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pasmaldutout
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5,0
Publiée le 5 mars 2026
Le Gâteau du Président : un premier film qui bouleverse Récompensé de la Caméra d'or au Festival de Cannes 2025, Le Gâteau du Président constitue l'une des révélations les plus marquantes du cinéma irakien. Pour son coup d'essai, Hasan Hadi — cinéaste irakien installé aux États-Unis, où il enseigne le cinéma à l'université de New York — signe une œuvre d'une maturité confondante, directement nourrie de sa propre enfance dans le sud de l'Irak, au temps de la guerre du Golfe. Ce qui frappe d'emblée la critique, c'est la qualité de la reconstitution. Tourner en Irak des scènes situées dans les années 1990 représentait un défi considérable, et Hasan Hadi le relève avec une rigueur saluée unanimement. Chaque détail visuel et sonore a été travaillé avec soin, qu'il s'agisse des paysages d'eau et des habitations flottantes des marais mésopotamiens, jamais filmés de la sorte, ou des rues de Bassora en proie au chaos économique. La texture granuleuse de l'image, signée du chef opérateur roumain Tudor Vladimir Panduru, contribue à ce sentiment d'authenticité : on croit vraiment à cet Irak sous embargo, à cette société fracturée où la pénurie coexiste avec l'obsession du culte présidentiel. Mais c'est avant tout par ses deux jeunes acteurs que le film s'impose. Hasan Hadi a passé des mois à chercher des enfants non professionnels, sans aucune formation ni expérience devant une caméra. Le pari est plus que tenu. La petite fille de 9 ans impressionne par la densité de son regard, comparé par certains critiques aux plus grands visages de l'histoire du cinéma. Son ami lui donne une réplique tout aussi juste. Ensemble, ils forment un duo bouleversant, porteurs d'une innocence constamment mise à l'épreuve. Le réalisateur a su s'adapter à leur réalité : la fatigue croissante des enfants pendant le tournage a conduit à remplacer progressivement les dialogues par du silence. Les critiques saluent aussi la maîtrise d'Hasan Hadi à naviguer entre les registres, évitant aussi bien le misérabilisme que la naïveté. On lit une critique sociale acérée — corruption, culte de la personnalité, disparition de l'enfance sous la dictature — mais toujours au second plan, jamais didactique. Reste que Le Gâteau du Président comble un vide réel : celui d'une représentation de l'Irak par un Irakien, vue de l'intérieur, loin des décombres filmés par Hollywood. Un acte de mémoire autant qu'un vrai geste de cinéma.
‘’Le gâteau du président’’ Mais quelle belle surprise ! Quel beau film ! Découvrir un film se déroulant en Irak, en 1990 et de surcroît durant la dictature de Sadam Hussein est quelque chose de rare, très rare. Sans parti pris, chacun pourra se faire son opinion, Hasan Hadj nous livre un fort belle et émouvante histoire sur un fond historique de dictature corruption, magouilles à tous les niveaux mais aussi de débrouillardise dans la misère et l’adversité. Car c’est de cela qu’il s’agit encore plus quand un dictateur est au pouvoir. Le choix des jeunes acteurs est parfait. La petite fille très émouvante et riche d’expressions dans toute sa retenue. Prix de la caméra d’or à Cannes en 2025 c’est vraiment mérité. Un petite pépite, qui, si vous ne l’avez pas vu au cinéma, ne le manquez pas sur le petit écran le moment venu. On en reprendrait volontiers une part car tout est beau dans ce film. Merci !
Le film Le Gâteau du Président est une histoire poignante qui se déroule en Irak dans les années 1990, sous le régime de Saddam Hussein. On y suit Lamia, une petite écolière qui vit dans la misère avec sa mère dans un pays marqué par la guerre et la pauvreté.
Pour célébrer l’anniversaire du président, les écoles doivent préparer un gâteau en son honneur. Lamia est alors chargée d’en confectionner un. Cependant, elle n’a aucun argent et doit partir à la recherche des ingrédients nécessaires. Accompagnée d’un camarade de classe, elle parcourt la ville en essayant de trouver de quoi réaliser ce gâteau.
À travers cette quête, le film montre la misère qui touche la population. Les habitants refusent souvent de l’aider, non pas par méchanceté, mais parce qu’ils manquent eux-mêmes de tout. Cette situation illustre la tension et la pauvreté qui règnent dans le pays.
La fin du film est particulièrement bouleversante. Après de nombreuses difficultés et la perte de sa mère, Lamia parvient finalement à réaliser le gâteau. Elle pense alors que ses problèmes sont terminés. Mais soudain, les sirènes d’alarme annonçant un bombardement retentissent. Ce moment rappelle brutalement que le pays est en guerre.
La scène finale est très marquante : les deux enfants se regardent en jouant à un jeu où ils ne doivent pas cligner des yeux. Mais cette fois, ils se retrouvent sous les bombes et comprennent que leur destin est scellé. Les larmes apparaissent sur leurs visages, ce qui rend la scène extrêmement émouvante.
Le film se termine par des images d’archives montrant le président coupant un immense gâteau. Ce contraste est frappant : d’un côté un dirigeant vivant dans le luxe, de l’autre une enfant de huit ans qui a tout sacrifié pour lui rendre hommage, avant d’être tuée par la guerre.
Belle photographie de la société irakienne des années 1990 : culte de Sadam Hussein à l’école et dans les rues, tensions militaires fortes avec les Etats-Unis, pauvreté, hôpitaux surchargés par les blessés des attaques, paysages ruraux. Lamia, la petite fille, est très touchante. Beau film.
bien sûr il n'y a pas vraiment d'histoire mais va-t-on voir ces films sociétaux vraiment pour cela ? photo extraordinaire, visage de bibi improbable, reconstitution plus vraie que nature de ces sociétés arabes bordéliques, nerveuses, pauvres, exploitées absolument exceptionnelle. Il faut y aller ne serait-ce que pour la beauté des images.
La petite Lamia part à la recherche des ingrédients nécessaires à la confection d'un gâteau à l'honneur de son président de dictateur, Saddam Hussein. autant dire que le périple s'avere difficile , et que pour quelques personnes de bonnes volonté, l'enfant va surtout être confronté au vol, à la corruption, à l'intimidation , la hiérarchie sociale et autres méthodes qui montre toute la misère sociale et humaine d'un pays sous régime autoritaire. La mise en scène, la photo et la musique crée des images marquantes pour ce voyage par trop initiatique. Le film parvient a etre realiste tout en ayant une dimension de conte. La dernière scène bouleversante et ces regards m'ont fait legerement rehausser ma note
Film centré autour de Lamia guidée par une mission : préparer le gâteau à l'occasion du 50ème anniversaire de Sadam Hussein. Au travers de son périple, l'Irak des années 1990 dans un quotidien soumis à des sanctions internationales. Un scénario original, une fin qui souffle le spectateur mais toutefois à l'issue d'une histoire plutôt creuse, qui manque de crème. C'est la cerise sans le gâteau.
Une des vertus du bon cinéma est de nous faire changer de monde. Dans ce film, nous restons dans un monde bien réel, celui de l'Iraq pauvre des années Sadam Hussein. Même si le scénario est un peu léger, on suit avec un plaisir mêlé de crainte (pour) cette enfant livrée à elle-même. A voir donc.
À l'occasion de l'anniversaire de Saddam Hussein, l'écolière Lamia est désignée pour faire le gâteau de sa classe. Redoutable honneur, en réalité corvée redoutée, surtout quand on n'a pas un sou. Le périple en ville qui attend la fillette, en quête des ingrédients, dont elle pourra se rendre compte qu'aucun n'est gratuit et coûte même très cher, est une visite de la société irakienne de 1990. Sous le joug du raïs, sous embargo de l'ONU, la rue irakienne qui s'offre au regard d'enfant de Lamia est une épreuve de chaque instant, un condensé de misère sociale et humaine, dans une forme naturaliste ou bien invoquée par la métaphore (tel ce coq symbolique que Lamia transporte avec elle). L'Irak que filme Hasan Hadi ne peut que secouer le spectateur occidental (tandis que l'affiche du film préfère affirmer, avec un vocable pas très judicieux, que le festival de Cannes a été enchanté : au prétexte de quelques traits truculents ?). La pauvreté, le délabrement des services publics et la corruption, se voient partout. L'effigie de Saddam Hussein également. Le réalisateur confronte sa jeune héroïne à une population impitoyable et montre bien à quel point le lien social n'existe pas, chacun étant tourné vers sa survie ou son intérêt. C'est de l'authenticité de ses personnages que provient l'intensité de la déambulation, dépourvue de pathos, de Lamia. Celle-ci trouve une jeune interprète remarquable dont le regard embué à la fin pourrait être, pour copier le commentaire célèbre de Godard à propos d'Harriet Anderson dans "Monika", un des plus tristes de l'histoire du cinéma.
Un très beau film qui nous transporte dans une société irakienne rude . Des thèmes graves sont traités avec sensibilité au travers des yeux de deux enfants.
Un choc. À 9 ans, Lamia est désignée à l’école pour confectionner le gâteau pour célébrer l’anniversaire du président Saddam Hussein, comme il est de coutume en Irak. Elle se rend alors en ville accompagnée par sa grand mère pour obtenir les ingrédients nécessaires. Elle y retrouve son ami Saeed, avec qui la quête va prendre une tournure tragique. Le film est fort, bouleversant.
La mise en scène est vraiment belle, les incroyables et le récit touchant et captivant. Des longueurs font jour et le dispositif s'essouffle quelque peu mais l'ensemble reste tres joli.
Ce film est bouleversant sur la condition des enfants dans les pays où des conflits existent. L'hypocrisie de la religion est habillement traitée, tout comme la nature profonde de l'homme. La jeune héroïne est époustouflante dans la justesse de son rôle. Même si le sujet abordé est grave, il faudrait faire voir ce film dans les écoles...