Un Irak que je connaissais pas. Village sur l’eau magnifique avec de jolies images. Coq extra ordinaire et fille inoubliable. Quellle vie dure et injuste …
Un film qui est surtout narratif. A travers l'histoire d'une petite fille, on découvre un peu de la vie dans l'Irak des années 80-90. Les acteurs sont bons. En terme de réalisation, ce n'est pas forcément du grand cinéma.
D'un coté l'originalité d'un film sur l'Irak. Le rendu très réaliste sur la brutalité du régime dictatorial. Des belles images sur les habitations dans les marais et sur la vie quotidienne.
De l'autre un scénario un peu maigre et très linéaire qui emmène cette jeune fille d'épreuve en épreuve vers un destin que l'on peut assez tôt deviner. Sans jamais être misérabiliste ni jouer sur le mélo en effet le film fait le choix de suivre le point de vue d'une démunie au sein d'un pays déjà difficilement vivable.
Donc c'est vrai qu'on souffre avec cette jeune fille qui accumule les tuiles sans possibilité d'échappatoire. Quelques timides notes d'optimismes ressortent avec deux personnages plus positifs dont une sorte de parrain dont on peine à connaitre les motivations et la source de ses revenus.
Ce film finalement très réaliste permet de réaffirmer que quel que soit le régime, les malheurs s'accumulent toujours sur les plus démunis et que ni leurs dieux ni personne ne leurs viennent en aide.
Du coup on ne peut éviter de sortir de la séance avec de la tristesse qui prend le pas sur la satisfaction d'avoir vu un bon film.
Film sincère, sur le régime de S. Hussein en Irak. Les enfants utilisent toutes les ressources possibles pour combattre cette fatalité qui s'abat sur eux. Un film à voir sans hésiter!
On a tous en tête des pays "frappés par un embargo"... Ce film - merveilleusement interprété par ces deux gamins - montre les effets d'une telle mesure sur la population, qui reste toujours la grande perdante à la loterie des décisions internationales.
D'une idée pleine d'originalité et bien maîtrisée, c'est un film de contexte et de sous-texte, social, national et politique. La force de ce tout premier métrage est de l'avoir filmé à hauteur d'enfant, ouvrant un large spectre de thématiques, cruelles et universelles.
C'est dans un cadre idyllique et biblique, aujourd'hui menacé, que l'on embarque sur la rivière d'un Styx allégorique et magnifié, pour une balade initiatique dans les rues tourmentées, méandres labyrinthiques de l'humanité, où la moindre rencontre permet d'entrevoir le vice et la malice, dans une fable d'Alice au pays des adultes. Métaphore des embûches à traverser, où chacun des ingrédients à trouver, façon RPG, porte en lui une charge symbolique de vie, de résistance, de résilience, par opposition à ce régime de pression et d'oppression sans dignité.
Dans la promesse d'une nouvelle vie illusoire, ou dans ce lieu où s'est déjà produit l'histoire, qui invoque, et évoque la Mésopotamie millénaire et sa mémoire, que le gâteau du président dépeint, finalement, le récit doux-amer d'un horizon sans avenir. C'est dans cette fracture, entre comédie, tragédie et empathie, que l'on empêche ses yeux de cligner, pour ne jamais oublier !
D'un autre côté, on pourrait trouver la trame prévisible, presque scolaire, reprenant les recettes de ce genre de film codifié et édulcoré pour l'international. On nous présente de plus la population dans la misère et la pauvreté, souffrant de famine et d'un manque sanitaire, mais ce que l'on perçoit dans le film est différent. Dans l'ensemble, le film reste sobre, un peu sage, ne permettant pas d'imprégner sa rétine, et d'être bouleversant d'émotion.
Un très beau film sur l'adaptabilité et la résilience des enfants qui grandissent dans l'environnement difficile de l'éternel despotisme oriental ! Beaucoup de sensibilité sans sensiblerie ni misérabilisme, un peu d'humour, des personnages profondément humains, les meilleurs comme les pires et aussi de belles images de la vie dans les "marshes" du sud de l'Irak sans doute en voie de disparition aujourd'hui...
Avec Le gâteau du président, le film nous plonge dans une Irak des années 1990 marquée par la propagande, la peur et la pauvreté sous le régime de Saddam Hussein. L’œuvre réussit particulièrement bien à recréer ce climat oppressant : les habitations sur l’eau, la misère des populations qui y survivent et la présence diffuse mais constante de la répression donnent au récit une authenticité saisissante.
La pression policière n’est jamais frontalement montrée, mais elle se devine dans chaque interaction. Le film souligne avec justesse comment le moindre détenteur d’un fragment d’autorité peut en abuser. Le maître d’école, figure d’apparence anodine, devient ainsi le symbole de cette chaîne d’oppression où chacun écrase plus faible que soi pour préserver sa propre sécurité.
Sur le plan historique, le film frappe juste. Il évite la romantisation et propose un regard sobre sur une époque sombre, éveillant une réelle prise de conscience chez le spectateur. On sent un souci de vérité dans la reconstitution et dans la peinture sociale.
Cependant, cette rigueur se fait au détriment de l’émotion. Le récit progresse lentement et peine à créer un attachement aux personnages, notamment à la jeune héroïne, dont le parcours reste trop distant pour susciter une véritable empathie. Le film observe plus qu’il ne fait ressentir.
Au final, Le gâteau du président est une œuvre importante pour sa valeur historique et son atmosphère maîtrisée, mais qui laisse une impression de froideur en négligeant l’impact émotionnel de son histoire.
Film pas désagréable parce qu’il fait voyager dans le temps et dans un pays assez inédit au cinéma mais malgré une jeune actrice qui tient le film, le film manque de corps.