Le Gâteau du Président
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Mounir Ben Moussa
Mounir Ben Moussa

130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2026
Récit humaniste bouleversant à hauteur d’enfant dans l’Irak de Saddam Hussein alors en pleine guerre. Fable sensible sur la fin de l’innocence et la difficulté des gens ordinaires avec des acteurs non professionnels épatants . Une sorte de road trip avec des images sublimes des rues de Bassorah et des marais. On reste marqué par la séquence d’archive finale montrant Saddam Hussein devant son gigantesque gâteau d’anniversaire en forme de mosquée .
s2d2
s2d2

50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2026
A travers leur quête d'ingrédients pour un gâteau à leur Président dont la fabrication leur a été confiée, les 2 enfants nous montrent toute la dureté de leur pays, de leur soumission, comment on les fanatise
Ces 2 petits acteurs sont criants de justesse.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2026
Cannes 2025 : Caméra d’Or
En pleine Guerre du Golfe, dans un Irak rudement touché par l’embargo ; le culte de la personnalité autour du Raïs Saddam bat son plein. Son anniversaire approche et une jeune fille de 9 ans est tirée au sort pour faire un gâteau en son honneur. Dans un pays qui manque de tout, cette jeune orpheline part en quête des ingrédients avec sa grand-mère, son coq de compagnie et son meilleur ami. Partis pour un road movie, le film est assez balisé ; à chaque ingrédient, c’est l’occasion d’une péripétie permettant de relater le chao dans lequel le pays est embourbé. Comédie douce-amère, ce film est une fable bien ancrée dans la réalité de l’Irak des 90’s. Son réalisateur, Hasan Hadi s’est fortement inspiré de ses souvenirs d’enfance et tourne ici en plein Irak sur les terres de ses jeunes années. Bien balisé de bout en bout mais attendrissant par le choix de ces deux jeunes comédiens non professionnels, « Le gâteau du Président » est une ode à la débrouillardise, à la résilience et à l’amitié jusqu’à un dernier plan fort de sens. Touchant mais loin de son maitre, le néoréaliste Abbas Kiarostami, ce film est remarquable surtout par ses superbes images dont les magnifiques séquences dans le village de maisons flottantes au milieu des roseaux de jour comme de nuit ; faisant la part belle aux travellings dans les barques.
Un joli film malgré quelques ficelles narratives faciles ; mais trop consensuel et trop peu audacieux pour une Caméra d’or ; loin d’un des précédents lauréat mettant en scène l’enfance « Les bêtes du Sud sauvage ».
Bastien E.
Bastien E.

9 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2026
Un très bon film qui expose hélas la difficulté de cie des irakiens des années 90 malgré quelques moments drôle, c'est le côté noir qui domine. Les enfants tombant très souvent sur des personnes qui les rejettent et refusent de les aider.
Le thème de départ souligne le côté insensé de la vie en dictature, alors que la population est dans des restrictions alimentaires extrêmes, la petite fille doit faire un gâteau pour son école.
Les acteurs sont tous très bien.
On espère que la changé pour la population irakienne aujourd'hui.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2026
Dans l’Irak de Saddam Hussein, une jeune fille de 9 ans se voit confier la lourde tâche de confectionner un gâteau en honneur de l’anniversaire du Président pour toute sa classe. Sa quête d’ingrédients finira par bouleverser son quotidien dans cette fable au ton doux-amer. Ce long-métrage évoque la résilience et la débrouillardise vue au travers le regard d’une enfant d’une population aux prises sur ce régime d’un dictateur cultivant un culte de la personnalité. Evitant de sombrer dans le misérabilisme tout en bonifiant une excellente direction d’acteurs, le récit finement écrit oscille entre humour et gravité avec aisance grâce aussi à une mise en scène simple et rigoureuse dans ses choix. Cette bonne surprise est à découvrir.
Grenouille
Grenouille

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2026
L'image est belle et la fillette touchante.
Le reste du film n'est qu'injustice, tristesse et ennui.
Romain Paradis
Romain Paradis

5 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2026
On suit sans déplaisir ce récit dont l'intrigue semble copiée de City of thieves. Malheureusement, le film sombre peu à peu dans un misérabilisme qui nuit à la crédibilité, quand on veut nous faire croire à une société irakienne dépourvue de tout esprit d'entraide où chacun a le réflexe de voler, arnaquer ou violer une enfant dans le besoin. Reste une vraie envie de cinéma avec quelques jolis plan de crépuscule sur un village flottant.
Harmonieux
Harmonieux

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2026
Si, pour vous, le genre du film d’essai ne vaut pas moins que les autres, vous êtes bien parti pour aimer Le gâteau du Président. Si, en plus, vous êtes ouvert sur le monde, curieux d’en savoir plus sur « l’Orient compliqué » selon les termes du poète et seriez sensible aux aventures d’un duo d’enfant, vous allez être subjugué.
Ce film vous immerge complètement en Irak. Il démarre doucement dans des décors naturels étranges, puis les héros bougent, accélèrent, et parfois cavalent, avec une histoire à la fois singulière et évocatrice du quotidien des Irakiens pendant la période charnière de leur histoire moderne : celle de la fin de règne de Saddam Hussein.
La petite histoire fait d’incessants clins d’œil à la grande Histoire. Par petites touches, l’intrigue montre comment le système met le peuple au service de son dictateur, au lieu d’exiger que celui-ci serve son peuple. Une magistrale leçon politique, découlant naturellement du scénario, sans prétention didactique, ni aucun discours par personnage interposé.
Une mise en scène dynamique et de jeunes acteurs épatants achèvent de faire de ce film un petit chef d’œuvre du 7ème art.
Faustine_rchd
Faustine_rchd

132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2026
Un très bon film dramatique qui nous fait suivre le périple de la petite Lamia dans l’Irak des années 90 pour se procurer des ingrédients afin de confectionner le gâteau du président. Ce film illustre parfaitement le décalage entre les enfants issus de familles pauvres devant se démener pour trouver quelques ingrédients, bravant tous les dangers sous peine de représailles, face aux leaders autoritaires jouissant de tous les pouvoirs. 

Le film nous fait suivre cette aventure à travers le regard d’une enfant de 9 ans confrontée à de nombreuses difficultés malgré son jeune âge.

Les jeunes acteurs sont bluffants et très touchants. 
Un très bon premier film.
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2026
Premier long métrage de fiction du réalisateur irakien (Hasan Hadi) et premier film irakien à avoir été sélectionné au Festival de Cannes, l'œuvre porte déjà dans sa genèse quelque chose d'exceptionnel : elle a été tournée en Irak, avec des acteurs non-professionnels, dans les Marais mésopotamiens, avec une infrastructure cinématographique quasi inexistante, et avec le soutien de producteurs hollywoodiens (Chris Columbus, Marielle Heller, Eric Roth) qui ont eu l'intelligence de ne pas transformer cette aide en tutelle esthétique.

L'histoire, racontée simplement, tient en quelques lignes. Nous sommes en Irak, au début des années 1990. Les sanctions économiques imposées après l'invasion du Koweït par Saddam Hussein étranglent le pays. Lamia, neuf ans, vit avec sa grand-mère Bibi et son coq Hindi dans les Marais mésopotamiens. Là, son professeur lui impose, par le biais d'un tirage au sort, une mission : préparer un gâteau pour l'anniversaire du Président. La tâche paraît anodine - jusqu'au moment où trouver de la farine, des œufs et du sucre devient une odyssée à travers un pays en train d'être méthodiquement détruit. C'est là que réside la poésie brutale du film : comment filmer une violence qui ne se voit pas (économique, structurelle, bureaucratique) à travers le regard d'une enfant qui ne la comprend pas mais la traverse de tout son corps ?

Hadi répond d'abord par une image. La séquence d'ouverture ne dure que quelques secondes mais contient, compressée, toute la logique du film : deux enfants pagaient dans une pirogue, le ciel a cette teinte d'aquarelle indécise entre le jour et la nuit, la lumière est pictural, et puis la caméra recadre imperceptiblement (dans le fond du plan) un bâtiment brûlant. Ce recadrage est une déclaration sur la condition de l'enfance en temps de crise. La beauté n'est pas abolie par la catastrophe. Elle coexiste avec elle, parfois dans le même plan. L'enfant qui rame ne regarde pas le feu, il n'est pas encore dans cette disposition d'esprit qui fait de l'incendie un événement à interpréter. Il vit dans le présent du mouvement, du ciel et de l'eau. Cette incapacité à lire les signes de l'Histoire est la condition même depuis laquelle Hadi nous demande de voir.

Cette condition, il la prolonge tout au long du film par un travail sur la profondeur de champ et l'architecture du cadre. Hadi utilise des formats très larges, à bords légèrement arrondis, qui ancrent les personnages dans une géographie plus grande qu'eux. Lamia est souvent petite dans le plan - non pas pour la victimiser, mais pour mesurer l'écart entre sa volonté et les forces qui l'entourent. Ce choix produit une tension spatiale constante : l'enfant avance, le monde ne se réduit pas à son désir. Les plans larges sur les Marais et la ville ne servent pas à illustrer une beauté exotique pour regard occidental ; ils servent à inscrire le récit dans une temporalité qui déborde largement celle de la dictature. Le Tigre et l'Euphrate coulent depuis des millénaires. Les régimes passent. Hadi filme la géographie comme une contre-proposition à l'arrogance du pouvoir.

Cette contre-proposition prend d'autant plus de poids qu'elle est systématiquement mise en tension avec l'omniprésence du visage de Saddam Hussein. On le voit partout, dans les couloirs de l'école, sur les murs des bâtiments officiels, en portrait, en mural, en affiche. C'est la grammaire même du pouvoir autoritaire, qui s'incarne par la saturation de l'espace visuel. L'État n'a pas besoin d'être présent physiquement si son visage est partout. Hadi filme ces portraits sans ironie parce qu'il sait que l'ironie serait une distance - et que la distance serait une forme de confort que ce film refuse.

D'ailleurs, Baneen Ahmad Nayyef, qui joue Lamia, contient la peur en elle, viscéralement. Cette qualité documentaire crée un effet paradoxal : plus le jeu est brut, plus la fiction devient crédible, et plus la réalité qu'elle représente devient irréductible. On cesse de regarder un personnage de cinéma ; on assiste à l'existence d'une enfant. La même logique opère dans la scène de la grand-mère au commissariat — une femme âgée qui refuse simplement de partir tant qu'on ne lui rend pas sa petite-fille. Aucune réplique brillante, aucune montée dramatique conventionnelle. Juste une résistance corporelle têtue face à la bureaucratie d'un État autoritaire. On y reconnaît quelque chose de vrai sur la façon dont les personnes ordinaires résistent aux pouvoirs extraordinaires.

La lumière naturelle participe de la même logique d'authenticité. Hadi travaille à la lumière disponible, solaire ou domestique, ce qui produit des variations, des irrégularités, des moments où l'image hésite entre l'exposition parfaite et l'ombre légèrement trop dense. Ces imperfections attestent que le film a été fait là, avec ça, dans ces conditions. La lumière raconte l'économie de production, qui raconte le contexte géopolitique, qui raconte les sanctions. Tout est lié dans une cohérence formelle qui n'est jamais ostensiblement revendiquée.

Ce que Hadi construit avec tous ces outils, c'est une cartographie des violences vue depuis le bas. Le gâteau - sa mission initiale, presque comique dans sa banalité - fonctionne comme ce qu'Hitchcock appelait un MacGuffin. Chaque ingrédient absent est une strate du désastre : les sanctions ont vidé les marchés, la dictature exige quand même la célébration, et Lamia est prise en étau entre deux machineries de destruction qui se sont coordonnées, consciemment ou non, pour écraser les corps les plus vulnérables. L'humiliation est précisément là : un pays parmi les plus riches en ressources pétrolières du monde, et ses enfants ne peuvent pas trouver du sucre. Hadi ne formule cette équation dans le mouvement d'une enfant qui marche de marché en marché, de porte en porte, cherchant ce qui devrait être ordinaire.

Ce refus de la formulation explicite est peut-être la décision artistique la plus courageuse du film mais aussi la plus difficile à tenir. Le cinéma politique a souvent tendance à se méfier de lui-même, à doubler ses images d'un commentaire qui en assure la bonne réception. Hadi, lui, maintient dans le même cadre deux vérités simultanées - la monstruosité de la dictature de Saddam Hussein et la violence calculée des sanctions américaines - sans hiérarchiser, sans proposer de moindre mal, sans offrir de sortie de secours morale. Lorsque Madeleine Albright a déclaré que 500 000 enfants morts étaient un prix qui valait la peine, elle utilise un langage qui abstrait, qui quantifie, qui distance. Hadi répond à cette abstraction non pas avec une contre-rhétorique mais avec un visage. Celui de Lamia. Ce visage dit : voici ce que "cela en vaut la peine" signifie en chair et en os.

L'absence de résolution narrative à laquelle aboutit le film prolonge cette honnêteté jusqu'à son terme logique. La clôture dramatique dit que les choses finissent, que les arcs se referment, que le sens se stabilise. Hadi refuse ce confort parce qu'il serait mensonger. Pour des millions d'Irakiens, les sanctions ont duré treize ans, avant d'être suivies d'une guerre, d'une occupation, d'un démantèlement d'État, d'une instabilité chronique. Il n'y a pas eu de clôture. Hadi extrait donc une journée de ce continuum et la présente comme un fragment (sans avant ni après clairement définis) parce que c'est ainsi que la violence systémique fonctionne : comme une condition d'existence à laquelle on s'adapte jusqu'à la normaliser, et cette normalisation est peut-être la forme la plus sournoise de la violence, celle que le cinéma occidental sur le Moyen-Orient a le plus systématiquement manquée.
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
"Le Gâteau du Président" est un film à hauteur d’enfant, qui observe l’Irak de Saddam Hussein à travers une mission en apparence anodine : préparer un gâteau d’anniversaire pour le président. Lamia, 9 ans, est chargée malgré elle de trouver les ingrédients nécessaires à cette pâtisserie imposée par le régime. Accompagnée de son ami Saeed, elle traverse un quotidien marqué par la pénurie. En refusant tout discours frontal, le réalisateur choisit de raconter l’oppression politique à travers les gestes simples. Baneen Ahmad Nayyef est absolument remarquable dans le rôle de Lamia. Son regard porte le film à lui seul : une combinaison de curiosité, de résilience et d’incompréhension face à un monde adulte qu’elle ne contrôle pas. C’est dans ces silences et ces regards perdus que le film trouve sa plus grande force émotionnelle.
Leon Granier
Leon Granier

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2026
La petite est tellement touchante, un très beau film qui nous ouvre les yeux sur le régime de Saddam Hussein.
Mais surtout sur le fait que rien ne peut aller tant qu’il y a la guerre.

Une tension constante, une parfaite alchimie entre les deux enfants, et surtout un plan qui me restera (ce drap qui s’envole tel l’âme de Bibi qui rejoint les cieux), c’est trop beau.

Ce qui est beau également, c’est l’image : pas de superflu, des plans simples qui marchent. Pourquoi se prendre la tête avec des plans inutiles quand un scénario est parfait ? (Certes, un sentiment de longueur peut être ressenti, mais la double histoire - de Bibi cherchant sa fille / et de Lamia qui cherche ses ingrédients, mais surtout les obstacles qu’elle rencontre - tient le film.)

Je me suis tellement mal sentie quand cet homme la ramène dans un cinéma pour faire des choses assez malsaines, une sensation d’angoisse assez spéciale.

Rien n’ira tant que la guerre et la haine seront de ce monde.
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2026
Les films irakiens sont rares, celui-ci raconte le régime de Saddam Hussein par le biais d'une petite histoire, celle de ce gâteau qui évoque l'ère de l'embargo post-1e guerre du golfe. La réalité sociale et politique est montrée au travers des yeux d'une enfant. C'est bien fait, bien réalisé, plutôt réussi.
A voir.
Katia Fontbonne Alibrandi
Katia Fontbonne Alibrandi

1 abonné 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2026
L'humilité de cette enfant obligée de... La didacture, le patriarcat, la femme soumise, l'abus de pouvoir, l'injustice, la dureté de la vie dans ce pays, les conditions de vie... Je ressens à l'issue de la projection du film, un sentiment d'admiration pour cette enfant et un choc devant la vénération du Mâ faisant
Nuria530
Nuria530

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2026
Un film humain, discret et profondément émouvant, qui reste longtemps en mémoire comme un cadeau fragile et généreux
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