On a tous appris sur les bancs de l'école que Magellan avait été le premier navigateur à effectuer un tour du monde. Quelques années plus tard, on a appris que ce n'était pas tout à fait exact : si Magellan en effet a réussi à gagner l'Asie par l'ouest, en traversant l'Atlantique, en découvrant au sud de l'Amérique latine un passage - auquel fut donné son nom - et en baptisant l'océan Pacifique, il mourut sur l'île de Mactan avant d'achever son tour du monde.
C'est à cette grande figure historique, qui marqua l'histoire de son pays, que le réalisateur philippin Lav Diaz consacre son dernier film. Lav Diaz est un des plus grands réalisateurs contemporains. Il a déjà eu le Léopard d'Or à Locarno en 2014, le Lion d'Or à Venise en 2016 et finira bien un jour par décrocher la Palme à Cannes. Son cinéma est exigeant. Ses films sont d'une durée hors normes : "Berceuse pour un sombre mystère" dépassait les six heures, "Death in the Land of Encantos" durait neuf heures. Sa caméra est immobile. Il filme de longs plans larges organisés comme des miniatures où les personnages se déplacent dans et parfois hors du cadre.
Plusieurs amis m'avaient mis en garde contre "Magellan". Ils s'y étaient copieusement ennuyés et avaient bien failli emboîter le pas aux nombreux spectateurs qui quittaient la salle en cours de route. Aussi m'attendais-je au pire. C'est la raison pour laquelle peut-être j'ai été moins rebuté que je ne le pensais.
D'abord, "Magellan" ne dure pas si longtemps. Deux heures et quarante trois minutes, ce qui en fait quasiment, comparé aux précédents films de Lav Diaz cités un court métrage. Que les intégristes de la longue durée se rassurent : il sortira une version longue de neuf heures, donnant plus de place à la figure de Beatriz, la femme de Magellan, et promettant comme l'écrit, pince-sans-rire, Jérémie Couston dans Télérama "un supplément d’ivresse".
Ensuite si ces plans sont en effet d'une parfaite immobilité, ils sont aussi d'une beauté confondante. Et on prend très vite le rythme, très lent, de leur succession. Pour immobiles qu'ils soient, ils ne sont jamais ennuyeux. Il s'y passe toujours quelque chose.
Enfin et surtout, "Magellan" offre un point de vue : celui des vaincus, l'occasion de donner tort à Brasillach (ou à Churchill) qui affirmait que l'histoire était toujours écrite du point de vue des vainqueurs. Ce n'est plus l'histoire glorieuse qu'on nous enseigne des "Grandes Découvertes" avec ses navigateurs intrépides et triomphants qui conquièrent des contrées sauvages, mais des hommes cupides et orgueilleux, animés par une insatiable soif de pouvoir. Dans ce registre Gael Garcia Bernal campe un Magellan irrémissible sinon peut-être du fait de son amour pour sa femme.
Un pensum en plans fixes comme on en voit heureusement rarement. Mais qu'est allé faire dans cette galère le pauvre Gael Garcia Bernal... Le récit de Stefan Zweig est autrement palpitant que ce film de deux de tension
1. C'est une excellente idée ce film. 2. Il fait la même météo tout le temps dans le bateau et jamais des orages violents. Eu probable en vérité. 3. L'histoire manque, comme l'indigène sauvé de scorbut, quoi? 4. Les indigènes sont peints sans profondeur avec un pinceau assez banale. 5. L'esclave parle la langue des indigènes, pourtant il n'est pas de tout de ce coin de monde. 6. Low budget, oui, mais on peut faire mieux. 7. Est-ce filmé avec un iPhone 10? On dirait presque.
Moi, j'ai eu la sensation d'une sorte de mea culpa en vertige d'un européen, quelqu'un qui est rongé de culpabilité mais qui n'est resté que dans un état noir et blanc émotionnel. Ça ne fait pas nouvel angle sur le sujet.
J’ai commencé le film très circonspect car à peine la première image arrivée et qu’on voit le format carré du film, on comprend qu’on n’est pas venu voir du grand spectacle en cinémascope et on peut être déçu… Magellan méritait une épopée hollywoodienne certainement avec les vaisseaux, la traversée, l’équipage meurtri, le voyage. Ici rien de tout ça, on est plutôt du côté des Philippines en attente de ce voyageur qu’on ne connaît pas. Le côté sauvage est très bien rendu et le côté évangélisateur aussi. Mais on a le droit à aucune action. Tout est suggéré et de façon assez pénible au final. Un plan de 5min sur des corps à terre. On aurait aimé voir que Magellan et ses marins ont enduré la famine, le froid, les tempêtes, les doutes….. Déception donc mais il faut voir la série d’Arte pour voir que c’est très fidèle.
Pas de scénario, ce n’est pas l’histoire de Magellan. Onpourrait entendre en sortant de ce film que La graine et le mulet de Abdellatif Kechiche est un film d’ fuir. Allez revoir le magnifique documentaliste d’Arte
Lav Diaz serait-il l'inventeur du nanar revendico-politique comme il existe le nanar d'action ? Cela en a tout l'air. Pendant tout le visionnage, ce qui saute aux yeux c'est absence total de volonté de lier les scènes entres elles et d'expliquer ce que l'on nous montre. spoiler: La scène de la cérémonie pour sauver les enfants malades - ce qu'on l'on comprend ensuite lorsque les corps sont jetés à la mer (ce qui n'est pas facile depuis une plage, d’où ces corps qui reviennent dans les jambes des figurants) - en est un parfait exemplespoiler: . Et puis, il y a aussi l'absence de direction d'acteur entre un Gael García Bernal à l'abandon, ces figurants morts de rire et spoiler: cette chamane dont le "vêtement" est coincé dans la végétation et qui n'arrive pas à attraper les cochon sacrificiel.spoiler:
Je met une étoile pour la qualité de l'mage et c'est tout. spoiler: Le reste étant à l'avenant, comme le fait qu'on a l'impression que toute la fin se passe sur l'île de Cebu alors qu'il y avait Limasawa avant et Lapu-Lapu ensuite (et oui, c'est une ile, pas un personnage mythologique local) et que tout le monde y serait mort, alors qu'il y eut 113 survivants et que le tour du monde fut bouclé.spoiler:
Et petit détail : les plus pervers apprécieront sans doute ces "sauvages" entièrement alors qu'il me semblait que le cache pelvien y était un impératif de la pudeur.
Un long film, ennuyeux malgré des images sublimes. Il est insupportable d'avoir tant de scènes longuettes où l'on ne sait pas ce qui se passe, quels sont les protagonistes, comment on en est arrivé là.... Sans compter les nombreux anachronismes dans les détails (danses du 17ième ou 19ième siècle, élastique sur le pot de confiture..)..
Tout est raté dans ce long pensum que je n'ai pas eu le courage de regarder jusqu'à la fin. Cette histoire qui aurait dû être une épopée magnifique semble avoir été filmé par un téléphone portable de mauvaise qualité... L'image est sombre et le format non approprié. Les acteurs non dirigés et tous très scènes interminables s'enchaînent sans cohérence et les acteurs récitent leur texte dans de pauvres décors à quatre sous. De plus alors que l'histoire se déroule à travers des régions sublimes on ne voit jamais aucun paysage d'ensemble un peu comme si Laurence d'Arabie avait été tourné dans le bac à sable du square à côté de chez moi...L'océan réduit à mare à canards... Reste l'aspect sombre de l'entreprise "coloniale". On a bien compris qu’il s'agissait de deconstruire le mythe de Magellan , c'est dans l'air du temps, mais il faudrait que ce soit avec quelques arguments de mise en scène. Et ce realisateur philippin semble tout simplement ne pas savoir faire de cinéma. Pour ce qui est de la légende et de l'histoire de Magellan je conseille de voir ou revoir le sublime documentaire d’Arte il y a quelques années qui vous emportait dans une épopée passionnante et sublime de beauté à travers les océans ,les montagnes, les glaciers sans ignorer les peuples autochtones rencontrés.
Film catastrophique , lenteur avec des plans sombres et un scénario ambiguë. Ce grand explorateur méritait mieux et le petit budget du film n’explique pas tout . Fuyez ou branchez vous sur Arte qui a fait un bon documentaire sur cet homme .
Avec des plans-séquences absolument interminables, on en est à se demander si les responsables du montage du film n’ont pas fait grève… C’est donc hyper long, hyper lent, il pleut du matin au soir, et du début à la fin du film. Et le pire presque : RIEN sur le détroit de MAGELLAN, ce si fameux passage que MAGELLAN a découvert au fin fond de l’Amérique du Sud et qui a permis à des milliers de navigateurs d’éviter le terrible et redoutable passage à proximité du Cap Horn… Bref on s’ennuie grave, l’histoire est carrément remise en question et induit gravement en erreur. C’est la grosse déception. Un film nul à éviter, vraiment.
Plans très longs, trop longs pour pas grand chose. L'image est belle mais le tout est soporifique. Par moment on ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe.
Alors la, les bras m'en tombent. ceux qui sont venus pour voir un film d'action en seront pour leurs frais et c'est bien normal. La longueur des plans, outre que ceux ci soient très beaux, est , à mon avis volontaire vu la longueur du voyage de Magellan. Quant à dire que le film ne dit rien, non. Il décrit très bien les us et coutumes de l'époque. Certes, l'aspect commercial de l'expédition est occulté mais, bon, ce n'est pas très grave ,c'est connu de tous. A découvrir . On aurait gagné à faire un peu plus court, c'est sur.
Très très long. Peu de mouvement de caméra, pas de bande son.
Côté "tableau" et contemplatif réel de certaines scènes, même si cela est noyé par la confusion entre long et contemplatif du réalisateur.
Aucune mention du Cap Horn, aucune notion réelle d'aventure. Parti pris intéressant mais qui occulte trop de parties de ce voyage hors du commun pour l'époque.
Lent comme...la caravelle de Magellan, magnifique comme une peinture de Vermeer, intéressant comme un bon livre d'histoire critique sur la colonisation.
quand le réalisateur d'un film n'a rien à dire et ne sait pas comment le dire, on arrive à ça, un film long, lent, moche et prétentieux. Préférez Aguire, 1492 ou le livre de Zweig