le pitch du film était un peu déroutant. On se demandait ce que la réalisatrice allait réussir à sortir comme histoire. Le résultat, un film émouvant, avec une gamine absolument magnifique. On est touchée par ce qu'elle va vivre tout au long de cette journée. Une belle réussite !
Rare de voir des films iraqiens, rien que pour çà, il faut voir "Le gâteau du président". Le film est un constat social peu surprenant mais très touchant car vu à travers le regard de deux enfants. Les deux jeunes acteurs sont justes et très attachants. Le film possède quelques belles scènes et offre des décors étonnants d'un pays que nous connaissons peu. Jolie caméra d'or, cinéaste à suivre.
La cruauté et la violence faites notamment aux enfants et dont témoigne le film m’ont rendu son visionnage difficile Je suis sorti avec un goût de révolte peut être trop premier degré Même si la jeune interprète est solaire
"Le Gâteau du président" bien noté par la critique, récompensé au festival de Cannes ( prix du public de la Quinzaine des cinéastes et la Caméra d'or) est un drame qui finit par toucher au cœur. En effet, le réalisateur Hasan Had livre aux spectateurs une histoire sensible à travers le regard d'une fillette de neuf ans Lamia qui habite en Iraq dans les années 1990 ou celle-ci doit préparer un gateau pour le président Saddam Hussein, malgré son coté léger le réalisateur Hasan Had décrit les horreurs de la guerre dans les années 1990 en Iraq, les travers de la société iraquienne et surtout un plaidoyer pour la paix dans la monde, une très jolie surprise que constitue ce film.
Quand la volupté est la cruauté de la réalité se font face. cela donne le gâteau du président. Une immersion dans un pays en guerre, où toutes les privations font place à un individualisme et à ce qui se fait de pire dans la nature humaine des adultes, deux enfants parachutés par la force des choses dans cette tragédie. La force et la résilience de Lamia et de Saeed nous questionnent sur nos vies, nos facilités et nos jugements de valeur plein de suffisance. Excellente production brute et sans concession !
Excelent film avec une reconstitution de l'Irak sous Sadam Hussein et aussi subissant le blocus economique et les bombardements americains. La vie a cette epoque a travers le parcours de deux enfants a la recherche des igredients necessaires a la fabrication d" un gateau pour l'anniversaire du dictateur. Tres beau film, belle prestation des jeunes acteurs. A voir.
Un petit film « charmant » par sa vision enfantine du monde. Mais ce qu’il montre est à la fois sordide et pathétique car ce que la petite ne voit pas nous est montré avec rudesse. L’image qui nous est présentée de l’Irak et des irakiens est très triste.
Et voilà la Caméra d’Or de Cannes qui arrive sur nos écrans. Elle est le fait de l’irakien Hasan Hadi dont c’est le 1er film visible en occident. Dans l’Irak de Saddam Hussein, Lamia, 9 ans, se voit confier la lourde tâche de confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président. Sa quête d’ingrédients, accompagnée de son ami Saeed, bouleverse son quotidien. 105 minutes dans l’Irak de 1990 et son culte insensé et obligatoire à Saddam Hussein à travers les yeux écarquillés d’une fillette d’à peine 10 ans. Une tragicomédie de l’absurde qui nous démontre, s’il en est encore besoin, comment les dictatures transforment et avilissent ceux qui les subissent. C’est la toute première fois qu’une œuvre de ce pays a le droit à une véritable exposition internationale, bien aidée en cela – il faut le reconnaître -, par des financements américains. En 1990, l’Irak croûle sous les sanctions de l’ONU et les pénuries qui vont avec. C’est donc un véritable chemin de croix que trouver un peu de sucre, de farine, de levure et deux œufs pour confectionner un gâteau, surtout quand c’est celui offert pour l’anniversaire du Président. Et quand cette mission de la plus haute importance est confiée à une petite fille d’extraction plus que modeste, cela relève du parcours du combattant avec les dangers qui le jalonnent. Ce fil narratif simplissime permet au réalisateur de nous faire ressentir ce qu’était ce pays à cette époque. Terreur, corruption, égoïsme, rudesse de rapports humains, indifférence totale à l’autre… rares sont les personnages positifs dans la quête de la petite Lamia et de son copain. Un récit initiatique doux-amer, à hauteur d’enfant, qui critique avec poésie l’absurdité d’une dictature. Joli film. Le fait que l’ensemble ait été tourné avec des non-professionnels dans des décors réels renforce l’authenticité. Il n’empêche que la petite Rahim Alhaj est épatante comme son ami Sajad Mohamad Qasem. Citons pour mémoire, car, à mon humble avis, on n’est pas là de les revoir sur un écran, Baneen Ahmad Nayyef et Waheed Thabet Khreibat. Bref, on n’est pas loin du néoréalisme italien, par son emploi d’acteurs non-professionnels, par ses tournages dans de véritables décors, mais aussi parce qu’on a encore une preuve que l’argument scénaristique le plus simple et le plus modeste a priori - comme chercher à retrouver une bicyclette ou un chien chez Vittorio De Sica, ou, ici, mettre la main sur des ingrédients de cuisine -, peut offrir une intensité n’ayant absolument rien à envier à un thriller à gros budget avec des enjeux considérables. Bien sûr, pour nous, quand l’écran redevient blanc, le film s’arrête mais pour le peuple irakien le cauchemar continue et n’est pas prêt de s’arrêter. On espère un nouveau film de ce cinéaste qui aura attendu ses 69 ans pour nus offrir ce gâteau. On ne reprendrait bien une petite part.
Une œuvre d’une maîtrise rare. À travers une quête culinaire en apparence anodine, "Le gâteau du Président" déploie un récit d’une intensité émotionnelle saisissante, où l’intime se heurte à la violence d’un régime totalitaire. La jeune héroïne, bouleversante de maturité, traverse un pays fracturé avec une grâce et une force qui marquent durablement. Sensuel, poignant et d’une précision narrative remarquable, c’est un film qui résonne et questionne sans équivoque.
Très belle évocation de la vie en Irak dans les années 80. Une magnifique jeune actrice, tout en délicatesse et pleine de naturel nous montre sa vie dévouée à Hussein et à sa grand mère. Cette petite reine de la débrouille ne peut que nous séduire. Des décors formidables et une musique fort bien choisis font le reste…
Une gamine va donc prendre sa mission à coeur, trop à coeur malgré les réticences d'une grand-mère lucide et trop pauvre pour assumer une telle dépense. Le film insiste fortement sur la pauvreté du peuple irakien accentuer par l'embargo américain, les gens n'ont pas l'argent pour acheter à manger, survivent dans un contexte socio-économique catastrophique. Malheureusement pourtant sur ce point le film n'est pas très probant, les dialogues ou les infos médiatiques nous poussent à croire à cette pauvreté à laquelle on croit forcément, mais à l'image et dans les faits vus dans le film on ne perçoit pas la malnutrition ou la misère, c'est sans doute dur mais les gens "se débrouillent", les restaurants fonctionnent, même la fête foraine fait le plein, le centre ville est en effervescence jusqu'à ne plus en pouvoir des cris, des hystéries jusqu'au contact agressif entre individus souvent peu compréhensifs... etc... SPOILERS voir site... Néanmoins, le périple de Lamia est touchant, la quête au gâteau est réaliste, les rebondissements cohérents, les situations restent authentiques avec une mise en scène immersive. Site : Selenie
Placée sous embargo international après la première guerre du Golfe au début des années 1990,, la population irakienne a vu ses conditions de vie se dégrader. La jeune Lamia vit dans les marais de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, sur une maison flottante. Sa grand-mère vieillissante en a la charge. Lamia est tirée au sort par son maître d’école pour préparer le gâteau d’anniversaire traditionnellement offert chaque année au raïs Saddam Hussein. Pour le confectionner, il lui faudra en rassembler les ingrédients.
Sorti fin décembre, après un passage à Cannes, "Une enfance allemande" avait pour fil rouge la confection par un gamin d’un gâteau pour sa mère. Lui aussi passé par Cannes l’an dernier, où il a reçu le prix du public de la Quinzaine des cinéastes et la Caméra d’or, "Le Gâteau du président" utilise le même prétexte pour atteindre deux objectifs.
Le premier est dramaturgique : "Le Gâteau du président" met en scène, comme "Jeux interdits" en son temps, une fillette et un garçonnet qui découvrent avec les yeux de l’innocence le monde des adultes. Le second est plus politique : Le Gâteau du président raconte l’Irak de Saddam Hussein, le culte de la personnalité qui y prévalait et l’endoctrinement de toute la population, à commencer par celle des enfants.
Le résultat éveille l’intérêt. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit des films irakiens – on était resté sur le souvenir malaisant du documentaire consacré à la traque de Saddam Hussein en 2003, "Hiding Saddam Hussein". Pour autant, "Le Gâteau du président", qui aurait pu être tourné à l’identique trente ans plus tôt, ne nous fait pas une proposition de cinéma suffisamment originale pour marquer durablement les esprits.
Le miracle du cinéma est de reussir à nous transposer instantanément dans un autre monde, une autre époque, et de s’en émouvoir comme si c'étaient les nôtres. C’est le cas avec cette fable poignante qui nous immerge dans l’Irak de Saddam Hussein, et dit beaucoup du monde actuel, avec ses nouveaux cultes de la personnalité, ses fanatismes, la poésie et l’innocence de l’enfance toujours en proie à la cruauté du monde... Un film sublime et un duo d’acteurs inoubliable. A voir !