Le Gâteau du Président
Note moyenne
4,1
1664 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

193 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
95 critiques
3
52 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2026
une histoire belle et touchante même si le film est parfois un peu brouillon. l'idée de départ constitue une intrigue originale : la quête de cette petite fille pour atteindre son but quoiqu'il arrive.
et la fin inéluctable qui relativise....
Aude Doria
Aude Doria

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2026
Chef-d’œuvre de subtilité recréant tout un monde, avec sa cruauté et ses rapports de force, à partir d’une histoire très originale.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Le réalisateur Hasan Hadi nous ramène en 1990, en Irak, sous les bombes américaines et les sanctions internationales qui ne font pas ciller une seconde le dictateur Saddam Hussein, mais en revanche qui accablent son peuple. On peut légitimement trouver « le Gâteau du Président » un peu long (1h42, ressenti un peu plus) car le rythme du film est toujours le même, toujours un peu stressant et anxiogène, sans jamais réellement nous offrir des moments pour souffler. Le film consiste, après une longue introduction nécessaire pour bien comprendre la quête éperdue de Lamia (le poids des injonctions, la pauvreté et l’inflation délirante du moment), en une sorte d’errance désespérée de deux enfants dans une grande ville irakienne jamais nommée, pour dénicher de l’or, soit des œufs, de la farine, de la levure et du sucre. Mise en scène sobre, photographie légèrement surexposée et musique minimaliste, évidemment « Le Gâteau du Président » n’est pas un blockbuster en puissance. Mais c’est malgré tout l’occasion de reconstituer l’Irak du début des années 90, et de filmer également des habitations lacustres assez incroyables, posées sur le fleuve (sans doute l’un des deux grands fleuves du pays) où vivent très chichement Lamia et sa vieille mère (tellement vieille qu’on croirait sa grand-mère). Le film repose presque entièrement sur les petites épaules de Baneen Ahmad Nayyef, des grands yeux expressifs et son regard timide. Cette enfant toute frêle porte le film, littéralement, avec quelques rôles secondaires qu’elle éclipse presque totalement. Je ne sais pas si cet enfant persistera dans le cinéma mais, si c’est le cas, quel début de carrière impressionnant. L’Irak décrite ici est assez effrayante. La quête de la petite Lamia c’est avant tout l’exploration d’un pays à la dérive. Le dictateur de Saddam Hussein est encore là (et pour une bonne dizaine d’années encore), et le culte de la personnalité qu’il a institué dans les esprits est effarant. Les enfants, même très jeunes, hurlent des slogans à sa gloire de toute leur force, prêchent des idées anti-américaines dans leur cours d’école. Dans les commissariats, on torture, la police arrête, tabasse et encaisse les pots de vins. Les pots de vins, on en verse à tout le monde et sans cesse, c’est institutionnalisé. L’Etat Policier, notion qui apparemment fait de nouveau rêver quelques imbéciles dans nos démocraties de 2026, c’est exactement ce que l’on voit longuement à l’écran. Et puis il y a l’inflation, la pénurie de tout qui fait prospérer toutes sorte de vices : l’escroquerie (fausse monnaie), le vol, la prostitution. La misère sexuelle aussi fait de la petite Lamia (9 ans) une proie facile. spoiler: A cet égard, une scène aux abords d’un cinéma porno fait monter sacrément l’angoisse du spectateur, et surtout de la spectatrice.
Les hôpitaux manquent de médicaments, les boutiques manquent de denrées alimentaires, spoiler: les directeurs d’école volent les repas des enfants dont ils ont la charge,
dans ces conditions réaliser un petit gâteau semble illusoire, et dérisoire. Et pourtant, la force du pouvoir policier fait que la petite Lamia n’a que ça en tête, car sans gâteau gare à elle ! Dans un pays à cran, où plus personne ne croit en un avenir meilleur, il règne en permanence dans ce film une ambiance à la fois un peu surréaliste et douloureuse. La fin est d’ailleurs à l’avenant, brutale, cynique, à l’image d’un pays qui, en 1990, est loin d’en avoir fini avec le désespoir. Très joli film, sans prétention mais sans fioritures, « La Gâteau du Président » est un voyage dans le passé irakien qui rappelle surtout une petite chose : imposer des sanctions économiques et bombarder un pays ne fait pas grand mal à un dictateur, cela ne fait que tuer à petit feu sa population.
Daniel Gonzalez10
Daniel Gonzalez10

3 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2026
Je m attendais à mieux
Il y a des moments sublimes comme le ballet nocturne des pirogues lors des funérailles de la mamie
Les acteurs sont bons surtout les enfants
Les scènes dans le bazar de bassora sont bien rendues
L idolatrie en faveur de hussen,notamment chez les enfants est parfaitement illustrée
La dernière scène de guerre conclue cette histoire a hauteur d enfants
Mais il manque un rien de magie pour rendre ce film excellent
Dommage
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2026
Obsédée par l'idée de faire un gâteau pour son président, Lamia promène son coq partout à la recherche d'œufs et de farine dans un pays qui crève de faim et où les adultes sont décevants.
Au travers de ce recit, le réalisateur nous montre un pays en proie à la guerre et à l'ordre autoritaire présidentiel, mais aussi la fin de l'enfance.
Les jeunes acteurs sont vraiment touchants.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2026
Du très bon cinéma, tant visuellement qu'émotionnellement. Ballotés par des vents contraires, au milieu des puissances impériales néocoloniales et des dictatures anachroniques, chahutés par des petits et grands chefs mégalos abusant tous de leurs pouvoirs aveugles plus ou moins importants (cf le prof aussi soumis que despote lui-même), vivent des personnes intelligentes, sensibles et méritantes, victimes de jeux patriarcaux qui les dépassent et les oppriment. C'est ici fort bien dépeint. Une réussite portée par de formidables jeunes acteurs et un réalisation impeccable.
Superplexe
Superplexe

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2026
Chapeau bas ! Ce film délicat est une réussite cinématographique remarquable. Émouvant, enrichissant, divertissant…
Jordi Van venrooij
Jordi Van venrooij

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2026
Un Irak que je connaissais pas. Village sur l’eau magnifique avec de jolies images. Coq extra ordinaire et fille inoubliable. Quellle vie dure et injuste …
Valerie Camy
Valerie Camy

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2026
Très bien joué , incarné par une belle distribution… un film qui dénonce efficacement les violences d’un régime dictatorial …
ComtedeSavoie
ComtedeSavoie

14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2026
Un film qui est surtout narratif. A travers l'histoire d'une petite fille, on découvre un peu de la vie dans l'Irak des années 80-90. Les acteurs sont bons. En terme de réalisation, ce n'est pas forcément du grand cinéma.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2026
D'un coté l'originalité d'un film sur l'Irak. Le rendu très réaliste sur la brutalité du régime dictatorial. Des belles images sur les habitations dans les marais et sur la vie quotidienne.

De l'autre un scénario un peu maigre et très linéaire qui emmène cette jeune fille d'épreuve en épreuve vers un destin que l'on peut assez tôt deviner. Sans jamais être misérabiliste ni jouer sur le mélo en effet le film fait le choix de suivre le point de vue d'une démunie au sein d'un pays déjà difficilement vivable.

Donc c'est vrai qu'on souffre avec cette jeune fille qui accumule les tuiles sans possibilité d'échappatoire. Quelques timides notes d'optimismes ressortent avec deux personnages plus positifs dont une sorte de parrain dont on peine à connaitre les motivations et la source de ses revenus.

Ce film finalement très réaliste permet de réaffirmer que quel que soit le régime, les malheurs s'accumulent toujours sur les plus démunis et que ni leurs dieux ni personne ne leurs viennent en aide.

Du coup on ne peut éviter de sortir de la séance avec de la tristesse qui prend le pas sur la satisfaction d'avoir vu un bon film.
Jeremie Lemoine
Jeremie Lemoine

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2026
splendide photographie d'un Irak gangrené.
histoire touchante et pleine de pudeur qui ne laisse qu'une interprétation possible.
Emmanuelle Vagner
Emmanuelle Vagner

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2026
Film sincère, sur le régime de S. Hussein en Irak.
Les enfants utilisent toutes les ressources possibles pour combattre cette fatalité qui s'abat sur eux.
Un film à voir sans hésiter!
Véronique Sawadogo
Véronique Sawadogo

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2026
On a tous en tête des pays "frappés par un embargo"... Ce film - merveilleusement interprété par ces deux gamins - montre les effets d'une telle mesure sur la population, qui reste toujours la grande perdante à la loterie des décisions internationales.
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2026
D'une idée pleine d'originalité et bien maîtrisée, c'est un film de contexte et de sous-texte, social, national et politique. La force de ce tout premier métrage est de l'avoir filmé à hauteur d'enfant, ouvrant un large spectre de thématiques, cruelles et universelles.

C'est dans un cadre idyllique et biblique, aujourd'hui menacé, que l'on embarque sur la rivière d'un Styx allégorique et magnifié, pour une balade initiatique dans les rues tourmentées, méandres labyrinthiques de l'humanité, où la moindre rencontre permet d'entrevoir le vice et la malice, dans une fable d'Alice au pays des adultes. Métaphore des embûches à traverser, où chacun des ingrédients à trouver, façon RPG, porte en lui une charge symbolique de vie, de résistance, de résilience, par opposition à ce régime de pression et d'oppression sans dignité.

Dans la promesse d'une nouvelle vie illusoire, ou dans ce lieu où s'est déjà produit l'histoire, qui invoque, et évoque la Mésopotamie millénaire et sa mémoire, que le gâteau du président dépeint, finalement, le récit doux-amer d'un horizon sans avenir. C'est dans cette fracture, entre comédie, tragédie et empathie, que l'on empêche ses yeux de cligner, pour ne jamais oublier !

D'un autre côté, on pourrait trouver la trame prévisible, presque scolaire, reprenant les recettes de ce genre de film codifié et édulcoré pour l'international. On nous présente de plus la population dans la misère et la pauvreté, souffrant de famine et d'un manque sanitaire, mais ce que l'on perçoit dans le film est différent. Dans l'ensemble, le film reste sobre, un peu sage, ne permettant pas d'imprégner sa rétine, et d'être bouleversant d'émotion.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse