Imperial Princess
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jroux86
jroux86

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juillet 2026
Ce journal intime filmé, qui promettait de jolis plans nocturnes sur la cité monégasque et sa faune, ne révèle rien de ce qui se joue dans son arrière-plan tragique : la guerre en Ukraine. Le film produit même une sorte d’effet contraire, Virgil Vernier substituant aux images du conflit celles de sa face obscène : l’étalage indécent des richesses de quelques oligarques qui ont su profiter des largesses d’un état russe impérialiste et archi-corrompu. N’y a-t-il pas mieux à faire, à Monaco comme ailleurs, que de s’appesantir sur les vrais-faux états d’âme d’une jeune femme contrainte de "subir" les conséquences d’une guerre dont on n’aura jamais fini de dénoncer l’injustice ?
MHenox
MHenox

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2026
C'est si rare de voir des films à Monaco... Un grand film, touchant, fait en toute modestie, qui rappelle que le cinéma est surtout d'abord une affaire de sons et d'images assemblés ensemble.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2026
Une « pauvre » fille d’oligarque russe se retrouve seule à Monaco quand les sanctions économiques occidentales suite à la guerre en Ukraine obligent son père au retour au bercail.
Elle ère dans la ville clinquante avec un téléphone de mauvaise qualité, vu celle des images, qui lui sert de vlog.
Les enjeux ne sont pas énormes, voire inexistants.
Parfois on crame une heure de sa vie pour une chose inutile, ça été mon cas ici.
Direct-actu.fr

390 abonnés 521 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2026
Dans Imperial Princess, Virgil Vernier poursuit son exploration des zones grises du réel et s’intéresse à une jeunesse mondialisée, coincée entre désir d’émancipation et peur de perdre ses repères. À Monaco, Iulia, jeune femme russe, vit seule depuis le retour forcé de ses parents dans leur pays d’origine, conséquence directe des sanctions internationales. Elle ne suit plus de cadre académique classique et se replie progressivement sur elle-même. Le film adopte la forme d’un journal vidéo, filmé au smartphone, où elle se met en scène, se confie et tente de se rassurer face à une angoisse diffuse.

Le choix de ce dispositif n’est pas anodin. Il place le spectateur au plus près d’un état intérieur, sans surplomb ni commentaire explicatif. Iulia se pense libre, indépendante, installée dans un espace où l’argent, le corps et le temps semblent circuler sans contrainte. Pourtant, une tension constante traverse ses gestes et ses paroles. La Russie n’apparaît jamais à l’écran, mais demeure omniprésente comme une menace abstraite, administrative et symbolique. La peur d’un retour imposé agit comme une forme de contrôle à distance, intériorisé.

Monaco, souvent associée à l’opulence et à l’insouciance, devient ici le miroir inversé de cette autorité. Tout y est clinquant, rapide, festif, mais profondément figé. Le film montre comment le confort peut devenir une prison douce, une cage dorée où la liberté se réduit à un décor. Le cinéaste ne juge pas son personnage, mais ne cherche pas non plus à l’absoudre. Il enregistre l’attente, l’inaction, la difficulté à renoncer à un mode de vie devenu identitaire.

En creux, Imperial Princess dresse le constat d’un faux-semblant de bonheur. Le film témoigne de l’épuisement d’un modèle fondé sur la consommation, l’image et l’instantané, où la liberté devient une posture plus qu’un engagement. Le cinéaste filme une jeunesse lucide, mais paralysée, pour qui être libre a un coût psychique permanent. Le film ne raconte pas une révolte, mais une fatigue, et devient le portrait d’un état générationnel fragile, anxieux, et profondément contradictoire.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2025
Ce documentaire moyen métrage filmé au smartphone est d’une bonne qualité technique. Il restitue une sorte de journal de bord de la fille d’un grand oligarche russe qui est parti précipitamment après le gel des avoirs des résidents russes en Europe suite à la guerre en Ukraine. Ce documentaire retrace ainsi la vie de cette jeune femme qui a choisi de rester dans sa cage dorée à Monaco pour profiter de cet endroit emblématique et luxueux malgré les difficultés liées à sa nationalité. C’est cela que le réalisateur a voulu transposer à l’écran et c’est plutôt bien rendu.

Bernard CORIC

(Film visionné en lien le 13/12/2025)
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