Caméra d'or ( Cannes 2025 ), ce film Irakien qui s'inscrit dans la filiation de la cinématographie de Abbas Kiarostami et de celle de Jafar Panahi ( sans atteindre toutefois - à mes yeux - le même niveau de maitrise ), propose un regard à hauteur d'enfant sur un épisode mortifère du passé politique de son pays et ses conséquences délétères pour une orpheline et sa grand-mère.
C'est très réussi dans la mise en place du propos, moins par la suite ( le cinéaste rate - à mes yeux - plusieurs scènes successives dans la seconde moitié de son film ).
Le constat final est accablant. Aussi bien pour les " sauveurs " occidentaux, que pour le régime en place.
La perversion est telle, que non seulement certains dictateurs ou responsables politiques se moquent de leur peuple, mais ils veulent ( cerise sur le gâteau, c'est le cas de le dire ) en être aimés !
Me suis laisser embarqué par des critiques dithyrambiques mais quelle mega déception ! C’est lent, c’est long et le scénario n’offre rien. On ne découvre rien du pays, rien de la situation, juste une galerie de personnages malsains, roublards et agrressifs. Ça s’embrouille et ça hurle tout le long ! Aucune émotion, aucune empathie. J’ai bien perdu mon temps ! Grrrr
Entre vie impossible des petits paysans et personnages plus ou moins corrompus et recommandables, le film nous transporte à hauteur des yeux des enfants au cœur d’un Bagdad misérable à l’heure de la dictature de Saddam Hussein. Les enfants sont d’une justesse formidable.
Film très intéressant à plus d'un titre, mais d'abord particulièrement attachant parce qu'il se passe dans un décor qui a vu les origines de notre civilisation et culture dites judéo-chrétiennes ; d'ailleurs les premières scènes se passent dans un décor qui n'a pas fondamentalement changé depuis 4000 ans av. JC, époque où dans cette région, la Mésopotamie, fut inventé l'écriture et fut écrit sur tablette d'argile le premier roman-épopée connu, Gilgamesh. Il s'agit également ici de l'épopée d'une petite fille choisie pour confectionner une offrande destinée à un dieu vivant qui n'apparaît qu'en illustration. L'enfant, partie de l'état de nature, avec la complicité épisodique d'un garçon de son âge, doit se lancer dans une quête où elle sera confrontée à la civilisation et ses différentes manifestations du bien et du mal incarnés par des figures le plus souvent masculines, avant de parvenir au bout de sa quête où son sort sera décidé par de terrifiantes puissances célestes. Une très belle réussite.
Alliant vie soumise à toutes les privations et débrouillardise enfantine, le film nous plonge dans l'Irak des années 90 pendant lesquelles Hussein règne en maître.
La jeune Baneen Ahmad Nayyef est parfaite dans le rôle de cette petite fille, conditionnée par un régime totalitaire mais dont la volonté de se montrer maîtresse de sa vie va l'emporter.
Un film dur mais où l'humour dédramatise l'action.
Une réalisation habile (des plans souvent au niveau du regard des enfants) crée la tension nécessaire. J'ai bien aimé.
document intéressant concernant L'Irak sous Hussein. Le meplris vis à vis des femmes, la propagande insupportable, les conditions de vie tout cela est abordé. Mais en ce qui me concerne je trouve que le réalisateur multiplie un peu trop les scènes sans logique rendant son propos confus.
un vrai petit bijou. une violente critique de l'époque de s'Adam Hussein, de la pauvreté, de la corruption. et une jolie paire de gamins qui luttent. très beau
Le Gâteau du Président est une rareté. Récompensé de la Caméra d’Or (meilleur premier film) au festival de Cannes, c’est un des très rares films irakiens à parvenir jusqu’à nos salles. Et effectivement, pour un premier film, c’est bluffant. Dans l’Irak du début des années 1990, comme dans toutes les écoles du pays, une petite fille est tirée au sort pour préparer le gâteau célébrant l’anniversaire du Raïs Saddam Hussein. Un honneur qui sonne comme une véritable malédiction. Car dans un pays victime tout à la fois d’un régime autoritaire, des bombes américaines et d’un embargo international qui provoque des pénuries monstres, on manque de tout. Lamia vit seule avec sa grand-mère, sans le sou, dans les marais du sud de l’Irak et se lance alors dans une folle aventure : trouver des oeufs, du sucre et de la farine, des produits devenus quasiment inaccessibles.
C’est à travers cette quête que ce film met en lumière une situation largement méconnue : le quotidien des Irakiens à cette période. En cela, il offre un contrechamp à la représentation habituelle de l’Irak : celle des films de guerre hollywoodiens. Il décrit donc le fonctionnement de cette société, ses mécanismes de survie, sa corruption. La reconstitution est remarquable, dégage une vraie authenticité qui est renforcée par un tournage intégralement en Irak et des acteurs, tous des amateurs repérés dans la rue, tous bluffants.
Mais ce n’est pas qu’un film naturaliste. En adoptant le regard d’une enfant, Hasan Hadi transforme ce récit en une fable, profondément poétique. Visuellement d’abord : ces paysages de marakis irakiens offrent un décor de cinéma totalement inédit, hors du temps, à la beauté mystique. Un territoire jamais vu au cinéma, qui ouvre un imaginaire nouveau. Une fable sociale qui parvient à dresser le portrait d’un pays entier sur une période de 13 ans en une seule journée et depuis le point de vue d’une petite fille confrontée à la corruption d’un pays vicié. Et finalement, il évoque toutes les sociétés qui tombent encore aujourd’hui dans ce vice, cette perversion et cette corruption, mais sans misérabilisme ni auteurisme.
Autant une reconstitution historique précise qu’une fable initiatique touchante, c’est une œuvre dépaysante, qui résonne très fort socialement et politiquement, avec un ton doux-amer et beaucoup d’humanisme. Une vraie pépite.
Des films comme cela sont nécessaires : on sait que Saddam Hussein était un dictateur mais avec le temps et la distance on a tendance à oublier cette période ! Le cinéma est présent pour se rappeler et dénoncer !
Pendant que la population meurt de faim, ce "Chef d'état" exigeait qu'il célèbre chaque année son anniversaire ! L'histoire de cette petite fille qui tente à tout prix de réunir les ingrédients pour cuisiner le gâteau d'anniversaire m'a ému. Avec son coq sous le bras, ils sont attachants et son déterminisme est incroyable !
Ce n'est pas parce que le récit se déroule du point de vue d'une enfant qu'il est léger ou qu'il faut minimiser son impact. Justement, cette enfant a grandi dans ce monde de pauvreté qui est sa normalité et cela fend le coeur d'autant plus que son quotidien nous heurte avec nos yeux d'adultes.
Ce film nous bouscule, il remue, il secoue dans tous les sens et au final l'émotion fait place à la colère ! Comment un tel chef d'état a-t-il pu régner autant de temps : il se fout de son peuple et il laisse les gens dans la misère au nom de son propre confort c'est écoeurant !
On ne peut qu'être touché et se sentir privilégié d'avoir grandi dans notre confort !
J'ai vécu ce film de manière remarquablement bouleversant, en larme à la fin jusqu'au dehors. Toute la violence, la maltraitance sous jacente, prête à jaillir à chaque coin de rue, à chaque coin de boutique sont plus que présents, nous sommes amenés doucement mais sûrement, dans un tourbillon d'émotions au travers du parcours de ces deux jeunes adorables enfants purs et innocents, dans un Irak envahit par la domination de ce terrible dictateur à l'ego maladif démesuré, au peuple entièrement soumis à son autorité.
À la lecture des autres critiques je me dis que j’ai du passer à côté de ce film, n’y voyant qu’une fable enfantine et n’en percevant sans doute pas le sens plus profond. Ma faute ou celle du réalisateur ?
On ne peut que saluer ce film qui nous raconte une histoire dans l'Irak sous Sadam hussein en 1990. Une intrigue simple, c'est bien jouée, bien filmée, on ressent toutes les brutalités de cette dictature. A voir sans réserve.
Un très bon film qui raconte des vies à des milliers de kilomètres de là France. Même si nous savons qu'elles existent...c'est juste terrifiant. Bien évidemment les enfants, les femmes, les vieux sont les premières victimes de ce que l'on peut appeler "l'injustice d'état". Par contre contrairement à certaines critiques de presse, je n'ai pas trouvé ce qui était drôle.