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La petite Lamia part à la recherche des ingrédients nécessaires à la confection d'un gâteau à l'honneur de son président de dictateur, Saddam Hussein. autant dire que le périple s'avere difficile , et que pour quelques personnes de bonnes volonté, l'enfant va surtout être confronté au vol, à la corruption, à l'intimidation , la hiérarchie sociale et autres méthodes qui montre toute la misère sociale et humaine d'un pays sous régime autoritaire. La mise en scène, la photo et la musique crée des images marquantes pour ce voyage par trop initiatique. Le film parvient a etre realiste tout en ayant une dimension de conte. La dernière scène bouleversante et ces regards m'ont fait legerement rehausser ma note
Film centré autour de Lamia guidée par une mission : préparer le gâteau à l'occasion du 50ème anniversaire de Sadam Hussein. Au travers de son périple, l'Irak des années 1990 dans un quotidien soumis à des sanctions internationales. Un scénario original, une fin qui souffle le spectateur mais toutefois à l'issue d'une histoire plutôt creuse, qui manque de crème. C'est la cerise sans le gâteau.
Ce film nous plonge d’une manière inédite, sans détour, de l’Irak de Saddam Hussein. Un film utile et prenant. À voir !
Une des vertus du bon cinéma est de nous faire changer de monde. Dans ce film, nous restons dans un monde bien réel, celui de l'Iraq pauvre des années Sadam Hussein. Même si le scénario est un peu léger, on suit avec un plaisir mêlé de crainte (pour) cette enfant livrée à elle-même. A voir donc.
À l'occasion de l'anniversaire de Saddam Hussein, l'écolière Lamia est désignée pour faire le gâteau de sa classe. Redoutable honneur, en réalité corvée redoutée, surtout quand on n'a pas un sou.
Le périple en ville qui attend la fillette, en quête des ingrédients, dont elle pourra se rendre compte qu'aucun n'est gratuit et coûte même très cher, est une visite de la société irakienne de 1990.
Sous le joug du raïs, sous embargo de l'ONU, la rue irakienne qui s'offre au regard d'enfant de Lamia est une épreuve de chaque instant, un condensé de misère sociale et humaine, dans une forme naturaliste ou bien invoquée par la métaphore (tel ce coq symbolique que Lamia transporte avec elle).
L'Irak que filme Hasan Hadi ne peut que secouer le spectateur occidental (tandis que l'affiche du film préfère affirmer, avec un vocable pas très judicieux, que le festival de Cannes a été enchanté : au prétexte de quelques traits truculents ?). La pauvreté, le délabrement des services publics et la corruption, se voient partout. L'effigie de Saddam Hussein également.
Le réalisateur confronte sa jeune héroïne à une population impitoyable et montre bien à quel point le lien social n'existe pas, chacun étant tourné vers sa survie ou son intérêt. C'est de l'authenticité de ses personnages que provient l'intensité de la déambulation, dépourvue de pathos, de Lamia. Celle-ci trouve une jeune interprète remarquable dont le regard embué à la fin pourrait être, pour copier le commentaire célèbre de Godard à propos d'Harriet Anderson dans "Monika", un des plus tristes de l'histoire du cinéma.
Le périple en ville qui attend la fillette, en quête des ingrédients, dont elle pourra se rendre compte qu'aucun n'est gratuit et coûte même très cher, est une visite de la société irakienne de 1990.
Sous le joug du raïs, sous embargo de l'ONU, la rue irakienne qui s'offre au regard d'enfant de Lamia est une épreuve de chaque instant, un condensé de misère sociale et humaine, dans une forme naturaliste ou bien invoquée par la métaphore (tel ce coq symbolique que Lamia transporte avec elle).
L'Irak que filme Hasan Hadi ne peut que secouer le spectateur occidental (tandis que l'affiche du film préfère affirmer, avec un vocable pas très judicieux, que le festival de Cannes a été enchanté : au prétexte de quelques traits truculents ?). La pauvreté, le délabrement des services publics et la corruption, se voient partout. L'effigie de Saddam Hussein également.
Le réalisateur confronte sa jeune héroïne à une population impitoyable et montre bien à quel point le lien social n'existe pas, chacun étant tourné vers sa survie ou son intérêt. C'est de l'authenticité de ses personnages que provient l'intensité de la déambulation, dépourvue de pathos, de Lamia. Celle-ci trouve une jeune interprète remarquable dont le regard embué à la fin pourrait être, pour copier le commentaire célèbre de Godard à propos d'Harriet Anderson dans "Monika", un des plus tristes de l'histoire du cinéma.
Un très beau film qui nous transporte dans une société irakienne rude . Des thèmes graves sont traités avec sensibilité au travers des yeux de deux enfants.
Un choc. À 9 ans, Lamia est désignée à l’école pour confectionner le gâteau pour célébrer l’anniversaire du président Saddam Hussein, comme il est de coutume en Irak. Elle se rend alors en ville accompagnée par sa grand mère pour obtenir les ingrédients nécessaires. Elle y retrouve son ami Saeed, avec qui la quête va prendre une tournure tragique. Le film est fort, bouleversant.
La quete des 2 enfants n'est qu'un prétexte pour illustrer les différentes facettes de la vie en Irak sous Saddam.
Intéressant mais pas captivant.
Intéressant mais pas captivant.
La mise en scène est vraiment belle, les incroyables et le récit touchant et captivant. Des longueurs font jour et le dispositif s'essouffle quelque peu mais l'ensemble reste tres joli.
Ce film est bouleversant sur la condition des enfants dans les pays où des conflits existent. L'hypocrisie de la religion est habillement traitée, tout comme la nature profonde de l'homme. La jeune héroïne est époustouflante dans la justesse de son rôle. Même si le sujet abordé est grave, il faudrait faire voir ce film dans les écoles...
une histoire belle et touchante même si le film est parfois un peu brouillon. l'idée de départ constitue une intrigue originale : la quête de cette petite fille pour atteindre son but quoiqu'il arrive.
et la fin inéluctable qui relativise....
et la fin inéluctable qui relativise....
Chef-d’œuvre de subtilité recréant tout un monde, avec sa cruauté et ses rapports de force, à partir d’une histoire très originale.
Le réalisateur Hasan Hadi nous ramène en 1990, en Irak, sous les bombes américaines et les sanctions internationales qui ne font pas ciller une seconde le dictateur Saddam Hussein, mais en revanche qui accablent son peuple. On peut légitimement trouver « le Gâteau du Président » un peu long (1h42, ressenti un peu plus) car le rythme du film est toujours le même, toujours un peu stressant et anxiogène, sans jamais réellement nous offrir des moments pour souffler. Le film consiste, après une longue introduction nécessaire pour bien comprendre la quête éperdue de Lamia (le poids des injonctions, la pauvreté et l’inflation délirante du moment), en une sorte d’errance désespérée de deux enfants dans une grande ville irakienne jamais nommée, pour dénicher de l’or, soit des œufs, de la farine, de la levure et du sucre. Mise en scène sobre, photographie légèrement surexposée et musique minimaliste, évidemment « Le Gâteau du Président » n’est pas un blockbuster en puissance. Mais c’est malgré tout l’occasion de reconstituer l’Irak du début des années 90, et de filmer également des habitations lacustres assez incroyables, posées sur le fleuve (sans doute l’un des deux grands fleuves du pays) où vivent très chichement Lamia et sa vieille mère (tellement vieille qu’on croirait sa grand-mère). Le film repose presque entièrement sur les petites épaules de Baneen Ahmad Nayyef, des grands yeux expressifs et son regard timide. Cette enfant toute frêle porte le film, littéralement, avec quelques rôles secondaires qu’elle éclipse presque totalement. Je ne sais pas si cet enfant persistera dans le cinéma mais, si c’est le cas, quel début de carrière impressionnant. L’Irak décrite ici est assez effrayante. La quête de la petite Lamia c’est avant tout l’exploration d’un pays à la dérive. Le dictateur de Saddam Hussein est encore là (et pour une bonne dizaine d’années encore), et le culte de la personnalité qu’il a institué dans les esprits est effarant. Les enfants, même très jeunes, hurlent des slogans à sa gloire de toute leur force, prêchent des idées anti-américaines dans leur cours d’école. Dans les commissariats, on torture, la police arrête, tabasse et encaisse les pots de vins. Les pots de vins, on en verse à tout le monde et sans cesse, c’est institutionnalisé. L’Etat Policier, notion qui apparemment fait de nouveau rêver quelques imbéciles dans nos démocraties de 2026, c’est exactement ce que l’on voit longuement à l’écran. Et puis il y a l’inflation, la pénurie de tout qui fait prospérer toutes sorte de vices : l’escroquerie (fausse monnaie), le vol, la prostitution. La misère sexuelle aussi fait de la petite Lamia (9 ans) une proie facile.
spoiler:
A cet égard, une scène aux abords d’un cinéma porno fait monter sacrément l’angoisse du spectateur, et surtout de la spectatrice.
Les hôpitaux manquent de médicaments, les boutiques manquent de denrées alimentaires, spoiler: les directeurs d’école volent les repas des enfants dont ils ont la charge,
dans ces conditions réaliser un petit gâteau semble illusoire, et dérisoire. Et pourtant, la force du pouvoir policier fait que la petite Lamia n’a que ça en tête, car sans gâteau gare à elle ! Dans un pays à cran, où plus personne ne croit en un avenir meilleur, il règne en permanence dans ce film une ambiance à la fois un peu surréaliste et douloureuse. La fin est d’ailleurs à l’avenant, brutale, cynique, à l’image d’un pays qui, en 1990, est loin d’en avoir fini avec le désespoir. Très joli film, sans prétention mais sans fioritures, « La Gâteau du Président » est un voyage dans le passé irakien qui rappelle surtout une petite chose : imposer des sanctions économiques et bombarder un pays ne fait pas grand mal à un dictateur, cela ne fait que tuer à petit feu sa population.
Les hôpitaux manquent de médicaments, les boutiques manquent de denrées alimentaires, spoiler: les directeurs d’école volent les repas des enfants dont ils ont la charge,
dans ces conditions réaliser un petit gâteau semble illusoire, et dérisoire. Et pourtant, la force du pouvoir policier fait que la petite Lamia n’a que ça en tête, car sans gâteau gare à elle ! Dans un pays à cran, où plus personne ne croit en un avenir meilleur, il règne en permanence dans ce film une ambiance à la fois un peu surréaliste et douloureuse. La fin est d’ailleurs à l’avenant, brutale, cynique, à l’image d’un pays qui, en 1990, est loin d’en avoir fini avec le désespoir. Très joli film, sans prétention mais sans fioritures, « La Gâteau du Président » est un voyage dans le passé irakien qui rappelle surtout une petite chose : imposer des sanctions économiques et bombarder un pays ne fait pas grand mal à un dictateur, cela ne fait que tuer à petit feu sa population.
Je m attendais à mieux
Il y a des moments sublimes comme le ballet nocturne des pirogues lors des funérailles de la mamie
Les acteurs sont bons surtout les enfants
Les scènes dans le bazar de bassora sont bien rendues
L idolatrie en faveur de hussen,notamment chez les enfants est parfaitement illustrée
La dernière scène de guerre conclue cette histoire a hauteur d enfants
Mais il manque un rien de magie pour rendre ce film excellent
Dommage
Il y a des moments sublimes comme le ballet nocturne des pirogues lors des funérailles de la mamie
Les acteurs sont bons surtout les enfants
Les scènes dans le bazar de bassora sont bien rendues
L idolatrie en faveur de hussen,notamment chez les enfants est parfaitement illustrée
La dernière scène de guerre conclue cette histoire a hauteur d enfants
Mais il manque un rien de magie pour rendre ce film excellent
Dommage
Obsédée par l'idée de faire un gâteau pour son président, Lamia promène son coq partout à la recherche d'œufs et de farine dans un pays qui crève de faim et où les adultes sont décevants.
Au travers de ce recit, le réalisateur nous montre un pays en proie à la guerre et à l'ordre autoritaire présidentiel, mais aussi la fin de l'enfance.
Les jeunes acteurs sont vraiment touchants.
Au travers de ce recit, le réalisateur nous montre un pays en proie à la guerre et à l'ordre autoritaire présidentiel, mais aussi la fin de l'enfance.
Les jeunes acteurs sont vraiment touchants.
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