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Renaudes38
4 critiques
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5,0
Publiée le 4 février 2026
Petit bijou découvert au festival de Cannes cette année. À ne surtout pas rater. L’Irak comme on ne l’a jamais vu au cinéma mais encore plus : un sublime film à hauteur d’enfant.
J’ai vu ce film à l’occasion d’une avant première organisée par mk2 en compagnie du réalisateur. C’est touchant, c’est extrêmement bien joué, ça nous plonge dans une époque occultée par les événements tragiques qui lui ont succédée. Ça raconte l’histoire d’un peuple qui subit à la fois la répression de son régime et l’embargo et les violences de la communauté internationale, à travers les yeux d’un enfant. La région est magnifique, c’est un vrai voyage. À aller voir absolument.
Avant-première. Pour un premier film, quelle maîtrise ! Un scénario diabolique d'intelligence, une mise en scène qui fait primer l'émotion sans aucun effet facile, des images d'une beauté foudroyante dans ce pays meurtri qu'est l'Irak, gangéné par la violence et la corruption, et des acteurs-enfants superbement doués et dirigés. Sans parler des personnages secondaires tous incroyables de présence. Un grand moment de cinéma qui vous laisse à la fois heureux de tant de beauté et d'intelligence et profondément secoué, parce que la quête de Lamia est intemprelle et montre efroyablement et en même temps poétiquement ce qu'est le quotidien hier et aujourd'hui de tant de malheureux méprisés, torturés par des autorité iniques.
Des images de l'irak comme on ne l'a jamais vu auparavant. Le duo d'enfants qui joue les premiers rôles, très crédibles et touchants font la réussite de ce film qui sonne comme un documentaire plus vrai que nature de l'irak des années Hussein
Dans l’Irak de Saddam Hussein, les habitants sont contraints de célébrer chaque année l’anniversaire du dictateur. Lamia, 9 ans, est tirée au sort dans son école pour préparer le gâteau officiel. Accompagnée de son coq, elle traverse la ville à la recherche d’ingrédients devenus rares sous l’effet de l’embargo. Une mission en apparence simple qui se transforme rapidement en véritable odyssée.
La mise en scène de Hasan Hadi immerge le spectateur dans l’Irak des années 90 sans jamais céder au spectaculaire. Tourné sur place avec des acteurs non professionnels, le film adopte une approche quasi documentaire qui renforce puissamment son réalisme. Certains plans, d’une grande sobriété, s’impriment durablement en mémoire.
Le film refuse toute surenchère émotionnelle : pas de musique envahissante, pas de scènes larmoyantes. Cette retenue donne au récit une authenticité rare, d’autant plus forte que le point de vue adopté est celui d’une enfant. À hauteur de Lamia, LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT prend les allures d’une fable politique, où l’absurde devient un outil de dénonciation redoutablement efficace.
La dictature n’est jamais montrée frontalement : elle se fait sentir par une pression diffuse, omniprésente, presque invisible. Le spectateur, comme la fillette, ne comprend pas toujours les règles, mais en ressent pleinement les effets. Ce regard enfantin constitue la grande force du film, rendant l’oppression d’autant plus troublante qu’elle est vécue comme normale.
Sans juger ses personnages, Hasan Hadi dépeint une société coincée dans l’entre-deux : ni héroïque, ni totalement soumise. Les adultes contournent, aident, se taisent. Cette absence de résistance spectaculaire rend le portrait d’autant plus crédible et dérangeant.
Le film flirte par moments avec la comédie, sans jamais trahir son propos. Le coq qui accompagne Lamia, tout comme le ridicule des situations imposées par le régime, introduisent un humour discret qui souligne encore davantage l’absurdité du pouvoir.
Pour un premier film, Hasan Hadi n’a clairement pas volé sa Caméra d’or à Cannes. Il signe une œuvre maîtrisée, sans artifice et d’une grande délicatesse, dont la douceur apparente dissimule une vision profondément inquiétante du pouvoir autoritaire.
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Découvert au Festival Premiers Plans d’Angers, le film se distingue par une très belle cinématographie et dévoile l’Irak sous un jour méconnu. L’histoire est profondément touchante, bien que triste. Le jeu des enfants est remarquable.
Film d'Hasan Hadi vu en avant première au Cyrano à Montgeron. Merci à l'association les amis du Cyrano! La dictature en Irak à travers le périple d'une petite fille et son ami. Images superbes, acteurs extraordinaires et histoire qui vous de moments drôles et émouvants.
Quel film! Le grain saturé de l'image des scènes d'ouverture nous plonge dans une atmosphère d'un esthétisme renversant. Sous couvert d'un film à l'histoire en apparence anodine, ce film nous plonge dans un quotidien glaçant sans nous permettre de détourner le regard. Chronique d'une époque, le film vaut aussi par son originalité scénaristique et le jeu de ces acteurs amateurs mais intenses et bouleversants. A voir absolument.
Connaissez-vous des films irakiens? moi, pas. Iraniens, bien sûr, mais pas irakiens. Pour découvrir, filmé à hauteur d'enfant, ce qu'était la vie dans les zones déshéritées des marais dans les années 90 sous Saddam Hussein, allez voir LE GATEAU DU PRESIDENT. Ce n'est pas une comédie, mais une fable poétique issue de souvenirs réels du réalisateur. Le prix de la caméra d'or à Cannes est justement mérité. Cela vous changera des grosses productions américaines, et en plus c'est bien joué par des non professionnels. La poésie n'exclut pas la politique ni l'universalité. Nourri de ses souvenirs d'enfance le film de Hadi est facile à suivre, dynamique comme la course contre la montre pour réaliser le fameux gâteau, mais illustre au passage une foule de détails bien observés. spoiler: Les matins, on fait ânonner en classe des slogans à la gloire d'Hussein, alors que la population crève de faim sous les actions. Tandis que Lamia, portant son coq fétiche dans ses bras- symbole prophétique en Irak paraît-il-, les avions de chasse passent en vrombissant dans le ciel et remplacent les rêves . Malgré son contexte dramatique, on ressort revigoré par la lueur d'espoir qui continue de luire dans toute dictature. AP AFCAE - cinéma - janvier 2026
Film très touchant. L’horreur de la situation politique côtoie la sensibilité des jeunes acteurs et le dégoût de certaines scènes. La bande son nous a ravit, et nous invite à l’extase.
Quelle belle idée d'avoir présenté Le Gâteau du Président, en avant-première, pendant le Festival Télérama ! En plus, Hasan Hadi, le réalisateur, répondait aux questions, en visio, à l'issue de la projection simultanée dans 150 salles Art et Essai, en France. Dès les premières images, je suis sous le charme de ces marais de Mésopotamie que Saddam Hussein voulait assécher. Comment ces gens peuvent vivre au plus près de la nature tout en assurant leurs besoins essentiels ? Le film le montre bien avec cette grand-mère (Bibi) qui élève seule Samia, enfant discrète mais résolue. L'ambiance change d'un seul coup avec l'école et l'embrigadement forcené des enfants obligés de hurler leur confiance en leur président. Le changement est aussi impressionnant tout au long de la partie se déroulant dans la grande ville où Samia, aidée par Saeed, un camarade précieux, tente de se procurer les ingrédients permettant de confectionner ce fameux gâteau. Plein de rebondissements, le film alterne moments de douceur et de douleur... un régal ! Le gâteau du Président méritait bien la Caméra d'Or du Festival de Cannes 2025 !
Vu en avant-première au festival Telerama. Film à cheval entre une forme très auteurisante à l'américaine et une réalité méconnue sur les invisibles de la proche histoire. Donc très intéressant sur le fond mais qui m'a laissé de marbre sur la forme ( sauf l'avant-dernier plan d'une grande puissance).
Un grand merci au Festival Télérama, qui a organisé, ces derniers jours, la rétrospective de ses coups de cœur 2025 + une poignée de films projetés en avant-première. Direction donc Le Capitole, charmante salle du centre de Suresnes, acceptant les cartes UGC et Pathé (rappelons que les abonnements de cinéma à volonté donnent également accès à des dizaines de salles partenaires à travers la France), pour une séance du samedi soir. Encore un film qui devrait être montré dans les écoles, pour voir comment était la vie (pas sûr que les mentalités aient beaucoup avancé depuis) dans les années 90 en Irak où, entre deux bombardements, les élèves étaient désignés pour apporter des fruits frais, nettoyer les toilettes, ou confectionner un gâteau pour le président. En cas de refus, la famille entière était battue. Voilà qui remet les idées en place. Cette petite Lamia ne manque pas de courage, c'est un ravissement de suivre ses (més)aventures tout au long du film, (presque) toujours flanquée d'un coq qu'elle trimballe partout.