1700 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
196 critiques spectateurs
5
35 critiques
4
96 critiques
3
53 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Clntra
41 abonnés
270 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 24 février 2026
document intéressant concernant L'Irak sous Hussein. Le meplris vis à vis des femmes, la propagande insupportable, les conditions de vie tout cela est abordé. Mais en ce qui me concerne je trouve que le réalisateur multiplie un peu trop les scènes sans logique rendant son propos confus.
un vrai petit bijou. une violente critique de l'époque de s'Adam Hussein, de la pauvreté, de la corruption. et une jolie paire de gamins qui luttent. très beau
Le Gâteau du Président est une rareté. Récompensé de la Caméra d’Or (meilleur premier film) au festival de Cannes, c’est un des très rares films irakiens à parvenir jusqu’à nos salles. Et effectivement, pour un premier film, c’est bluffant. Dans l’Irak du début des années 1990, comme dans toutes les écoles du pays, une petite fille est tirée au sort pour préparer le gâteau célébrant l’anniversaire du Raïs Saddam Hussein. Un honneur qui sonne comme une véritable malédiction. Car dans un pays victime tout à la fois d’un régime autoritaire, des bombes américaines et d’un embargo international qui provoque des pénuries monstres, on manque de tout. Lamia vit seule avec sa grand-mère, sans le sou, dans les marais du sud de l’Irak et se lance alors dans une folle aventure : trouver des oeufs, du sucre et de la farine, des produits devenus quasiment inaccessibles.
C’est à travers cette quête que ce film met en lumière une situation largement méconnue : le quotidien des Irakiens à cette période. En cela, il offre un contrechamp à la représentation habituelle de l’Irak : celle des films de guerre hollywoodiens. Il décrit donc le fonctionnement de cette société, ses mécanismes de survie, sa corruption. La reconstitution est remarquable, dégage une vraie authenticité qui est renforcée par un tournage intégralement en Irak et des acteurs, tous des amateurs repérés dans la rue, tous bluffants.
Mais ce n’est pas qu’un film naturaliste. En adoptant le regard d’une enfant, Hasan Hadi transforme ce récit en une fable, profondément poétique. Visuellement d’abord : ces paysages de marakis irakiens offrent un décor de cinéma totalement inédit, hors du temps, à la beauté mystique. Un territoire jamais vu au cinéma, qui ouvre un imaginaire nouveau. Une fable sociale qui parvient à dresser le portrait d’un pays entier sur une période de 13 ans en une seule journée et depuis le point de vue d’une petite fille confrontée à la corruption d’un pays vicié. Et finalement, il évoque toutes les sociétés qui tombent encore aujourd’hui dans ce vice, cette perversion et cette corruption, mais sans misérabilisme ni auteurisme.
Autant une reconstitution historique précise qu’une fable initiatique touchante, c’est une œuvre dépaysante, qui résonne très fort socialement et politiquement, avec un ton doux-amer et beaucoup d’humanisme. Une vraie pépite.
Des films comme cela sont nécessaires : on sait que Saddam Hussein était un dictateur mais avec le temps et la distance on a tendance à oublier cette période ! Le cinéma est présent pour se rappeler et dénoncer !
Pendant que la population meurt de faim, ce "Chef d'état" exigeait qu'il célèbre chaque année son anniversaire ! L'histoire de cette petite fille qui tente à tout prix de réunir les ingrédients pour cuisiner le gâteau d'anniversaire m'a ému. Avec son coq sous le bras, ils sont attachants et son déterminisme est incroyable !
Ce n'est pas parce que le récit se déroule du point de vue d'une enfant qu'il est léger ou qu'il faut minimiser son impact. Justement, cette enfant a grandi dans ce monde de pauvreté qui est sa normalité et cela fend le coeur d'autant plus que son quotidien nous heurte avec nos yeux d'adultes.
Ce film nous bouscule, il remue, il secoue dans tous les sens et au final l'émotion fait place à la colère ! Comment un tel chef d'état a-t-il pu régner autant de temps : il se fout de son peuple et il laisse les gens dans la misère au nom de son propre confort c'est écoeurant !
On ne peut qu'être touché et se sentir privilégié d'avoir grandi dans notre confort !
J'ai vécu ce film de manière remarquablement bouleversant, en larme à la fin jusqu'au dehors. Toute la violence, la maltraitance sous jacente, prête à jaillir à chaque coin de rue, à chaque coin de boutique sont plus que présents, nous sommes amenés doucement mais sûrement, dans un tourbillon d'émotions au travers du parcours de ces deux jeunes adorables enfants purs et innocents, dans un Irak envahit par la domination de ce terrible dictateur à l'ego maladif démesuré, au peuple entièrement soumis à son autorité.
À la lecture des autres critiques je me dis que j’ai du passer à côté de ce film, n’y voyant qu’une fable enfantine et n’en percevant sans doute pas le sens plus profond. Ma faute ou celle du réalisateur ?
On ne peut que saluer ce film qui nous raconte une histoire dans l'Irak sous Sadam hussein en 1990. Une intrigue simple, c'est bien jouée, bien filmée, on ressent toutes les brutalités de cette dictature. A voir sans réserve.
Un très bon film qui raconte des vies à des milliers de kilomètres de là France. Même si nous savons qu'elles existent...c'est juste terrifiant. Bien évidemment les enfants, les femmes, les vieux sont les premières victimes de ce que l'on peut appeler "l'injustice d'état". Par contre contrairement à certaines critiques de presse, je n'ai pas trouvé ce qui était drôle.
Un titre original « Le Royaume du roseau » qui est peu évocateur du fil conducteur de cette fable sociale qui va consister à suivre la quête de deux enfants pour trouver de quoi préparer un gâteau pour l’anniversaire du maître du régime dont le culte de la personnalité est présent dans toute la société jusqu’aux salles de classe. Des ingrédients – œufs, farine, sucre, levure – introuvables dans les commerces d’une économie paralysée par les sanctions internationales pour mettre à bas le régime honni. Et sinon, à prix d’or ou à troquer avec d’autres biens en faisant les fonds de tiroir ! Dans une économie de guerre, il y a toujours des acteurs à profiter de ce qu’il reste du marché. Un périple façon road trip des berges de l’Euphrate (les roseaux) à la ville. Occasion de messages subliminaux sur le régime et les heurts et malheurs de la population.
Très beau film, très réaliste aussi sur ce qu'a été la dictature irakienne et qui montre comment le culte du chef a pu impacter la population. Ici ce qui est particulièrement poignant c'est que cela touche des enfants, et on voit clairement ce qu'a été la manipulation du peuple et des enfants dès le plus jeune âge (depuis tout cela a aussi été relayé dans les médias par des adultes qui avaient connu cette époque étant enfant). On voit la crainte omniprésente relayée par les adultes fanatisés, et la réalité des bombardements en temps de guerre. Le casting des enfants est formidable et leur jeu est authentique, ce film méritait selon moi un prix encore supérieur à celui qui lui a été décerné, en tout cas il est amplement mérité tant il recèle une dimension quasi-universelle dans le message qu'il délivre.
Très bon film. De la tendresse,de l'amour mais aussi beaucoup de souffrance et de tristesse. On découvre une partie de l'histoire de l'Irak comme on l'a trop rarement vu.
Un chef d'oeuvre. Une émotion à fleur de peau, sans jamais tomber dans le mélo. Un portrait cru d'une société dominée par une dictature appuyée par une religion, où les enfances ont été sacrifiées.
Film tres émouvant faisant découvrir un pays magnifique pris en étau entre un dictateur sanguinaire et corrompu et les USA. Deux jeunes acteurs ébouriffants de talent. Un seul homme semble être doué d’humanité parmi tous ceux qui sont croisés dans ce film.