Police Flash 80
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230 critiques spectateurs

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mat niro

454 abonnés 2 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2026
"Police Flash 80" a tout du nanar et c'est pour cela qu'il est jubilatoire. Cette plongée dans les années 80 est un régal quand on voit les comédiens appliquer des méthodes d'investigation fort heureusement révolues. François Damiens se régale à fumer, picoler, faire preuve de violence ou de misogynie envers Audrey Lamy, bref une caricature du flic de l'époque. Les vannes et les insultent fusent dans cette comédie où les acteurs sont en roue libre. Et pourtant, devant cette avalanche de mauvais goût revendiqué, ce divertissement nuance ses propos en se moquant gentiment des dérives de l'époque pour trouver le bon dosage. Une régalade.
Shawn777

795 abonnés 3 892 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2026
Une comédie présentée à l'Alpe d'Huez, c'est toujours bon signe, même quand ils sont hors-compétition, comme c'est le cas ici avec ce film réalisé par Jean-Baptiste Saurel qui est un espèce d'OVNI dans le paysage des comédies françaises actuelles. Effectivement, à une époque où le cinéma populaire français dans son registre comique ne propose principalement que des comédies formatées et visuellement plates, capitalisant principalement sur le casting pour attirer les foules, nous avons ici un peu plus de prises de risques car c'est une comédie de genre. Ce que le cinéma français devrait d'ailleurs essayer un peu plus souvent car il s'en sort généralement très bien.
Ici, c'est donc de la comédie policière avec une véritable patte visuelle puisque le tout se déroule dans les années 80. Alors il ne s'agit pas simplement d'ajouter un grain à l'image et de se reposer sur des looks et décors 80's, la caméra de Saurel épouse parfaitement certains codes et effets kitsch du film policier des années 80, comme tout un jeu autour des zooms, pas mal d'éclairages saturés, des intérieurs baignés de fumée et puis sans parler de la scène de fusillade qui aligne tous les clichés du genre ; pas bêtement mais intelligemment.
Il en est d'ailleurs de même pour l'intrigue qui n'est certainement pas à couper le souffle mais ce n'est pas le but. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas l'enquête, particulièrement bateau et prévisible, qui intéresse ici. Elle reprend d'ailleurs tous les tropes de l'époque qu'elle parodie avec les personnages archétypaux qui vont avec et s'en sert de pilier pour construire la comédie. Et c'est bien-sûr cette comédie qui est très réussie.
Jamais lourde alors que le film aurait très facilement pu tomber dans cet écueil, toujours très bien dosée entre dialogues et gags visuels et puis elle est avant tout le reflet d'une époque. Il ne faut en effet pas oublier que c'est un pastiche des années 80 ; le film en profitant d'ailleurs pour y dresser un portrait sociétal de l'époque, notamment avec ce conflit générationnel opposant la "bonne vieille méthode" aux nouvelles ; là aussi, c'est classique dans son approche mais ça fonctionne bien. Le film rappelant d'ailleurs beaucoup par moments "Les Ripoux". Et puis le film est très bien rythmé et comme il ne d'ure qu'une heure vingt, nous n'avons jamais le temps de s'ennuyer !
Bref, "Police Flash 80" promet beaucoup de choses à travers sa bande-annonce et elle les tient, c'est une comédie très sympathique qui sort enfin du lot !
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2026
Les années quatre-vingt, même quand on ne les a pas vécus, offrent toujours une ambiance colorée kitsch et conviviale dont on peine à se lasser. Surtout que le film en abuse allégrement, agrémentant pas mal de séquences des plus grands tubes de l’époque. Pourtant cette décennie en prend au début pour son grade : tabac, alcool et misogynie sont effet en bonne place dans la présentation qui est faite, en début de film, de ces années si atypiques. Évidemment, le curseur de la caricature est poussé à son maximum et il faut prendre tout cela avec un second degré plutôt bien dosé et qui s’avère souvent hilarant. En tout cas, nos sociétés actuelles paraissent bien aseptisées aujourd’hui, pour le meilleur ou pour le pire, à chacun de se faire son idée. François Damiens n’incarne pas un flic ripoux mais tout simplement un policier totalement idiot. L’acteur fait ça à la perfection et il ne pouvait guère y avoir meilleur interprète que lui pour incarner un personnage aussi couillon. Les seconds rôles sont excellents : Audrey Lamy, en policière première de la classe, s’avère une fois encore drôle et convaincante. Thomas Ngijol et Philippe Rebbot incarnent également parfaitement des personnages caricaturaux qui sont assez savoureux. Le scénario ne propose rien de révolutionnaire mais est bien rythmé avec un bon équilibre entre les gags et les enjeux de l’enquête policière. Ces derniers sont quand même bien faibles, mais là n’est pas le principal pour ce long-métrage qui pourrait devenir un classique sur petit écran.
Jonathan J.
Jonathan J.

58 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2026
Une petite régalade : Damiens toujours aussi bon. Lamy qui m’a très agréablement surpris. Sous le coté lourdingue plein de critiques de l’époque et de parallèle les à faire avec la nôtre. Des gags visuels et jeu de mots bien trouvés (pour qui les vois et les comprends aussi…) Ex la marque de la camionnette qui sert à faire les plantes porte ouverte. Un petit tacle à Polanski…
Un petit moment que j’avais pas autant ri. En plus sabs avoir l’impression d’être pris pour un abruti
Pirate72
Pirate72

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2026
C'est vraiment une très très belle comédie. C'est un pastiche réussi, qui reprend les codes pour les tordre, de rire, et sans aucun doute nous montrer 2026 avec une acuité d'autant plus aiguisée.
Bart Sampson

414 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2026
Exactement le film dont on a besoin en ces temps tourmentes. une délicieuse esthétique 80, des dialogues enlevés et une petite troupe d acteur qui prend du plaisir à servir cette histoire abracadabrantesque comme dirait Chichi. allez y !
Patrick Bateman
Patrick Bateman

42 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Sans être la comédie de l'année, Police Flash 80 nous embarque dans une bonne humeur vintage qui fait du bien.
Les acteurs sont excellents, le scénario suffisant pour poser les gags, et une reconstitution des années 80 qui fait plaisir.
Tout simplement un bonbon pour les amateurs de cette époque, et le tout sans prétention.
Le genre de film qui remonte le moral, frais, drôle et qui touche sa cible.
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2026
Avant première Toulon La Valette 30/01
Perruques et amateurs des années 80 vous allez adorer cette bouffonnerie, légèreté de rigueur!
On rigole du début à la fin , mais pour sûr pas le cesar de l’année ! A voir avec indulgence….
Et une bande son géniale !
Vivi
Vivi

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2026
Une bouffée d'oxygène ! Un film très drole et bien rythmé où on se replonge dans les années 80 avec joie (Minitel, botin et brushing au rdv) Les personnages, à la personnalité affirmée, sont attachants voir touchants. Audrey Lamy est excellente et Xavier Lacaille hilarant. On ressort le sourire aux lèvres et Cargo de nuit dans la tête.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

365 abonnés 451 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2026
Avec Police Flash 80, Jean-Baptiste Saurel propose une comédie policière qui assume pleinement son héritage cinématographique. Le film se déroule en 1984 et suit Yvon Kastendeuch (François Damiens), un policier un peu dépassé par son époque mais profondément attachant. Contre toute attente, il se retrouve propulsé à la tête d’une unité spéciale baptisée Police Flash 80, une brigade improvisée chargée de démanteler un trafic de drogue.

Pour mener cette mission délicate, Kastendeuch doit collaborer avec une équipe aussi improbable que contrastée. Guilaine (Audrey Lamy), inspectrice méthodique et très sérieuse, tente de maintenir un semblant d’ordre dans ce groupe chaotique. Marfoud (Brahim Bouhlel), geek passionné de Minitel, représente la modernité technologique de l’époque, tandis que Roberto (Xavier Lacaille), infiltré à la coupe mulet parfaitement assumée, évolue dans les milieux criminels pour récolter des informations. Face à eux, Luc Le Timal (Thomas Ngijol) incarne un gangster charismatique et dangereux qui donne à l’histoire sa véritable tension.

Mais l’intérêt du film ne repose pas uniquement sur son intrigue policière. Police Flash 80 fonctionne avant tout comme un hommage au cinéma populaire des années 80. Jean-Baptiste Saurel convoque l’imaginaire des polars français de cette époque, ceux portés par des figures comme Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon. L’objectif n’est pas de reproduire ces films à l’identique mais de retrouver leur esprit, celui d’un cinéma direct, efficace et volontiers excessif.

Cette nostalgie constitue d’ailleurs le moteur comique principal du film. Les personnages évoluent dans un univers où les méthodes policières sont approximatives, où la hiérarchie masculine domine encore les commissariats et où la liberté semble plus grande qu’aujourd’hui. Le décalage entre cette mentalité ancienne et le regard contemporain du spectateur produit un humour constant.

L’écriture repose sur une mécanique simple mais efficace. Chaque membre de la brigade possède une personnalité marquée qui génère des situations absurdes ou imprévues. L’humour reste volontairement populaire, parfois un peu grossier, mais sans jamais sombrer dans la vulgarité. Cette approche permet au film de rester accessible et de privilégier les situations comiques plutôt que les dialogues trop écrits.

Le projet trouve son origine dans une idée de Thomas Ngijol, qui souhaitait rendre hommage aux polars et aux souvenirs de sa jeunesse. L’acteur participe également à l’écriture du film avec Giulio Callegari et Yoan Zaoui, avant d’incarner lui-même le personnage de Luc Le Timal. Le casting s’organise ensuite autour d’une véritable dynamique de troupe. François Damiens apporte son sens unique du comique, Audrey Lamy son énergie et son rythme, tandis que Xavier Lacaille et Brahim Bouhlel complètent l’équilibre du groupe.

La musique joue également un rôle central dans l’identité du film. La bande sonore multiplie les références emblématiques des années 80 avec des titres comme Les Lacs du Connemara de Michel Sardou ou encore Collé Serré, auxquels s’ajoutent des morceaux d’Axel Bauer, Guesch Patti ou Jean-Jacques Goldman. La partition originale composée par Alexis Rault vient compléter cet ensemble avec des sonorités électroniques très inspirées des polars américains de l’époque.

Au final, Police Flash 80 propose une comédie policière nostalgique qui assume son goût pour un humour simple et efficace. Le film fonctionne comme un véritable jukebox cinématographique, entre souvenirs musicaux, références au cinéma populaire et plaisir évident de retrouver un esprit de bande. Une proposition légère et assumée qui transforme la nostalgie des années 80 en terrain de jeu comique.


Vu en projection press mi février 2026
ben desiles
ben desiles

55 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Il est rare que j'aille voir des comédies françaises, car la plupart des bandes-annonces sont tellement affligeantes que j'abandonne. En revanche, ce film est une très bonne surprise. Les années 80 sont ressuscitées sur un mode parodique, les répliques sont très drôles, les personnages caricaturaux à souhait - mais on sent derrière tout cela un vrai talent d'observation et la capacité à saisir tout le ridicule d'une époque révolue. Selon moi, le film a le potentiel pour devenir une comédie-culte.
Jean N.

325 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
En entrant dans la salle je m'attendais à un gros navet ...
Et bien pas du tout , je l'avoue !Contrairement à ce que la bande-annonce ou le pitch peuvent laisser penser," Police Flash 80" ne joue pas la carte de la grosse poilade à la française (TAXI 42 ème épisode). Le film fait bien mieux que ça. Il choisit de replonger à fond dans les années 80, avec tout ce que cela implique : les codes, les excès, les clichés d’une époque qui, justement, n’étaient pas encore vus comme tels (les mulets , la R17 et les Rayban...). Et surtout, il le fait sans jamais chercher à donner de leçon.
C’est d’ailleurs là que le film surprend le plus. À travers son personnage principal, incarné par un François Damiens magistral, Police Flash 80 assume pleinement la mentalité de son époque. Son flic est macho, misogyne, souvent insupportable avec sa collègue Guilaine, brillamment jouée par Audrey Lamy, et il ne cherche jamais à s’en excuser. Sur le papier, le personnage pourrait vite devenir détestable. À l’écran, c’est tout l’inverse. Parce qu’il colle parfaitement à ce que représentaient ce genre de figures dans le cinéma des années 80, mais aussi parce que François Damiens trouve le ton juste, sans jamais tomber dans la caricature lourde.
Au fond, Police Flash 80 réussit précisément là où beaucoup échouent. Ce n’est ni une moquerie facile, ni une relecture honteuse de son époque. C’est une vraie comédie 80’s, pensée avec suffisamment de recul pour faire rire des travers de cette décennie, tout en respectant ce qu’elle avait de plus emblématique.
Et c’est peut-être bien là sa plus grande force : derrière son apparente légèreté, Police Flash 80 pose les bases de quelque chose de bien plus grand. Car oui, son final ne se contente pas de conclure l’aventure… il tease clairement encore plus gros pour la suite. Et après un résultat pareil, une seule envie domine : en redemander.
grizzlyman
grizzlyman

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2026
Vu en Avant première à Bordeaux. Un pur bijou de comédie vintage à l'américaine.
ça fait plaisir cette veine Starsky et Hutch en France. Hâte de voir la suite
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 836 abonnés 8 112 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Yvon, flic à l’ancienne et fan de Michel Sardou se retrouve propulsé à la tête d’une nouvelle unité d’élite pour démanteler un trafic de drogue. Il pourra compter sur l’aide de Guilaine le cerveau du groupe, Marfoud le geek & Roberto le caméléon.

Vous êtes nostalgiques des années 80 ? Police Flash 80 (2026) devrait vous ravir puisque c’est une véritable capsule temporelle à laquelle on a droit, spoiler: des décors en passant par les accessoires, des costumes à la BO (on a même droit au générique de Gym Tonic), jusqu’au mannequin en mousse (défenestré),
ce pastiche des 80’s se regarde avec amusement !

La France rétro des années 80 avec ses paniers à salade, ses fax, cabines téléphoniques et autres Minitel, les coupes mulet, le MR73 à la ceinture façon Bébel, bref tous les codes vestimentaires et autres accessoires sont de la partie pour mieux nous immerger dans ce trip rétro avec sa pléiade de personnages volontairement caricaturés ou stéréotypés et quiproquos s’entremêle joyeusement, au gré de punchlines bien trouvées.

Mais le casting n’est pas en reste, avec un François Damiens hilarant en flic sexiste et has-been, aux côtés d’Audrey Lamy, Xavier Lacaille ou encore Thomas Ngijol qui consigne le scénario).

Aussi surprenant que cela puisse paraître, derrière cette réalisation se cache Jean-Baptiste Saurel, à qui l’on doit les comédies turbo-débiIes (et autocentrées sur le phaIIus) La Bifle (2012) & Zénithal (2024).

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Fêtons le cinéma

847 abonnés 3 636 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
La façon qu’à Police Flash 80, dès son titre et le générique d’ouverture énumérant différents artefacts, de sursignifier la culture populaire des années 80 amplifie et désamorce la notion de reconstitution historique au profit de la caricature, dans laquelle sont croquées les outrances d’alors et les conséquences aujourd’hui visibles. Film éminemment politique, attaché au spoiler: déboulonnage des statues érigées du vivant d’individus considérés comme des saints pour une communauté sur laquelle s’exerce emprise et manœuvres souterraines
, il conçoit son récit de désapprentissage – apprendre à se défaire de l’illusion que les personnes sont ce qu’on dit d’elles – tel un choc générationnel et genré où chacun des policiers se met dans la peau d’un autre, en témoigne le goût de Roberto pour le déguisement.
Ce jeu de rôles, des plus théâtraux, permet une distanciation (d’ordre philosophique) et un réservoir de créativité (d’ordre générique) : le burlesque devient une enquête sur soi par le truchement d’autrui, une investigation par laquelle se raccorder à soi de la même façon que spoiler: le camion de filature révèle le mot « flic » quand la porte latérale, ouverte, cache les autres lettres d’un nom bidon
. Dès lors, les années 80 constituent elles aussi la distanciation des années 2020, un transfert de leurs préoccupations et obsessions parmi les chansons pop et les papiers peints à motifs.
Jean-Baptiste Saurel sonde la genèse de la délinquance contemporaine avec une remarquable acuité et une maîtrise de la dynamique comique, tant visuel que verbal ; il signe une comédie populaire intelligente dont la mise en scène imite les tropes de réalisation des polars des années 80. Un régal.
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