Avec Police Flash 80, le film avance sur une ligne de crête délicate, celle d’une comédie burlesque assumée, qui semble pourtant vouloir esquisser un regard plus critique sur les années 80. Sous ses airs de parodie décomplexée, le long-métrage brasse en effet des thématiques plus lourdes (corruption, tensions, dérives institutionnelles, trafics , réseaux, prostitutions, couleur de peau, homophobie , la place de la femme dans la société …) qu’il traite à travers l’excès et la caricature. Ce choix de mise en scène lui offre une vraie liberté de ton, mais finit aussi par brouiller son propos. Car toute l’ambiguïté du film est là et il donne le sentiment de vouloir dire quelque chose de plus profond sur son époque, sans jamais réellement assumer ni structurer ce discours. Le regard qu’il porte oscille ainsi entre satire, nostalgie et simple pastiche. On peut alors y projeter une lecture critique, celle d’une société ayant parfois fermé les yeux sur certaines réalités mais le film ne tranche jamais clairement, laissant cette interprétation à l’état d’esquisse. Ce flottement affaiblit la portée de son propos, qui se retrouve dilué dans un humour souvent trop appuyé. C’est d’autant plus frustrant que plusieurs éléments laissent entrevoir un vrai potentiel : une atmosphère réussie, quelques idées pertinentes, et une volonté évidente de jouer avec les codes du genre. Dans ce cadre, la présence de Audrey Lamy apporte une énergie bienvenue et contribue à maintenir l’intérêt.
Au final, Police Flash 80 reste une œuvre inégale, tiraillée entre pur divertissement et tentative de fond. Une comédie qui amuse par moments, intrigue parfois, mais qui aurait gagné à clarifier son intention pour donner plus de force à son discours.
Il faut dire que je me suis ennuyé pendant le film et enfin dernier point sur la musique j’en attendais plus les années 80 quoi. Pour les amateurs de film potache, ringardise assumée et des années 80 le style est bien là et quelques souvenirs avec mais ce n’est pas suffisant.