Un titre original « Le Royaume du roseau » qui est peu évocateur du fil conducteur de cette fable sociale qui va consister à suivre la quête de deux enfants pour trouver de quoi préparer un gâteau pour l’anniversaire du maître du régime dont le culte de la personnalité est présent dans toute la société jusqu’aux salles de classe. Des ingrédients – œufs, farine, sucre, levure – introuvables dans les commerces d’une économie paralysée par les sanctions internationales pour mettre à bas le régime honni. Et sinon, à prix d’or ou à troquer avec d’autres biens en faisant les fonds de tiroir ! Dans une économie de guerre, il y a toujours des acteurs à profiter de ce qu’il reste du marché. Un périple façon road trip des berges de l’Euphrate (les roseaux) à la ville. Occasion de messages subliminaux sur le régime et les heurts et malheurs de la population.
Très beau film, très réaliste aussi sur ce qu'a été la dictature irakienne et qui montre comment le culte du chef a pu impacter la population. Ici ce qui est particulièrement poignant c'est que cela touche des enfants, et on voit clairement ce qu'a été la manipulation du peuple et des enfants dès le plus jeune âge (depuis tout cela a aussi été relayé dans les médias par des adultes qui avaient connu cette époque étant enfant). On voit la crainte omniprésente relayée par les adultes fanatisés, et la réalité des bombardements en temps de guerre. Le casting des enfants est formidable et leur jeu est authentique, ce film méritait selon moi un prix encore supérieur à celui qui lui a été décerné, en tout cas il est amplement mérité tant il recèle une dimension quasi-universelle dans le message qu'il délivre.
Très bon film. De la tendresse,de l'amour mais aussi beaucoup de souffrance et de tristesse. On découvre une partie de l'histoire de l'Irak comme on l'a trop rarement vu.
Un chef d'oeuvre. Une émotion à fleur de peau, sans jamais tomber dans le mélo. Un portrait cru d'une société dominée par une dictature appuyée par une religion, où les enfances ont été sacrifiées.
Film tres émouvant faisant découvrir un pays magnifique pris en étau entre un dictateur sanguinaire et corrompu et les USA. Deux jeunes acteurs ébouriffants de talent. Un seul homme semble être doué d’humanité parmi tous ceux qui sont croisés dans ce film.
À la fois poétique et sans concession, un film qui nous donne à réfléchir quant à l'impact des sanctions économiques prises contre certaines dictatures : quel est leur impact réel ? C'est parfois drôle, toujours touchant, jamais misérabiliste, même si parfois l'horreur côtoie l'abject. Un film indispensable.
Hasan Hadi soumet un film haletant pour tester le niveau d'empathie de l'humanité. Le sentiment de loyauté est encore plus cruel quand la guerre s'observe à hauteur d'enfant.
Un film qui réunit bien des atouts et à bien des niveaux. Tout d’abord, on ne peut absolument pas resté insensible à l’histoire de ces deux enfants chargés d’une mission impossible en Irak du temps ou Saddam Hussein et tout le pays font face à l’intervention américaine. Pour nous, Européens,réunir quelques œufs, un peu de sucre et de farine et quelques fruits peut paraître dérisoire .Mais en Îrak ces denrées sont non seulement coûteuses mais extrêmement rares. On va donc suivre le parcours du combattant de ces deux enfants débrouillards qui ont à cœur de mener à bien leur mission sous peine de représailles. L’intrigue nous plonge au cœur du kaléidoscope d’une société sous l’emprise d’une dictature ou seul le système D permet la survie. Certes il y les bons et les méchants mais sans rien d’absolument manichéen. Quand le film se termine sur une image de Hussein découpant son énorme cadeau d’anniversaire ce qu’il reste c’est tout le côté positif de cette histoire. La résilience, la solidarité, l’humanité,le sens du devoir. Une sorte d’odyssée des temps modernes où le bien triomphe. Toutes ces personnes qui n’ont rien et partage tout. Et de plus c’est bien filmè avec de belles images.
Un film touchant qui nous transporte dans un pays, une culture. Des themes graves traités avec sensibilité au travers des yeux de deux enfants. Un très beau film.
Même dans une société en très grande souffrance, même dans la misère, même en temps de guerre, il y a de l'humanité, il y a de l'entraide, il y a de la gentillesse, il y a de la douceur... Et je parle d'expérience ! Là, on a l'impression que c'est quasi inexistant. C'est certes une critique juste de la dictature de Sadam Hussein et des Américains qui plongent des pays dans une misère encore plus profonde avec leurs sanctions et leurs bombes. Mais ça manque tout de même d'équilibre. Ceci dit, la fille qui interprète le rôle de Lamia est majestueuse !
Une chronique très réaliste d’une dictature en fin de vie, ou le petit peuple souffre et se débrouille comme il peut, une gosse superbe d’humanité fait face aux combines et perversites des adultes… un excellent film, avec un fil rouge fort, tout en douceur sur la fiorme et très fort sur le fond. Indispensable… il y a quelque chise du chef d’oeuvre « le tambour » dans ce film
Les quelques longueurs n'entament pas la puissance de ce récit. À travers sa seule mise en scène, le réalisateur nous fait découvrir la société irakienne, sa hiérarchie et son organisation.
Le gâteau du président peut paraitre doux et sucré mais cest loin d'être le l'anniversaire de Salam hussein. Tout le monde doit le fêter.. Portrait du culte du président dans les années 90 dans un pays totalitaire et militarisé à travers les yeux de 2 enfants qui sont confrontés à une dure réalité. Très bon film