Le film débute avec une première partie fouillie, une succession de scènes incompréhensibles tant le montage ne permet pas de comprendre ni les tenants, ni les aboutissants, ni l'époque précise dans la bio de Magellan. Puis ensuite on remarque que les ellipses sont nombreuses, une sorte de résumé vite fait bien fait complètement gratuit et inoffensif. Ainsi, on frôle l'ennui, pour ne pas dire le sommeil quand enfin l'expédition maritime prend enfin le départ en 1519. On commence à constater que la mise en scène devient poussive car redondante, si prétentieuse et si boursouflée, Lav Diaz multiplie, use et abuse de plans étirés jusqu'à l'ennui, des scènes étendues jusqu'à l'inutile narratif. Rares sont ces séquences très et trop longues qui servent réellement l'évolution du récit, mais par contre certains plans restent d'une grande splendeur, si fixe et statique qu'elles paraissent comme des tableaux intégrés. On ne peut que saluer le soin apporté aux décors, à la reconstitution historique quasi documentaire, une gageure à saluer tant le budget reste bien inférieur à une superproduction hollywoodienne... SPOILERS voir site Site : Selenie
On a tous appris sur les bancs de l'école que Magellan avait été le premier navigateur à effectuer un tour du monde. Quelques années plus tard, on a appris que ce n'était pas tout à fait exact : si Magellan en effet a réussi à gagner l'Asie par l'ouest, en traversant l'Atlantique, en découvrant au sud de l'Amérique latine un passage - auquel fut donné son nom - et en baptisant l'océan Pacifique, il mourut sur l'île de Mactan avant d'achever son tour du monde.
C'est à cette grande figure historique, qui marqua l'histoire de son pays, que le réalisateur philippin Lav Diaz consacre son dernier film. Lav Diaz est un des plus grands réalisateurs contemporains. Il a déjà eu le Léopard d'Or à Locarno en 2014, le Lion d'Or à Venise en 2016 et finira bien un jour par décrocher la Palme à Cannes. Son cinéma est exigeant. Ses films sont d'une durée hors normes : "Berceuse pour un sombre mystère" dépassait les six heures, "Death in the Land of Encantos" durait neuf heures. Sa caméra est immobile. Il filme de longs plans larges organisés comme des miniatures où les personnages se déplacent dans et parfois hors du cadre.
Plusieurs amis m'avaient mis en garde contre "Magellan". Ils s'y étaient copieusement ennuyés et avaient bien failli emboîter le pas aux nombreux spectateurs qui quittaient la salle en cours de route. Aussi m'attendais-je au pire. C'est la raison pour laquelle peut-être j'ai été moins rebuté que je ne le pensais.
D'abord, "Magellan" ne dure pas si longtemps. Deux heures et quarante trois minutes, ce qui en fait quasiment, comparé aux précédents films de Lav Diaz cités un court métrage. Que les intégristes de la longue durée se rassurent : il sortira une version longue de neuf heures, donnant plus de place à la figure de Beatriz, la femme de Magellan, et promettant comme l'écrit, pince-sans-rire, Jérémie Couston dans Télérama "un supplément d’ivresse".
Ensuite si ces plans sont en effet d'une parfaite immobilité, ils sont aussi d'une beauté confondante. Et on prend très vite le rythme, très lent, de leur succession. Pour immobiles qu'ils soient, ils ne sont jamais ennuyeux. Il s'y passe toujours quelque chose.
Enfin et surtout, "Magellan" offre un point de vue : celui des vaincus, l'occasion de donner tort à Brasillach (ou à Churchill) qui affirmait que l'histoire était toujours écrite du point de vue des vainqueurs. Ce n'est plus l'histoire glorieuse qu'on nous enseigne des "Grandes Découvertes" avec ses navigateurs intrépides et triomphants qui conquièrent des contrées sauvages, mais des hommes cupides et orgueilleux, animés par une insatiable soif de pouvoir. Dans ce registre Gael Garcia Bernal campe un Magellan irrémissible sinon peut-être du fait de son amour pour sa femme.
des plans interminables. un scénario obscur. des scènes risibles. très déçu. j'attendais beaucoup de ce film. énorme déception. film sans moyen, pourquoi 2:43? vu dans la salle CGR le dragon à La Rochelle..
Alors la, les bras m'en tombent. ceux qui sont venus pour voir un film d'action en seront pour leurs frais et c'est bien normal. La longueur des plans, outre que ceux ci soient très beaux, est , à mon avis volontaire vu la longueur du voyage de Magellan. Quant à dire que le film ne dit rien, non. Il décrit très bien les us et coutumes de l'époque. Certes, l'aspect commercial de l'expédition est occulté mais, bon, ce n'est pas très grave ,c'est connu de tous. A découvrir . On aurait gagné à faire un peu plus court, c'est sur.
Magellan » – ou l’art de faire naufrage au ralenti.
Deux heures trente de projection, et pour cause : le même plan, la même image, projetée à l’infini, comme pour faire écho à la déprime des matelots et à l’interminable traversée. Un choix esthétique, sans doute, mais qui confine vite au supplice. La monotonie devient méthode, et l’ennui, personnage principal.
Le parti pris du réalisateur est pourtant ambitieux : montrer les horreurs de l’expédition, les crimes commis, la folie de l’endoctrinement et de la colonisation. Mais derrière l’intention, il ne reste qu’un dispositif lourd, hermétique, épuisant. Sans repères historiques préalables — comme ceux offerts par la superbe exposition du musée de la Marine — le film devient quasiment illisible.
Dans la salle, les spectateurs quittaient peu à peu leurs sièges, vaincus par la lassitude. Au final, une grande déception collective pour un film qui semblait plus interminable que le voyage lui-même.
Un naufrage esthétique pour clore une année déjà morose.
Pour moi tout est mauvais dans ce film : une escroquerie ! Scènes figées qui s’éternisent ! Format réduit ! Tout y est triste … aucun enthousiasme des personnages … on ne ressent absolument de souffle épique ! Pas de musique ! Pas de mouvement ! RIEN ! Connaissant bien l’histoire de Magellan on se demande comment on a pu rendre aussi fade une des plus belles avantures de l’humanité portée par un personnage certes controversé mais d’exception
Excellent , très original  du vrai cinéma où on prend le temps de comprendre, et ou le spectateur n’est pas un cerveau disponible…  Très belles images, très bon Comedien  on voyage dans le temps et on passe un agréable moment.  on se rend compte comment était en réalité, tous ces conquistadors..
J'ai été un des rares spectateurs à être resté jusqu'au bout de la séance. Ce que j'ai appris du film c'est que cette époque était bien loin d'être formidable. Et Magellan n'était pas si bien que ça. Trop de longueurs monotones finissent par nous anesthésier tout au long du film et dès le début. Le format 4/3 désuet et les images pales et floues de la jungle nous interpellent, ainsi que les dialogues inlassablement répétés par les autochtones. L'histoire n'est pas fluide et on s'y perd en terme de chronologie, l'époque était particulièrement sanglante. Je suis sorti du film fatigué. En plus le film dure 2h43 ! À fuire !
Quelle daube ! Lisez plutôt le « MAGELLAN » de Stefan ZWEIG, absolument passionnant mais surtout remarquablement écrit. Il est difficile d’imaginer le courage et l’audace de ces marins partis à la découverte de l’inconnu.
Magellan du Philippin Lav Diaz retrace l’odyssée de Magellan à Malacca et, quelques années plus tard, à Cebu aux Philippines. Les exactions commises au nom de Dieu par les colons sont indicibles. Elles ne peuvent qu’attirer la vengeance. Celle-ci viendra de Lapu-Lapu, promu héros national par le récent Président Rodrigo Duterte, ou, plus vraisemblablement, du raja de Mactan. Épargné par Magellan alors qu’il avait sodomisé un gradé de l’équipage, Enrique, le Malaisien de Malacca, tient le rôle de traducteur (rôle improbable puisque le bahasa Malaysia n’est pas le tagalog), puis de véritable numéro deux de l’expédition. Les scènes de lendemains de dévastation en bord de mer battu par les vents et la pluie, assorties de cadavres ballotés par le ressac dans la lumière du petit matin, sont une remarquable antidote à la carte-postalisation des tropiques. Elles sont, en tout cas, d’une esthétique inoubliable.
Film de longueurs , sans véritable scénario, qui ne raconte que l’extrême violence des navigateurs entre eux et avec les « indigènes » . On ne comprend pas l’histoire de Magellan, on en vit que des instants pris au vol. Les images sont trop petites et trop lointaines. Bref rien ne va dans ce film, alors qu’il y a tant à raconter et tant à commenter. On peut ne pas voir ce film.