Le Gâteau du Président
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tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2026
À la lecture des autres critiques je me dis que j’ai du passer à côté de ce film, n’y voyant qu’une fable enfantine et n’en percevant sans doute pas le sens plus profond. Ma faute ou celle du réalisateur ?
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2026
Caméra d'or et Prix du public de la Quinzaine des Cinéastes au dernier Festival de Cannes, "Le gâteau du président" nous vient d'un pays dont on a rarement l'occasion de voir des films, l'Irak. Il y a un peu plus de 30 ans, son président, Sadam Hussein régnait en dictateur sur le pays, une dictature accompagnée d'un culte de la personnalité sans aucun complexe. C'est ainsi que, chaque année, avait lieu dans chaque école du pays un tirage au sort permettant de désigner les élèves chargés de confectionner un gâteau pour son anniversaire du 28 avril, cela dans un pays où il était très difficile de s'approvisionner en nourriture et en médicaments. Dans une école en plein bassin du Tigre et de l'Euphrate, c'est Lamia, une gamine de 9 ans, que le sort a choisi pour confectionner le gâteau, son copain Saeed étant lui chargé de trouver des fruits. Lamia, très bonne écolière, est élevée par Bibi, sa grand-mère, une femme âgée et diabétique qui estime ne plus avoir la force d'élever correctement sa petite-fille et qui aspire à laisser cette tâche à une amie. Saeed, lui, a un père qui a perdu une jambe. Bibi, Lamia et Saeed, accompagnant son père, vont se rendre en ville, Bibi pour laisser Lamia chez son amie, Lamia (avec son coq Hindi) et pour trouver les ingrédients nécessaires pour confectionner le gâteau et Saeed pour trouver les fruits et, accessoirement, commettre quelques petits larcins. Leurs aventures dans la ville permettent de faire un tour d'horizon de ce qu'était l'Irak au temps de Sadam Hussein : une profusion de portraits du raïs dans la ville, une police totalement corrompue, une population qui n'arrête pas de s'invectiver, de nombreuses voitures avec des cercueils sur le toit et un certain nombre de turpitudes. On retrouve dans ce film la vision à hauteur d'enfant qui était de règle dans les films iraniens il y a une bonne trentaine d'années, en particulier dans les films d'Abbas Kiarostami, vision qui était utilisée pour essayer de contourner la censure.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2025
Milieu des années 90. L'anniversaire de Saddam Hussein approche ainsi qu'un tirage au sort déterminant quel élève de chaque école d'Irak aura l'obligation d'apporter divers cadeaux. Et cette fois-ci, ça tombe sur deux jeunes enfants qui devront faire un gâteau. Mais pour faire ce gâteau, il faut des ingrédients, ingrédients pas faciles à trouver, surtout lorsque l'on est issu d'une famille qui lutte déjà pour sa survie. Bon voilà, avec ce long synopsis, je crois avoir résumé l'absurdité du propos du film : des gamins qui courent le pays pour aller chercher divers ingrédients ou même un gâteau tout prêt pour un leader idéalisé dans un contexte très pauvre. D'autant plus que ces deux enfants sont complètement livrés à eux-mêmes et y laisseront derrière eux une certaine insouciance. Et en même temps, c'est cette insouciance et cette découverte du monde qui entoure les personnages qui permet au film ne pas tomber dans le pathos en permanence. Alors certes, nous ne sommes pas une comédie, le sujet est grave et important mais le réalisateur, Hasan Hadi, raconte cette histoire avec des yeux d'enfants, tout d'abord car c'est inspiré de ses propres souvenirs mais également car les personnages principaux sont des enfants, tout simplement. Néanmoins, avec des yeux d'adulte, il est quelques-fois souvent difficile de regarder la misère qui entoure ces deux gamins à travers ce road trip rempli de dangers qui nous montre avant tout un pays meurtrit. Concernant les acteurs, c'est à travers un casting sauvage que le réalisateur va trouver ses deux têtes d'affiche et les deux enfants parviennent à rendre le tout très crédible car ils sont avant tout authentiques. "The President's Cake" nous présente alors un drame quelques-fois touchant et quelques-fois drôle qui aurait pu tomber dans la comédie satyrique si ça n'avait pas été inspiré de faits réels.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Caméra d'Or Cannoise, produite notamment par Chris Columbus, un premier film touchant et juste, se déroulant dans l'Irak de Saddam Hussein et nous contant la quête de la jeune Lamia pour trouver les bons ingrédients pour confectionner un gâteau à l'occasion de l'anniversaire du dirigeant.

Évitant tout misérabilisme et traversée par une certaine poésie, une fable initiatique et maîtrisée sur l'amitié, la débrouillardise et la résilience, et se concluant par un dernier plan nous restant durablement en tête.

Une première œuvre portée par une mise en scène ample et à hauteur d'enfants, venant prendre le pouls d'une société sous dictature, entre corruption et entraide, et par une distribution des plus crédibles (mention spéciale à son actrice principale, Baneen Ahmad Nayyef, et à son visage très expressif).
À découvrir. 7,5/10.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Puissant et poétique, HADI livre un premier film qui sonne comme une ode à la tendresse et la pureté de l'enfance, face à l'enfer des parents et du pouvoir, un film politique, en même temps qu'une aventure un peu épique, un moment de cinéma moderne, mais également réflexif sur son temps
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 117 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2026
Un chef d'oeuvre. Une émotion à fleur de peau, sans jamais tomber dans le mélo. Un portrait cru d'une société dominée par une dictature appuyée par une religion, où les enfances ont été sacrifiées.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
Bienvenue en Absurdistan

Et voilà la Caméra d’Or de Cannes qui arrive sur nos écrans. Elle est le fait de l’irakien Hasan Hadi dont c’est le 1er film visible en occident. Dans l’Irak de Saddam Hussein, Lamia, 9 ans, se voit confier la lourde tâche de confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président. Sa quête d’ingrédients, accompagnée de son ami Saeed, bouleverse son quotidien. 105 minutes dans l’Irak de 1990 et son culte insensé et obligatoire à Saddam Hussein à travers les yeux écarquillés d’une fillette d’à peine 10 ans. Une tragicomédie de l’absurde qui nous démontre, s’il en est encore besoin, comment les dictatures transforment et avilissent ceux qui les subissent.
C’est la toute première fois qu’une œuvre de ce pays a le droit à une véritable exposition internationale, bien aidée en cela – il faut le reconnaître -, par des financements américains. En 1990, l’Irak croûle sous les sanctions de l’ONU et les pénuries qui vont avec. C’est donc un véritable chemin de croix que trouver un peu de sucre, de farine, de levure et deux œufs pour confectionner un gâteau, surtout quand c’est celui offert pour l’anniversaire du Président. Et quand cette mission de la plus haute importance est confiée à une petite fille d’extraction plus que modeste, cela relève du parcours du combattant avec les dangers qui le jalonnent. Ce fil narratif simplissime permet au réalisateur de nous faire ressentir ce qu’était ce pays à cette époque. Terreur, corruption, égoïsme, rudesse de rapports humains, indifférence totale à l’autre… rares sont les personnages positifs dans la quête de la petite Lamia et de son copain. Un récit initiatique doux-amer, à hauteur d’enfant, qui critique avec poésie l’absurdité d’une dictature. Joli film.
Le fait que l’ensemble ait été tourné avec des non-professionnels dans des décors réels renforce l’authenticité. Il n’empêche que la petite Rahim Alhaj est épatante comme son ami Sajad Mohamad Qasem. Citons pour mémoire, car, à mon humble avis, on n’est pas là de les revoir sur un écran, Baneen Ahmad Nayyef et Waheed Thabet Khreibat. Bref, on n’est pas loin du néoréalisme italien, par son emploi d’acteurs non-professionnels, par ses tournages dans de véritables décors, mais aussi parce qu’on a encore une preuve que l’argument scénaristique le plus simple et le plus modeste a priori - comme chercher à retrouver une bicyclette ou un chien chez Vittorio De Sica, ou, ici, mettre la main sur des ingrédients de cuisine -, peut offrir une intensité n’ayant absolument rien à envier à un thriller à gros budget avec des enjeux considérables. Bien sûr, pour nous, quand l’écran redevient blanc, le film s’arrête mais pour le peuple irakien le cauchemar continue et n’est pas prêt de s’arrêter. On espère un nouveau film de ce cinéaste qui aura attendu ses 69 ans pour nus offrir ce gâteau. On ne reprendrait bien une petite part.
Carole Kahloul
Carole Kahloul

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Un film très poignant, qui te prend aux tripes. Et cette petite fille qui joue divinement bien, j'espère qu'elle fera une très actrice. Merci au réalisateur de nous partager cette partie de sa vie. Une seule question me vient à l'esprit : comment peut-on être équilibré et sacrifier son peuple et en particulier sa jeunesse ? Je vous recommande ce film qui ne vous laisse pas insensible.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2026
Un film de l'epoque ou toute la société était tournee vers la gloire de Saddam dans un monde de corruption et de larcins. Tout le monde parle de Dieu et personne ne respecte la moindre moralité.... Déprimant
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2026
Placée sous embargo international après la première guerre du Golfe au début des années 1990,, la population irakienne a vu ses conditions de vie se dégrader. La jeune Lamia vit dans les marais de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, sur une maison flottante. Sa grand-mère vieillissante en a la charge. Lamia est tirée au sort par son maître d’école pour préparer le gâteau d’anniversaire traditionnellement offert chaque année au raïs Saddam Hussein. Pour le confectionner, il lui faudra en rassembler les ingrédients.

Sorti fin décembre, après un passage à Cannes, "Une enfance allemande" avait pour fil rouge la confection par un gamin d’un gâteau pour sa mère. Lui aussi passé par Cannes l’an dernier, où il a reçu le prix du public de la Quinzaine des cinéastes et la Caméra d’or, "Le Gâteau du président" utilise le même prétexte pour atteindre deux objectifs.

Le premier est dramaturgique : "Le Gâteau du président" met en scène, comme "Jeux interdits" en son temps, une fillette et un garçonnet qui découvrent avec les yeux de l’innocence le monde des adultes. Le second est plus politique : Le Gâteau du président raconte l’Irak de Saddam Hussein, le culte de la personnalité qui y prévalait et l’endoctrinement de toute la population, à commencer par celle des enfants.

Le résultat éveille l’intérêt. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit des films irakiens – on était resté sur le souvenir malaisant du documentaire consacré à la traque de Saddam Hussein en 2003, "Hiding Saddam Hussein". Pour autant, "Le Gâteau du président", qui aurait pu être tourné à l’identique trente ans plus tôt, ne nous fait pas une proposition de cinéma suffisamment originale pour marquer durablement les esprits.
jpdeg
jpdeg

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Quelle belle idée d'avoir présenté Le Gâteau du Président, en avant-première, pendant le Festival Télérama ! En plus, Hasan Hadi, le réalisateur, répondait aux questions, en visio, à l'issue de la projection simultanée dans 150 salles Art et Essai, en France.
Dès les premières images, je suis sous le charme de ces marais de Mésopotamie que Saddam Hussein voulait assécher. Comment ces gens peuvent vivre au plus près de la nature tout en assurant leurs besoins essentiels ? Le film le montre bien avec cette grand-mère (Bibi) qui élève seule Samia, enfant discrète mais résolue.
L'ambiance change d'un seul coup avec l'école et l'embrigadement forcené des enfants obligés de hurler leur confiance en leur président. Le changement est aussi impressionnant tout au long de la partie se déroulant dans la grande ville où Samia, aidée par Saeed, un camarade précieux, tente de se procurer les ingrédients permettant de confectionner ce fameux gâteau. Plein de rebondissements, le film alterne moments de douceur et de douleur... un régal !
Le gâteau du Président méritait bien la Caméra d'Or du Festival de Cannes 2025 !
YH.
YH.

23 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 février 2026
Me suis laisser embarqué par des critiques dithyrambiques mais quelle mega déception ! C’est lent, c’est long et le scénario n’offre rien. On ne découvre rien du pays, rien de la situation, juste une galerie de personnages malsains, roublards et agrressifs. Ça s’embrouille et ça hurle tout le long ! Aucune émotion, aucune empathie. J’ai bien perdu mon temps ! Grrrr
m_loong
m_loong

7 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
Découvert au Festival Premiers Plans d’Angers, le film se distingue par une très belle cinématographie et dévoile l’Irak sous un jour méconnu. L’histoire est profondément touchante, bien que triste. Le jeu des enfants est remarquable.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juillet 2025
Depuis Cannes, et tout de même l'obtention de la Caméra d'or, toute la communication autour du film tourne autour du fait qu'il est Irakien. Oubliant ainsi de préciser qu'une partie du financement et de la production vient des USA. Et cela se sent très fort, on sent bien l'intention de créer un film qu'il sera de mauvais ton de critiquer, de par son sujet bien entendu mais aussi par son traitement qui fait sans arrêt penser à Abbas Kiarostami. Mais un Kiarostami très propre, lissé, n'oubliant pas de faire quelques plans très léchés et de servir une chute censée sidérer le spectateur. Mention spéciale au coq, de loin le meilleur acteur du film. Probablement un cousin de celui de 'Cry Macho".

Pour savoir si êtes plutôt dans le camp de ceux qui ont du cœur ou dans celui des vilains comme moi, rendez-vous dans les salles à partir du 4 février 2026.

Vu en festival
Julomax
Julomax

11 abonnés 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Très bien !!!

Vu en avant-première au cours d’un festival en présence du réalisateur Hasan Hadi !

Ce déroulant en Irak, dans les années 90, « Le gâteau du président » est une très surprise, avec un excellent jeu des acteurs, une réalisation assez bonne, et un bon scénario !

A voir !!!
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