Le Gâteau du Président
Note moyenne
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202 critiques spectateurs

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sylounette
sylounette

59 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2026
l'Irak des années 90 sous le terrible régime de S Hussein vu par les yeux d'une fillette est bouleversant.
la pauvreté extrême du peuple irakien est bien montré mais sans pathos, la religion laissant toujours une porte d'espoir et d'acceptation passive.
Le parcours de cette jeune Samia et de son ami dans cette ville grouillant de dangers reste un périple poétique, qui aborde tout ce que la vie peut apporter de pire et de meilleur
La grand mère, épuisée et malade qui se résoud dans la douleur à trouver une issue pour sa petite fille, qui ne comprend pas ce que sa Bibi est en train de faire, est douloureux à voir mais évidemment chargé d'amour.
ce film est une petite pétite !! et cette jeune fille de 9 ans joue avec une justesse remarquable !
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 293 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2026
Le gâteau du président est une jolie fable, un récit initiatique touchant parfaitement interprété par des jeunes comédiens non professionnels qui rappelent les enfants des premiers films de Kiarostami. Le film a un charme indéniable et dit quelque chose de l'Irak de Saddam Hussein. Etonnament le récit paraît pourtant balisé. Si derrière la douceur apparente se cache une cruauté palpable jusque dans un final empreint de tragédie, le film, qui demeure dans sa narration assez programmatique, manque pourtant d'é'motion, c'est peut-être parce qu'il ne surprend pas assez que le gâteau du président a quelque chose de déceptif. Le film est plaisant et intéressant mais n'est pas le grand film politique attendu.
LaureS
LaureS

21 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2026
Une très belle idée que de montrer l'Irak de Saddam Hussein par les yeux de deux enfants. C'est un film tendre et poignant, très bien construit (le village des marais, les rues de la ville, l'hôpital, le poste de police, le mosquée, les marchés...) et magnifiquement interprété par les enfants. Et partout les portraits du dictateur mais aussi l'endoctrinement des enfants, la misère, la peur, les profiteurs
spoiler: La scène finale est terrible
QuelquesFilms.fr

366 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2026
Le film vaut essentiellement pour son regard (rare) sur l’Irak. La reconstitution des années 1990 est réussie, via de superbes paysages d’eau avec habitations flottantes (sur le delta du Tigre et de l’Euphrate) et des paysages urbains (à Bassora) en proie au chaos économique. Les images granuleuses rappellent les images de l’époque. Par ailleurs, les intentions narratives sont bonnes. Le film présente, via un récit d’enfance animé par la recherche d’ingrédients pour préparer un gâteau, une galerie de tableaux sociaux et de portraits de personnages. C’est une jolie manière de rendre compte de l’emprise d’un régime dictatorial sur la population, du culte de la personnalité de Saddam Hussein (et notamment de l’obligation absurde et indécente des cadeaux d’anniversaire du Président), de la misère, de la corruption (financière et sexuelle) et de quelques touches de solidarité. Le récit se tient bien et le topo sociopolitique est intéressant. Sans misérabilisme ni mièvrerie. On peut cependant mettre deux bémols. Le film se loge un peu trop dans un moule kiarostamien (le rapprochement est évident avec Où est la maison de mon ami ?). Et la mise en scène est un peu trop programmatique, avançant par idées et événements dont les conclusions sont souvent prévisibles. Sauf la fin, bien trouvée.
khesanh76
khesanh76

38 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2026
La recherche d'ingrédients pour composer un gateau pour le président Sadam Hussein, est le prétexte pour plonger une petite fille dans la société Irakienne sous dictature.
Elle se heurte aux comportements des adultes, soumis à l'embargo. C'est le royaume du système D pour tout le monde. Manière de montrer que l'embargo frappe surtout les couches populaires.
C'est une autre manière de montrer le fonctionnement d'une dictature, à la hauteur des yeux d'une petite fille de 9 ans. Les scènes filmées dans l'hôpital dénué de tout est simplement sidérant.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 423 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2026
 LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT - Hasan Hadi | ⭐ 8,5/10

Découvert à Cannes en mai dernier, où il a décroché la Caméra d’Or, récompensant le meilleur premier film toutes sections confondues, Le Gâteau du Président avait été pour moi un immense coup de cœur.

Difficile de ne pas être fasciné par son sujet : cette tradition irakienne hallucinante selon laquelle, sous Saddam Hussein, le peuple devait célébrer l’anniversaire du dictateur, notamment en lui confectionnant des gâteaux. Une absurdité politique transformée ici en point de départ d’un récit filmé à hauteur d’enfant.

Lamia, tirée au sort dans sa classe, se voit en effet confier par son professeur la mission de préparer un gâteau. Problème : elle vit avec sa grand-mère et n’a pas les moyens d’acheter les ingrédients. Commence alors un périple semé d’embûches, filmé au plus près de son regard, où chaque tentative pour trouver un peu de farine ou quelques œufs devient une épreuve. La quête prend des allures de fable et de voyage initiatique, mais derrière l’apparente légèreté de son point de départ, surgit rapidement une réalité bien plus âpre : corruption ordinaire, misère sociale, vols, humiliations, violence faite aux plus vulnérables.

L'on est frappé par la beauté de la mise en scène. Les cadres sont précis, lumineux, presque doux, contrastant avec la brutalité du contexte. Le film parvient à mêler poésie et dureté sans jamais perdre de vue son héroïne, dont la détermination bouleverse.

Revu neuf mois plus tard, l’enthousiasme demeure, même si le regard se fait un peu plus critique. Certaines ficelles scénaristiques apparaissent plus visibles dans un récit qui n’accorde décidément aucun répit à à sa jeune héroïne, au risque d’appuyer parfois un peu trop fort sur la corde sensible.

Mais Le Gâteau du Président reste un premier film d’une intelligence rare, dur et poétique à la fois, dont le dernier plan, bouleversant, restera gravé dans bon nombre de regards de spectateurs qui, grâce à ce film, auront eu la possibilité de découvrir la puissance du cinéma irakien.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 754 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2026
Caméra d'or et Prix du public de la Quinzaine des Cinéastes au dernier Festival de Cannes, "Le gâteau du président" nous vient d'un pays dont on a rarement l'occasion de voir des films, l'Irak. Nous sommes dans l’Irak des années 1990, dans un pays qui voue un culte insensé et obligatoire à Sadam Hussein, et qui pourrait se nommer l'Absurdistan…C'est ainsi que, chaque année, avait lieu dans chaque école du pays un tirage au sort permettant de désigner les élèves chargés de confectionner un gâteau pour son anniversaire du 28 avril, cela dans un pays où il était très difficile de s'approvisionner en nourriture et en médicaments…Dans une école dirigée par un instituteur militarisé, en plein bassin du Tigre et de l'Euphrate, c'est Lamia, une gamine de 9 ans, que le sort a choisi pour confectionner le gâteau, son copain Saeed étant lui chargé de trouver des fruits. Lamia, très bonne écolière, est élevée par Bibi, sa grand-mère adorée, une femme âgée et diabétique qui n’a pas d’argent et qui estime ne plus avoir la force d'élever correctement sa petite-fille et qui aspire à laisser cette tâche à une amie de la ville ne serait-ce que pour la cacher quelque temps. La fillette fugue avec dans les bras son coq Indi, et entreprend avec l’aide Saeed, de rassembler elle-même les ingrédients…la quête d’œufs, de farine, de sucre, la levure …devient la grande aventure d’une petite vie...Saeed cherche ses fruits, accessoirement en commettant de petits larçins…
Leurs aventures dans la ville permettent de faire un tour d'horizon de ce qu'était l'Irak au temps de Sadam Hussein : une profusion de portraits du raïs dans la ville, une police totalement corrompue, une population qui n'arrête pas de s'invectiver, de nombreuses voitures avec des cercueils sur le toit et un certain nombre de turpitudes…
S’inspirant de ses souvenirs d’enfance, Hasan Hadi qui a grandi dans le sud de l’Irak sous Hussein, a tenu à tourner sur place avec des non-professionnels, exceptionnels, pour reconstituer l’atmosphère de ce régime policier en territoire rural...
Hasan Hadi et son équipe ont ainsi passé des mois à chercher deux enfants capables de porter ce film sur leurs épaules, et il tenait absolument à confier ces rôles à des enfants qui ne s’étaient jamais retrouvés devant une caméra, et qui n’avaient pas suivi de formation… le résultat est stupéfiant… c’est un film à la vision à hauteur d’enfant, qui sait épouser avec une délicatesse désarmante et une simplicité touchante le point de vue de ses jeunes personnages…il a réussi un beau film d’enfance…à voir avec une certaine candeur qui m’a sans doute fait défaut !!!
Chris Marou
Chris Marou

9 abonnés 200 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2026
Une belle découverte . Les enfants non professionnels, on ne le dirait pas , jouent très juste. et la grand mère bibi aussi
un casse tête pour eux pour trouver simplement des oeufs de la farine et de la confectionner le gâteau d anniversaire de saddam hussein
dans cette recherche dans la grande ville ils rencontrent des personnages pas très sympathique , car chacun doit se débrouiller pour survivre . Ambiance des rues de ce pays en 1990 que l on ne connait pas.
a ne pas rater.
vidalger

384 abonnés 1 315 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2026
Ce gentil conte a un double mérite, celui d’abord de nous donner à voir les derniers jours d’une dictature, celle de Sadam Hussein, dans un pays, l’Irak, en faillite, et alors en pleine guerre contre l’Amérique, d’une part, et ensuite de nous faire découvrir une adorable petite fille que l’on suit pendant tout le film à la recherche des ingrédients nécessaires à la confection du gâteau.
Le décor passe de la paisible situation des paysans ultra-pauvres dans la campagne magnifique des marais mésopotamiens pour visiter ensuite la grande ville voisine, ses commerçants, l’hôpital, la mosquée, le commissariat… Tout est méticuleusement reconstitué et donne un véritable sentiment de vérité. Très belle photographie également.
On comprend que, dans son premier film, le réalisateur irakien ait voulu tout dire et tout montrer des souvenirs qu’il avait accumulés mais on peut regretter que cette dilution du scénario nuise un peu à la tension nécessaire pour maintenir le suspense de ce « thriller » de cour d’école.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

235 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2026
Le Rais irakien était un homme qui aimait fêter son anniversaire, et son peuple se devait de faire des gâteaux en son honneur.
C’est la petite Lamia qui est désignée pour en confectionner un pour sa classe. Enfin surtout pour son professeur.
Elle n’a pas d’argent et seuls la débrouille et un petit copain vont lui permettre d’atteindre son but.
Une pérégrination à hauteur d’enfants dans un pays en guerre, on cherche des œufs dans les étals du marché mais dans le ciel les F-18 américains volent. Et larguent des bombes.
Le sujet est dur mais il est abordé d’une manière suffisamment légère. C’est un très joli film, émouvant et juste, bien dosé, ni trop sucré, ni trop salé.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2026
Simplicité de la mise en scène, naturalisme de l'interprétation, sujet original, tout dans ce film ne peut que nous réjouir!
Les 2 enfants sont adorables, la grand mère aussi et le résultat qui a tant impressionné le dernier festival de Cannes emporte notre adhésion.
lionelb30

548 abonnés 2 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2026
Original de voir un film sur le petit peuple irakien a la fin de saddam. Société assez rude. Le film lui est correct avec une assez belle bande son orientale.
Cool_92

375 abonnés 720 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2026
Un film coup de cœur. Hasan Hadi nous propose un voyage au cœur de L'Irak de Saddam. C'est drôle, touchant et grinçant. Les comédiens, surtout la jeune héroïne, sont formidables. Une sincérité qui touche droit au cœur.
Latymarit
Latymarit

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2026
Déçue …  trop de cris … d’hurlements … aucune empathie … ça vocifère … la grand mère est terrible …
Loïck G.

397 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2026
La jeune Lamia vit dans les marais de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, sur une maison flottante, avec sa grand-mère. Là où Abbas Fahdel a filmé « L’aube du monde » ( Hiam Abbas, Hafsia Herzi ) un lieu qui ainsi peut apparaitre comme celui d’une régénérescence d’un pays en proie au désordre, au chaos. Ce que découvre Lamia en parcourant la ville en quête du nécessaire pour confectionner un gâteau à l’occasion de l’anniversaire du président. Avec son petit voisin Saeed elle va d’une échoppe à l’hôpital ( bazar intégral ), du souk au commissariat ( tout aussi bordélique ), évitant les traquenards des grands, et troquant ce qu’elle peut pour avoir ses ingrédients. Lamia et Saeed y accommodent leur innocence et pervertissent un tantinet leur sourire d’angelot. Qui se mêle aux carambouilles de la politique, dans lesquelles la stature du maître est indiscutable. Toute une population aux ordres, jusque dans les écoles , nous dit Hasan Hadi en retard d’une guerre sur les événements . Mais l’Histoire ne cessera jamais d’exister. Ce film nous le rappelle utilement
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