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Jean-Paul Durand
1 critique
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0,5
Publiée le 5 janvier 2026
Tout est raté dans ce long pensum que je n'ai pas eu le courage de regarder jusqu'à la fin. Cette histoire qui aurait dû être une épopée magnifique semble avoir été filmé par un téléphone portable de mauvaise qualité... L'image est sombre et le format non approprié. Les acteurs non dirigés et tous très scènes interminables s'enchaînent sans cohérence et les acteurs récitent leur texte dans de pauvres décors à quatre sous. De plus alors que l'histoire se déroule à travers des régions sublimes on ne voit jamais aucun paysage d'ensemble un peu comme si Laurence d'Arabie avait été tourné dans le bac à sable du square à côté de chez moi...L'océan réduit à mare à canards... Reste l'aspect sombre de l'entreprise "coloniale". On a bien compris qu’il s'agissait de deconstruire le mythe de Magellan , c'est dans l'air du temps, mais il faudrait que ce soit avec quelques arguments de mise en scène. Et ce realisateur philippin semble tout simplement ne pas savoir faire de cinéma. Pour ce qui est de la légende et de l'histoire de Magellan je conseille de voir ou revoir le sublime documentaire d’Arte il y a quelques années qui vous emportait dans une épopée passionnante et sublime de beauté à travers les océans ,les montagnes, les glaciers sans ignorer les peuples autochtones rencontrés.
Vu en avant-première. Je me suis laissé transporter par la beauté des tableaux successifs de ce film plein de souffle et excellemment filmés, en mer comme si j’étais sur la caravelle avec Magellan ou dans la jungle des Philippines parmi les populations autochtones. Une vision intéressante de l’histoire et des grandes explorations du XIVème siècle.
Pour mon 1er film de 2026.... Tres mauvais choix.. On aurait pu avoir une fresque épique , flamboyante. Non. 'c est mou, peu d'intérêt, des scènes longues qui n'en finissent pas ! Magellan apparaît comme un personnage limite terne et sans envergure. Très grosse déception !
J’ai commencé le film très circonspect car à peine la première image arrivée et qu’on voit le format carré du film, on comprend qu’on n’est pas venu voir du grand spectacle en cinémascope et on peut être déçu… Magellan méritait une épopée hollywoodienne certainement avec les vaisseaux, la traversée, l’équipage meurtri, le voyage. Ici rien de tout ça, on est plutôt du côté des Philippines en attente de ce voyageur qu’on ne connaît pas. Le côté sauvage est très bien rendu et le côté évangélisateur aussi. Mais on a le droit à aucune action. Tout est suggéré et de façon assez pénible au final. Un plan de 5min sur des corps à terre. On aurait aimé voir que Magellan et ses marins ont enduré la famine, le froid, les tempêtes, les doutes….. Déception donc mais il faut voir la série d’Arte pour voir que c’est très fidèle.
Il faut un certain courage pour aller jusqu'au bout de ce film. 2h43 de trèèèèès longs plans fixes, sans musique, façon documentaire. Quand action il y a, c'est souvent confus. Je me suis assoupi plusieurs fois... et me suis demandé plus d'une fois si j'allais partir. Finalement, quelques plans joliment composés, le travail sur l'ambiance sonore et... la chaleur confortable de la salle de ciné font que je suis resté jusqu'au bout.
Il aura fallu attendre le dernier jour de décembre pour me prendre la claque cinématographique de l'année. C'est mon premier film de Lav Diaz dont j'avais beaucoup entendu parler auparavant et on se retrouve face à une oeuvre éblouissante, hypnotique, épique, poétique et politique avec des images qui fascinent et qui hantent à la fois. Et Gael Garcia Bernal absolument magistral, on ressent l'influence d'Albert Serra et de Pacifiction notamment. Le plus beau film de l'année.
Magellan est un marin qui tente de conquérir le monde. Le film retrace le parcours de cet homme, et sa quête colonialiste. C’est très long, la réalisation fixe n’aide pas à faire avaler la pilule de 2H43… interminable.
Des plans interminables à longueur de film, scènes grotesques à longueur de film, laideur permanente des images et des paysages, pas même de vent dans les voiles des bateaux, pas de musique qui laisse un quelconque souvenir. En une phrase : le réalisateur est nu. En un mot : ridicule.
Ce film est une véritable déception ! Et surtout, je ne critique pas ici l'intention du réalisateur de porter un regard différent sur le mythe et son époque. Mais quand on prétend faire un film, encore faut-il que cela ressemble à du cinéma.... Son style, avec un excès de plans fixes, un excès de séquences interminables, certaines sous des cris à casser les oreilles, avec une esthétique brute assez moche et sans bande son, fait perdre tout son intérêt au film. Le résultat est mauvais.
Lav Diaz aborde avec ce Magellan l'ultime voyage du célèbre explorateur portugais, s'engageant dans une odyssée vers les Philippines au contact des tribus indigènes locales. Réalisateur philippin, Lav Diaz a ainsi un regard absolument pas occidento-centré sur l'explorateur campé par Gael Garcia Bernal. En effet, le projet s'avère finalement plus désenchanté en terme d'intentions, avant tout centré sur les dérives colonialistes liées à l'expansion de la couronne portugaise, l'évangélisation forcée, et la vague de morts violentes engendrées. Le film affiche une durée de 2h45 pas vraiment justifiée, mettant bien 1h à démarrer un récit engoncé dans une pose statique (la photo est heureusement vraiment réussie), avant que le scénario abandonne le verve pour mieux mettre en avant la beauté morbide de ces images. On pense parfois à Aguirre dans cet ultime acte tropical sans limites, qui s'avère être la vraie profession de foi d'un projet cherchant à énoncer la vérité (bien que le tout ne soit pas historiquement véridique) derrière le mythe.
Très beau film, poétique et contemplatif, davantage dans la veine de Manoel de Oliveira que celle de Ridley Scott. Un propos politique clair mais non asséné pompeusement. Du grand art.
Une succession de plans fixes ou presque et tous interminables, quasiment sans dialogues ni musiques . Les paysages ne sont pas époustouflants et pourtant il y avait de quoi faire. L'enchaînement des tableaux est parfois difficile à comprendre... Il faut vraiment connaître le titre pour connaître le sujet, Bref, on s'ennuie à mourir, je suis parti 30 minutes avant la fin...
Immense cinéaste philippin, Lav Diaz a toujours été un cinéaste non-seulement radical sur le plan de la forme, mais aussi sur le fond. Toute son oeuvre traite pas seulement de l'Histoire de son pays, mais surtout des oppressions subies à travers le temps : la dictature de Marcos, le régime de Duterte, la colonisation espagnole.
MAGELLAN s'inscrit totalement dans cette démarche, celle d'une observation minutieuse et posée des mécanismes de la violence - ici coloniale et religieuse - en racontant de manière elliptique et éreintante le voyage de l'explorateur dans toute sa dureté. C'est comme si Werner Herzog rencontrait Chantal Akerman. De loin le Lav Diaz le plus accessible, de par sa durée, son sujet audacieux, et sa photo assurée par le chef-op de Pacifiction. Un choc.
Dans ce film le personnage de MAGELLAN, dans les dernières années de sa vie, est un peu démystifié et se trouve ramené à l’extrême violence coloniale. Ce réalisateur philippin a utilisé un style de narration avec des plans fixes et de longues séquences pour nous imprégner du climat et de la vie des indigènes et c’est plutôt réussi. Au niveau technique, il faut noter la belle photographie de ce film tourné aux Philippines. Dommage, cependant, que le réalisateur abuse de trop longues séquences ce qui peut diminuer l’intérêt du spectateur.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 21/10/2025 au cinéma ARLEQUIN à PARIS)