmes. Les personnages sont terriblement vrais, les acteurs sont dans le vrai et touchants.
Très bon film. Thomas Ngijol ajoute de nouvelles cartes à son jeu : la réalisation et l'incarnation d'un personnage bien différent de ceux qu'on lui connaît. Un commissaire qui est sur le fil entre la maîtrise des problèmes et leur submersion. Un regard réaliste et bienveillant sur le Cameroun d'aujourd'hui. Quelques pointes d'un humour discret qui n'envahie pas le propos. Une vraie belle réussite.
Très bon polar, un film d'auteur inattendu qui commence lentement, comme englué, comme tout bon film noir où le flic solitaire est pris dans ses contradictions, ses dénis, et joue avec le feu. C'est avec les codes du genre, mais dans une ville surprenante et rare pour le spectateur français, que Thomas Ngijol nous emporte peu à peu dans ce qui va frôler le vertige. Car tout reste en suspens, aux limites, sur les nerfs, à l'image de cette électricité dont la fourniture est toujours juste, jusqu'à ce que ça claque.
Très touchant. J'ai trouvé ce film très intime, où l'on suit le quotidien de l'Inspecteur Billong qui enquête sur la mort d'un collègue. Cette enquête nous mène au cœur de Yaoundé, pour connaître cette ville grâce aux origines de mon mari on s'y croirait presque. J'ai bien aimé les clin d'œil sur l'hospitalité camerounaise lol, les relations homme/femme, un père et ses enfants. Les non-dits, les preuves d'amour sans dire un mot... "je rajoute" en proposant du jus à son fils, ce geste pour "faire la paix" les silences qui en disent long. Un père qui ne sait pas dire je t'aime mais qui par sa morale montre qu'il tient à ses enfants. Thomas Ngigol m'a surpris dans un rôle "sérieux" où l'humour est subtile. Il a toute sa place dans des rôles dramatique. Merci pour cette belle proposition. Je recommande vivement à tous ceux qui souhaitent voir un film lent mais rempli de sincérité et de finesse.
Même si le scénario est un peu léger, la plongée dans l’Afrique réelle est formidable. On retrouve la rue, la pauvreté, la violence envers les voleurs, les services publics délabrés, la corruption, le rôle de la famille, la joie par le sport.
Tout simplement incroyable. Pour être allé en Afrique, et être proche de sa culture, il retranscrit l’ambiance et le quotidien avec une efficacité et un authenticité assez déroutante. La durée du film est court, et heureusement car ce n’est pas un défaut au contraire le récit est efficace sans fioritures. Brut. Un film magnifique.
Très bons acteurs, et film très bien écrit, mais le caméraman était le neveu du patron ou quelque chose comme ça ! Les plans statiques, ça allait, mais dès que la caméra devait suivre une action en déplacement, la caméra bougeait à chaque pas, ça m'a même donné un peu le vertige. Quelle domage.
J’ai adoré ce film, qui met en lumière la vie d’un père africain partagé entre le désir d’offrir à ses enfants une éducation traditionnelle « à l’africaine » et la nécessité d’accepter le modernisme d’une classe moyenne dans un pays du tiers-monde. Malgré ce tumulte, il s’efforce de rester intègre et professionnel dans son travail.
L’intrigue de l’enquête sur le meurtre de l’agent, les palabres familiales et la gestion des collègues créent une atmosphère à la fois sobre, authentique et captivante.