Note moyenne
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Je ne me suis jamais autant ennuyé et je n’ai pas tenu jusqu’à la fin . Oui , on se doute bien que la vie à bord des bateaux était très dure à l’époque . Que la vie tout court était très dure à l’époque. J’ai pourtant déjà aimé des films au rythme très lent , lorsqu’il y a un plaisir esthétique. Là, rien du tout : ennuie et vide , meme pas de beauté ! Du coup je lis le Magellan de Sweig pour rentrer dans cette fascinante et terrible aventure .
D’une lourdeur difficilement imaginable, au point que je me suis assoupi quelques minutes dès le début. Et honnêtement, j’aurais pu dormir pendant les 2h45 du film sans le moindre regret tant l’ensemble est lent, vide, creux et sans intérêt.
On en vient même à se demander si le réalisateur ne disposait pas du budget d’un court-métrage : rien ne transpire à l’écran. Les scènes semblent toutes filmées au même endroit, les bateaux sont immobiles, le vent ne gonfle jamais les voiles… et pourtant, il s’agit d’une expédition qui a traversé l’Atlantique puis le Pacifique. Cette absence totale de souffle est incompréhensible.
Ce film ne rend absolument pas hommage à Ferdinand Magellan. Les moments forts de cette aventure hors norme sont volontairement étouffés au nom d’une lenteur dont je peine à saisir l’intérêt artistique. Résultat : aucune tension, aucun sentiment d’épopée, aucune immersion.
Un conseil : ne regardez pas ce film si la vie de Magellan vous intéresse réellement. Préférez le documentaire remarquable diffusé par Arte sur sa vie, ou mieux encore, lisez Magellan de Stefan Zweig, infiniment plus riche, vivant et respectueux de cette figure majeure de l’histoire.
On en vient même à se demander si le réalisateur ne disposait pas du budget d’un court-métrage : rien ne transpire à l’écran. Les scènes semblent toutes filmées au même endroit, les bateaux sont immobiles, le vent ne gonfle jamais les voiles… et pourtant, il s’agit d’une expédition qui a traversé l’Atlantique puis le Pacifique. Cette absence totale de souffle est incompréhensible.
Ce film ne rend absolument pas hommage à Ferdinand Magellan. Les moments forts de cette aventure hors norme sont volontairement étouffés au nom d’une lenteur dont je peine à saisir l’intérêt artistique. Résultat : aucune tension, aucun sentiment d’épopée, aucune immersion.
Un conseil : ne regardez pas ce film si la vie de Magellan vous intéresse réellement. Préférez le documentaire remarquable diffusé par Arte sur sa vie, ou mieux encore, lisez Magellan de Stefan Zweig, infiniment plus riche, vivant et respectueux de cette figure majeure de l’histoire.
Cette année de cinéma ne commence pas très bien pour moi. Assurément, Magellan n’est pas un film pour moi.
C’est ma place au fond d’une rangée contre un mur qui m’aura empêchée de sortir pour abréger l’ennui que furent ces 2h43. D’autres ont quitté la salle, ils étaient mieux placés les chanceux…
Et pourtant les critiques sont dithyrambiques, mais il est préférable d’être informé de ce qu’on va voir et de prévoir une place de laquelle pouvoir s’échapper le cas échéant.
Le personnage principal interprété par Gael Garcia Bernal est un explorateur colonisateur jusqu’au-boutiste, dont on peine à comprendre ce qui l’anime réellement.
Si l’image est particulière avec des plans dans lesquels l’action est filmée de loin, ce qui indéniablement créait quelque chose de singulier, il n’en demeure pas moins un film totalement désincarné et boursouflé par sa prétention picturale.
Mon coup de gueule cinématographique de ce début d’année…
C’est ma place au fond d’une rangée contre un mur qui m’aura empêchée de sortir pour abréger l’ennui que furent ces 2h43. D’autres ont quitté la salle, ils étaient mieux placés les chanceux…
Et pourtant les critiques sont dithyrambiques, mais il est préférable d’être informé de ce qu’on va voir et de prévoir une place de laquelle pouvoir s’échapper le cas échéant.
Le personnage principal interprété par Gael Garcia Bernal est un explorateur colonisateur jusqu’au-boutiste, dont on peine à comprendre ce qui l’anime réellement.
Si l’image est particulière avec des plans dans lesquels l’action est filmée de loin, ce qui indéniablement créait quelque chose de singulier, il n’en demeure pas moins un film totalement désincarné et boursouflé par sa prétention picturale.
Mon coup de gueule cinématographique de ce début d’année…
Magellan est bien ce Lav Diaz pour les nul qu'il se devait être. Et il y a tellement à en dire. Abandonnant la poesie très verbale et physique d'Au pays enchanté des vivant et des morts, ou le mutisme de Melancholia et de Evolution, des films pour lesquels le spectateur est piégé comme un moustique et qui me semble avaient pour ambition de pousser le maniérisme du cinéma de festival vers une forme d'absolue. On peut reprocher au cinéma de Lav Diaz son courage systématique, une léthargie évidente enveloppée dans une histoire simple où la durée ostentatoire est un artifice (et c'est assez clairement assumé). C'est toujours un faux semblant, comme chez Huillet et Straub, il se cache des envies de meurtres et une violence explosive comme dans son film étrange Hesus the Revolutionnary, film de héro, film politique et donc film amer mais "vibrant". Comme un Rosselini monté sur un sex toy. Dire que Lav Diaz est un cinéaste d'action est encore ce qui le caractérise le mieux. Rosselini on y pense avec ce format 1,33 dans Magellan, on pense à Sanjines avec le Sang du Condor et pourquoi pas à la Casa de Vaca. A chaque étape du film il est flagrant de constater que Lav DIaz entre en dialogue avec le film historique, qu'il en épouse les contours avec aisance et qu'il ne change que la durée de ces plans. Il embrasse pleinement le maniérisme commercial attendu (lumières naturelles ou à la bougie, couleurs réalistes, tableaux vivants,reconstitution soignée, réalisme), et on retrouve son respect des espaces confinés, et des plages infinies. On est bien en territoire familier, milles fois exploré par d'autre. Mais le réalisateur a l'obsession de l'élégie. Chaque personnage est à bout de force, essuyant larmes et plaintes, natifs comme colons, ils sont exsangues d'avoir à offrir leur volonté et leur amour à leur dieux. La vie de Magellan est ainsi un beau poème où l'idée simple du dominant oppressé par sa propre oppression est un fil qui donne au cinéaste milles belles idées explorées avec subtilité. (L'eau tremblante du début, les fantômes de la fin, et au centre la lente agonie marquée par la verticalité des mats et des cordes). Sur sa fin le cinéaste soudoie le film de genre et fait du corps de Magellan, presque accouchant de son fils mort, quelque chose de formidable, un mythe horizontal, sans tête, mettant à bas la circularité de la tragédie.
Quelle daube ! Lisez plutôt le « MAGELLAN » de Stefan ZWEIG, absolument passionnant mais surtout remarquablement écrit. Il est difficile d’imaginer le courage et l’audace de ces marins partis à la découverte de l’inconnu.
Sujet et point de vue intéressants mais que de longueurs inutiles et un manque terrible de rythme. Je retiendrai néanmoins un esthétisme de qualité.
Un film prodigieusement ennuyeux qui peine à nous intéresser aux motivations purement mercantiles des navigateurs coquistadors
Film très lent qui occulte la partie clé du voyage de Magellan = la recherche d'un passage Vers l'ouest qui aboutira à finalement s'engager dans le détroit qui portera son nom. Le film s'étend follement sur les "punitions" des marins (pour homosexualité notamment) MAIS c'était comme çà sur tous les bateaux à l'époque !
Par contre l'arrivée sur les côtes américaines (à hauteur du Brésil) et ensuite la longue et pénible recherche du passage sont totalement absentes ainsi que les faux espoirs et les déceptions, le froid, la raréfaction des vivres...
Après avoir déposé deux marins sur une rive inhospitaliere pour les punir (ce qui est historiquement exact), hop une minute plus tard, voici Magellan dans le Pacifique !!!
Comment ? on l'ignore, comme on ignore qu'un des trois bateaux a fait demi-tour dans le détroit de Magellan et est rentré en Espagne sans son autorisation.
À la 3eme punition par coups de fouets à l'arrivée dans le Pacifique (dont le film néglige de nous indiquer que c'est Magellan qui lui a donné ce nom dans son précieux journal), j'en avais vraiment assez et j'ai "levé l'ancre" pour rentrer chez moi. Je ne peux donc pas parler de la suite.
Par contre l'arrivée sur les côtes américaines (à hauteur du Brésil) et ensuite la longue et pénible recherche du passage sont totalement absentes ainsi que les faux espoirs et les déceptions, le froid, la raréfaction des vivres...
Après avoir déposé deux marins sur une rive inhospitaliere pour les punir (ce qui est historiquement exact), hop une minute plus tard, voici Magellan dans le Pacifique !!!
Comment ? on l'ignore, comme on ignore qu'un des trois bateaux a fait demi-tour dans le détroit de Magellan et est rentré en Espagne sans son autorisation.
À la 3eme punition par coups de fouets à l'arrivée dans le Pacifique (dont le film néglige de nous indiquer que c'est Magellan qui lui a donné ce nom dans son précieux journal), j'en avais vraiment assez et j'ai "levé l'ancre" pour rentrer chez moi. Je ne peux donc pas parler de la suite.
je pense toujours que c’est une blague, une insulte cinematographique. Le film est lent, il n’y a pas d’histoire. Un combat contre le sommeil
Ce film est une véritable déception ! Et surtout, je ne critique pas ici l'intention du réalisateur de porter un regard différent sur le mythe et son époque. Mais quand on prétend faire un film, encore faut-il que cela ressemble à du cinéma.... Son style, avec un excès de plans fixes, un excès de séquences interminables, certaines sous des cris à casser les oreilles, avec une esthétique brute assez moche et sans bande son, fait perdre tout son intérêt au film. Le résultat est mauvais.
Magellan, c’est le genre de film qui te regarde droit dans les yeux et te dit : « assieds-toi, respire, on va prendre le temps ».
Et le temps, chez Lav Diaz, ce n’est pas une variable technique : c’est une matière première, une foi, presque une provocation adressée à notre époque sous caféine.
Récit contemplatif de la quête aussi obstinée qu’irrationnelle de l’un des explorateurs les plus célèbres de l’Histoire, Magellan avance comme une marée lente mais inexorable.
Tout y est somptueux : la beauté sidérante des images, la rigueur quasi maniaque du cadre, et surtout ce sentiment écrasant que les drames ne sont pas là pour surprendre… mais pour s’abattre, inévitablement.
Nous sommes au XVIᵉ siècle. Magellan, explorateur portugais recalé par son propre roi (rien de tel qu’un refus pour nourrir l’ego), va séduire la Couronne espagnole et se lancer dans sa grande traversée vers l’Orient. Le film embrasse de larges pans de sa vie : Malacca, Séville, le mariage, les espoirs, puis l’expédition philippine, vouée à l’échec et scellée par la mort à Mactan.
Mais ne cherchez pas ici un biopic classique, avec progression psychologique bien balisée et musique qui souligne l’émotion : Lav Diaz n’en a strictement rien à faire.
Le Magellan que Diaz filme est progressivement démystifié, ramené à ce qu’il fut aussi : un agent de la violence coloniale, un homme rigidifié par la foi, la conquête et une certitude glaçante d’avoir raison.
Sa folie et son intransigeance sont incarnées avec une sobriété troublante par Gael García Bernal, très loin du romantisme fiévreux d’Amores Perros.
Ici, son regard est souvent vide, opaque, presque mort.
Un regard qui ne doute plus — et c’est peut-être ce qu’il y a de plus effrayant.
Le film ne s’intéresse ni à la psychologie, ni au spectacle.
Il préfère montrer la traversée du Pacifique comme une lente descente aux enfers bureaucratique et religieuse : condamnations, exécutions, famine, mutineries.
À un moment, Magellan fait condamner à mort deux hommes pour « unzucht » — l’horreur coloniale s’exerce aussi dans le détail, dans l’intime, dans le corps.
Entre ces scènes, surgissent les lettres de Beatriz, épouse déjà fantomatique avant même le départ, qui hante le film comme un souvenir flou, une apparition tremblée dans les bras de Magellan.
C’est beau, triste, presque irréel.
Visuellement, Magellan est un festin.
La photographie, signée avec Artur Tort (complice d’Albert Serra), transforme chaque plan en tableau.
On pense aux clair-obscur de Zurbarán, à la frontalité mystique de Velázquez, aux paysages dilatés de Caspar David Friedrich, où l’homme n’est qu’un point perdu face à l’immensité.
Même une branche qui vacille au bord du cadre semble avoir une biographie plus riche que certains personnages historiques.
Le vent, la boue, la jungle : tout parle, tout insiste.
Et le temps, chez Lav Diaz, ce n’est pas une variable technique : c’est une matière première, une foi, presque une provocation adressée à notre époque sous caféine.
Récit contemplatif de la quête aussi obstinée qu’irrationnelle de l’un des explorateurs les plus célèbres de l’Histoire, Magellan avance comme une marée lente mais inexorable.
Tout y est somptueux : la beauté sidérante des images, la rigueur quasi maniaque du cadre, et surtout ce sentiment écrasant que les drames ne sont pas là pour surprendre… mais pour s’abattre, inévitablement.
Nous sommes au XVIᵉ siècle. Magellan, explorateur portugais recalé par son propre roi (rien de tel qu’un refus pour nourrir l’ego), va séduire la Couronne espagnole et se lancer dans sa grande traversée vers l’Orient. Le film embrasse de larges pans de sa vie : Malacca, Séville, le mariage, les espoirs, puis l’expédition philippine, vouée à l’échec et scellée par la mort à Mactan.
Mais ne cherchez pas ici un biopic classique, avec progression psychologique bien balisée et musique qui souligne l’émotion : Lav Diaz n’en a strictement rien à faire.
Le Magellan que Diaz filme est progressivement démystifié, ramené à ce qu’il fut aussi : un agent de la violence coloniale, un homme rigidifié par la foi, la conquête et une certitude glaçante d’avoir raison.
Sa folie et son intransigeance sont incarnées avec une sobriété troublante par Gael García Bernal, très loin du romantisme fiévreux d’Amores Perros.
Ici, son regard est souvent vide, opaque, presque mort.
Un regard qui ne doute plus — et c’est peut-être ce qu’il y a de plus effrayant.
Le film ne s’intéresse ni à la psychologie, ni au spectacle.
Il préfère montrer la traversée du Pacifique comme une lente descente aux enfers bureaucratique et religieuse : condamnations, exécutions, famine, mutineries.
À un moment, Magellan fait condamner à mort deux hommes pour « unzucht » — l’horreur coloniale s’exerce aussi dans le détail, dans l’intime, dans le corps.
Entre ces scènes, surgissent les lettres de Beatriz, épouse déjà fantomatique avant même le départ, qui hante le film comme un souvenir flou, une apparition tremblée dans les bras de Magellan.
C’est beau, triste, presque irréel.
Visuellement, Magellan est un festin.
La photographie, signée avec Artur Tort (complice d’Albert Serra), transforme chaque plan en tableau.
On pense aux clair-obscur de Zurbarán, à la frontalité mystique de Velázquez, aux paysages dilatés de Caspar David Friedrich, où l’homme n’est qu’un point perdu face à l’immensité.
Même une branche qui vacille au bord du cadre semble avoir une biographie plus riche que certains personnages historiques.
Le vent, la boue, la jungle : tout parle, tout insiste.
Magellan est une succession de plans "prise d'otage", soit trop longs, soit inutiles, qui épuisent toute la tension du film.
Film très déconcertant par sa mise en scène (une succession de plans fixes sans vraiment de liens entre eux mais qui, ensemble, forment la trame scénaristique). Sur le fond, c'est un portrait très négatif de l'explorateur (autoritaire et intransigeant) et une dénonciation de la violence coloniale.
Mon Dieu que ce film est LONG, LONG, LONG ! Chaque plan mériterait d'être raccourci des 3/4 ! Quand au scénario, on se demande ce que le réalisateur a voulu dire...Il passe aussi de longs moments à filmer des macchabées ? ( Petit détail pour les maquilleurs : après 24H, le sang s'oxygène et devient noir)...
On est bien loin d'Aguirre où la colère de Dieu..
Fuyez !
On est bien loin d'Aguirre où la colère de Dieu..
Fuyez !
Film très prétentieux et sans intérêt ! Nous sommes sortis au bout d'une heure, peut-être à tord ,mais vu les commentaires sur cette page, je pense que nous avons eu raison.
Lenteur, belles images mais vides de sens, intermède musicale complètement hors authenticité pour un film qui se prétend réécrire l'histoire de !
Pour me consoler je vais de ce pas regarder le documentaire sur Arte.
Lenteur, belles images mais vides de sens, intermède musicale complètement hors authenticité pour un film qui se prétend réécrire l'histoire de !
Pour me consoler je vais de ce pas regarder le documentaire sur Arte.
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